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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 19:59

Et si j’écrivais un article pour faire exploser le nombre de visites sur mon blog ? Comment devrais-je m’y prendre pour drainer du trafic sur un blog de fille qui ne s’adresse pas qu’aux filles, un blog pour geeks qui parle de mode et de sorties (non, ce n’est pas compatible), où on disserte réseaux sociaux et chiffons ? Pas évident, justement parce qu’un tel blog serait voué à l’échec (ben oui : il faut seg-men-ter !).

Alors on va suivre les dix commandements de base et les trafiquer un peu, histoire de les adapter (vaguement), et voir ce qui se passe…

1. Des mots-clés tu abuseras. Oui, mais pas n’importe lesquels. Concrètement, personne n’en a rien à faire de la perceuse du voisin. Non, ce qui intéresse les gens aujourd’hui, ce sont les termes suivants:

AbsoluteTrendsetter1

- buzz

- e-réputation

- référencement

- stratégie

- audience

- réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Klout, Foursquare, Google+…) et messageries (Hotmail, Gmail)

- élections présidentielles

- 2012 (par extension)

- mode

- tendance

- trendsetter

- infuenceur

- tendanceur

- iPhone

- iPad

- Apple

- 2.0 et 3.0

- Lady Gaga

- Justin Bieber (sic !)

- sexe et tous ses dérivés (ne faites pas comme si vous ne vous en doutiez pas, je sais très bien quels sites vous visitez au bureau) , donc fellation, sodomie, partouze, rencontres libertines, sex toys, porno…

Allez, on va s’arrêter là.

Ce qui pourrait donner, en somme, l’article suivant :

En cette rentrée 2011, le web est le rendez-vous des technophiles et des néophytes. Les smartphones (iPhone en tête, alors qu’on attend avec impatience la sortie de l’iPhone 5) et les tablettes (est-il utile de rappeler le succès de l’iPad, et depuis peu de l’iPad 2 ?) permettent de rester connecté en permanence : au bureau, à la maison, dans la rue, dans le métro, dans son bain (pour le côté porno chic). Et c’est là que vont vous cueillir les pros de la communication et marketeurs 2.0 (bientôt, la version 3.0 en rayon).

Regardez la vérité en face : aucun de vos déplacements virtuels n’est anonyme : on vous piste, on vous cookie-ise, on vous piste, on vous scanne, on vous profile et on vous spamme. Pas moyen de regarder un site de voyages sans vous retrouver avec des pubs sur le côté de votre fenêtre Hotmail ou Gmail. Vous jetez un œil sur un site de vente en ligne pour trouver une paire de chaussures ? Idem. Vous serez traqué jusqu’au bout. Les dernières tendances s’invitent dans votre navigateur et la mode se démocratise (même cousine Cunégonde risque de s’afficher avec LA robe que vous avez repérée en boutique. La boutique, elle n’y a pas accès, du fin fond de son bled paumé, mais Place des tendances, si !).

Et que dire de votre vie de tous les jours, celle que vous pensez partager avec vos amis les plus proches (environ 250 sur Facebook, 100 sur Twitter, un peu moins sur Klout – pas encore assez répandu ) ? Vous êtes fier d’avoir obtenu dix mayorships sur Foursquare ? Réfléchissez plutôt au fait que vos moindres déplacements sont fliqués – et avec votre accord en plus ! – et que chacun sait que non, vous n’étiez pas au bureau cet après-midi puisque vous avez fait un check-in chez Colette. Ca vous apprendre à vous la jouer  sans établir de connexions entre vos neurones avant ! “Les réseaux sociaux sont les mouchards du web” => CQFD

Pourtant, on les utilise volontiers pour rester au courant de ce qui se passe dans le reste du monde (ou tout du moins du sien). On suit les comptes Twitter importants : Lady Gaga, Justin Bieber, Elle (bible de la mode), Vogue (autre bible de la mode), grands pontes de la e-réputation, du buzz et des réseaux sociaux (1FLUdigital, MyCommunityManager, Presse Citron, Loïc le Meur…), Rue89 (un peu d’actu ne fait pas de mal), et j’en passe !

On passe par les réseaux sociaux pour contrôler sa e-réputation et son influence via Klout qui sert avant tout à flatter l’égo puisque toutes nos actions ne sont pas prises en compte. Mais voilà : on veut faire le buzz. Le quart d’heure de célébrité façon Warhol traîne en longueur et c’est à qui tiendra le plus longtemps sur les réseaux en intéressant ses followers. On poste des conneries sur Facebook et on laisse des commentaires partout. Ca donne l’impression d’avoir des amis. D’ailleurs, on est friend avec tous les gens à qui on a dit bonjour une fois dans la vraie vie. C’est dire si notre life a de l’importance (j’en connais qui vont chercher les amis de leurs amis, vus une ou deux fois mais avec qui, bien entendu, ils sont super amis maintenant. D’ailleurs, ils ne se parleront jamais, mais ça fait bien d’avoir des amis, sinon t’es un asocial du web). Influenceur de son propre réseau, on a tout intérêt à ce qu’il soit vaste, pour être un plus grand influenceur encore (sic ! – again).

Donc grâce à une page Facebook, un profil Twitter ou un blog, on s’autoproclame tendanceur, trendsetter, voire visionnaire même si on n’a jamais mis les pieds dans une boutique, repéré les looks de demain et qu’on choisit systématiquement la serpillère informe qu’on a prise pour LE pull du siècle. N’est pourtant pas Tavi qui veut et devenir gourou de la mode n’est pas donné à tout le monde !

Ceux qui ne percent pas dans les tendances ou se croient investis d’une mission bien plus importante que toutes ces foutaises de gonzesse se tournent vers la politique. Ah, la politique…Ca tombe bien : on approche des présidentielles. 2012 is in da place ! Et comme il faut bien décrypter l’état des choses pour les pauvres abrutis que sont les internautes, chacun y va de son analyse. Là encore, foin d’expertise, chacun place son grain de sel en se prétendant apte à communiquer et développer des idées que, finalement, seuls trois péquins adopteront faute de compréhension globale. C’est beau, le web !

D’un autre côté, les candidats ont bien pigé que les élections passeront par Twitter, Facebook et les blogs. Leurs conseillers en communication ont donc intégré ces composants dans leur stratégie et font des réseaux sociaux leur nouveau fer de lance : aujourd’hui, la politique devient digitale. Amen !

Bref, aujourd’hui si tu veux faire de l’audience, il faut commencer par repérer les mots-clés les plus demandés, surfer sur la vague de l’actu et les distiller autant que possible, quitte à donner dans la répétition. Le but du jeu étant non pas de donner un contenu intéressant et réfléchi, mais bien d’attirer les visiteurs. Et s’ils ne reviennent pas, faute de contenu approprié ? Pas grave : d’autres les remplaceront. Qu’est-ce que je disais, moi, déjà ? Ah oui : c’est beau, le web !

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 19:16

KloutKlout”, les communiquants n’ont plus que ce mot-là à la bouche : ranking, influence, domaine(s) d’influence… Klout, c’est l’outil ultime de notoriété sur les réseaux, ou comment vous noter sur vos tweets, vos posts Facebook et vos photos…

Retour sur le principe pour les non-initiés.

Klout demande qu’on s’y inscrive via son compte Facebook son compte Twitter, ou mieux : les deux ! Et bien entendu, Klout a accès à tous vos contenus sur ces deux réseaux, histoire d’évaluer l’influence que vous avez sur vos amis / connaissances / suiveurs… En résumé : ouvrir ses comptes à Klout pour s’assurer que tout sera bien pris en compte. Mieux : les blogspot et tumblr ou encore LinkedIn y passent également. Cerise sur le gâteau, sauf pour les blogueurs ayant choisi d’autres plates-formes (ben oui, qui utilise Wordpress ou Over-Blog, enfin !).

Le but de Klout ? Officiellement, permettre de repérer les influenceurs les plus importants. Utile pour des marques, des sociétés, des RP souhaitant faire faire un test produit, les publicitaires, les community managers (qui devraient, eux aussi, avoir un bon ranking, en toute logique). Officieusement, Klout est plutôt un traqueur social qui valorise l’ego de tout ce petit monde en l’enjoignant à participer d’autant plus sur les réseaux sociaux afin d’obtenir un meilleur score.

Allons plus loin. Dans quelle mesure Klout va-t-il être utilisé afin de juger des compétences des professionnels de la communication ? Tel community manager est dépassé par son voisin ? On vire le premier, on embauche le second. Vous cherchez un stagiaire ? Passons les études et les expériences : combien a-t-il sur Klout ? Afficher son ranking Klout deviendrait alors le passeport pour l’embauche. Inquiétant.

Car bien entendu, de nombreux acteurs sociaux ont plusieurs comptes : un perso, un pro, un sous pseudo… De même pour les blogueurs qui ne divulguent pas systématiquement leur identité. Dès lors, comment revendiquer son influence si elle n’apparaît pas officiellement ? Et à l’inverse : comment juger une personne sur ses simples interactions avec d’autres inconnus, interactions qui peuvent se limiter à “très chouette, ton article” ou “merci pour le retweet”. C’est ce qu’on appelle de l’influence !

Pourtant, Klout est régulièrement présenté comme l’outil ultime pour évaluer l’influence personnelle. Soit… Alors welcome to Klout !

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 16:23

Google Lancé cette semaine, le réseau social de Google serait l’outil ultime, la contre-attaque Facebook, l’avenir du réseau social. Déjà perçu comme l’outil social pour les pros par Nicolas Bordas, Google+ a le mérite d’avoir fait le buzz cette semaine. Et la question que tout le monde se pose : comment voir par nous-même ce qu’il en est réellement ?

Parce que, comme le réseau aSmallWorld, Google+ fonctionne par invitation. T’es pas invité ? Tu n’entres pas. Google+ est donc devenu en l’espace de quelques jours The place to be. A côté, ce bon vieux aSW fait figure de parent pauvre (d’ailleurs, on y trouve désormais de tout et de n’importe quoi, les gens utilisant leurs invitations de peur de les perdre, quitte à inviter “le fils de la gardienne qui cherche un stage et que ça pourrait aider”).

Bref, les community managers de tous bords aimeraient bien aller y faire un tour, sur Google+. C’est la course à celui qui obtiendra le précieux sésame en premier et pourra en parler sur son blog en décryptant les fonctionnalités du futur selon Google. L’attente est terrible, le suspens intense… Et c’est là qu’eBay entre en jeu..!

eBay où on trouve des invitations Google+ pour la modique somme de $17,97. Et non, ce n’est pas une blague ! Big G a tellement fait de buzz autour de sa plate-forme toute belle toute neuve que le monde se presse et que des petits malins se sont empressés de voir le potentiel financier s’ouvrant à eux. Donc on résume : vous avez des invitations Google+ ? Vous pourriez bien faire monter les enchères.

A vous de jouer !

http://cgi.ebay.com/Google-Invite-google-plus-INSTANT-DELIVERY-/250847461885?pt=LH_DefaultDomain_0&hash=item3a67ac81fd

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 16:28

Les pubs pour la santé, c’est généralement du plus grand rébarbatif. Ca nous montre des enfants qui font la ronde (ça, c’est pour une mutuelle), ou des abrutis morts de rire dans un hôpital (pour une autre mutuelle). Oui, bon, pas très créatif tout ça (même si le monsieur qui prend son cul en photo au bureau pour obtenir un diagnostic nous a tous fait sourire).

Cette fois-ci, c’est une pub pour la carte européenne d’assurance maladie qui donne dans le décalage avec les aventures d’un beau gosse en vacances. Les filles aimeront, les hommes… un peu moins peut-être. Au final, c’est drôle, ça attire l’attention et ça répond au sujet. What else ?

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 17:04

Il y a peu, je vous parlais d’une vidéo virale pour le gaspacho Alvalle, mettant en scène le torride Alejandro. Plutôt bien fichue, la vidéo était participative (oui, enfin bon, jusqu’à un certain point). Suite à cet article, j’ai reçu un email venant d’une autre marque de gaspacho m’informant qu’eux aussi avaient lancé leur vidéo virale et que, compte-tenu du fait que j’avais parlé de la vidéo d’Alejandro, peut-être que je voudrais bien parler de la leur aussi.

Visionnage de ladite vidéo…

… et là, plusieurs questions de sont posées à moi. La première : la personne qui m’avait envoyé le mail avait-elle seulement jeté un œil à mon blog ? Parce que, si je parle ici de jeux de communication au sens large, je ne répertorie pas toutes les tentatives (couronnées ou non de succès) de faire le buzz. Plus plausiblement, l’auteur du message a simplement dû répertorier les blogs ayant parlé de la vidéo Alvalle. Autre question : les auteurs de cette vidéo, en voulant répondre à Alvalle, ne se sont-ils pas un peu précipités ? Pour que vous puissiez comprendre, voici la vidéo dont il est question :

(Outre le fait que, chez moi, on écrit “gaspacho” et non “gazpacho”…)

Allons donc y voir d’un peu plus près. Tout d’abord, on a l’impression de visionner une version féminine loupée de la vidéo d’Alejandro, la nouveauté et l’interactivité en moins. Et c’est la première erreur. Puis, sous couvert de “retour aux choses simples” avec une héroïne fraîche et naturelle, le texte dénigre tout simplement l’originale. Seconde erreur : quand une idée fonctionne et fait le buzz, on ne s’amuse pas à la critiquer ouvertement.

La démarche m’a laissée perplexe.

Si le but avoué de GreenShoot par le biais de cette vidéo était de surfer sur le buzz créé par Alvalle, pourquoi jouer sur le même terrain tout en pointant du doigt l’initiative de la marque ? Aucun doute que cette vidéo fera (un peu) parler d’elle, mais le risque de se faire descendre en flèche n’est-il pas plus important que le bénéfice qui en découlera ? Au final, le manque de stratégie, la volonté de “faire comme les autres” sans savoir où on met les pieds risquent fort de générer un petit bad buzz (loin, mais alors très loin derrière Veet) et au final de laisser retomber GreenShoot dans l’anonymat le plus total.

Ce qui est bien dommage car avec quelques idées bien senties et une stratégie cohérente, il y a de la place pour le gaspacho vert (qui en plus doit être aussi bon que l’Alvalle)…

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 13:32

Community managementVous le savez (ou pas, d’ailleurs), depuis un peu plus d’un an j’ai transformé l’essai et je suis passée de blogueuse dilettante (ici) à blogueuse professionnelle (si tant est que cela existe) / community manager / chef de projet en stratégie digitale. Il semblerait donc, au vu des courbes de statistiques que j’édite chaque mois pour récapituler un peu tout ce petit monde (je gère quand même dix blogs au quotidien, avec l’aide précieuse de mes stagiaires sans qui je ne serais rien – c’était la minute remerciements, j’en profite parce que l’Oscar c’est pas pour demain), que je sois désormais qualifiée pour vous donner deux-trois trucs de base concernant les réseaux sociaux sans qu’on me taxe d’amateurisme.

 

1. Pour un demeuré l’internaute tu ne prendras point

Explication de texte : depuis qu’on voit fleurir des apprentis community managers de tous côtés, avec un penchant certain de la part d’aspirants-communiquants-qui-ne-trouvent-pas-de-taf-à-la-sortie-de-l’école pour l’auto-proclamation community manager, on trouve de tout et de n’importe quoi, en ignorant ce principe simple : l’internaute ne prend pas tout ce qui est dit sur la Toile pour argent comptant. Vanter les mérites de telle marque ou tel produit en se faisant passer pour un utilisateur lambda ne dupe personne (dans une certaine mesure).

 

2. De véritables informations du dispenseras

Explication de texte : dans la lignée du premièrement, mieux vaut ne pas prendre le lecteur pour un décérébré qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Pour être lu (d’abord) et suivi (ensuite), il faut apporter un plus. Faire l’éloge d’une marque, ça s’appelle de la pub. Apporter des informations pertinentes et vérifiables (si l’envie prenait vos lecteurs de le faire), c’est autre chose. Et c’est ce qui fait la différence.

 

3. Aux autres tu t’intéresseras

Explication de texte : vous voulez qu’on vous suive ? Qu’on vous mette plein de petits commentaires partout ? Qu’on vous retweet ? Qu’on partage vos liens ? Qu’on like vos articles ou votre page ? Commencez par vous intéresser aux autres, à leurs articles, à ce qui se dit. Partager les infos qui vous ont plu. Suivez les comptes qui ont trait à la même thématique. Dans community manager, il y a “community”, c’est-à-dire “communauté”. Il ne s’agit pas que de vous !

 

4. Des messages simples tu diffuseras

Explication de texte : les articles à rallonge, on les lit sur papier, pas sur écran. Les termes qui demandent d’avoir un dico à portée de main (soit-il numérique), c’est fatiguant et ça représente une perte de temps massive. Alors faites simple, léger, aéré, concis. L’internaute n’en a que faire des détails. S’il en veut, il poussera la recherche sur des Wikis ou des sites institutionnels.

 

5. Ton audience tu connaîtras

Explication de texte : communiquer via les réseaux sociaux implique de connaître sa cible pour mieux l’atteindre. Comme pour toute communication, il faut identifier une population, s’adapter à son fonctionnement, à ses habitudes, à ses centres d’intérêt, à ses codes. On ne s’adresse pas de la même façon à des ados fans de jeux vidéo qu’à des quadras férus de business strategy. Le langage des uns n’est pas celui des autres. A vous de faire avec. De même, à vous de déterminer à quel moment poster. Vous visez des ados ? Il y a de fortes chances pour qu’ils soient en cours en journée. Misez donc sur la fin de journée. Un message posté trop tôt ou trop tard vous fera potentiellement perdre une part importante de votre audience.

 

6. En bon français tu t’exprimeras

Explication de texte : le langage kikoolol n’est pas de mise en community management. Certes Twitter vous limite à 140 caractères, mais ce n’est pas une raison pour donner dans la syntaxe “djeun’s”. Au contraire, c’est à vous de trouver la formulation adéquate pour dire l’essentiel en peu de mots. L’exercice n’est pas si simple et exige une réelle maîtrise de la langue (orthographe et grammaire comprises). D’autant plus que personne n’est à l’abri d’une faute de frappe. Alors si elle s’ajoute aux fautes de français…

 

Réseaux sociaux7. Les bons réseaux tu utiliseras

Explication de texte : savez-vous qu’en France il y a plus de 20 millions d’utilisateurs de Facebook et seulement 2,4 millions d’utilisateurs de Twitter ? Inutile donc, de vous focaliser sur le micro-blogging et de l’intégrer systématiquement à vos stratégies si votre thématique ne s’y prête pas. Facebook, c’est le réseau perso, celui que tout le monde utilise pour rester en contact avec ses amis. Twitter, ce sont surtout les pros qui s’y collent, avec une petite préférence pour les médias, le multimédia, les sphères d’influence… Alors si vous devez améliorer l’image de la choucroute de la mère Denis, demandez-vous s’il est judicieux de passer du temps sur ces réseaux.

 

8. Aux forums tu participeras

Explication de texte : le web est une mine d’informations pour qui sait les chercher. Et à moins que vous ne traitiez d’une thématique inédite, il y a fort à parier que d’autres avant vous en aient déjà parlé. A vous de rebondir, d’apporter votre participation, de mettre votre grain de sel quand l’occasion se profile.

 

9. Une veille permanente tu feras

Explication de texte : comme dit plus haut, il existe très certainement des occurrences sur votre thématique. Et s’il n’y en a pas encore, grâce à vous, il y en aura. A vous d’être vigilant et de savoir ce qui est dit sur le sujet. D’abord pour pouvoir apprécier les résultats de vos actions, ensuite pour pouvoir entrer dans les conversations, et enfin (surtout !) pour pouvoir répondre lorsqu’on dénigre votre client (ou vos idées).

 

10. Les bonnes questions tu te poseras

Explication de texte : quelle est l’image que vous voulez définir ? Quels sont vos objectifs ? Que pouvez-vous concrètement espérer obtenir comme résultats ? Quel est votre rôle ? Quelle est votre position (faites-vous le relai d’une communication classique ou bien développez-vous une stratégie parallèle sur les réseaux sociaux ?) ? Avant de vous lancer, étudiez les sujet de fond en comble : on ne fait pas dans l’approximatif sur le web car tout ce qui est posté perdure (demandez à Veet).

 

Conclusion : n’est pas community manager qui veut. Alors oui, une bonne connaissance des réseaux sociaux et du web dans son ensemble est indispensable, mais certainement pas suffisante. Ce qui fera la différence, c’est l’appréciation de chacun, une vision globale, le fait de regarder un peu plus loin que le bout de son nez pour apporter une réponse cohérente, efficace et durable. Le community management, c’est un peu le point de rencontre entre la communication, le talent créatif  et une certaine aisance digitale (le mot est lâché). Et les idées ! (parce que, quoiqu’il arrive, il faudra toujours innover, trouver le levier qui fera le buzz, puis le suivant, et celui d’après…)

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 15:47

RoccoMa che ! Vous ne connaissez pas Rocco ? Le grand Rocco (oui, bon… pas de mauvais jeu de mots) ! Celui-là même qui s’est fait remarquer dans des pubs pour Sixt (c’est vrai, je ne vous en ai pas parlé, j’y remédierai très vite, promis, même si ça date un peu).

Rocco le gâté, donc, qui ne manque pas de me faire rire quand il passe dans des émissions françaises (“une fille, quand tu lui en mets une de 25cm, une fois qu’elle est dedans, elle te demande jamais de la retirer” – enfin, en substance, je ne me souviens pas des termes exacts de cette déclaration), s’engage contre l’abandon des animaux et fait valoir un argument… de taille !

Et oui ! Pas peu fier de son anatomie qui la rendu célèbre, l’acteur italien menace de s’en prendre aux abrutis crétins demeurés propriétaires d’animaux qui auraient décidé de les laisser sur le bord de la route au moment de partir en vacances. Pour ceux qui auraient besoin d’une traduction, je vous propose sobrement : “si tu l’abandonnes, je t’encule”. Pas très classe, je le reconnais, mais il y en a à qui ça risque de filer les chocottes. Et d’autres… qui vont s’empresser d’acheter un chien !

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 16:49

Vanksen

La semaine dernière, j’ai participé à un concours organisé par l’agence Vanksen. Pas le concours le plus difficile qui soit : il suffisait de raconter une anecdote qui vous était arrivée dans un ascenseur. Bon, je ne vais pas vous faire le pitch, mais je dois avouer que, comparée aux autres, mon  histoire avait le mérite d’être originale (et écrite en français, ce qui n’était pas le cas de toutes). Passons… Une autre histoire avait attiré mon attention, sortant du sempiternel '”j’ai fait une gaffe devant un client que je ne connaissais pas”.

A gagner : deux entrées pour l’Arc (où je ne suis toujours pas retournée, mais que voulez-vous : quand on a ses petites habitudes nocturnes…) le vendredi soir.

Donc le jeudi, l’auteur de l’histoire qui sortait un peu de l’ordinaire s’enquiert sur le blog des vainqueurs. Car il y a tout de même eu sept réponses !!! (pour une boîte qui fait dans le buzz, c’est juste ridicule très moyen, surtout quand on a 6596 followers – ce qui met en doute l’intérêt de la quantité vs la qualité) Donc, en toute logique, il doit y avoir cinq gagnants. Il a fallu attendre vendredi après-midi pour que Vanksen daigne répondre (dans un français qui laisse à désirer – oui, je sais, je suis un détecteur de fautes d’orthographe comme le dit si bien ma stagiaire, mea culpa). Et là, surprise : je n’avais pas gagné, et l’autre histoire sympa non plus. Bon, tous les goûts sont dans la nature…

Bonne joueuse (parfois), je m’incline. En revanche, et c’est là que ça devient intéressant, j’ai reçu quelques messages de soutien (et gagné des followers au passage) de gens qui doivent avoir le même humour que moi puisqu’ils s’indignaient que je n’aie pas gagné (merci, vous recevrez votre chèque par courrier sous dix jours). Mais il y a pire…

Je disais donc Vanksen : agence qui a pignon sur rue, spécialisée dans le buzz (ça fait deux fois que je dois vous le dire, suivez un peu !), et qui propose rien de moins que “une nouvelle relation entre les consommateurs et les marques”. Yeehaa ! Très bien, mais… A moins que je ne me plante complètement, cela suppose un dialogue avec les consommateurs (je vous parlerai bientôt de la théorie du community management et de la communication via les réseaux sociaux). Or, et c’est là que le bât blesse : certains de mes nouveaux amis virtuels ont vraisemblablement voulu faire part de leur indignation (non, je n’y vais pas fort, je vous assure…) sur le blog de Vanksen. Et devinez quoi..? On leur a muselé le clavier : les commentaires ont visiblement été désapprouvés.

Je résume donc pour ceux qui n’auraient pas tout intégré : une agence cherche à faire un buzz pour l’un de ses clients en faisant gagner des places pour une soirée. Cela entraîne des commentaires, mais seuls ceux qui sont du goût de l’agence passent la barrière du modérateur. Les autres sont mis à la poubelle : faudrait viser à pas se faire contrarier, quand même. Conclusion : Vanksen et la liberté d’expression, visiblement, ça fait deux.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 15:05

Des jours, que dis-je… des semaines, que je voulais faire un petit billet sur Willy le touriste, emblème de la lutte contre le SIDA. Au même titre que Smutley, Willy prône une communication décalée, drôle, à mille lieues de ce qu’on a vu jusqu’à maintenant. Et puis il est sympa, Willy : il voyage, parcourt le monde, trimballe son sac à dos aux quatre coins de la planète. C’est un peu le Nicolas Hulot d’AIDeS, ce touriste à tête de bite (je vous prie d’excuser ce langage, mais comment voulez-vous le définir autrement ?), l’humour en plus.

Donc Willy le touriste vous met face à une question fondamentale : avec son air bien sympa, savez-vous où il a été traîner ? Par extension : ce beau gosse croisé dans une soirée, savez-vous où il a été traîner avant de vous rencontrer (ça fonctionne aussi avec “jolie nana”) ? Non ? Alors, je vous laisse deviner, deux options s’offrent à vous : 1. vous foncez tête baissée – il n’y a pas de mal à se faire du bien, ou 2. vous vous protégez en attendant de mieux le connaître (et d’avoir fait le test). Vous choisissez laquelle ?

Quoiqu’il en soit, il était temps de changer la communication autour du SIDA. Ca change, ça parle à tous, ça fait sourire tout en abordant un sujet sérieux… Le discours aurait-il (enfin) évolué ? En tout cas, vivement les prochaines vidéos virales !

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 12:37

AmenMais qu’est-ce que c’est que ce titre ? Avis aux non-initiés : c’est un petit tour de force dans le monde virtuel. Comment créer un buzz avec… rien !

L’idée : une baseline, un nom évocateur (Amen) et deux pauvres pages html sans contenu (le texte de la homepage est en réalité une image, autant dire que la page est vide).

D’habitude, quand on veut faire du buzz, on s’adjoint une équipe créative avec de vraies bonnes idées dedans et une équipe technique qui touche sa bille pour faire des sites / vidéos / animations qui en jettent. Rien de tout cela ici : on bouscule les codes, même mieux : on les ignore totalement en prenant le contrepied.

Et c’est ça qui fait le double buzz (un peu comme le deuxième effet Kiss Cool). Non seulement on parle d’Amen parce que les aspirants développeurs et community managers allemands se sont trouvés interloqués (oui, j’ai bien utilisé “interloqués” et non, ce n’était pas un pari) et font passer l’info autour d’eux (premier buzz), mais en plus on parle d’eux parce que, justement, on parle d’eux alors qu’il n’y a rien de spectaculaire derrière leur campagne de recrutement.

Signe d’une évolution d'u web ? Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, le less is more paie. Combien de community managers font des pieds et des mains, en imaginant des leviers divers et variés tous plus barrés les uns que les autres, pour obtenir le même résultat ? Vous n’avez pas la réponse ? Moi non plus, mais une approximation cohérente est : beaucoup (pour ne pas dire la plupart).

Si le community management est en passe d’intégrer (enfin) des dimensions de communication et stratégie classiques en mettant en œuvre des moyens qui vont bien au-delà de la simple gestion de clients sociaux et des interventions sur les blogs et forums, se démarquer devient de plus en plus difficile. A grands renforts d’équipes créatives, certaines marques se distinguent. Alors évidemment, la démarche d’Amen était certainement plus que réfléchie, mais le résultat est probant : pas de vidéo virale, pas d’effets spéciaux, pas de pub chiadée… Deux pages, zéro contenu, un buzz

Seen on Presse Citron

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