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  • : Variations d'une trendsetteuse parisienne qui parle de la mode, des tendances, de l'actu, de ce qui fera ou ne fera pas les tendances de demain
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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 16:22

Pôle emploiRetour des galères de la trentenaire. Et aujourd’hui on parle de Pôle Emploi. Pôle Emploi, pour ceux qui ont la chance de ne pas connaître, c’est cet organisme qui regroupe tous les “services” pour les demandeurs d’emploi. Je m’explique : tu veux t’inscrire suite à un licenciement ? Tu vas chez Pôle Emploi. Tu veux demander à percevoir ton chômage ? Tu vas chez Pôle Emploi. Tu as besoin d’une carte de demandeur d’emploi ? Tu vas chez…

Bref, notre ami PE est là pour tout. Son objectif premier ? T’aider (humpf !) à retrouver du travail rapidement, éventuellement t’aider à monter ta boîte. Dans les faits, ce n’est pas si simple, bien au contraire…

Cas pratique : moi ! Alors voilà : après plus de deux ans de bons et loyaux services à une boîte qui a fait faillite, je me retrouve sans travail. Jusque-là, rien de bien extraordinaire. Sauf que, pendant tout ce temps, j’étais auto-entrepreneur. Ben oui : ça met du beurre dans les épinards. mais ça, PE s’en fout. Pour PE, tout ce qui compte c’est ton salaire. En revanche, quand tu vas t’inscrire, PE te demande si tu travailles. Et si tu es auto-entrepreneur, gare..!

Parce que, d’abord, on te demande des tonnes de justificatifs. Quitte à te renvoyer ton dossier d’inscription complet parce que la gentille dame qui t’a reçu a oublié de cocher des cases (si, si !) et de te demander des justificatifs supplémentaires. Note que dans le descriptif des pièces à apporter, ces papiers n’apparaissent pas, mais qu’en revanche on t’a dit que ceux dont tu avais apporté les copies n’étaient pas nécessaires. => PE fait marcher les petits commerces en te faisant faire des copies inutiles alors que, rappelle-toi, tu n’as plus de salaire.

Passons au cas auto-entrepreneur. Déjà, sache qu’une partie (non conséquente) de ce que tu gagnes en tant qu’auto-entrepreneur sera déduite de tes ASSEDIC. Et oui, même si tu étais déjà auto-entrepreneur en étant salarié. Donc au final, tu vas bosser plus pour gagner limite moins qu’avec ton chômage et faire baisser tes revenus totaux de plus de 50%. => PE t’indique que, finalement, tu ferais mieux de passer tes journées à regarder la télé plutôt que d’essayer de gagner un peu de sous.

Maintenant, les démarches. Tu prends rdv, tu te pointes à l’heure, tu discutes avec la dame qui te regarde avec de gros yeux quand tu lui annonces le salaire que tu demandes, et en même temps tu lui dis que tu t’en fous parce que tu veux monter ta boîte. Là, regard effaré de la dame : monter une boîte ?!?!? “Euh, faut que j’aille demander à ma collègue parce que moi je sais pas”. => PE : ton conseiller pour l’avenir.

Tu finis par rentrer chez toi avec l’assurance qu’on t’enverra les papiers à ton domicile (ben oui, l’imprimante ne fonctionne pas). Une semaine après, alors que tu attends ta jolie carte qui te permettra (c’est déjà ça) d’avoir des réductions pour les musées, tu reçois ton dossier avec un formulaire à remplir où rien n’est rempli : as-tu gagné des sous durant le mois de … ou durant le trimestre allant de … à … ? Bonne question. Pourriez-vous préciser ? => PE ou comment gagner du temps avant de te donner un coup de pouce.

Au final : tu perds le temps que tu pourrais passer à gagner ta vie dans des démarches inutiles puisque, finalement, il va te rester trois kopecks étant donné que tu essaies de gagner un peu ta vie. Pendant ce temps-là, des mecs et des nanas se tournent les pouces en touchant leurs allocs. Et tu sais quoi ? Au final, ils gagnent plus que toi !

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 15:37
(Ca faisait longtemps que je n’avais rien publié ici. Il est donc temps de revenir sur “Les galères d’une trentenaire”…)
 
Je me suis réveillée un jour sans boulot, sans RMI et avec un loyer. Pas le réveil le plus folichon de ma vie! Mais comme je suis une fille sympa et que j'avais rencontré des gens tout aussi sympas lors de mon passage par la mode, on m'a vite proposé de m'occuper des relations presse d'une marque de prêt-à-porter suisse (ne riez pas, ça existe !). Comme on ne me proposait que des jobs au SMIC mais "avec intéressement dès qu'on sera lancé", j'ai décidé de tenter ma chance en montant mon agence de communication avec un premier client basé en Suisse. Grossière erreur, mais je vous raconterai ça un autre jour.

Ma-boiteCe qui est encourageant en France quand on n'a pas de travail et qu'on décide de se lancer en créant son entreprise, c'est qu'on a droit à une exonération de charges durant toute une année ! Evidemment, ça rassure, quand on sait que ce sont les charges qui plombent les petites entreprises. J'ai donc embarqué ma mère dans l'aventure, pensant qu'elle pourrait également y trouver son compte vu qu'elle aussi était "demandeur d'emploi".

Mais ce que ne nous disent pas  les majestueux panneaux prônant la création d'entreprise, ce sont les heures de paperasse à remplir, les déplacements incessants, les appels à droite et à gauche pour expliquer qu'on a droit à une exonération des charges, et surtout les 25 envois du même papier qui n'arrive jamais, sauf quand on l'expédie en recommandé avec accusé de réception (comme par hasard).

C'est ainsi que ma petite entreprise est née, après moult visites à la Direction Départementale du Travail, précédées de quelques heures passées avec un comptable, seul apte à m'aider à remplir le dossier ACCRE et ses douze mille pages de prévisionnel et autres extrapolations sur une activité qui n'avait  pas encore démarré.

Une petite boîte avec plein d'idées à l'intérieur et une sacrée dose d'optimisme (il en faut) était née. Mais voilà : ce n'est pas le tout de monter sa boîte (même si c'est déjà un exploit en soi), encore faut-il la faire vivre. A priori, avec un contrat juteux, pas besoin de trop se prendre la tête. Sauf quand... ledit contrat est passé avec une entreprise étrangère et que l’Etat, qui sait vous réclamer de l’argent, ne sait pas vous filer un coup de main... Mais je vous raconterai ça une prochaine fois...
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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 19:09
Quand on n'a pas tout-à-fait 30 ans et qu'on vit encore chez sa mère, on se pose des questions sur son avenir, en évitant soigneusement le pétage de plomb imminent à chaque petite réflexion sur l'état de rangement de sa chambre ou l'heure à laquelle on s'est couchée, voire levée. La problématique est simple: il faut trouver un boulot, et vite, pour prendre enfin son indépendance.

Working-in-fashion
Alors quand une trendsetteuse de 28 ans dans cete situation se voit proposer un job dans un showroom, elle voit enfin le bout du tunnel et saute à pieds joints... sans savoir où elle les met, ses pieds...

Un showroom, c'est comme un grand magasin plein de fringues, avec des "bureaux" à la place des caisses. Chacun se pose sur une table, avec son petit ordinateur (qui rame, si possible), pour contacter les clients, prendre rendez-vous et tenter de faire du chiffre. Et ici les soldes c'est toute l'année puisque les fringues en stock sont au prix de gros. A première vue, le bonheur, le job rêvé, le chemin merveilleux vers une nouvelle vie!

A première vue...

Parce que la descente est brusque et rapide. On se retrouve rapidement below zero, avec larmes chaque soir en rentrant épuisée d'une succursale de l'enfer où le temps file à la vitesse d'un escargot qui se serait cassé une patte (enfin... si toutefois les escargots avaient des pattes).

Sur le papier: attachée commerciale et communication. Traduciton de l'emploeur sournois: ton temps sera passé pour la communication à 80%, pour monter le bureau de presse, le reste ce sera de la relance client, sauf évidemment en période de ventes où ça s'inversera. Ok. Créer un bureau de presse quand on est orientée communication, et au sein d'un showroom réputé, ça ressemble fort à un idéal professionnel enfin accessible.

Malheur à celle qui croit aux paroles doucereuses de l'employeur! Elle se retrouve rapidement en période de ventes, avec horaires à rallonge, week-ends au showroom et pause déjeuner à 17h sur un coin de table parce qu'il faut y retourner. A ce rythme, c'est une boîte de Kinder au quotidien ou meurtre des boss. J'ai pris l'option Kinder et... 4 kilos durement perdus l'année précédente!

Bilan de ces quelques mois dans la mode: les fameux 4 kilos en plus, des cernes comme jamais, le moral  en berne, et l'impression de m'être gentiment faite avoir dans les grandes largeurs: les week-ends travaillés ne sont pas payés ("c'est compris dans ta prime sur objectif" - sic: on a bien dit "sur objectif, pas sur travail supplémentaire), ni les heures sup (les quoi?!?), et je devrais presque les remercier tellement j'ai de la chance d'être là alors qua tant d'autres rêvent d'être à ma place, même si j'ai explosé mon objectif et qu'on me prolonge ma période d'essai alors que légalement je suis passée en CDI (mais ça c'est une grande histoire d'ont je vous parlerai plus tard) et le sentiment de n'être pas à la hauteur de ploucs qui m'ont reproché d'être habillée trop... (classe) enfin pas assez... (streetwear) Peut-être qu'ils voulaient dire  "pas en jean tellement crade qu'il tient tout seul comme les leurs"?

 
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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 23:15
S'il est une chose qu'on ne peut pas me reprocher, c'est bien de ne jamais avoir travaillé. Alors, quand je me suis retrouvée sans chômage et sans salaire, j'ai décidé (pas de gaîté de coeur, mais bon... il faut parfois se résoudre à faire profil bas) de faire une demande d'aide. Et là, surprise: le RMI, je n'y avais pas droit!

CAF-RMI-RSA.png
Résumons: le RMI, c'est le Revenu Minimum d'Insertion. Jusque-là, tout le monde suit. Il est accordé aux personnes à (très) faible revenu, histoire de les aider à ne pas se retrouver à la rue. Le RMI, on y cotise tous quand on est salarié, ça fait partie de ces charges qu'on voit disparaître tous les mois dans des lignes obscures de sa fiche de paie.

Donc moi, ingénue parmi les ingénues, ayant terminé un CDD qui faisait suite à une période de chômage, me retrouvant avec 0,00 euros de rentrées mensuelles, j'ai pointé le bout de mon museau aux services sociaux pour fair ma demande. Et là on me demande de justfier de ma situation. Pas bêcheuse, j'explique que je gagne zéro euro et zéro centime et qu'une petite aide passagère me ferait le plus grand bien a vu de mon loyer qui excède légèrement le montant de mes revenus.

Sauf que... les justificatifs demandés le sont pour la période des trois derniers mois. Mois où j'avais travaillé gentiment pour un employeur qui avait une somme définie à me verser, comme je le souhaitais. Compendre: soit je prenais le tout et rien n'était déclaré, soit il me déclarait mais je perdais les charges. Petite ingénue étant honnête, elle a choisi la seconde solution pour s'en mordre les doigts fissa: les trois mois déclarés lui ont interdit le RMI! "Vous avez gagné trop d'argent, Mademoiselle, revenez dans trois mois".

Et comment je paie mon loyer, moi pendant ce temps? Visiblement, ce n'était pas leur problème. A mi de survivre avec rien pendant trois mois pour pouvoir aller mendier mon RMI ensuite. Joli système. La prochaine fois, j'empocherai le tout sans rien déclarer...
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 00:00
Il paraît que, quand on atteint la trentaine, on a déjà posé les fondations d'une vie socio-professionnelle équilibrée, avec famille nombreuse et bon job à la clé. Mais quelques irréductibles en sont encore à bafouiller leur vie, luttant contre les a priori d'une société qui voudrait que tous entrent dans la norme (quand on voudra bien me dire quelle est la norme...) sans moufter. Ces irréductibles, j'en fais partie. Cette trentenaire à la fois sûre d'elle et paumée, c'est moi. La trendsetteuse a grandi, et ce n'est pas que pour le meilleur..!
diplome
Par où commencer? Peut-être par cette enfant à qui toutes les chances ont été données: une famille soudée, des parents présents et aimants, une éducation sans reproche, une scolarité dans uen école où non seulement elle a appris à lire et compter en français, mais aussi en anglais, en italien et en espagnol, une aisance notoire pour ses études l'ayant menée à deux DEA avec mention. Non, sincèrement, sur le papier, rien ne me prédestinait à me retrouver à 30 ans révolus à me battre avec l'admnistration française et son système obsolète.

Résumons la situation: depuis presque trois ans, ma vie est un grand flou artistique, une succession de bidouillages pour garder la tête hors de l'eau et tenter d'avancer pour faire comme les adultes, les vrais, ceux qui ont su se créer une vie solide et fructifiante. Et encore, trois ans.... Alors je me suis dit que, quitte à galérer, autant en faire profiter les autres, parce que franchement, si ce n'était pas aussi grave, c'en serait presque drôle! Welcome to my world!
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 23:28
Quand on n'a pas tout-à-fait 30 ans et qu'on vit encore chez sa mère, on se pose des questions sur son avenir, en évitant soigneusement le pétage de plomb imminent à chaque petite réflexion sur l'état de rangement de sa chambre ou l'heure à laquelle on s'est couchée, voire levée. La problématique est simple: il faut trouver un boulot, et vite, pour prendre enfin son indépendance.

Working-in-fashion
Alors quand une trendsetteuse de 28 ans dans cete situation se voit proposer un job dans un showroom, elle voit enfin le bout du tunnel et saute à pieds joints... sans savoir où elle les met, ses pieds...

Un showroom, c'est comme un grand magasin plein de fringues, avec des "bureaux" à la place des caisses. Chacun se pose sur une table, avec son petit ordinateur (qui rame, si possible), pour contacter les clients, prendre rendez-vous et tenter de faire du chiffre. Et ici les soldes c'est toute l'année puisque les fringues en stock sont au prix de gros. A première vue, le bonheur, le job rêvé, le chemin merveilleux vers une nouvelle vie!

A première vue...

Parce que la descente est brusque et rapide. On se retrouve rapidement below zero, avec larmes chaque soir en rentrant épuisée d'une succursale de l'enfer où le temps file à la vitesse d'un escargot qui se serait cassé une patte (enfin... si toutefois les escargots avaient des pattes).

Sur le papier: attachée commerciale et communication. Traduciton de l'emploeur sournois: ton temps sera passé pour la communication à 80%, pour monter le bureau de presse, le reste ce sera de la relance client, sauf évidemment en période de ventes où ça s'inversera. Ok. Créer un bureau de presse quand on est orientée communication, et au sein d'un showroom réputé, ça ressemble fort à un idéal professionnel enfin accessible.

Malheur à celle qui croit aux paroles doucereuses de l'employeur! Elle se retrouve rapidement en période de ventes, avec horaires à rallonge, week-ends au showroom et pause déjeuner à 17h sur un coin de table parce qu'il faut y retourner. A ce rythme, c'est une boîte de Kinder au quotidien ou meurtre des boss. J'ai pris l'option Kinder et... 4 kilos durement perdus l'année précédente!

Bilan de ces quelques mois dans la mode: les fameux 4 kilos en plus, des cernes comme jamais, le moral  en berne, et l'impression de m'être gentiment faite avoir dans les grandes largeurs: les week-ends travaillés ne sont pas payés ("c'est compris dans ta prime sur objectif" - sic: on a bien dit "sur objectif, pas sur travail supplémentaire), ni les heures sup (les quoi?!?), et je devrais presque les remercier tellement j'ai de la chance d'être là alors qua tant d'autres rêvent d'être à ma place, même si j'ai explosé mon objectif et qu'on me prolonge ma période d'essai alors que légalement je suis passée en CDI (mais ça c'est une grande histoire d'ont je vous parlerai plus tard) et le sentiment de n'être pas à la hauteur de ploucs qui m'ont reproché d'être habillée trop... (classe) enfin pas assez... (streetwear) Peut-être qu'ils voulaient dire  "pas en jean tellement crade qu'il tient tout seul comme les leurs"?

 
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