Samedi 11 juillet 2009
6
11
07
2009
16:12
Le génie de la Factory est exposé au Grand Palais depuis déjà plusieurs mois, et il ne vous reste que deux
jours pour aller à le rencontre du grand monde de cet artiste multimédia avant l'heure. Ses portraits jouent avec les couleurs, dédramatisent les grands de ce monde (notamment avec un Mao
drag-queen), en offrant une vision panoramique d'une époque de transistion. Warhol et le fameux quart d'heure de gloire universel, quand chacun de ses portraits était facturé $25 000...
Il m'en aura fallu du temps pour me décider à aller traîner mes guêtres dans une exposition aux dimensions déstructurées. Un panel de photographies retravaillées, recoloriées, transcendées par un
artiste exhubérant qui se mettait en scène comme il mettait en scène ses modèles. Artistes, mannequins, idoles, politiques, anonymes...
Warhol les a sublimés, en les modifiant à son idée.
Bien sûr il y a eu Marilyn, Jackie Kennedy, Blondie... Des égéries sans âge, fidèles à une
image "défigée" par la magie du maître.
Bien sûr il y a des détracteurs, ceux-là mêmes qui prétendent que Picasso n'a rien inventé à part la commercialisation à prix d'or de gribouillis infames. Entendus lors de ma visite, ces mots
d'une mère à sa fille: "Ben c'est pas compliqué, toi aussi tu peux le faire!" Bien sûr... Aux années Potoshop ont précédé les idées farfelues d'un king du pop art, mais tout paraît si facile
aujourd'hui... que je te mette un peu de rouge ici et un peu de rose shocking par là... Et c'est évidemment pour cette raison que Warhol a envahi les salles du Grand Palais: parce qu'une enfant
de 10 ans aurait pu faire pareil..!
Une expo comme une balade à travers des années mythiques, dont les icônes sont passées devant l'objectif d'un photographe à l'oeil acéré, traquant chaque défaut pour l'éliminer avant
d'accomplir son oeuvre. Qui n'a jamais rêvé de repeindre le monde en technicolor..? Warhol l'a fait et nous l'a offert comme un témoignage de sa vision fantasque d'un monde en plein
évolution.
Allez-y vite: le 13 juillet au soir, l'exposition fermera ses portes...
Mardi 12 mai 2009
2
12
05
2009
16:51
Une fois n'est pas coutume, la Trend Setteuse fait sa vente. Au programme, de petites marques pas connues mais
plutôt sympas. Prêt-à-porter pour hommes et femmes (jeans, t-shirts, pulls cashmere, robes...), accessoires (ceintures, pochettes en cuir, bracelets avec cristaux Swarovski...). Tout ça pour
vraiment pas cher (rien à plus de 50 euros). Ca se passe le samedi 16 mai dans le 15ème à Paris. A vous les petits plaisir à offrir ou à s'offrir!
Pour plus d'infos, me contacter par mail
Lundi 11 mai 2009
1
11
05
2009
13:15
Mercredi dernier, séance de 22h, Montparnasse, je me retrouve dans une toute petite salle pour un film qui vient pourtant de
sortir. Good Morning England n'est à l'affiche que depuis quelques heures et on l'a pourtant relégué dans une salle pour films en fin de vie. C'est d'autant plus étonnant que, bien que
le film ne soit pas destiné à être un blockbuster, les extraits sont plutôt encourageants.
Le pitch: dans la Grande-Bretagne de la fin des années 60, des radios pirates diffusent du rock. L'une d'entre elles, Radio Rock, a élu domicile sur un bateau en pleine mer du Nord. A son bord
des DJs tous plus déjantés les uns que les autres, addicts à l'herbe et à l'alcool. Un beau matin, le filleul du maître à bord arrive, apparemment parce que sa mère pense qu'il s'assagira en mer
(il aurait trop fumé, trop bu). Commence alors pour lui la découverte d'un monde qui tourne autour du rock et des jolies fans qui montent à bord un samedi sur deux.
Première certitude: la bande-son déménage. Un mélange de Kinks, Stones, Who, de guitares affolées et de slows langoureux annoncés par les voix sulfureuses de DJs stars. On y retrouve des
personnages hauts en couleurs, qui dédient leur vie au Dieu rock'n'roll: le Comte, véritable figure de proue d'une radio libre, toujours à la recherche de l'ultime provocation; le Dr. Dave, dont
l'embonpoint n'est pas un problème dans la course aux minettes en chaleur: Gavin, dont la voix fait trembler les auditrices; Midnight Mark, le beau brun ténébreux qui ne dit pas un mot mais les
tombe toutes; Thick Kevin, à l'intelligence... "à part"; Simon, le fleur bleue de l'équipe, à la recherche du grand amour; ou encore Bob, hippie flower power que personne ne voit jamais. Ne pas
oublier Quentin, capitaine de Radio Rock, un dandy élégant qui gère ce petit monde.
Evidemment, les clichés vont bon train, entre le jeune Carl, toujours puceau, que ses nouveaux amis vont vouloir aider, un ministre britannique very old school (brillamment interprété par Kenneth
Branagh) qui veut la mort des radios pirates, et les deux stars des ondes qui se tirent la bourre pour savoir qui des deux est une poule mouillée. Il y a une forte dose d'humour anglais dans ce
film, et, aussi surprenant que cela puisse paraître, le réalisateur a réussi un tour de force en s'éloignant définitivement de Love Actually ou 4 mariages et un enterrement.
L'univers dépeint est à l'image de l'époque Austin Powers, le réalisme en plus.
Verdict: le meilleur film que j'aie vu depuis bien longtemps. Le rythme est rapide, on ne s'ennuie pas (pourtant le film dure deux heures), l'humour fait trembler la salle. On rit du début à
la fin. Que dire de plus? Que les nostalgiques du rock s'y retrouveront, que la jeune génération va découvrir les bases d'une culture qui dure, que Good Morning England est vraiment
The Boat That Rocks!
Jeudi 23 avril 2009
4
23
04
2009
11:34
Ce petit interlude dépaysant devait bien toucher à sa fin, et je réalise qu'il m'en aura fallu du temps pour réussir à y
mettre un terme en narrant nos dernières expériences. Une page se tourne, et le livre se referme. Tokyo's gone for good. Until next time..! En bonnes trendsetteuses que nous sommes, nous avons
mis un point d'honneur à nous inspirer de Lost in Translation lors de ces quelques jours. Voici donc le récit de notre copié-collé version 2009 de deux pseudo-baroudeuses en mal de
découverte.
Lost in Translation, ses heures passées au bar du
Park Hyatt, la vue imprenable sur Tokyo by night, les karaockés en hauteur... Tous ces petits détails d'un film culte qui demandent vérification une fois sur place. Ne le nions pas: ce film culte
d'une génération entière laisse place au doute quant à la véracité des expériences vécues; tout semble si fluide et si
opaque à la fois, comme voilé par la brume d'un décalage qui est loin de n'être qu'horaire. Deux frenchies dans un pays
inconnu, deux party-girls qui accumulent les excès de fête et le manque de sommeil, yeux grands ouverts en plein milieu de la nuit et capables de s'endormir devant un écran au musée quand ce
n'est pas dans un train pour Kamakura.
Ah! Kamakura! Le plus grand bouddha du Japon, un symbole de plus de
dix mètres de haut, planté dans un jardin aux
allures de garderie tant il y a de touristes qui s'y pressent, avides de découvrir les secrets du maître zen. un bouddha
qui accueille en son ventre ces curieux venus chercher la clé d'un bien-être d'ailleurs. Petites fourmis munies
d'appareils photo qui mitraillent sans cesse, sans même admirer ce qui les entoure. Ont-ils seulement fait le tour du
jardin? On'tils admiré ces tongs surdimensionnées? Peu de chances. Kamakura, c'est la campagne en banlieue, l'expédition
dangereuse en-dehors des balises du métro. Pensez: il faut prendre le train, puis, une fois sur place, un bus! D'aucuns auraient renoncé face à la difficulté de demander son chemin. Heureusement
que l'office de tourisme est là! Mais Kamakura et son bouddha ne font pas partie du film. Ils ne se seraient pas bien exportés. Ce sera cependant un saut de puce témoin d'un décalage
indéniable.
Passons. La veille au soir, nous avons pris notre verre au bar du Park Hyatt, le fameux New York Grill. Quelle expédition pour
qui ne se pose pas tanquillement dans un taxi. L'hôtel se trouve à Shinjuku, quartier d'affaires le jour qui devient red light district la nuit. Dépeuplé, vidé de la frénésie diurne, il n'est pas
des plus accueillants. Nous croisons des vieillards sans abri couchés sur des cartons. La misère est universelle...
A notre arrivée, après un safari citadin sans boussole, la réceptionniste nous a annoncé que le bar était fermé. Et
oui: contrairement à celui du film, le bar de la vraie vie ferme à minuit. Ce qui ne nous a pas empêchées de monter pour "prendre une photo" et de faire un petit coup de charme au charmant serveur qui nous a accordé un dernier verre. Sur fond de White Russian, nous avons pu
apprécier la vue époustouflante: à l'horizon que des lumières, témoins d'une vie nocturne aussi riche qu'étendue dans cette ville. Au fond,
une table où riait une petite bande de potes dont l'un n ous a subjuguées: il était tout simplement parfait. Clin d'oeil à une
situation parallèle entre Scarlett Johannsson et Bill Murray. Nous ne sommes pas allées plus loin: nous étions dans un autre film, le nôtre. Départ tardif, luxe des grands hôtels qui vous hèlent
un taxi avec classe.
Evidemment, un Tokyo trip ne peut se faire sans une session de karaocké dans un immeuble tout entier dédié à cette pratique ludique. Un samedi soir à Shibuya, mêlées à une foule hétéroclite,
gothique punks et lolitas en goguette. Le seul endroit où trouver un camion de crêpes rose (et oui, j'ai pu m'adonner à l'un de mes vices préférés en dégustant une crêpe kitsch au possible).
En levant les yeux du bitume où se pressaient des pieds enrobés de
chaussures plus colorés qu'un arc-en-ciel au pays de Candy, je l'ai vu: un building où chaque étage, chaque pièce, sont dédiés au karaocké. impossible de ne pas se laisser entraîner. De nouveau,
l'esprit de Lost in Translation a flotté tout autour de nous: trois fighteuses de la note improbable, killeuses de partitions, aux prises avec un matos high tech à en faire pâlir
nos pauvres karaockés parisiens. Deux heures trente de chansons anglaises et nippones (et oui, notre acolyte australienne de Taïwan se débrouillait sur quelques-unes de ces mélodies inconnues à
nos oreilles). Cent cinquante minutes à cracher des paroles dans un flot ininterrompu, partageant des cultures musicales opposées qui finissent pas s'assembler.
Notre dernière soirée a été la plus généreuse en nouvelles rencontres et en partage: les deux parisiennes en vadrouille se sont jointes aux expats joyeusement allumés pour un repas arrosé au
saké et des shots à la "happiest place on Earth". Soirée mémorable, tout autant que le voyage qui a suivi: 1h30 de sommeil a succédé aux sakés, Malibu-pamplemousse et shots de téquila. un aller
simple pour un voyage éthéré. Tokyo est restée derrière nous alors que nous nous envolions pour un retour à la réalité.
THE END
Par Sasha
-
Publié dans : Envie d'ailleurs
2
-
Recommander
Mardi 31 mars 2009
2
31
03
2009
10:54
Comme chaque saison, voici l'invitation pour la vente privée chez Robert Dodd. Faites-vous plasir avec des petits prix!
Jeudi 26 mars 2009
4
26
03
2009
14:40
Tokyo est une ville trépidante, toujours en action, et il a bien fallu se mettre au rythme de la capitale nipponne. Echaudées par le shopping
à Harajuku et Omotesando Hills, nous avons poursuivi notre quête du stylistiquement incorrect en déambulant dans les parcs le week-end. Et ce n'est pas forcément ce que nous attendions qui a
retenu notre attention...
Pour donner une idée du quartier de Ueno, situé juste à côté du parc du même nom et sous le trajet du train, disons que c'est un mix entre les Puces et les Halles, mais avec des boutiques
ultra-pointues, et surtout un choix de baskets incroyables (on en revient toujours aux baskets) et les chaussures les plus hautes de la création. Ici, les joggings et autres sweat à capuches
côtoient jeans vintage, ,les robes gothiques et les petites jupes volantées façon ballerine trash. Je n'ai d'ailleurs pas pu
résister à la tentation d'essayer l'une de ces robes corsetées sur fond de tutu noir et dentelle à la vampirella. Le tout est d'assumer, ce que je ferai certainement à la prochaine Tokyo
Decadance où j'arborerai fièrement ma petite jupe trouvée dans une friperie spécialisée.
Mais LA découverte de Ueno, LA bonne affaire, a été ce petit magasin de chaussures, perdu dans un îlot de devantures toutes plus
colorées les unes que les autres, deversant leurs présentoirs bondés jusque sur les passants pressés les uns contre les autres dans la jungle de la culture urbaine tokyoïte. Ce petit magasin qui
ne payait pas de mine face à ses concurrents pratiquait des prix cassés, et c'est là que j'ai trouvé l'emblème fashion de mon voyage: mes Converse à semelle compensées. Attention! Pas de ces copies vulgaires que s'arrachent les apprenties pétasses (je sais, ce n'est pas très charitable),
mais bien de vraies All Star avec juste ce qu'il faut pour sortir de l'ordinaire et être bien dans ses baskets (ok, elle était facile).
Du côté de Yoyogi Park, l'ambiance était plus à la rigolade avec des cosplays en devenir. Pas de chance: le temps n'était pas avec nous, et nous
n'avons pas eu droit au défilé de créatures en tous genres. En revanche, nous avons pu assiter à un combat de jedi en plein air. Et la vision de ces sabres laser en action était des plus
surprenantes au milieu du parc désert, entre quelques arbres dénudés et les sempiternels pruniers en fleur. Aaah, les pruniers en fleur... Quelle joie de voir ces quelques pétales roses égayer
les allées mornes. Car le fait est que les parcs de Tokyo sont tristes à moins d'être couverts de neige ou lorsque les cerisiers fleurissent. Avis aux voyageurs...
Au nord de Yoyogi, c'est l'électronique qui prime. Certains ne voient pas le rapport avec la mode, et bien...
Détrompez-vous, car le style est une affaire de technique quand il s'agit de trouver le bon casque audio, celui qui ne détonnera pas avec la tenue
hyper-tendance de la fashionista accro à la musique. Et c'est dans les étages de paquebots dédiés à la hi-fi, à l'informatique, à l'image et au son que les modèles les plus pointus ont leur
espace dédié. Mon petit préféré, c'est le rose, qui a le mérite de tenir chaud aux oreilles. Et pourtant... j'ai opté pour un cache-oreille zébré qui ne flingue pas le bruhing! (les fashionistas
ont de ces préoccupations..!)
Evidemment, j'aurais pu vous parler des temples perdus dans les parcs, des touristes venus s'extasier devant des arbres ensommeillés, mais la vérité est là: les alentours des parcs étaient
plus intéressants en cette saison que leur contenu. Alors pour résumer cette épopée shopping qui a de nouveau fini à Harajuku (qui touche Yoyogi Park), la proximité de grandes étendues naturelles
(hum!) semble impliquer une mode plus farfelues, plus créative, et surtout plus délurée que les grands centres commerciaux (je dis "centres comemrciaux" dans le sens de centre névralgique dont
l'activité principale tourne autour de la consommation).
Par Sasha
-
Publié dans : Envie d'ailleurs
1
-
Recommander
Lundi 23 mars 2009
1
23
03
2009
13:24
Ca y est: le printemps est là, et avec lui le retour des beaux jours, le temps qui ensoleille l'humeur et les
vêtements. Parce que oui, le paysage vetsimentaire risque de subir une mutation avec l'une des couleurs les plus improbables, de celles qui ne vont quasiment à personne. Le vert qui fait le teint
blafard à qui ne revient pas de belles vacances sur des plages de sable blanc. C'est le kiwi power: un mélange dynamique de vitamine ssur fond d'acidité.
Certains d'entre vous sont sceptiques, et ça se comprend. Le vert porte malheur aux acteurs, c'est bien connu. Le vert ne donne pas bonne mine. Le vert c'est bon dans l'assiette, pas sur soi. Et pourtant, en ce samedi 21
mars, quelques irréductibles ont joué la carte green. Un apéro au soleil, du bon son et des kiwis. Autant
dire que la thématique a fait des envieux: à bas la grise mine, virons tous vert punchy et laisson
le verdâtre aux rabat-joie.
La tendance peut-elle décoller ou bien va-t-elle rester confinée aux goûters d'anniversaire de vingtenaires heureux de vivre? Quelques idées pour franchir le
pas, dont deux venant de Laurie dont je ne peux que vous conseiller de lire le blog. Et oui, non contente de trouver l'accessoire vert qui
la met dans le tempo, elle a créé le t-shirt du jour!
Une green attitude qui fait des émules dans les pages mode des magazines. Elle a
consacré un numéro entier il y a quelques semaines à la green attitude en propulsant Marion Cotillard rédactrice en chef. Astuces, bons plans, enseignes bio, tout y est passé, ainsi qu'une
interview avec le sémillant (?!?) Hubert Reeves. Le green fait vendre, le green c'est l'option
déculpabilisation d'une société de consommation dépensière, obnubilée par le "toujours plus". C'est très
paradoxalement sous prétexte de nous sauver la planète que nous devrions investir dans
des produits plus chers (vive la pouvoir d'achat), mais surtout toujours plus nombreux. Consommer plus pour freiner les conséquences de la consommation abusive? Drôle de solution pour saver la
planète...
Le printemps est là, et c'est notre visa pour un monde meilleur: les balades à vélo remplaceront
peu à peu les embouteillages, les activités de plein air prendront le pas sur les soirées télé ou à jouer aux jeux vidéo, et les fruits seront enfin de saison. Donc, le résultat de cette équation
se profile avantageusement: moins de CO2, moins d'électricité et de chauffage, moins de fruits qui auront voyagé plus que vous et moi pour arriver dans les rayons des supermarchés.
La green attitude est tout bénéf: bonne humeur, vitamines en tous genres, mode originale et pétillante. Cependant, si vous voulez jouer la carte verte cette saison, il va falloir faire preuve
de discernement et de créativité, parce que la dure réalité des choses est bien là: les rayons des boutiques proposent du vert, mais pas toujours pour le meilleur. Laissez de côté le vert
bouteille (trop sombre) et lancez-vous sur du vert anis, du vert fluo, du vert flashy! Et si vraiment vous trouvez que le vert ne vous met pas en valeur, faites place aux accessoires. Ils ne vous
plaisent pas le petit noeud et le t-shirt de Laurie..?
Par Sasha
-
Publié dans : Absolutely Fashion
2
-
Recommander
Jeudi 19 mars 2009
4
19
03
2009
11:04
J'allais écrire le quatrième volet de mes pérégrinations tokyoïtes quand je me suis aperçue que le prochain
article édité serait le centième. Inutile de préciser que les chiffres ronds ont tendance à avoir plus d'importance que les autres, et qu'ils sont généralement propices à un bilan. C'est pourquoi
le Tokyo-style part 4 ne sera publié que demain, ou après-demain... il fait si beau..!
100 articles, ça se fête, et je ne peux me soustraire au traditionnel cocktail
d
e célébration. La profusion d'anniversaires du mois de mars aidant, ça risque de s'étaler sur
quelques jours, et c'est tant mieux. Si je regarde en arrière, je vois que je vous ai beaucoup parlé de moi; ça doit être mon côté mégalo. Je vous ai aussi parlé de mode; probablement une
déformation professionnelle difficile à effacer. J'ai eu quelques coups de gueule, mais aussi des coups de coeur, et parfois je me suis intéressée aux people et à ce qui est écrit dans la presse
féminine (que je lis religieusement, mais qui finit par me lasser; peut-être me déciderai-je à reprendre ma revue de presse bientôt).
Mais voilà: la trendsetteuse change avec l'air du temps. Elle s'intéresse plus à l'environnement, aux incohérences d'un monde bipolaire, moins à une mode parfois si farfelue qu'on ne peut la
porter sans risquer de terminer en hôpital psychiatrique, avec une jolie chemise blanche (un must, toujours) dont les manches se nouent dans le dos (étonnant qu'aucun créateur ne s'en soit
inspiré). La trendsetteuse délaisse les soirées pseudo-trendy car ces soirées n'ont de trendy que le
nom, destinées à un commun de mortels en mal de gloire. Andy Warhol ne pouvait imaginer à quel point il avat raison, mais c'est également grâce (à cause..?) de lui que tous cherchent à
attirer l'attention, pour obtenir un quart d'heure de gloire promis depuis si longtemps.
A l'image de Marion Cotillard
ou d'Angelina Jolie, la trendsetteuse 2009 se soucie de la faim dans le monde et agit à son niveau pour participer au ralentissement d'une catastrophe écologique dévastatrice. Elle apprend la
générosité en pensant à demain avant de penser à aujourd'hui et parraine des enfants qui n'ont que
faire de la dernière console de jeu, luttant chaque jour pour ne pas mourir de faim. Elle sait se
faire plaisir à moindre coût, agir écolo sans virer extrêmiste et renier les avancées confortables à portée de main.
Quel impact sur ce blog? Tout simplement un léger (on ne peut pas tout rejeter en bloc quand même!) changement de ligne éditoriale (j'adore utiliser du jargon de journaliste): place à la culture
régressive si réconfortante en ces temps d'hérésie massive, aux petites choses qui font chaud au coeur, à plus d'articles "sérieux" parce que si on a envie de rêver et de se faire plaisir, il
n'en faut pas moins laisser parfois la frivolité de côté au profit de thèmes plus graves.
Alors plus que jamais, la vie d'une trendsetteuse ne se limite pas à des sorties en pagaille, encadrées par les pages de magazines qui nous vendent non pas du rêve mais de
l'uniformité inacessible (qui, aujourd'hui, peut se permettre de se balader vêtue d'une silhouette d'un spécial tendances de la saison?). La version 2009 se veut plus réaliste, fashion-friendly
mais pas fashion victim, et plus ouverte sur le monde. C'est d'ailleurs pour cette raison que la rubrique Envie d'ailleurs voit le jour. Parce que le grand luxe 2009 de la trendsetteuse
est d'aller voir se qui se passe au-delà de sa petite vie parisienne. Et c'est reparti pour 100 articles!
Par Sasha
0
-
Recommander
Mardi 17 mars 2009
2
17
03
2009
11:11
Alors voyons, où en étais-je de mes tribulations nippones? Ah, oui! L'expérience Harajuku par un jour de pluie.
Parce que oui, il pleut à Tokyo, et durant notre séjour c'était plutôt deux fois qu'une. Alors que fait-on quand le temps n'est pas de la partie, qu'il fait froid et humide et que les deux
parisiennes veulent continuer leur exploration? Et bien... elles vont à Omotesando Hills, un centre commercial design où il fait bon vivre.
Omotesando Hills, c'est la réconciliation avec le shopping tokyoïte. Une architecture à faire pâlir nos grands
magasins, une succession de boutiques de luxe dans une oasis de lumière et de lignes pures, un endroit où il fait bon se promener et oublier le climat extérieur. Aaah, se retrouver sous une pluie
de lumière, déambuler via des pentes douces et oublier les escalators... On passe sans transition d'un excellent restaurant qui fait des udon divines (udon, on le met au masculin ou au
féminin..?) à des sacs personnalisables à l'infini via un jeu de glissières à une boutique de luxe pour cabots chouchoutés. Là où tout n'est qu'ordre et
beauté...
Au-delà des portes d'Omotesando Hills se trouve la quartier de
Harajuku, bien connu pour ses victimes de la mode et ses nombreuses boutiques de designers. On y trouve pêle-mêle tous les styles, allant du gothique au skater en passant par la lolita trash et
la jolie soubrette. Le spectacle est dans la rue, surtout le dimanche (les cosplays se retrouvent dans le Yoyogi Park voisin), et les boutiques se suivent mais ne se ressemblent pas. Là encore,
il faut pousser les portes, monter dans les étages ou descendre dans les caves pour dénicher de petites merveilles vintage pour pas cher.
C'est encore ici qu'on trouve une boutique à touristes qui propose une
grande variété de souvenirs du Japon. L'oriental Bazar est l'endroit idéal
pour acheter un kimono ou un yukata (kimono en coton), un service à thé ou des bricoles inutiles mais qu'on ne peut s'empêcher d'acheter. A quelques mètres, c'est Kiddyland qui attire les grands
enfants. Gadgets, charms, jouets, tout est là pour pousser à la consommation. Les fans de Hello Kitty deviennent dingues à l'étage consacré au chat rose et blanc, les nostalgiques des anées 80
découvriront avec joie les nouveaus Kiki (ben oui, Kiki, vous vous souvenez?) ou les objets à l'effigie de Snoopy. Quant aux mangaphiles, le dernier étage les perdra... Enfin, Condomania vous
permettra de touver des préservatifs-kanji (porte-bonheurs japonais) ou qui brillent dans la nuit. Joyeux mélanges des genres!
Après les affres de Ginza et Roppongi Hills, Omotesando Hills et Harajuku nous ont réconciliées avec le
shopping. Ma complice ne savait plus où donner de la tête niveau baskets et s'est ruinées pour des paires introuvables en France. Quant à moi, j'ai fait une razzia en bonne et due forme chez
Kiddyland (si vous croisez une adulescente avec cette gourde dans son sac, vous me reconnaîtrez). Mais ma plus grand victoire, c'est un yukata noir et rose qui me rappelle Tokyo à chaque fois que
je l'enfile; avec un peu d'imagination, c'est back to Japan..!
Par Sasha
-
Publié dans : Envie d'ailleurs
1
-
Recommander
Mardi 10 mars 2009
2
10
03
2009
17:10
Comment rattraper le temps quand on n'a que 5 jours à Tokyo et une journée de perdue sur un planning initial
ultra-compact? En passant la vitesse supérieure, pardi! Donc sur la to-do list de cette première journée: Ginza, Roppongi Hills, la Mori Tower et pour terminer en beauté une soirée avec des
expats. Quand je vous dis que les voyages ne sont pas de tout repos...
Lever tardif, direction Ginza, ses grands magasins, ses enseignes de luxe et sa foule pressée. Premier bon plan: à l'heure du déjeuner, le plus sympa et le plus économique est de se rendre dans les sous-sols de Mitsukoshi. Là,
partout, des rayons de petits plats, de légumes, de sushis et autre tempuras. C'est le paradis de la curieuse culinaire. Ce qui n'est pas mon cas étant donné le nombre exponentiel de choses que
je refuse de manger. J'ai quand même réussi à me la jouer fighteuse de la bouffe en testant deux-trois choses dont j'ignore encore à ce jour la composition. Allez demander aux vendeuses de quoi
il s'agit, pour rire..! Heureusement, les moins téméraires peuvent se rabattre sur les pâtisseries. Pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi: le Japon est friand de la France et a réussi à
nous dépasser en matière de nourriture. Je peux le dire, la mort dans l'âme: leurs gâteaux n'ont rien à envier aux nôtres. (j'écrase une larme à la vue de ces mots sur mon
écran)
Mitsukoshi & Co sont les Galeries Lafayette & Co (Printemps, Bon Marché...) de Tokyo. Mais, et là j'e ntends déjà les fashionistas en lâcher leur it-bag de stupéfaction, pour le coup, c'est nous qui n'avons rien à leur envier. Les rayons sont tristes, les étages se suivent et
se ressemblent un peu trop, c'est de la mode aseptisée, rangée, presque top classique. Rien ne donne
envie d'être essayé, et quand par bonheur une pièce attire mon regard, c'est le prix qui me fait fuir. Finalement, ce que j'ai préféré, c'est le moine
tibétain qui bénit l'avenue. Quand je disais "choc des cultures", je ne pouvais trouver meilleure illustration.
Déçue, j'ai pris mes cliques et mes claques (et ma complice, sous la bras), pour aller traîner mes
guêtres du côté de Roppongi Hills. J'avais déjà eu un aperçu la veille de la night à Roppongi, mais la journée n'a évidemment rien à voir. Pour
équilibrer un début de journée totalement superficiel et dédié au shopping, on a commencé par la Tour Mori, la tour la plus haute de Tokyo, cadeau d'un multi-millionnaire à son épouse. Ce qu'il
faut savoir, c'est qu'au sommet de la tour se trouve un musée, et pas des moins sympas. L'exposition du moment était consacrée à l'art moderne indien, et je dois dire que ces chamarrés de
couleurs, ces pièces chatoyantes et une installation interactive où le visiteur se fait artiste m'ont beaucoup plu. Au final, pour une vue à couper le souffle, nous avons grimpé quelques marches
pour atterrir sur le sky deck, autrement dit le toit du gratte-ciel. "I
'm the queen of the woooorld!!!"
Après ce petit interlude culturel, retour aux choses sérieuses: Roppongi Hills est un centre commercial au coeur même de la Mori Tower. Impossible de ne pas
aller y faire un tour. Sauf que... sauf que je ne sais pas si j'étais dans une journée "no-shopping, no-superficiality", mais là encore: grosse déception. Moi qui envisageais Tokyo comme une
capitale du shopping, un lieu de perdition pour serial shoppeuse en mal de pièce rare, j'ai dû me rendre à l'évidence: l'énorme valise vide que j'avais emportée ne se remplirait pas de sitôt
(c'est mon banquier qui va être content!).
Heureusement pour nous, la soirée s'annonçait sous de meilleurs auspices: un ka-ra-oc-ké, LE must tokyoïte, LA référence! Malheureusement pour nous le temps
de rentrer (et de se planter de ligne de métro), de prendre une douche et de nous
faire belles, les restaurants étaient tous fermés (sauf celui de la veille, sur lequel - et où - je ne reviendrai pas). Donc, de nouveau, j'ai fait ma grande
courageuse et j'ai acheté des trucs inconnus (tout était écrit en hiéroglyphes). Dans mon malheur, j'ai eu de la chance: ces triangles d'algues contenaient du riz et du poi
sson. Du
poisson!!! Pas du poulpe, pas de la crevette ni du crabe, mais du saumon! Sauvée. Et en dessert: petit gâteau fourré aux haricots rouges (comment ça: c'est pas un dessert? ben si, là-bas on mange les haricots rouges sucrés. Pensez-y lors
de votre prochain chili con carne).
L'arrivée au Geronimo's nous a tout de suite mises dans le bain. C e
petit bar australien où les records de shots sont affichés (comment peut-on aligner plus de 400 shots?!?!?), où les
cravates de ces messieurs côtoient les soutien-gorge de ces demoiselles, accrochés tout autour du bar, était bondé. Et devinez qui avait investi les lieux..? Des occidentaux! Et des australiens, of course! J'ai fait ma petite joueuse en prenant un jus de cranberry, mais la suite des événements m'a
donné raison. Parce qu'après...
Après c'était direction Fiesta (attention, pas Feria, parce que Feria c'était la veille), pour u n karaocké de folaïe! Entourées d'expats sévèrement imbibés (et ça n'allait pas aller en
s'arrangeant), nous avons pu pousser la chansonnette et nous mesurer à ces tokyoïtes d'adoption, dont certains devaient
partir dans les jours qui suivaient (ceci expliquant le cela du taux d'alcoolémie général). Soirée mémorable s'il en est, arrosée de Malibu-pamplemousse,
illuminée de perruques multicolores et parsemée de quelques beaux garçons émêchés. Tout ça pour dire que la réputation sulfureuse des expats à Tokyo n'est
pas qu'une légende, bien au contraire.
Bilan de la première journée: shopping: 0; partyanimals: 17. Tokyo se profile comme une vill e improbable, remplie de surprises, de lieux cachés. En effet, où ailleurs trouve-t-on des bars en étages, des karaockés
planqués au milieu d'un immeuble d'une rue sombre? Tokyo est la ville du camouflage; même le fameux Velours se trouve dans une arrière-cour d'un quartier apparemment déserté à la nuit tombé. Note
pour la suite: toujours visiter les cages d'escaliers et oser pousser les portes closes.
Par Sasha
-
Publié dans : Envie d'ailleurs
1
-
Recommander