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  • : Variations d'une trendsetteuse parisienne qui parle de la mode, des tendances, de l'actu, de ce qui fera ou ne fera pas les tendances de demain
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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 11:04

Maje zèbreLongtemps, vous avez pensé que l’imprimé panthère était réservé aux “dames” de la rue Saint-Denis. Puis, Kate Moss s’y est mise, et on a toutes voulu notre manteau de poule. Dont acte : toutes les marques, de la plus chère à la plus basique (oui, on peut être stylée sans claquer un SMIC) nous ont sorti des modèles aussi variés que, pour certains, farfelus.

Les saisons se suivent et se ressemblent finalement beaucoup en mode. Et l’imprimé animal, plutôt que de lasser, s’est imposé comme une tendance lourde, de celles qui ne vous lâchent pas. Et c’est tant mieux puisqu’on peut se rassurer en se disant qu’on n’a pas investi pour rien dans ce manteau qui a dû entraîner une recrudescence de chasse à la panthère - en peluche.

Alors comment fait-on, en 2013, pour sortir du lot ? Parce que si la panthère était osée il n’y a pas si longtemps, elle est aujourd’hui en passe de devenir aussi banale qu’un 501 à la belle époque. Les marques l’ont compris et nous inondent d’alternatives de choix : du dalmatien, du zèbre, du tigre… Il n’y a que l’embarras du choix pour se concocter un bestiaire fashion.

Et le coup de cœur de cette saison, c’est chez Maje qu’on le trouve (enfin, pour le moment, allez donc savoir ce que nous réservent les autres marques). Ici, point de tête de tigre imprimée (on a eu beau nous seriner que c’était soooo hype, je ne cautionne pas, sauf, peut-être, ce chouette t-shirt pour hommes déniché chez Abercrombie dont le coton tout doux est un pur bonheur), mais du zèbre. Oui, ma bonne dame : troquez votre panthère contre du zèbre, tellement plus tendance.

NB : notez aussi la touche python - indispensable - sur les baskets…

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 10:20

Poussette à courses le frigo est videFaire les courses - j’ai bien dit les courses, pas du shopping - est une activité inévitable qui nous place parfois dans des positions plutôt folklo : jongler entre les boîtes de thon, le bidon de lessive et les oranges qu’on essaie de garder en main sans finir en bowling au rayon fruits et légumes est un défi bien connu des femmes d’aujourd’hui. Si en plus il faut tenir les enfants…

Poussette à courses I'm so chicBref, nos grands-mères avaient trouvé la solution : la poussette à courses. Mais oui, ce petit charriot pas glam’ pour un sou, généralement doté d’un imprimé aussi funky qu’une épilation du maillot. Ouch ! Aucune fashionista ne pouvait s’y soustraire et toutes préféraient apprendre le cirque (on ne sait jamais, ça peut toujours servir lors d’une reconversion professionnelle).

Mais voilà : plus on vieillit - oui, le mot est lâché ! -, moins on a envie de s’encombrer et de risquer la valse imposée entre yaourts et packs de flotte. Alors oui,j on regarde la grand-mère d’un autre œil  et tout à coup sa poussette à courses nous semble presque attirante. Presque, mais pas tout à fait : le standing, ma bonne dame, le standing, nous l’interdit. Imaginez plutôt que Robert Downey Jr. passe par là et vous voit en train de vous balader avec votre charriot imprimé tartan… C’est vous, qui aurez l’air tarte !

Mais comme souvent, des petits malins réfléchissent aux moyens de rendre notre vie plus facile ET plus belle. Oui, des designers bien-pensants qui prennent au sérieux les problèmes existentiels des filles d’aujourd’hui. Ainsi est née la poussette à courses hautement désirable. Pseudo-chic ou décalée, à message, rayures bayadères ou arborant un smiley, elle dédramatise les courses en nous donnant - cerise sur le gâteau - un air complètement affranchi des réalités de la vie. Le supermarché, nouveau lieu de revendication de style !

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 12:35

Mercredi 16 janvier : une semaine que les soldes ont démarré et pourtant toujours autant de monde dans les boutiques. A croire que les parisiennes se sont serré la ceinture durant toute la saison en attendant le moment béni pour elles d’aller farfouiller dans les boutiques à la recherche de la perle rare, celle qui va leur permettre de se dire “oh, comme elle est belle, ma nouvelle garde-robe ! Et puis, t’as vu comme j’ai économisé !!!”. Oui, les soldes ont cela de magique qu’ils permettent de gagner de l’argent en en dépensant, ou tout du moins de vous le faire croire, et c’est tout ce qu’on leur demande.

Les soldes, c’est l’excuse parfaite pour dilapider les jolis billets reçus au nouvel an. Somme toute, c’est un peu comme les ventes presse : on ne peut pas passer à côté et il en ressort toujours quelque chose de bon - plus ou moins, cela dit.

Donc craquage massif en cette soirée à Mango Opéra qui, à près de 20h, est toujours blindé (comme le Zara voisin, pas de jaloux). Des robes, des chemisiers, des paillettes, des talons en veux-tu en voilà, tous avec un magnifique prix barré de rouge indiquant que, mais oui, c’est une bonne affaire, peut-être même celle du siècle (sic !).

Evidemment, malgré un shopping intense outre-Atlantique (la West Coast a cela de magique - tiens, elle aussi - que le soleil vous pousse à investir dans du pull léger, du t-shirt déstructuré et des maillots de bain alors qu’il fait -7°C à Paris - si, c’est l’iPhone qui le dit ce matin), je n’ai pas pu résister à l’appel des sirènes de la mode discount.

Revue d’investissement réfléchi à moyen terme (la saison prochaine, ce sera encore d’actu):

La fourrure (ok, là c’est pas Mango, c’est ma botte secrète). Parce qu’elle tient chaud et qu’avec le t-shirt déstructuré (cf. ci-dessus), il vaut mieux s’équiper sévère pour ne pas friser la pneumonie carabinée option crève professionnellement handicapante (c’est qu’il faut travailler pour préparer la prochaine saison de soldes - c’est un cercle vicieux). Le must ? Le gilet qui tient chaud au dos et au cou (parce qu’on l’a choisi avec un large col qui dépasse de celui du manteau et tient bien chaud). Conseil du jour (que je suis sympa) : vérifier qu’il y a bien des poches, parce que beaucoup n’en ont pas et que ce serait dommage de se priver, non ? Conseil du jour (le retour) : ne pas faire comme moi et opter pour un coloris foncé. Parce que le lapin et le renard, qui font copain-copain pour l’occasion, perdent leurs poils (on pourrait presque penser qu’il y a concours) et que ça fait un peu “j’ai des poils partout et ce ne sont même pas les miens…”

NB : oui, la fourrure c’est mal, et je lance un appel à toutes ces marques qui rivalisent d’ingéniosité pour nous inventer des matières toujours plus techniques : vous ne pourriez pas nous faire - enfin - de la fausse fourrure toute douce et bien chaude à prix abordable (traduction : pas trois fois plus cher que la vraie) ? Merci d’avance…

Top Mango lamé orLe t-shirt qui ne ressemble pas à un t-shirt. Explication : oui, c’est un t-shirt avec des manches, un col, un avant et un arrière, bref, un t-shirt. Mais pas un simple t-shirt. Non, celui-là, on n’ira pas faire du sport avec par exemple. Il est lâche, avec un col large (le col rond ras du cou, c’est pour les hommes qui ne veulent pas montrer leurs poils) et une matière fluide. Si en plus il brille, c’est encore mieux. D’ailleurs, le t-shirt, de nos jours, ne s’appelle plus t-shirt, mais top, rapport au fait qu’un t-shirt ça fait un peu ado attardé qui ne sait pas encore comment s’habiller. J’en profite pour lancer un défi : trouver un seul autre article avec autant d’occurrences du mot “t-shirt”.

NB: oui, un top lamé ça se porte après le 31 décembre.

PRBM MangoLa petite robe bleu marine. Ah mais oui, parce que “le bleu marine c’est le nouveau noir”. Alors bien entendu, on doit avoir une PRBM comme on a une PRN (les filles comprendront). Et parce que les fêtes n’ont eu aucun - mais alors aucun - effet sur notre ligne, on la choisit près du corps, décolleté ET brillante. Histoire de ne pas passer inaperçue lors de la prochaine raclette-party.

NB : on ose même les rayures horizontales, tellement, mais alors tellement, la bûche n’a eu aucun effet secondaire indésirable sur nous !

Vous n’avez pas encore vidé votre compte en banque ? Pas d’inquiétude : les soldes c’est jusqu’au 12 février et il y a du stock. Alors, à vos cartes de crédit. Prêtes ? Partez !

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 17:48

Jupe bleu marine LacosteUne jupe bleu marine, mon père m’en avait offert une quand j’avais 10 ans. Elle était plissée. Elle était classique. Elle faisait très sage. Ca m’avait vacciné et jamais, depuis, je n’avais remis les fesses dans une jupe bleu marine. En plus, quelle fille saine d’esprit se la joue écolière passés 20 ans ?

Et puis mon regard l’a croisée. J’étais chez Lacoste pour m’offrir ce beau legging repéré dans les pages des magazines. Vous savez, celui qui n’existe pas… Pendant que les vendeurs se renseignaient, je me suis baladée dans les rayons - oui, c’est ce que font les filles dans les boutiques : on n’attend pas sagement à la caisse que le vendeur ait trouvé l’info - et je l’ai vue.

Une petite jupe patineuse, à l’air franchement sorti d’un manga pour japonais lubrique. Tout à fait l’inverse de l’esprit Lacoste, mais que voulez-vous : chacun ses références, et les miennes ne sont visiblement pas les mêmes que celles de du styliste maison. La peur de finir dans la peau de Sailor Moon ne m’arrêtant pas, je suis repartie sans legging, mais avec une jupe bleu marine.

Ca, c’était pour la petite histoire. Passons maintenant aux choses sérieuses : comment porter la jupe bleu marine sans tomber dans l’effet grenouille de bénitier ou le syndrome socquettes blanches / culotte apparente (oui, ça c’est la culture manga qui ressort, travers personnel) ?

Premier commandement : on oublie les ballerines plates. Parce que l’équation jupe bleu marine + ballerines plates (ou mocassins, c’est même pire) = je sors de la messe et je n’assume pas de porter une jupe au-dessus du genou avec des talons de peur de sombrer dans la décadence (court, c’est déjà beaucoup pour moi !). On choisit donc de jolies chaussures à talon, voire des bottes.

Second commandement : on joue la carte du duo bleu et blanc mais on oublie la chemise. On opte plutôt pour un pull échancré sur les épaules que  décolleté (rapport à la longueur de la jupe) ou alors un top un peu tendance. Attention : pas de blouse ou de polo (même s’ils aiment ça, chez Lacoste), ça ferait cucul la praline (il fallait bien que je la sorte un jour, celle-là) !

Troisième commandement : on accessoirise. Un chouette sautoir, une bague voyante… On met le paquet sur ces petits détails qui vont changer le look un peu soft. La jupe bleu marine, il faut la déranger pour qu’elle prenne tout son sens mode.

Au final, on plaira aux modeuses, qui trouveront le décalage original, et à belle-maman, qui verra en nous la bru idéale. Bon, après, elle n’a pas besoin de savoir qu’à la maison vous faites péter le porte-jarretelles..!

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 12:42

Pendant des années, on ne pouvait concevoir d’associer le bleu marine et le noir. Hérésie fashion, le duo maudit trahissait une ignorance mode totale, un mauvais goût notoire, un “à côté de la plaque” à ne surtout pas copier. Les goûts et les couleurs changent… Et cette année, non seulement le couple marine/ noir a gagné en crédibilité, mais il s’est carrément imposé comme le grand champion de nos vestiaires.

On le trouve partout : jupes, robes, leggings et chaussures l’ont adopté à l’unisson et les créateurs n’arrêtent plus de jouer la carte du duo à la pointe de la tendance. Plus de restriction : on porte ce top noir avec un jean brut, on craque pour la robe bicolore, on ne laisse plus son sac marine au placard jusqu’à l’été, mais on cherche justement l’association à tout bout de champ.

Petite sélection :

La jupe The Kooples (oui, encore elle) :
Jupe bicolore The Kooples

Le legging Lacoste :
Legging Lacoste

 

 

 

(bon, ok, ce n’est pas tout à fait du bleu marine, mais quand même…)

La robe Maje :
Robe bleue et noire Maje

Le sac bowling Zara :
Sac bowling Zara

Veste bi-matière Zapa :
Veste bi-matière Zapa

Les escarpins Stuart Weitzman :Escarpins Stuart Weitzman marine et noir

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 11:07

Il y a des saisons pour tout : pour la robe col Claudine (sic !), pour le slim en cuir, pour la robe pull… Cette saison, c’est la jupe qui l’emporte. La jupe en version courte, la jupe en version classe, la jupe en version bicolore ou bi-matière, la jupe patineuse… Pour le travail ou pour sortir, les femmes de l’hiver 2012-2013 vont montrer leurs gambettes et faire tourner les têtes. Ce sont les hommes qui vont aimer !

Pour ne vous planter, suivez le guide :

Jupe bicolore The Kooples1. on choisit une jupe classe : pas la mini-mini piquée à sa sœur de 14 ans (fonctionne aussi avec la petit cousine, voire une fille ado). Courte, mais pas version ceinture. Le modèle qui claque ? Cette petite jupe The Kooples (oui, ça y est, j’ai craqué et investi dans une pièce de cette marque a priori dédiée aux tailles 36 et moins). Bicolore, bleu marine et noire, elle se fait sport avec un pull lâche, plus élégante avec un petit haut moulant. Le bon achat à ne pas louper.

Jupe patchwork Maje2. on aime le patchwork : exit le lisse, l’over-simple, le plat. Cette année, on mise sur le patchwork et les pièces design. Chez Maje, la petite jupe grise est même déclinée en robe pour celles qui veulent se lancer. Du gris, du noir, des matières différentes. Elle a tout pour plaire !

 

Jupe bi-matière The Kooples3. on donne dans le technique : retour vers The Kooples (c’est bien la première fois que je suis convaincue par leur collection). La jupe d’inspiration patineuse mais pas trop (on a quand même - un peu - passé l’âge), porte-feuille mais pas vraiment, avec du néoprène dedans (qui a découpé ma combi de plongée ???) se place en tête des coups de cœur.

Evidemment, les jolies jupe sont légion et Zara, Mango et Topshop en proposent de très sympas à des prix tout à fait abordables (attention : chez Topshop, la petite jupe patineuse gansée cuir n’est pas loin de la rupture de stock). Il ne reste plus qu’à trouver les chaussures qui sublimeront la silhouette…

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 17:28

Ah, le cashmere, le pull dans lequel on aime se lover l’hiver, celui qu’on enfile dès qu’il fait gris et que l’humidité nous menace… Oui, le cashmere, c’est le pull qu’on aime avoir en noir, en bleu, en gris ou alors en couleurs flashy pour réveiller les journées moroses. Mais voilà : le cashmere a un prix, et pas n’importe lequel. On aura beau regarder ce magnifique Bompard en attendant les soldes, il ne sera jamais bon marché.

Mais alors quoi ? on vide notre compte en se disant que c’est pour la bonne cause ? C’est une option. Une autre serait de filer chez Monoprix. Pourquoi ?Parce que même s’ils ne sont pas aussi stylés que des Zadig & Voltaire, les cashmere Autre Ton sont jolis, avec un chouette col V comme on aime, qu’il y a aussi des cardigans et que… que… qu’ils sont à 69 euros jusqu’au 14 octobre. Alors oui, on file chez Monoprix et on craque pour du classique ou du vitaminé.

IMG_0874

Le rouge pulse sévère, le rose n’est pas tendre du tout et le marron glacé vous fera craquer… Mais il y a aussi du noir, du gris, du bleu marine, de l’écru, du bleu ciel, du beige, de l’orange ou encore du… jaune. Vous me direz : chacun ses goûts…

Et la bonne nouvelle, si vous n’en trouvez plus dans votre Monop’, c’est qu’il y en a sur le site !

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 13:38

Le short… C’est un peu le pendant city du maillot de bain. Le truc qu’on voudrait porter mais qu’on n’ose pas, because les kilos en trop, la cellulite, les jambes blanches… Sauf que cette année toutes les rédactrices de mode se sont passé le mot, complices avec des créateurs à tendance misogyne, pour nous convaincre que c’est LA pièce qu’il faut avoir dans son vestiaire été 2012. Soit…

On porte donc le short en ville. Un short qu’on ne porterait pas à la plage, soit dit en passant, pour éviter l’écueil trop souvent vu sur les adolescentes du short en jean effiloché avec un bout de fesse qui dépasse. Celui-là, merci de le garder pour la plage, ici o n’en veut pas. Bon, ok, je suis rassurée. Mais un short reste un short, qu’il soit de ville ou de plage, et franchir le pas à Paris, il faut oser.

Combishort MajeOui, parce que même s’il n’est pas ultra-court, le short a quand même l’inconvénient (quand il ne ressemble pas à une jupe-culotte – et on parle bien ici de short et non de jupe-culotte) de dévoiler une bonne partie de la cuisse, zone à haut potentiel problématique. Et même quand on en trouve un pas si court que ça, que de face il vous donne l’impression d’être une bombe, attention les yeux, le côté pile est généralement annonciateur d’un retour sur terre en mode accéléré.

Tout à coup le short n’apparaît plus comme une option envisageable, mais plutôt comme la tenue à fuir à toutes jambes, des fois qu’on essaierait de nous en coller un sur le fessier de force. Ou alors il faut penser sérieusement à changer les éclairages des boutiques, en espérant que la lumière du jour ne fait pas le même effet…

C’est dommage : elle était bien jolie cette petite combi-short Maje… (notez que ce n’est pas celle sur laquelle j’ai craqué, mais je n’ai pas trouvé de photo de la coupable : une petite combi-short très soirée, avec des zip aux épaules)

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 17:19

Paris sous la pluieDepuis le temps que ça dure, on devrait avoir fini par s’y habituer : il pleut. Comme hier, comme avant-hier, comme demain et après-demain aussi. Hier, on m’annonçait que Météo France prévoyait ça pour rien de moins que les douze prochains jours. 12 !!! Alors, les nappes phréatiques asséchées, c’est bien gentil, mais va falloir penser à pas trop abuser non plus. Depuis début avril où on a péniblement eu droit à 10 pauvres jours de soleil, one ne va pas me la faire : elle se sont bien renflouées, les nappes phréatiques. Limite elles déborderaient que ça ne m’étonnerait pas, tiens !

Toujours est-il que la parisienne ne sait plus où donner de la tête (et de la jupe / robe / tenue d’été qui, de toute façon, restent dans le placard). Chaque matin, c’est pareil : on espère que Miss Météo (quelle que soit la chaîne) se sera plantée dans les grandes largeurs et que le soleil sera au rendez-vous. Ne rêvez pas : il n’y a pas plus mauvais rencard. Frivole, il  fait de l’inconstance un mode de vie et ne se pointera jamais quand on a envie de le voir (c’est bien un mec !).

Nous voilà donc réduites, pauvres fashionizers que la mode n’a pas dressées à s’habiller en October-style au mois de juin, à hésiter des heures devant notre placard, incapables de savoir quoi mettre. Des minutes, que dis-je, des heures de perdues à se lamenter à base de “j’ai rien à me mettre”. Et pour cause : les sandales survivent mal au climat breton, surtout à Paname (surtout si ce ne sont pas des méduses).

Pour palier au trop-plein d’humidité, voici le B.A.-BA, ou comment survivre en milieu aquatique parisien :

  1. La jupe courte tu oublieras : c’est le printemps, la semaine prochaine l’été fera son apparition, mais ne te leurre pas, les saisons ne veulent plus rien dire, Ginette, alors enfile un jean, c’est plus secure. Et pour tuer la polémique dans l’œuf : non, on ne porte pas de collants en juin !
  2. Le jupon au fond du placard tu laisseras : c’est joli, un jupon, ça tiendrait presque chaud en cas de grand coup de vent, oui, mais ça traîne par terre, aussi, et quand ça passe par une flaque, ça donne vite l’impression que tu sors d’une poubelle.
  3. Converse Japan Limited edition June 2010Tongs et sandales tu regarderas mais ne mettras pas : à moins d’avoir envie de glisser dedans à chaque pas, et de pouvoir dire au sens propre '”je nage dedans” because elles seront pleines d’eau, tu leurs préfèreras une bonne paire de Converse. Ca va avec tout, les Converse, et ça a le mérite d’être étanche (qualité non négligeable par le temps qui court). Après, tu peux aussi te faire rapporter des éditions limitées du Japon (cf. photo)…
  4. Dans ton sac le chapeau de pluie du planqueras : parce qu’un parapluie, une fois sur deux, tu l’oublies. Au café, au restau, dans une boutique (quoique, avec ce temps, le shopping n’est pas ta priorité), dans le métro… Alors que ton chapeau de pluie, il sera toujours là, prêt à être dégainé à la moindre averse (et Dieu sait qu’il y en aura). Bon, j’avoue : pour écouter ta musique, ça implique de lâcher ton casque pour revenir aux écouteurs avec son pourrave.
  5. Bon, maintenant que tu as la panoplie, tu n’as plus qu’à te diriger dans des endroits au sec. Au choix : salle de ciné (ça tombe bien, c’est bientôt sa fête – au cinéma), théâtre (tu pourras faire semblant de te cultiver), musée (idem), bar à cocktails (ça réchauffe), boîte de nuit (ça aussi).

Avec un peu de bol, le temps d’assimiler tout ça, le soleil sera revenu et on pourra recommencer à parler tongs et crème solaire.

Photo de la Tour Eiffel : Christophe Jacrot

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 12:03

KilimCe matin, sur le chemin du bureau, j’ai croisé une fille enroulée dans un tapis. Ce n’était pas une SDF. Non, c’était une fille qui pensait être à la mode. Elle avait choisi d’opter pour un look qui se voulait un brin hippie tendance ethnique et avait vraisemblablement piqué le tapis de sa grand-mère pour s’en faire un poncho. Bonne idée, le poncho. Moi-même, j’en ai deux que je ressors à toute bonne occasion. Mais voilà : le poncho se doit d’être un vrai poncho au risque de passer pour une hurluberlu et de rater son effet.

A vrai dire, je remarque qu’en ce moment (serait-ce l’un des effets secondaires nocifs d’une météo toute chamboulée..?) les filles ont une propension certaine à l’innovation incontrôlée dans leur façon de s’habiller. Non que l’innovation soit une mauvaise chose en soi, bien au contraire. En revanche, elle n’est pas toujours pour le bien de tous, surtout pas pour celui de mes yeux qui ont mal devant tant d’hérésie fashion.

A toutes celles qui auraient envie de se concocter un style développement durable, sachez que le kilim est exclusivement réservé au parquet de mamie Gertrude et que toute utilisation fashion sera impitoyablement sanctionnée par la police du style (inutile de vous dire que la criminelle de ce matin a eu une chance d’enfer que je n’aie pas eu mon appareil photo à portée de main). Oui à la singularité, au style personnel, voire très personnel (quoique, faut pas exabuser non plus), non au jeté de vieilleries sur le dos pour “faire genre”.

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