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  • : Variations d'une trendsetteuse parisienne qui parle de la mode, des tendances, de l'actu, de ce qui fera ou ne fera pas les tendances de demain
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 11:48

IMG_1287San Francisco, tout le monde vous le dira, c’est la ville la plus européenne des Etats-Unis. On n’en connaît souvent que les rues aux pentes raides, les tramways à l’ancienne et le quartier de Chinatown qu’on nous sert à chaque série censée se situer à Frisco. Pourtant, il y a bien plus à y découvrir. La ville, pourtant californienne, n’a rien à voir avec la “superficialité” inhérente à l’Etat. Peut-être parce qu’ici on ne passe pas la moitié de sa vie en bikini…

IMG_1244Comme tous les touristes, je n’ai pu m’empêcher d’aller faire un petit tour à Alcatraz. Visiter un mythe, ça ne se refuse pas. Embarquement sur un ferry pour rejoindre l’île dans la baie. Si proche, et pourtant suffisamment éloignée pour empêcher les prisonniers de se faire la belle. Pour la petite histoire : Alcatraz était la seule prison où l’eau des douches était chaude. Pour ne pas que les prisonniers s’habituent à l’eau froide et s’évadent à la nage. Comme quoi, le confort…

Frisco est une drôle de ville : une succession de maisons victoriennes de toutes les couleurs qui confèrent à la ville un petit air de ville de province comme on en connait chez nous (le style victorien en moins, faut-il le préciser ?) et un quartier des affaires où les buildings hébergeant de grosses sociétés le disputent aux malls et côtoient les fameux tramways.

Inévitable, le tramway. Les petits malins visitant la ville auront pris leur pass incluant visites des musées et d’Alcatraz ET transport. Quand on sait que le billet de tram est à $6 et le pass à $69, voyez les prix des musées et faites le compte… Trams en bois, vieux trains venus d’Italie et comportant des inscriptions en italien, voilà de quoi perturber le chaland. Mais on y monte, on descend en cours de route et au final on découvre la ville différemment.

Autre attraction - qui n’en est pas une, mais bon -, le Golden Gate Bridge. Ce pont, même s’il n’est pas le plus imposant de la baie (voyez le Bay Bridge et ses dix voies sur plusieurs niveaux) se doit d’être traversé au moins une fois. Ne serait-ce que pour prendre une photo de San Francisco. Les couleurs des fins de journée humides (même quand il fait beau, à Frisco, la pluie n’est jamais bien loin) sont magnifiques.

IMG_1184Enfin, si vous avez un peu de temps, même sans être fan de basket, les matchs de la NBA sont à ne pas rater. Durant mon séjour, j’ai pu assister à une rencontre entre Golden State Warriors et Boston Celtics. Un véritable show à l’américaine, qui se déroule autant (plus ?) dans la salle que sur le terrain. Rien à voir avec ce que vous avez pu voir à la télé : l’ambiance est démentielle et le public plus que participatif. Vous pensiez que les “performances” du public qui passent sur les écrans géants n’étaient que des fake ? Pas du tout : c’est à celui ou celle qui se fera le plus remarquer pour apparaître en guest star. Pour l’Arena d’Oakland, prendre le train…

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 19:46

Absolute GlobeTrotterLes TripAdvisor et consorts, vous connaissez et vous en êtes revenu des ces commentaires tour à tour dithyrambiques et assassins, sans jamais savoir lesquels croire ? Et bien… disons que, selon votre destination, vos problèmes vont peut-être bien trouver une solution.

L’idée est venue, justement, d’une tentative de choisir un hôtel via TripAdvisor : que penser quand l’un explique que c’est le plus bel hôtel qu’il ait vu lors de son voyage en Thaïlande quand trois lignes plus bas un autre prétend que le service était inexistant, les salles de bain sales et les lits infestés de bestioles ? Aïe… C’est bien le problème du participatif : tout le monde y va de son grain de sel, aussi bien les clients que le personnel de l’hôtel ou le concurrent direct qui espère récupérer les clients qu’une mauvaise critique aura convaincus de ne pas choisir l’établissement.

Bref. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, j’ai décidé de lancer Absolute GlobeTrotter : un site fait par moi, des critiques écrites par moi et des établissements testés par… moi ! Donc un regard parfaitement partial et aucune place pour des commentaires divers et variés. J’ai testé, j’ai approuvé. Seuls les établissements qui en valent la peine sont ajoutés – les autres, et bien je ne vais pas les descendre, mais pas les encenser non plus, alors on n’en parle pas.

On commence par une destination qui me tient à cœur : Bali. Près d’une cinquantaine de références : hôtels, pensions, restaurants, warungs, bars, activités… Même s’il reste quelques petites choses à ajouter… Suivront la Thaïlande, un peu les Etats-Unis, un peu London, un peu Rome et… très certainement beaucoup Paris !

Faites tourner l’info ! Et si vous avez besoin de conseils, n’hésitez pas à m’envoyer un message Clignement d'œil

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 12:42

Aaah! Gili Trawangan, une petit île paradisiaque située au sud-est de Bali, près de Lombok. L'une des trois Gili, l'île de la fête, celle où tout est permis, sans police mais avec des fonds marins à tomber. Sur Gili T, la plongée est reine et les touristes qui ne la pratiquent pas se sentent bien seuls quand ils subissent les conversations des plongeurs enchantés par ce qu'ils ont vu.

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DSC04518.JPGL'arrivée à Gili se fait par bateau. Il n'y a pas d'autre solution. Et c'est plutôt funky de voir les employés des compagnies de transport sortir les bagages des bateaux et se retrouver les pieds dans l'eau, une valise sur la tête. Le ton est donné : à Gili, on vit les pieds dans l'eau turquoise. Première étape : rejoindre l'hôtel, la guest-house ou le centre de plongée où se poser. Pour ma part, c'était Big Bubble, l'un des meilleurs centres de plongée avec Manta Dive. Mais pour y aller, encore faut-il se trimballer avec valise et sac sous 35 degrés. Option taxi local : une petite cariole tirée par un cheval. Parce qu'ici il n'y a pas de voitures ni de motos. Que des vélos. Et c'est tant mieux!

 

Ce qui frappe, ici, c'est la couleur de l'eau et la richesse des fonds. A à peine quelques mètres du bord, on croise des DSC04477.JPGpoissons multicolores qui donnent l'impression de se baigner dans un aquarium. Avec un peu de chance, on peut mêm croiser des tortues venues se frotter au récif. Majestueuses, elles nagent au-dessus des rochers, remontent à la surface quelques secondes pour replonger dans les profondeurs et échapper aux nageurs équippés de masques et de tubas qui admirent le spectacle. Ca laisse présager de multiples rencontres pour celles et ceux qui optent pour la plongée, la vraie, avec bouteilles, dans l'un des nombreux spots situés autour de Gili T, Gili Meno et Gili Air. On peut y croiser des raies, des mantas (selon la saison), des requins, et bien entendu des poissons clowns (Némo, reviens ici!). Lors des plongées de nuit ce sont les crustacés qui tiennent le haut du pavé. La plongée de nuit est une expérience irréelle qui permet de voir les vraies couleurs. J'ai d'ailleurs compris lors de la plongée de nuit pourquoi les red snappers s'appelaient ainsi, moi qui les voyais gris dans la journée.

 

DSC04463.JPGL'une des attractions de Gili T est le coucher de soleil (encore?!?). pour le voir, il faut aller de l'autre côté de l'île, là où il n'y a presque rien. Juste une construction abandonnée en bordure de plage. Les touristes s'y retrouvent avec une bière à la main (que les locaux ne manquent pas de vendre sur place, tout est bon...) et admirent en silence. Si les couchers de soleil de Bali sont magnifiques, ceux de Gili T sont magiques.Le soleil disparaît derrière la montagne, et arrosant la mer d'une couleur exceptionnelle. Durant une demi-heure, le temple semble s'être arrêté et chacun y va de sa petite photo (ou de ses dizaines de photos, j'avoue).

 

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Evidemment, les journées sont courtes, le soleil se couchant vers 18h. Et il faut remplir les soirées. L'une des activités, en-dehors des bars, consiste à regarder un film. Soit sur la plage, avec un écran géant, installé confortablement sur un transat, sous les étoiles, soit dans un "cinéma" local, plutôt rudimentaire, mais bon, on n'est pas à Paris, non plus, ou encore dans une petite cabane traditionnelle, avec télé individuelle et film à la carte.

 

Mais l'activité la plus en vogue le soir reste le bar. Avec une petite préférence pour le Tir Na Nog Irish Pub où se retrouvent tous les profs de plongée et dive master, ou le Rudy's bar où les serveurs sont tous sous crack mais fort sympathiques. Les plus raisonnables s'arrêteront aux Joss shots (shot de vodka locale pris avec une poudre de Red Bull concentré qui picote la langue), les plus aventureux tenteront le shake de magic mushrooms qui vous "fly to the moon".Pas tès ragoûtant, le shake avec sa couleur de boue... Mais c'est couleur locale, les champignons étant cultivés dans les jardins situés derrière les bars (au temps pour la consommation responsable, lol, ici pas d'importation).

 

Le soirées de Gili T sont réputées pour finir tard, très tard, et très arrosées aussi. Pour le côté arrosé, j'ai été servie. En revanche, Ramadan oblige, les bars fermaient tôt et la musique s'arrêtait à minuit. Bon à savoir pour ceux qui prévoient leur voyage dans l'optique de participer à des full moon parties endiablées.

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Au final, l'expérience Gili Trawangan est inoubliable. Pas pour ses sorées arrosées. Ni pour ses trips to the moon. Pas non plus pour ses couchers de soleil même s'ils sont spectaculaires. Non, l'expérience Gili T c'est une rencontre. Une rencontre avec la mer et la plongée. Une rencontre avec des passionnés qui, pour certains, ont tout plaqué pour se consacrer à la plongée et sont tombés amoureux de ce lieu où, il faut l'avouer, on est vraiment gâté par ce qui se passe sous l'eau. Une rencontre, enfin, avec des gens sans préjugés, parce que de toute façon, on n'a pas de préjugé quand on vit tous en tongs et maillot de bain! S'installer à Gili T et tout oublier...

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 16:52

Après une semaine dans la montagne, à crapahuter par monts et par vaux, il fallait bien alle faire un petit tour sur la côte. Direction Legian, ville située entre Kuta (la paradis des surfeurs) et Seminyak (un petit coin d'Europe en plein Bali). But de cette semaine : apprendre à surfer et profiter des vagues de l'océan. Mais... est-ce vraiment Bali?

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DSC04206.JPGLa première chose à savoir quand on se pose sur la côte ouest de Bali, c'est que ça n'a rien à voir avec la culture balinaise et que la tradition y est bien malmenée. Tout d'abord parce qu'ici le touriste est roi, et même mieux! Tout est étudié pour attirer les touristes qui y trouveront toutes les marques de surfeurs, mais aussi des marques européennes dont on se demande ce qu'elles ont à faire là-bas. Franchement, qui va à bali pour atterrir chez Polo Ralph Lauren? Summum de l'exagération, les clubs et restaurants tendance avec des entrées qui coûtent plus qu'un salaire local. En tête, le Ku De Ta. Alors bien entendu, c'est agréable de trouver de la bonne musique et de ne pas être coincé entre deux australiens bourrés comme des coings, mais il y a des limites. Pour ma part, j'ai succombé à l'appel de la Bikini Party (dont je tairai le droit d'entrée par pudeur). C'est un peu comme le zoo, si ce n'est que ce sont les clients qui sont les animaux, étudiés par les locaux et quelques touristes groupés sur la plage, regardant tout ce petit monde danser sur les tables. Je ne dis pas que l'ambiance n'était pas sympa, mais si c'est pour se retrouver à Saint-Tropez, pas besoin d'aller aussi loin.

 

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Heureusement, il y a des choses à voir autour de Legian, il suffit de prendre une voiture (avec chauffeur, la voiture, personne ne veut conduire là-bas). A commencer par la péninsule du Bukit. On y trouve entre autres la plage de Padang Padang où se déroule cette année le championnat du monde de surf. Une eau turquoise, des rochers pas loin, et des vagues au loin. Pas de chance, il n'ya avait pas de surfeurs ce jour-là! Juste des touristes tentant vainement de se baigner sans pour autant arriver à faire plus que barboter. Et oui, à Padang Padang, il faut vérifier les horaires des marées pour ne pas se retrouver le bec hors de l'eau!

 

DSC04260.JPGEn continuant vers le sud de la péninsule, on trouve le célèbre temple d'Uluwatu. C'est le temple des singes, appelé ainsi car on y croise des singes partout. Le temple d'Uluwatu est perché sur une falaise, comme posé au-dessus de la mer qu'il surplombe. Les couchers de soleil y sont paraît-il magnifiques, mais pas autant qu'à Tanah Lot (à lire plus bas). On se balade donc entre les maîtres des lieux qui sont tout aussi gourmands que leurs confrères de la Monkey Forest. Du temple part un petit chemin que j'ai baptisé Great Bali Wall (la grande muraille de Bali). Bon, je sais, c'était un peu facile! Qu'oiqu'il en soit, ça vaut le coup d'oeil!

 

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En rentrant vers Legian, il faut s'arrêter à Jimbaran. Sur la plage, les restaurants se suivent, proposant des poissons frais absolument délicieux. On s'installe à une table face à la mer et on attend le coucher de soleil. Car Jimbaran est réputé pour ses couchers de soleil sur l'océan, avec des couleurs magnifiques.Confortalement installé, on regarde simplement le spectacle en sirotant un jus de mangue, en attendant qu'il fasse nuit. Durant le dîner, pour faire dans la couleur locale, des danseuses montent sur la scène de chaque restaurant pour faire une démonstration de danse traditionnelle. Leurs costumes sont chatoyants, leur maquillage digne de poupées.

 

DSC04302.JPGIl faut quitter les villes touristiques et s'engager un peu plus au nord, en luttant dans les embouteillages, pour arriver à Tanah Lot, le temple le plus connu de Bali. Une fois sur le parking, attention, le périple n'est pas fini! Avant d'arriver au temple, il faut traverser toute une zone dédiée au shopping. Echoppes traditionnelles y côtoient des marques occidentales. C'est la confrontation entre deux mondes, avec un seul point commun : ce sont des attrape-touristes. L'une des particularités de Tanah Lot est que le sari n'y est pas indispensable comme pour les autres temples. L'affluence y est telle qu'il serait très certainement compliqué d'y équipper les touristes n'ayant pas leur propre sari. A l'inverse d'Uluwatu qui domine la mer, Tanah Lot est presque dans la mer. Lorsque la marée est haut, toute une partie du temple est isolée, sur une petite île. Ce n'est qu'à marée basse qu'on peut s'en approcher.

 

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Les couchers de soleil à Bali sont une tradition, vous l'aurez certainement compris, et Legian ne fait pas exception. Un tout nouveau complexe hôtelier a ouvert sur la plage de Legian, et la vue y est imprenable.Il s'agit du Stones. Encore peu connu car il n'a ouvert qu'au début de l'été, il réserve une belle surprise à qui s'y rend pour l'apéritif. Le cadre est magnifique, la plage semble d'étirer à perte de vue, les cocktails y sont bons. C'est un peu comme une oasis de tranquillité à eux pas de l'ambiance survoltée de Kuta et de ses boîtes où la musique assourdissante rythme le débit de bière et les mouvements des danseurs déchaînés.

 

Vous l'aurez compris, le trio Kuta, Legian, Seminyak n'est pas la partie que j'ai préférée dans ce périple au bout du monde. Trop d'australiens, trop de bière, trop de bruit, trop de bling-bling, pas assez de culture balinaise. Mais c'est aussi le meilleur endroit pour apprendre à surfer. Et les couchers de soleil y sont magiques, surtout à Jimbaran. Et pour qui aime le too much, l'excentricité des soirées de folie, le Ku De Ta fait figure de référence, comme en témoigne la photo en haut de cet article : décor pour la soirée Alice au pays des merveilles. Vous voyez le style..?

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 10:28

Bali... Un rêve pour beaucoup, une île lointaine, paradisiaque, entre plages et tradition... C'est là que j'ai choisi de m'exiler le temps de quelques semaines pour échapper à la folie parisienne et découvrir autre chose. Une nouvelle envie d'ailleurs, en somme. Première étape : Ubud, la ville zen, entourée de rizières en terrasses, de villages typiques, de temples et de fleurs, le tout en technicolor.

 

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Ubud, c'est le coeur de Bali, loin de l'invasion australienne et des surfeurs buveurs de bière. On y respecte la tradition, on y prie, on s'y recueille au rythme des cérémonies. Les rues recèlent des trésors d'architecture balinaisen chaque maison ressemble à un temple, ouverte sur la ville mais cachée derrière une végétation luxuriante. Il faut apprendre à se perdre das les rues d'Ubud, loin de la Monkey Forest Road et de Jalan Hanoman. On y découvre des couleurs chaudes, des enfants faisant voler leur cerf-volant (il existe une véritable culture du cerf-volant à Bali et c'est incroyable de voir à quelle hauteur ils flottent dans les airs), comme un second souffle hors de la frénésie agitant les artères principales. C'est aussi dans l'une de ses rues qu'on trouve Sang Spa, l'un des meilleurs spas au prix dérisoire (une heure de massage balinais pour 80 000 roupies, soit moins de 10 euros, thé et fruits inclus).

 

 

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Evidemment, on ne peut séjourner à Ubud sans aller faire un tour au marché. Cependant, il est bon de savoir que le

marché d'Ubud est plus cher que celui de Sukawati à environ 20 minutes en voiture. Et que la plupart des produits vendus à Ubud proviennent de Sukawati. Notamment, les saris, indispensables pour visiter les temples, sont identiques, mais on négocie mieux avec les marchands de Sukawati (entre un tiers et la moitié du prix annoncé, pour un sari "haut de gamme", c'est environ 35 000 roupies). En revanche, la Monkey Forest est un incontournable d'Ubud. Une forêt entière bourrée de singes qui se baladent et attendent que les visiteurs les nourrissent avec des bananes achetées à l'entrée (on peut aussi apporter les siennes, ce qui évite de doubler le prix de l'entrée, ou affronter les petits malins affamés les mains vides, ce que j'ai fait). Pas farouches, les singes grimpent volontiers sur les visiteurs? attention aux sacs, lunettes, chapeaux... Ils fouillent partout et piquent tout ce qu'ils peuvent. A éviter aussi : les vêtements de couleur orange : ils essaient de les dévorer! Sinon, rien à craindre. Il faut tout de même éviter de les énerver sciemment, parce qu'on se retrouve vite avec trois singes sur soi...

 

 

DSC03972Car si le marché et la Monkey Forest attirent bon nombre de touristes, les trésors de Bali sont ailleurs. Pour les découvrir,il faut prendre un vélo ou une voiture qui vous mènera vers eux. Il y a tout d'abord le Mont Batur, volcan dont on peut faire l'ascension pour admirer le lever du soleil (j'avoue, j'ai utilisé mon joker). Entouré du Lac Batur, il offre une vue spectaculaire, même d'un peu plus loin. C'est l'option que j'ai choisie avec Baik Bike Bali, un circuit complet où on part en voiture pour le Mont Batur avec arrêt dans une plantation (avez-vous déjà vu de la cannelle à l'état brut?) avant de prendre le petit déjeuner face à la vue impressionnante du mont et du lac Batur. La journée se poursuit avec une descente à vélo à travers les villages. on y croise des enfants, beaucoup d'enfants, dans leurs uniformes d'écoliers qui tous lancent des "Hello, hello" à tout va. Ca fait partie du folklore local. Mais surtout, ça permet de voir des choses que le touriste lambda ne verra pas s'il se contente des lieux les plus touristiques. Et pour faire un peu de pub à Baik Bike Bali : on termine par un déjeuner chez l'organisateur, et... c'est un vrai régal!

 

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Parmi les choses à voir autour d'Ubub, il y a Tirta Empul, les sources sacrées. C'est un lieu de culte où se rendent les hindous. Chaque source est réputée avoir une propriété particulière. Il y en a une pour chasser les mauvais rêves, une pour l'argent, une pour les morts... On s'y baigne avec un sari, exclusivement. Evidemment, j'avais un sari, mais rien de prévu pour me baigner. J'ai donc fini en sari et... avec rien d'autre que la hantise qu'il s'ouvre ! Rares sont les touristes qui s'y lancent, mais, pour ceux qui veulent tenter l'aventure, on peut "louer" un sari. Mais si j'ai vu des touristes louer leur sari, je n'en ai vu aucun se jeter à l'eau. C'est dommage, d'autant plus que les hindous sont super accueillants et regardent les novices d'un oeil beinveillant, ce qui n'est pas le cas de toutes les religions...

 

Bali-0086.JPGPas très loin de Tirta Empul se trouve Gunung Kawi. Les amateurs de Tomb Raider et d'Indiana Jones adoreront ! On a vraiment l'impression de se retrouver dans un film. Gunung Kawi, ce sont des tombes perdues au milieu de la forêt. Elles sont immenses, majestueuses, on s'y sent tout petit, minuscule, dépassé par ces vestiges du temps.Pour y accéder, il faut le mériter, comme souvent à Bali. Il faut descendre de longs escaliers de pierre et passer devant de petite échoppes vendant de l'art traditionnel avant d'arriver au sanctuaire. Attention, la remontée est difficile. Ceux qui voudraient de laisser tenter par quelques pièces d'artisanat feraient mieux d'y repenser à deux fois, et en tout cas de faire leurs achats au retour. Sinon ils le regretteront. Et surtout, ne pas se focaliser sur les tombes : les paysages qu'on peut apercevoir sur le chemin sont spectaculaires !

 

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Enfin, juste à côté d'Ubud se trouve Goa Gajah, la grotte de

l'éléphant. Bien moins impressionnante que je ne l'aurais cru en lisant le guide touristique. Aventurière, je suis partie à vélo pour faire un petit périple allant de Goa Gajah, à  Pura Penataran Sasih (le temple du gong tombé de la lune) en passant par Yeh Pulu et ses reliefs naïfs (rien de bien intéressant, je dois l'admettre) et les temples Pura Kebo Edan (le temple du buffle fou). J'ai été un peu déçue par ces derniers. Le temple Pura Kebo Edan est limite abandonné, tandis que Yeh Pulu n'offre qu'une fresque pas si longue que ça, à côté d'un puits sacré que je n'ai jamais vu.

 

DSC04131.JPGUn peu plus loin au nord, sur la route de Lovina (ne pas y aller !!! il n'y a rien, rien du tout, à part d'hypothétiques dauphins à 6 heures du matin), on peut voir Git Git waterfalls, les plus grandes chutes d'eau de Bali. L'intérêt n'est pas tant dans les chutes d'eau elles-mêmes (bien que, pour quelqu'un qui n'en ait jamais vu, l'effet était pour le moins impressionnant), mais plutôt dans les rizières qui les entourent. Ici, comme ailleurs, les échoppes parsèment le chemin menant vers les chutes d'eau. Le commerce au niveau des liex touristiques reste une pratique très répandue. Ca désacralise un peu les lieux, mais il faut bien que les balinais gagnent leur vie... et le touriste est là pour ça.

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Pour résumer Ubud, on peut utiliser les mots suivants : culture, tradition, déluge de couleurs, temples, végétation luxuriante, sourires, zen, massages... Les plus chanceux pourront voir l'une des nombreuses cérémonies rythmant la vie des balinais, des cortèges de plusieurs centaines de personnes en tenue traditionnelles, portant les ombrelles de cérémonie et  traversant les rues d'Ubud en partant de la Monkey Forest. 

 

A celles et ceux qui cherchent un dépaysement total, rendez-vous à Ubud.

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 11:34
Ce petit interlude dépaysant devait bien toucher à sa fin, et je réalise qu'il m'en aura fallu du temps pour réussir à y mettre un terme en narrant nos dernières expériences. Une page se tourne, et le livre se referme. Tokyo's gone for good. Until next time..! En bonnes trendsetteuses que nous sommes, nous avons mis un point d'honneur à nous inspirer de Lost in Translation lors de ces quelques jours. Voici donc le récit de notre copié-collé version 2009 de deux pseudo-baroudeuses en mal de découverte.

Lost in Translation, ses heures passées au bar du Park Hyatt, la vue imprenable sur Tokyo by night, les karaockés en hauteur... Tous ces petits détails d'un film culte qui demandent vérification une fois sur place. Ne le nions pas: ce film culte d'une génération entière laisse place au doute quant à la véracité des
expériences vécues; tout semble si fluide et si opaque à la fois, comme voilé par la brume d'un décalage qui est loin de n'être qu'horaire. Deux frenchies dans un pays inconnu, deux party-girls qui accumulent les excès de fête et le manque de sommeil, yeux grands ouverts en plein milieu de la nuit et capables de s'endormir devant un écran au musée quand ce n'est pas dans un train pour Kamakura.

Ah! Kamakura! Le plus grand bouddha du Japon, un symbole de plus de dix mètres de haut
, planté dans un jardin aux allures de garderie tant il y a de touristes qui s'y pressent, avides de découvrir les secrets du maître zen. un bouddha qui accueille en son ventre ces curieux venus chercher la clé d'un bien-être d'ailleurs. Petites fourmis munies d'appareils photo qui mitraillent sans cesse, sans même admirer ce qui les entoure. Ont-ils seulement fait le tour du jardin? On'tils admiré ces tongs surdimensionnées? Peu de chances. Kamakura, c'est la campagne en banlieue, l'expédition dangereuse en-dehors des balises du métro. Pensez: il faut prendre le train, puis, une fois sur place, un bus! D'aucuns auraient renoncé face à la difficulté de demander son chemin. Heureusement que l'office de tourisme est là! Mais Kamakura et son bouddha ne font pas partie du film. Ils ne se seraient pas bien exportés. Ce sera cependant un saut de puce témoin d'un décalage indéniable.

Passons. La veille au soir, nous avons pris notre verre au bar du Park Hyatt, le fameux New York Grill. Quelle expédition pour qui ne se pose pas tanquillement dans un taxi. L'hôtel se trouve à Shinjuku, quartier d'affaires le jour qui devient red light district la nuit. Dépeuplé, vidé de la frénésie diurne, il n'est pas des plus accueillants. Nous croisons des vieillards sans abri couchés sur des cartons. La misère est universelle...

A notre arrivée, après un safari citadin sans boussole, la réceptionniste nous a annoncé que le bar était fermé. Et oui: contrairement à celui du film, le bar de la vraie vie ferme à minuit. Ce qui ne nous a pas empêchées de monter pour "prendre une photo" et de faire un petit coup de charme au charmant serveur qui nous a accordé un dernier verre. Sur fond de White Russian, nous avons pu apprécier la vue époustouflante: à l'horizon que des lumières, témoins d'une vie nocturne aussi riche qu'étendue dans cette ville. Au fond, une table où riait une petite bande de potes dont l'un n ous a subjuguées: il était tout simplement parfait. Clin d'oeil à une situation parallèle entre Scarlett Johannsson et Bill Murray. Nous ne sommes pas allées plus loin: nous étions dans un autre film, le nôtre. Départ tardif, luxe des grands hôtels qui vous hèlent un taxi avec classe.

Evidemment, un Tokyo trip ne peut se faire sans une session de karaocké dans un immeuble tout entier dédié à cette pratique ludique. Un samedi soir à Shibuya, mêlées à une foule hétéroclite, gothique punks et lolitas en goguette. Le seul endroit où trouver un camion de crêpes rose (et oui, j'ai pu m'adonner à l'un de mes vices préférés en dégustant une crêpe kitsch au possible). En levant les yeux du bitume où se pressaient des pieds enrobés de chaussures plus colorés qu'un arc-en-ciel au pays de Candy, je l'ai vu: un building où chaque étage, chaque pièce, sont dédiés au karaocké. impossible de ne pas se laisser entraîner. De nouveau, l'esprit de Lost in Translation a flotté tout autour de nous: trois fighteuses de la note improbable, killeuses de partitions, aux prises avec un matos high tech à en faire pâlir  nos pauvres karaockés parisiens. Deux heures trente de chansons anglaises et nippones (et oui, notre acolyte australienne de Taïwan se débrouillait sur quelques-unes de ces mélodies inconnues à nos oreilles). Cent cinquante minutes à cracher des paroles dans un flot ininterrompu, partageant des cultures musicales opposées qui finissent pas s'assembler.

Notre dernière soirée a été la plus généreuse en nouvelles rencontres et en partage: les deux parisiennes en vadrouille se sont jointes aux expats joyeusement allumés pour un repas arrosé au saké et des shots à la "happiest place on Earth". Soirée mémorable, tout autant que le voyage qui a suivi: 1h30 de sommeil a succédé aux sakés, Malibu-pamplemousse et shots de téquila. un aller simple pour un voyage éthéré. Tokyo est restée derrière nous alors que nous nous envolions pour un retour à la réalité.

THE END 
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 14:40
Tokyo est une ville trépidante, toujours en action, et il a bien fallu se mettre au rythme de la capitale nipponne. Echaudées par le shopping à Harajuku et Omotesando Hills, nous avons poursuivi notre quête du stylistiquement incorrect en déambulant dans les parcs le week-end. Et ce n'est pas forcément ce que nous attendions qui a retenu notre attention...

Pour donner une idée du quartier de Ueno, situé juste à côté du parc du même nom et sous le trajet du train, disons que c'est un mix entre les Puces et les Halles, mais avec des boutiques ultra-pointues, et surtout un choix de baskets incroyables (on en revient toujours aux baskets) et les chaussures les plus hautes de la création. Ici, les joggings et autres sweat à capuches côtoient jeans vintage, ,les robes  gothiques et les petites jupes volantées façon ballerine
trash. Je n'ai d'ailleurs pas pu résister à la tentation d'essayer l'une de ces robes corsetées sur fond de tutu noir et dentelle à la vampirella. Le tout est d'assumer, ce que je ferai certainement à la prochaine Tokyo Decadance où j'arborerai fièrement ma petite jupe trouvée dans une friperie spécialisée.

Mais LA découverte de Ueno, LA bonne affaire, a été ce petit magasin de chaussures, perdu dans un îlot de devantures toutes  plus colorées les unes que les autres, deversant leurs présentoirs bondés jusque sur les passants pressés les uns contre les autres dans la jungle de la culture urbaine tokyoïte. Ce petit magasin qui ne payait pas de  mine face à ses concurrents pratiquait des prix cassés, et c'est là que j'ai trouvé l'emblème fashion de mon voyage: mes Converse à semelle compensées. Attention! Pas de ces copies vulgaires que s'arrachent les apprenties pétasses (je sais, ce n'est pas très charitable), mais bien de vraies All Star avec juste ce qu'il faut pour sortir de l'ordinaire et être bien dans ses baskets (ok, elle était facile).

Du côté de Yoyogi Park, l'ambiance était plus à la rigolade avec des cosplays en devenir. Pas de chance: le temps n'était pas avec nous, et nous n'avons pas eu droit au défilé de créatures en tous genres. En revanche, nous avons pu assiter à un combat de jedi en plein air. Et la vision de ces sabres laser en action était des plus surprenantes au milieu du parc désert, entre quelques arbres dénudés et les sempiternels pruniers en fleur. Aaah, les pruniers en fleur... Quelle joie de voir ces quelques pétales roses égayer les allées mornes. Car le fait est que les parcs de Tokyo sont tristes à moins d'être couverts de neige ou lorsque les cerisiers fleurissent. Avis aux voyageurs...

Au nord de Yoyogi, c'est l'électronique qui prime. Certains ne voient pas le rapport avec la mode, et bien... Détrompez-vous, car le style est une affaire de technique quand il s'agit de trouver le bon casque audio, celui qui ne détonnera pas avec la tenue hyper-tendance de la fashionista accro à la musique. Et c'est dans les étages de paquebots dédiés à la hi-fi, à l'informatique, à l'image et au son que les modèles les plus pointus ont leur espace dédié. Mon petit préféré, c'est le rose, qui a le mérite de tenir chaud aux oreilles. Et pourtant... j'ai opté pour un cache-oreille zébré qui ne flingue pas le bruhing! (les fashionistas ont de ces préoccupations..!)

Evidemment, j'aurais pu vous parler des temples perdus dans les parcs, des touristes venus s'extasier devant des arbres ensommeillés, mais la vérité est là: les alentours des parcs étaient plus intéressants en cette saison que leur contenu. Alors pour résumer cette épopée shopping qui a de nouveau fini à Harajuku (qui touche Yoyogi Park), la proximité de grandes étendues naturelles (hum!) semble impliquer une mode plus farfelues, plus créative, et surtout plus délurée que les grands centres commerciaux (je dis "centres comemrciaux" dans le sens de centre névralgique dont l'activité principale tourne autour de la consommation).
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 11:11
Alors voyons, où en étais-je de mes tribulations nippones? Ah, oui! L'expérience Harajuku par un jour de pluie. Parce que oui, il pleut à Tokyo, et durant notre séjour c'était plutôt deux fois qu'une. Alors que fait-on quand le temps n'est pas de la partie, qu'il fait froid et humide et que les deux parisiennes veulent continuer leur exploration? Et bien... elles vont à Omotesando Hills, un centre commercial design où il fait bon vivre.

Omotesando Hills, c'est la réconciliation avec le shopping tokyoïte. Une architecture à faire pâlir nos grands magasins, une succession de boutiques de luxe dans une oasis de lumière et de lignes pures, un endroit où il fait bon se promener et oublier le climat extérieur. Aaah, se retrouver sous une pluie de lumière, déambuler via des pentes douces et oublier les escalators... On passe sans transition d'un excellent restaurant qui fait des udon divines (udon, on le met au masculin ou au féminin..?) à des sacs personnalisables à l'infini via un jeu de glissières à une boutique de luxe pour cabots chouchoutés. Là où tout n'est qu'ordre et beauté...

Au-delà des portes d'Omotesando Hills se trouve la quartier de Harajuku, bien connu pour ses victimes de la mode et ses nombreuses boutiques de designers. On y trouve pêle-mêle tous les styles, allant du gothique au skater en passant par la lolita trash et la jolie soubrette. Le spectacle est dans la rue, surtout le dimanche (les cosplays se retrouvent dans le Yoyogi Park voisin), et les boutiques se suivent mais ne se ressemblent pas. Là encore, il faut pousser les portes, monter dans les étages ou descendre dans les caves pour dénicher de petites merveilles vintage pour pas cher.

C'est encore ici qu'on trouve une boutique à touristes qui propose une grande variété de souvenirs du Japon. L'oriental Bazar est l'endroit idéal pour acheter un kimono ou un yukata (kimono en coton), un service à thé ou des bricoles inutiles mais qu'on ne peut s'empêcher d'acheter. A quelques mètres, c'est Kiddyland qui attire les grands enfants. Gadgets, charms, jouets, tout est là pour pousser à la consommation. Les fans de Hello Kitty deviennent dingues à l'étage consacré au chat rose et blanc, les nostalgiques des anées 80 découvriront avec joie les nouveaus Kiki (ben oui, Kiki, vous vous souvenez?) ou les objets à l'effigie de Snoopy. Quant aux mangaphiles, le dernier étage les perdra... Enfin, Condomania vous permettra de touver des préservatifs-kanji (porte-bonheurs japonais) ou qui brillent dans la nuit. Joyeux mélanges des genres!

Après les affres de Ginza et Roppongi Hills, Omotesando Hills et Harajuku nous ont réconciliées avec le shopping. Ma complice ne savait plus où donner de la tête niveau baskets et s'est ruinées pour des paires introuvables en France. Quant à moi, j'ai fait une razzia en bonne et due forme chez Kiddyland (si vous croisez une adulescente avec cette gourde dans son sac, vous me reconnaîtrez). Mais ma plus grand victoire, c'est un yukata noir et rose qui me rappelle Tokyo à chaque fois que je l'enfile; avec un peu d'imagination, c'est back to Japan..!
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:10
Comment rattraper le temps quand on n'a que 5 jours à Tokyo et une journée de perdue sur un planning initial ultra-compact? En passant la vitesse supérieure, pardi! Donc sur la to-do list de cette première journée: Ginza, Roppongi Hills, la Mori Tower et pour terminer en beauté une soirée avec des expats. Quand je vous dis que les voyages ne sont pas de tout repos...Tokyo-style01921.jpg

Lever tardif, direction Ginza, ses grands magasins, ses enseignes de luxe et sa foule pressée. Premier
bon plan: à l'heure du déjeuner, le plus sympa et le plus économique est de se rendre dans les sous-sols de Mitsukoshi. Là, partout, des rayons de petits plats, de légumes, de sushis et autre tempuras. C'est le paradis de la curieuse culinaire. Ce qui n'est pas mon cas étant donné le nombre exponentiel de choses que je refuse de manger. J'ai quand même réussi à me la jouer fighteuse de la bouffe en testant deux-trois choses dont j'ignore encore à ce jour la composition. Allez demander aux vendeuses de quoi il s'agit, pour rire..! Heureusement, les moins téméraires peuvent se rabattre sur les pâtisseries. Pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi: le Japon est friand de la France et a réussi à nous dépasser en matière de nourriture. Je peux le dire, la mort dans l'âme: leurs gâteaux n'ont rien à envier aux nôtres. (j'écrase une larme à la vue de ces mots sur mon écran)

Mitsukoshi & Co sont les Galeries Lafayette & Co (Printemps, Bon Marché...) de Tokyo. Mais, et là j'e
ntends déjà les fashionistas en lâcher leur it-bag de stupéfaction, pour le coup, c'est nous qui n'avons rien à leur envier. Les rayons sont tristes, les étages se suivent et se ressemblent un peu trop, c'est de la mode aseptisée, rangée, presque top classique. Rien ne donne envie d'être essayé, et quand par bonheur une pièce attire mon regard, c'est le prix qui me fait fuir. Finalement, ce que j'ai préféré, c'est le moine tibétain qui bénit l'avenue. Quand je disais "choc des cultures", je ne pouvais trouver meilleure illustration.

Déçue, j'ai
pris mes cliques et mes claques (et ma complice, sous la bras), pour aller traîner mes guêtres du côté de Roppongi Hills. J'avais déjà eu un aperçu la veille de la night à Roppongi, mais la journée n'a évidemment  rien à voir. Pour équilibrer un début de journée totalement superficiel et dédié au shopping, on a commencé par la Tour Mori, la tour la plus haute de Tokyo, cadeau d'un multi-millionnaire à son épouse. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'au sommet de la tour se trouve un musée, et pas des moins sympas. L'exposition du moment était consacrée à l'art moderne indien, et je dois dire que ces chamarrés de couleurs, ces pièces chatoyantes et une installation interactive où le visiteur se fait artiste m'ont beaucoup plu. Au final, pour une vue à couper le souffle, nous avons grimpé quelques marches pour atterrir sur le sky deck, autrement dit le toit du gratte-ciel. "I'm the queen of the woooorld!!!"

Après ce petit interlude culturel, retour aux choses sérieuses: Roppongi Hills est un centre commercial au coeur même de la Mori T
ower. Impossible de ne pas aller y faire un tour. Sauf que... sauf que je ne sais pas si j'étais dans une journée "no-shopping, no-superficiality", mais là encore: grosse déception. Moi qui envisageais Tokyo comme une capitale du shopping, un lieu de perdition pour serial shoppeuse en mal de pièce rare, j'ai dû me rendre à l'évidence: l'énorme valise vide que j'avais emportée ne se remplirait pas de sitôt (c'est mon banquier qui va être content!).

Heureusement pour nous, la soirée s'annonçait sous de meilleurs auspices: un ka-ra-oc-ké, LE must tokyoïte, LA référence! Malh
eureusement pour nous le temps de rentrer (et de se planter de ligne de métro), de prendre une douche et de nous faire belles, les restaurants étaient tous fermés (sauf celui de la veille, sur lequel - et où - je ne reviendrai pas). Donc, de nouveau, j'ai fait ma grande courageuse et j'ai acheté des trucs inconnus (tout était écrit en hiéroglyphes). Dans mon malheur, j'ai eu de la chance: ces triangles d'algues contenaient du riz et du poisson. Du poisson!!! Pas du poulpe, pas de la crevette ni du crabe, mais du saumon! Sauvée. Et en dessert: petit gâteau fourré aux haricots rouges (comment ça: c'est pas un
dessert? ben si, là-bas on mange les haricots rouges sucrés. Pensez-y lors de votre prochain chili con carne).

L'arrivée au Geronimo's nous a tout de suite mises dans le bain. C
e petit bar australien où les records de shots sont affichés (comment peut-on aligner plus de 400 shots?!?!?), où les cravates de ces messieurs côtoient les soutien-gorge de ces demoiselles, accrochés tout autour du bar, était bondé. Et devinez qui avait investi les lieux..? Des occidentaux! Et des australiens, of course! J'ai fait ma petite joueuse en prenant un jus de cranberry, mais la suite des événements m'a donné raison. Parce qu'après...

Après c'était direction Fiesta (attention, pas Feria, parce que Feria c'était la veille), pour u
n karaocké de folaïe! Entourées d'expats sévèrement imbibés (et ça n'allait pas aller en s'arrangeant), nous avons pu pousser la chansonnette et nous mesurer à ces tokyoïtes d'adoption, dont certains devaient partir dans les jours qui suivaient (ceci expliquant le cela du taux d'alcoolémie général). Soirée mémorable s'il en est, arrosée de Malibu-pamplemousse, illuminée de perruques multicolores et parsemée de quelques beaux garçons émêchés. Tout ça pour dire que la réputation sulfureuse des expats à Tokyo n'est pas qu'une légende, bien au contraire.

Bilan de la première journée: shopping: 0; partyanimals: 17. Tokyo se profile comme une vill
e improbable, remplie de surprises, de lieux cachés. En effet, où ailleurs trouve-t-on des bars en étages, des karaockés planqués au milieu d'un immeuble d'une rue sombre? Tokyo est la ville du camouflage; même le fameux Velours se trouve dans une arrière-cour d'un quartier apparemment déserté à la nuit tombé. Note pour la suite: toujours visiter les cages d'escaliers et oser pousser les portes closes.
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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 13:24
Quelle destination autre que Tokyo une trendsetteuse pouvait-elle choisir pour se changer les idées et voir le monde, comprendre: faire un mega-break l'espace de quelques jours? C'est donc en moins de trois semaines que j'ai trouvé une complice, le billet pas cher (et oui, c'est encore possible) et l'hébergement chez un charmant américain qui, étant en vacances, nous a laissé ses clés et sa chambre. Direction Tokyo, ville dont la démesure fait à la fois peur et envie, melting pot culturel en ébullition permanente.

Premier contact avec la capitale nippone après pas moins de 20 heures de voyage. Tout était trop beau pour être vrai. Flashback: au départ de CDG, un abruti fini a laissé ses bagages devant MA porte d'embarquement. Temps de réaction de la sécurité + temps de réaction des passagers tous prêts à embarquer = retard au départ donc retard à l'arrivée pour notre correspondance à Zurich. Vous est-il déjà arrivé d'attendre, inconfortablement installé dans votre siège, que des passagers en corresopndance arrivent pour que votre avion décolle? A moi, oui, sauf que cette fois-ci l'avion de la Swissair au départ de Zurich pour Tokyo ne nous a pas attendu. Et pourtant nous avons atterri AVANT le départ du vol. Merci la Swissair. Donc vol pour Francfort (un peu plus d'une heure de battement), puis attente de plus de 5 heures avant de reprendre un vole pour Tokyo. Note: penser à un coup de gueule.

Retour sur l'arrivée. Dès la sortie de l'avion, c'est immersion totale: impossible de lire ce qui est écrit (bon, allez, je mens un peu, là, parce qu'il y a les sous-titres), et succession de messages incompréhensibles dans les hauts-parleurs. Le choix le plus simple s'avère le plus judicieux: suivre le mouvement des occidentaux. Passage de la douane, où je n'ai pas été capable de donner l'adresse exate où nous allions habiter, mais où j'ai brandi fièrement le google map en ma possession, récupération des bagaes et là... grand moment de solitude face au plan de métro. Peu importe: méthode Assimil en main, je me dirige avec aplomb vers le guichet rose pour achter mon sésame: le PASMO!

Deux heures plus tard, traînant nos valises sur le bitume tokyoïte, nous avons passé la porte de l'appartement. Ouf! Et histoire de nous immerger dans la culture japonaise, nous sommes immédiatement redescendues pour un petit dîner plein de surprises. Pas toujours bonnes, les surprises. Quand la majorité des restaurants de Tokyo mettent des "sculptures" de leurs plats en vitrine ou tout du moins des photos sur les menus, lesquels menus sont généralement écrits en japonais mais aussi en alphabet occidental, le choix de ma complice s'est porté sur LE restaurant de la rue où tout était écrit en hiéroglyphes (z'en faites pas: je sais bien que c'est chez les égyptiens - second degré, on dit) et pas l'ombre d'une photo à l'horizon. Pas froussarde, je sors ma méthode et demande un Udon. Pas de bol, z'en ont pas, mais du ra-men, si. Bon, Assimil m'explique que ce sont des nouilles fines dans un bouillon, je me lance.

J'aurais pas dû! Ca sent l'oeuf pourri. Normal: un oeuf bouilli flotte dans mes nouilles. Note pour plus tard: ne jamais prendre un plat avec de l'oeuf bouilli. Par respect (je m'adapte aux coutumes, et les japonais sont connus pour ça), je mange. Après 10 minutes de supplice à regarder le poulet frit de ma voisine, je m'habitue (ou comment perdre toute sensation au niveau du palais pour éradiquer le mauvais goût).

Mais pas le temps de s'apesantir sur cette expérience malheureuse: une folle nuit nous attendait déjà. Juste le temps de filer sous la douche et de sauter dans un taxi pour arriver au bar où nous attendaient des party boys tokyoïtes. Quelques verres pour commencer dans ce bar bien connu des expats (d'ailleurs, nos amis sont les seuls japonais du lieu), avant de passer par le Féria où de jeunes occidentaux (très jeunes et très occidentaux, mais je suis bien a Tokyo..?) se trémoussent alors qu'à cet étage il ne faut pas danser (sic!). Accessoirement, la pina colada est bonne, ce qui est un gage de qualité. Tellement bonne, en fait, que j'en reprends une, tien.

Pensant nous faire plaisir, et parce que la France est le comble de la hype au Japon, nos nouveaux amis, qui se sont multipliés entre-temps, nous emmènent au Velours, club, je vous le donne en mille... FRANCAIS!!! Mais je ne peux qu'aimer cet endroit grâce à son charmant videur qui a fait sa mauvaise tête car je n'avais pas ma carte d'indentité sur moi. Oh bah ça alors! me demander encore ma carte d'identité alors que j'ai... enfin, bref... Je lui ai fait une belle déclaration d'amour au monsieur! Le lieu est atypique, à mi-chemin entre une maison de passe et un fumoir. Je suis sidérée de voir qu'ici on fume en toute liberté. Mais on est loin de ce que Paris subissait avant le 1er janvier 2008. Je souffre en silence, et surtout loin de ces suicidaires au long cours.

Mon nouvel ami japonais a l'air d'avoir une idée derrière la tête qui ne correspond pas à mes envies du moment. Je lui annonce donc joyeusement que je suis toute excitée car mon amoureux et moi avons décidé de nous marier. Changement de cible, je n'ai pasq eu le temps de prévenir ma complice de voyage qui dit qu'elle est sans attaches. Ouch! Parfois un petit mensonge fairt des miracles...

3 heures du matin. Pour nous il n'est finalement que 19h. Raisonnables, nous décidons de nous soustraire au groupe au grand désespoir de notre ami qui avait visiblement décidé de consommer de la parisienne ce soir. La nuit ne fait pourtant que commencer. Tokyo ne dort jamais, et cette idée vient se loger dans ma pêtite tête bien fatiguée. Je réalise que les prochains jours ne seront pas de tout repos. Dieu de la hype, protège-moi de l'insomnie: j'aurai besoin de toutes mes forces pour ce marathon trendy.
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