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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 11:47

Fashion week oblige, les bars et clubs tendance sont pris d'assaut par une population qu'on ne voit en masse qu'en cette période particulière. Mannequins, stylistes, acheteurs, journalistes se retrouvent pour faire et défaire les collections, éventuellement se détendre après une journée bien remplie, mais avant tout pour se montrer. Parce que bon, il ne faut pas se leurrer : la fashion week c'est LE moment pour le show off.

 

Fashion-rebel.jpg

 

Alors, ne pas sortir durant la fashion peut-il s'apparenter à un geste de rébellion hype? Ne pas courir les soirées et aftershows, ne pas se laisser entraîner pour un verre au Costes, ne pas déjeuner au Café Marly, ne pas se laisser piétiner aux abords des défilés. Au contraire, rester chez soi avec un bon bouquin, aller à un vernissage, déjeuner loin de la foule au musée Rodin, se faire les ongles pour ne pas les montrer, filer à la terrasse ensoleillée d'un café de quartier pour prendre un dernier rayon de soleil avant l'hiver...

 

Après des années de soirées branchées et de Champagne (que je n'aime toujours pas) à toute heure, voilà une semaine bien normale, sans entrer dans le jet-lag fashion. Un parti pris non étudié, découlant d'un certain je-m'en-foutisme vis-à-vis de la semaine la plus courue par les fashionistas (au propre comme au figuré). Pas de coups de fil à droite et à gauche pour savoir qui sort, pire : laisser le téléphone sonner sans y répondre, ignorer les mails d'invitation. C'est la rébellion ultime : fashion sans le montrer, au fait des tendances sans s'afficher. Allez, vous passerez bien par la case sortie au moins un soir avant que cette belle semaine ne se termine?

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 11:04
J'allais écrire le quatrième volet de mes pérégrinations tokyoïtes quand je me suis aperçue que le prochain article édité serait le centième. Inutile de préciser que les chiffres ronds ont tendance à avoir plus d'importance que les autres, et qu'ils sont généralement propices à un bilan. C'est pourquoi le Tokyo-style part 4 ne sera publié que demain, ou après-demain... il fait si beau..!

100articles, ça se fête, et je ne peux me soustraire au traditionnel cocktail de célébration. La profusion d'anniversaires du mois de mars aidant, ça risque de s'étaler sur quelques jours, et c'est tant mieux. Si je regarde en arrière, je vois que je vous ai beaucoup parlé de moi; ça doit être mon côté mégalo. Je vous ai aussi parlé de mode; probablement une déformation professionnelle difficile à effacer. J'ai eu quelques coups de gueule, mais aussi des coups de coeur, et parfois je me suis intéressée aux people et à ce qui est écrit dans la presse féminine (que je lis religieusement, mais qui finit par me lasser; peut-être me déciderai-je à reprendre ma revue de presse bientôt).

Mais voilà: la trendsetteuse change avec l'air du temps. Elle s'intéresse plus à l'environnement, aux incohérences d'un monde bipolaire, moins à une mode parfois si farfelue qu'on ne peut la porter sans risquer de terminer en hôpital psychiatrique, avec une jolie chemise blanche (un must, toujours) dont les manches se nouent dans le dos (étonnant qu'aucun créateur ne s'en soit inspiré). La tr
endsetteuse délaisse les soirées pseudo-trendy car ces soirées n'ont de trendy que le nom, destinées à un commun de mortels en mal de gloire. Andy Warhol ne pouvait imaginer à quel point il avat raison, mais c'est également grâce (à cause..?) de lui que tous cherchent à attirer l'attention, pour obtenir un quart d'heure de gloire promis depuis si longtemps.

A l'image de Marion Cotillard ou d'Angelina Jolie, la trendsetteuse 2009 se soucie de la faim dans le monde et agit à son niveau pour participer au ralentissement d'une catastrophe écologique dévastatrice. Elle apprend la générosité en pensant à demain avant de penser à aujourd'hui et parraine des enfants qui n'ont que faire de la dernière console de jeu, luttant chaque jour pour ne pas mourir de faim. Elle sait se faire plaisir à moindre coût, agir écolo sans virer extrêmiste et renier les avancées confortables à portée de main.

Quel impact sur ce blog? Tout simplement un léger (on ne peut pas tout rejeter en bloc quand même!) changement de ligne éditoriale (j'adore utiliser du jargon de journaliste): place à la culture régressive si réconfortante en ces temps d'hérésie massive, aux petites choses qui font chaud au coeur, à plus d'articles "sérieux" parce que si on a envie de rêver et de se faire plaisir, il n'en faut pas moins laisser parfois la frivolité de côté au profit de thèmes plus graves.

Alors plus que jamais, la vie d'une trendsetteuse ne se limite pas à des sorties en pagaille, encadrées par les pages de magazines qui nous vendent non pas du rêve mais de l'uniformité inacessible (qui, aujourd'hui, peut se permettre de se balader vêtue d'une silhouette d'un spécial tendances de la saison?). La version 2009 se veut plus réaliste, fashion-friendly mais pas fashion victim, et plus ouverte sur le monde. C'est d'ailleurs pour cette raison que la rubrique Envie d'ailleurs voit le jour. Parce que le grand luxe 2009 de la trendsetteuse est d'aller voir se qui se passe au-delà de sa petite vie parisienne. Et c'est reparti pour 100 articles!
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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 20:38

Lundi après-midi, j'avais rendez-vous à Aubervilliers, dans un garage pour faire poser un boîtier magique sur ma voiture. Grâce à lui, je vais payer moins cher en assurance parce que tous mes déplacements seront fliqués entre GPS et GSM, et que donc mon assureur saura au kilomètre près la distance que je parcours dans l'année. Bien entendu, le garagiste avait oublié le rendez-vous et m'a annoncé avec un grand sourire que je n'avais qu'à repasser une heure plus tard. Et que fait-on à Aubervilliers..?

On se balade! Soleil léger, magazine à la main, je suis partie à la recherche d'un banc où me poser pour dévorer ma lecture de bonne femme. Me voici donc sur l'avenue Jean Jaurès, nationale fortement fréquentée qui sépare les jolies villes d'Aubervilliers et Pantin. Pas un banc en vue, pas un seul. Ni de parc, rien. Le désert total à l'exception des terrasses de petits bistrots, mais bon... moi je voulais seulement me poser, et puis je n'avais pas la moindre envie de prendre un verre.

C'est alors que je vois du coin de l'oeil, à sa fenêtre, au rez-de-chaussée, sur la nationale, un homme en train de se masturber. Si, si! T-shirt rouge et rien en bas, le monsieur se faisait du bien en matant les voitures. Bien évidemment, je n'ai pas échappé à l'attitude cartoon: un truc sur le côté, à peine le temps de réaliser que je me retourne d'un coup! Et bien je n'ai pas été déçue..!

Alors évidemment, on sait que les hommes adooooorent les voitures, mais il y a des limites à tout, non? Pas gêné le moins du monde, l'homme m'a adressé un grand sourire. Ben voyons. Comme si on se connaissait depuis des lustres et que la situation était des plus normales. En même temps, il ne faisait de mal à personne, et puis bon, je n'avais pas non plus l'intention de m'attarder. Je me demande tout de même à quel point ce monsieur n'avait pas conscience su ridicule de la situation. Non, parce que bon, ce n'était pas non plus un éphèbe au charme ravageur, ni un Rocco impressionnant. Alors, à quoi bon étaler le peu de marchandise au vu et au su de tous..?

J'en viens donc à me dire que les hommes n'ont vraiment pas froid aux yeux, et encore moins ailleurs! Les complexes, visiblement, ce n'est pas leur truc. N'importe qui aurait pu passer par là, et le voir en tête à tête avec lui-même sur fond de traffic ininterrompu: les enfants qui jouaient à peine quelques mètres plus loin, les flics aussi, ou encore ses voisins, ses amis... Et après on nous fait des flans sur les attentats à la pudeur quand des ados s'envoient en l'air dans leur voiture...

J'ai donc rebroussé chemin, le nez dans mon magazine, pour rester une heure devant le garage, à attendre que ça passe. Mais je dois avouer que cette petite aventure m'a fait beaucoup rire, surtout avec du recul, surtout après avoir raconté l'anecdote à mes amis. Succès garanti: tout le monde se marre! Messieurs, faites toutefois attention au sujet de vos fantasmes: vous masturber sur de belles voitures couchées sur papier glacé, ok, mais devant une nationale et en rez-de-chaussée, vous vous exposer à des regards pas forcément compréhensifs.

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 13:52

Paris au mois d'août... Paris et ses touristes, Paris et ses plages, Paris et ses rues désertées, livrées aux quelques abandonnés des vacances. Paris et ses voies de vélo vides de scooters, Paris et ses couleurs, Paris et ses monuments... Nous sommes au mois d'août et je suis à Paris, à peine rentrée de vacances, sur le point de repartir, comme fuyant ma ville pour trouver la mer. Me voilà sur mon vélo, et... Paris est à moi!

20h30, le jour commencé à baisser, les touristes sont parqués dans les restaurants, seuls les parisiens sont traînent encore dans les rues, et quelques visiteurs montés sur leur Vélib'. J'ai enfourché mon vélo pour retrouver une amie et me balader sur les bords de Seine. "Paris plages", je n'y ai encore jamais mis les pieds. C'est l'occasion. 

Sur la route, je hume l'air pur (avec le peu de voitures qui circulent, il fait bon respirer l'air de la capitale), je flâne, je regarder le ciel, les arbres, j'admire les Invalides, le Grand Palais, l'Assemblée Nationale, la place de la Concorde dont le calme me ferait presque penser à un épisode de la quatrième dimension, le Louvre... A ma droite se dressent le Musée d'Orsay, majestueux, la Conciergerie, l'Hôtel-Dieu, mon lieu de naissance. Et oui: je suis une vraie parisienne, pure souche, une espèce rare...

Sur le chemin qui me mène à l'Hôtel de Ville, je croise des cyclistes du dimanche, comme moi. Eux aussi profitent de ce moment hors du temps, de cette parenthèse dans la vie d'une ville plutôt encline à la frénésie permanente. Certains me sourient. Paris est une ville romantique, c'est bien connu, et les hommes l'ont bien compris: les beaux jours sont prétexte à de nouvells rencontres. L'un d'eux s'arrête à côté de moi au feu rouge et engage la conversation dans un  français approximatif.

Il est charmant, du charme de ces étrangers en manque d'assurance et pourtant prêts à faire de nouvelles rencontres à tous les coins de rue. Il cherche le Pont de Arts. Nous y sommes. Me demande si j'accepte de prendre une photo de lui: il voyage seul, voudrait quelques souvenirs. Accepterais-je de poser avec lui? Bien entendu. Le temps d'accrocher nos vélos et nous voilà au millieu d'une foule rassemblée sur l'un des ponts les plus prisés de Paris. Clic-clac! C'est dans la boîte. J'ai rendez-vous, je l'abandonne à sa découverte d'un Paris transfiguré par les vacances.

Paris à vélo, le meilleur moyen de faire des rencontres improbables...

Je retrouve mon amie. Nous testons un nouveau glacier (enfin, plutôt un yaourtier-glacier, tendance en vogue aux USA - j'en ai descendu des litres l'année dernière durant mes vacances dans la Cité des Anges), nous dirigeons vers les quais. Surprise de découvrir ce monde à part, là où d'habitude se pressent des files de voitures toutes plus pressées les unes que les autres, dont les conducteurs en oublient jusqu'à regarder autour d'eux. Nous nous baladons, parlons de nos histoires de coeur (sempiternel sujet de filles), abordons des thématiques jusque-là gardées pour nous, mais que voulez-vous: l'air est à l'ouverture aux autres, aux confidences osées, sur un thme de "Sex and the City". La plage de Paris s'est vidée de la clientèle de jour, pour laisser place à celle de la soirée. Apéro entre amis, balade romantique, évasion temporaire...

Mon amie prend le métro, je me dirige vers mon noir destrier, iPod dans les oreilles me balançant le son de Brisa Roché qui a transformé le "American Boy" d'Estelle en "Jamaican Boy" undergound. D'aucuns diraient que c'est hype... Un jeune homme s'approche de moi, me demande où est la station Hôtel de Ville. C'est fou ce que Paris regorge d'hommes qui ne savent pas où ils vont! C'est là que je vais, nous nous accompagnons mutuellement, je lui fais écouter ma musique. Partage furtif.

J'enfourche ma monture, décolleté au vent. Ah oui! Je ne vous l'avais pas dit? Je fais du vélo habillée comme pour sortir. on ne sait jamais... Les rencontres fortuites existent. La preuve! Ma tenue a d'ailleurs fait sourire mon amie: "à nice, on ne te remarquerait pas (merci..!), mais à Paris, évidemment..." Et oui: un petit top sexy fait la différence. Pourquoi devrais-je m'habiller en jogging sous prétexte que je me déplace à vélo? Je suis partisane de la fraîche-attitude en toutes circonstances: respecter ses envies, être soi, naturellement, sans artifices, et surtout sans codes préétablis.

Sur le chemin du retour, j'ai droit à d'autres sourires, d'autres regards charmeurs. Paris au mois d'août est la ville de tous les possibles, de tous les bonheurs: un simple regard change votre vision du monde, l'embellit quelques instants, et la multiplicaton de ces instants est le meilleur remède à l'illusoire solitude parisienne en été. Je roule au fil des rues, je regarde autour de moi, je me remémore ce moment unique sur la grande roue des Tuileries il y a un mois, et je réalise qu'en cette douce soirée Paris est à moi...

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 02:07

Enfin les vacances, enfin du temps pour moi, pour rattraper le retard qui s'empile sous forme de magazines sur le plancher de mon chez-moi. Les magazines de filles, les magazines rapportés de voyages à l'étranger (toujours regarder ce qui se fait ailleurs), les suppléments horoscope (on n'y croit pas mais on les garde juste au cas où, pour vérifier...), les suppléments sexe (des fois qu'on n'aurait pas encore compris comment ça marche), et les numéros du Nouvel Obs qu'on a délaissés au profit d'un "spécial mode d'été". Et c'est en me plongeant dans cette littérature éphémère que j'ai remonté jusqu'à avril dernier, avec ce numéro spécial "20 ans en 2008".

Samedi 9 août: j'ai passé ma journée sur mon lit à parcourir des centaines de pages de papier glacé. Ca sent la courbature de la lectrice, avec douleurs à l'épaule et torticolis de l'intello (si, si, apprendre à "bien bronzer" cet été, c'est de la lecture, donc c'est intello). Et voilà que j'entame un Nouvel Obs négligemment oublié au milieu de la pile "à lire" (notez que ceci explique cela, avec cela = néant de la revue de presse sur les derniers mois). Quels sont les doutes, les aspirations, les rêves des djeuns d'aujourd'hui? Comment voient-ils le monde, la France, leur propre vie? Tout un programme, je m'installe aussi confortablement que possible sur fond de Led Zeppelin.

Premier constat: les vingtenaires sont paumés. Paumés dans leur orientation, paumés dans leur vie, paumés DE la vie. Ils savent vaguement ce qu'ils ne veulent pas, mais pas ce qu'ils veulent. Ils ont des rêves, mais n'osent pas les réaliser, des idéaux, mais la conscience du monde (pourri) qui nous entoure et des contraintes sociales, financières, politiques, bref, de tout ce dont on n'a pas la moindre envie de se soucier à 20 ans. Les vingtenaires ont des convictions, gardent les pieds sur terre, mais aspirent à se rapprocher des étoiles (depuis longtemps ils ont compris qu'ils ne les atteindraient jamais). Les nouvelles technologies sont leur environnement premier, ils maîtrisent web, wap et portable, ne se déplacent pas sans leur iPod, voire leur iPhone, et communiquent via Facebook ou MySpace avec d'autres djeuns du monde entier. Certes...

Et moi je suis allongée sur mon lit, à lire toutes ces choses qui ne me semblent pas si éloignées de moi. Je mériterais d'avoir 20 ans, 21 tout au plus, alors que j'en accuse dix supplémentaires. D'ailleurs, je porte un pantalon que j'ai acheté à 19 ans. Si je le porte encore, c'est que je n'en suis pas si loin... Moi aussi, je suis accro à Facebook, j'ai un peu délaissé MySpace, je suis ultra-connectée même en vacances, et c'est là que je me rends compte que ma vie ressemble de plus en plus à celle de ces vingtenaires symboles d'une jeunesse inaccessible.

D'ailleurs, il suffit de reprendre mes mags féminins: comment rester jeune plus longtemps, rester hype à tout prix, repousser les limites de l'âge, effacer les signes de vieillissement... Le jeunisme est devenu une religion. Et moi, je me situe où dans tout ça? Et oui: j'ai une aventure avec un garçon de 8 ans mon cadet. Pas grave: c'est la demi Moore touch..! Un syndrome pour certains, une révolution pour d'autres. Pff! Comme si elle était la première! Et si c'était simplement un retour à moi-même, mon ticket vers celle que j'ai négligée en grandissant, mon passeport vers Moi, avec option régression et conséquences bénéfiques..? N'en déplaise aux partisans d'un conformisme absolu: je ne suis pas des vôtres. J'ai de nouveau 20 ans et envie de m'éclater, de me découvrir et d'appréhender le monde en toute simplicité. Ce n'est pas de la naïveté, c'est le come-back d'une certaine innoncence que j'avais perdue quelque part entre deux soirées trendy, en même temps que ma véritable nature.

Avec ma décennie de plus, j'ai les mêmes angoisses que ces vingtenaires pris à parti. J'ai abandonné mes rêves parce qu'il fallait faire des études et trouver un métier. J'ai fait mes études. J'ai obtenu deux DEA après une première erreur d'orientation. Et aujourd'hui je me rends compte que ce n'est pas une erreur que j'ai faite, mais deux, et je me retrouve dans la situation que les 20 ans redoutent tant: se réveiller à 30 et se rendre compte qu'on ne fait pas ce qu'on voulait faire. Je ne sais pas où je vais, je ne sais même plus ce dont j'ai envie. A 20 ans, on a le droit d'hésiter, de se chercher, mais pas à 30. Pire: se poser des questions à 30 ans est perçu comme un échec une GROSSE erreur de parcours. Qu'on peut éventuellement excuser si le tir est rectifié aussitôt. Mais... et s'il fallait plus de temps..?

Alors je rêve de voyages, de cette année sabbatique que je n'ai jamais prise, de découvrir des cultures différentes, des paysages étonnants, de rencontrer des gens différents. Paris est un microcosme dans lequel on se construit une image dont on ne peut se démarquer sans y laisser des plumes. Je sature. Ras-le-bol du bling-bling même si j'aime les paillettes, OD de superficialité et de hype à tout prix. Qui suis-je vraiment sous ma "tenue de combat"? Dire que je voulais être chanteuse (bien avant l'ère Star Ac' & co), inventeur ou princesse... Aujourd'hui, je pense ONG, je pense environnement, je pense faire quelque chose de concret, arrêter de me perdre dans du vent. Et pourtant... j'ai un métier plutôt glam, fashion, hype... Un métier qui faisait rêver les vingtenaires d'il y a dix ans, et les trentenaires d'aujourd'hui. Un métier dont je m'éloignerais bien volontiers pour vivre mes rêves, si j'arrive à remettre la main dessus..!

J'en suis là de mes réflexions et je peste contre des avions qui passent au-dessus de ma tête (en plein Paris!?!) à près d'une heure du matin, et menacent l'intégrité de "Stairway to Heaven". Sacrilège! La rentrée arrive et la sempiternelle deadline de septembre, ce moment décisif où on doit choisir son orientation, se négocier un avenir brillant... Peut-être qu'en regardant les étoiles filantes et en faisant un voeu..? Nous sommes en 2008 et je mériterais d'avoir 10 ans de moins. Avis à ceux qui fêtent leurs 20 ans cette année: n'oubliez pas vos rêves parce qu'on vous demande d'être réalistes. Vous le regretterez bien trop vite, et il sera déjà bien trop tard...

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 16:47

Vous l'aurez peut-être remarqué: il y a du nouveau sur ce blog: une belle carte avec toutes mes adresses préférées, à Paris, mais aussi ailleurs, parce que trend-setteuse rime parfois avec voyageuse (à défaut de jet-setteuse, bien que...). Et j'en profite donc pour vous présenter ce petit site qui monte, qui monte... Pour une fois que c'est l'abeille et pas l'araignée..!
Ok, pour comprendre ce jeu de mots, il faut aller faire un tour sur Nomao. C'est un site de référencement de lieux et d'événements qui localise tout sur une google map. Pas mal, non? Concrètement, ça veut dire que quand je donne rendez-vous à mes amis dans un petit restaurant connu de moi seule, à une adresse improbable, il leur suffit de chercher le lieu (que, bien évidemment, j'ai déjà ajouté à ma liste) et ils auront la carte pour le situer.

Et ce n'est qu'un début, parce que moi, tête en l'air que je suis, je n'ai pas toujours l'adresse des restaurants confidentiels, ou du dernier bar dont on m'a parlé, dont je sais seulement qu'il est dans tel quartier, mais impossible de me souvenir où... Pas plus tard que le week-end dernier, j'ai passé plus d'une heure et demie à écumer les petits villages d'Italie pour trouver un restaurant où mes cousins m'avaient emmenée l'année dernière. Inutile de vous dire que, même si maintenant j'ai intégré le chemin, j'aurais été contente de réduire les 90 minutes de recherche aux 15 nécessaires pour m'y rendre.

Et c'est là que la magie Nomao vient changer ma vie: à partir de maintenant, je rentre toutes mes adresses sur ma page (enfin, juste celles que j'aime, parce que les autres je ne vois pas l'intérêt). Je peux même y ajouter des photos pour être certaine de reconnaître le lieu (ou pour que mes amis sachent dans quoi je les embarque). Et pour simplifier les choses encore plus, le site est accessible sur mon portable!

Le fin mot de cette histoire, c'est qu'à partir d'aujourd'hui, je partagerai avec vous mes petites adresses, des lieux plus ou moins connus: restaurants, bars, clubs, boutiques, spas... Ca m'évitera d'écrire un article à chaque fois (sauf en cas d'événement particulier, cela va de soi), et surtout ça pourra en aider certain(e)s dans leur recherche (on dîne où en sortant du ciné?).
C'est avec le plus grand plaisir que je vous invite à découvrir mon petit monde élargi et, si vous avez vous-même créé une page sur Nomao, à me faire découvrir le vôtre. (suffit de m'ajouter à vos amis - SashaLuna). Quoiqu'il en soit, j'espère que ce petit widget vous plaira autant qu'à moi et que les adresses d'une trend-setteuse deviendront vite les vôtres!

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 13:47

"En mai, fais ce qu'il te plaît"... Le mois de mai et ses journées à rallonge, le mois de mai et les petites robes légères, le mois de mai et l'insouciance, le mois de mai et ses ponts à sucession (qui, de nos jours, fait des semaines de plus de deux jours en mai?)... On s'attend à ce que la presse suive le mouvement et nous enchante de séries mode plus féériques les unes que les autres, romantiques en diable, avec un soupçon de légèreté adulescente. Que nenni! Revue de presse d'un mois de mai, 40 ans après...


Le plus optimiste? Glamour qui nous prouve que rien n'est impossible et pourrait presque reprendre le fameux slogan "prends tes rêves pour la réalité". On peut donc, au choix: courir le marathon, trouver un mec bien (et le garder), avoir un bébé ou encore s'accepter dans son corps ou se retrouver à l'autre bout du monde. Biba y met du sien avec un spécial chance, parce que la chance ça se provoque, ça ne tient pas du "coup de bol", et encore moins du karma, bon ou mauvais. Au menu: on booste ses atouts, on choisit un domaine de prédilection (amour, boulot, argent), on arrête de tout voir en noir et on met ses lunettes roses (optez pour les Wayfarer, c'est tendance) pour voir la vie du bon côté et arrêter net de se prendre la tête. Même Cosmopolitan se prête au jeu avec un "Ne rêvez plus vore vie, vivez vos rêves" en couverture. Le programme est alléchant.

On poursuit dans le conte de fées avec la success story de Reese Witherspoon, la blonde qui a la revanche souriante. On y découvre une fille moins superficielle qu'il n'y paraît, enthousiaste et revenue de sa rupture avec Ryan Phillippe. Un portrait autrement plus motivant que celui de Lou Doillon dans Marie Claire où on découvre une rebelle du 16, qui se perd en tentatives de justification de son côté bobo-branché-anticonformiste. J'ai toujours préféré Charlotte, mais c'est peut-être une question de génération: je suis plus Gérard Darel que Lee Cooper. Mais il ne faut pas oublier non plus Katherine Heigl, resplendissante en couverture de Cosmopolitan. Katherine Heigl, héroïne torturée de Grey's Anatomy, mais qui crevait déjà l'écran dans Virgin Suicides. Katherine Heigl, une grand fille saine, belle, normale, avec des formes, des qualités et des défauts, à l'affiche de 27 robes, une comédie romantique que les trenetnaires célibattantes vont adorer.

Côté mode, on nous fleurit, on nous colore, on nous tie & dye, on nous imprime pop. La mode est à la robe longue, très longue, aux couleurs vives, au revival seventies, aux fleurettes, à la transparence. Et bien si avec ça on ne s'en sort pas..! Au moins on a toutes une chance de trouver une tenue de saison. Et aux pieds? Des talons vertigineux, of course, pour allonger la silouhette perdue dans la longueur de la robe. Ou alors une sandale plate, si on est grande. Notez que la tendance robe longue n'est pas idéale pour les petites, qui, même avec dés talons, risquent de se retrouver tassées (voilà ma vengeance suite à un essayage de robe super craquante mais à laquelle il manquait 5 bons centimètres pour que je puisse la porter sans tirer dessus constamment pour cacher mes fesses, tandis que ma copine version mini peut la porter sans souci).

Sinon, dans Marie Claire, c'est spécial maillots... Hummm... avec un pic de température à 16°C au mois d'avril (non, j'exagère: le week-end dernier a été plutôt chouette: on avait presque oublié à quoi ressemble le printemps), on va attendre un peu, parce que là, autant je les trouve chouettes sur papier glacé, autant je n'ai pas la moindre envie d'aller en essayer, même dans une cabine surchauffée avec éclairage violent (pour faire penser au soleil..?). Alors, pour se changer les idées et se dire que finalement tout ne va pas si mal, on se plonge dans le Cosmopolitan avec un sujet sur les mères ados. De quoi relativiser: finalement, qu'est-ce qu'un printemps sans soleil face à une mère qui la rejoue mai 68, avec envie de liberté et de "s'éclater".

Quant aux hommes du mois, aaaah les hommes du mois. Marie Claire nous parle de George Clooney et Jean Dujardin, deux beaux gosses qui plaisent à quasiment toutes les filles (il semblerait que la cote de Clonney avoisine les 99,9% selon le chiffre annoncé par le mag). Chez Biba, c'est mon chouchou, Julian McMahon, le succulent Docteur Troy de Nip/Tuck, qui file d'ailleurs un mauvais coton dans la cinquième saison, qui cherche la femme de sa vie. Moi, moi, MOOOOOIIIIII!!!!!! Mais c'est Cosmopolitan qui s'intéresse le plus à nos chers et tendres avec 52 pages rien que pour eux. Les questions qu'ils se posent, leurs techniques de drague, ces femmes qui les ont marqués à jamais... Mais aussi de la mode et des soins beauté. Ouf! nos hommes sont des femmes comme les autres!

Comme je suis d'humeur joyeuse, je vous éviterai les galères de l'adoption, l'éducation des enfants quand les hommes s'en mêlent et que, forcément, on ne tombe pas d'accord sur l'attitude à adopter, l'enquête sur les salauds (comment les reconnaître), les régimes et astuces pour perdre nos rondeurs avant l'été, parce que, de toute façon, si c'est comme l'année dernière, on ne le sortira jamais, le maillot, et que, cachées sous des mètres de tissus, on ne les voit plus les rondeurs! Je ne reviendrai pas non plus sur la tendance décolo de l'été (le blond revient en force - sic!), ni sur la chirurgie esthétique, parce que ce n'est pas la bonne saison pour se laisser tenter: optimiste de nature, je vous prédis le soleil, et le soleil pour la cicatrisation, c'est pas top. Alors, il est pas beau ce mois de mai en technicolor?


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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 16:14

D'habitude, le printemps, c'est le moment où on change tout: on fait le ménage, on renage la maison, on achète de nouvelles fringues, on vire les anciennes, et on récupère une pêche d'enfer. Sauf que là... le printemps se fait attendre, et ça se sent. Combien de blogs pas mis à jour depuis fin mars? Combien de pauvres âmes en perdition qui préfèrent cocooner sous la couette plustôt que sortir et profiter des journées qui s'allongent? Moi je vous le dis: cette année, le blues de printemps s'éternise.


Samedi dernier, shopping. Rien trouvé. D'un côté, j'ai une envie folle de robes à fleurs, de petits hauts, de blouses transparentes, et de sandales, de l'autre je ne peux pas sortir sans bas au risque d'avoir une chair de poulette pas très esthétique. Il reste le jean, compagnon de toujours, recette miracle qui s'accorde aussi avec le petit débardeur qu'avec le pull cashmere (que si tu le mets sur le débardeur, tu peux sortir sans prendre froid mais en ayant l'impression d'être habillée en été because le débardeur).

Côté shoes, j'ai opté pour la solution glam: oui je porte des sandales, mais avec des bas. Et ce n'est même pas grave d'ailleurs, voire même c'est sexy ce petit bout de pied qui dépasse, protégé par un voile de nylon. On voit les orteils, le vernis, bref, c'est comme si l'été était déjà là! D'ailleurs, je les trouve tellement tristes ces filles qui arborent des bottes cavalières au mois d'avril... Quelle idée tout planquer, alors que c'est pile poil le moment de se découvrir ("en avril, ne te découvre pas d'un fil", peut-être, mais ce n'est pas une raison pour en ajouter des fils).

Je rêve d'apéros en terrasse, de dîner sur le balcon à la tombée de la nuit, de voir le soleil se coucher du pont des Arts, de balades à vélo le soir venu, de baisers volés à la sortie du ciné, d'épaules qui se découvrent, de corps luisant de sueur à la sortie des boîtes. Mais où est le printemps?!?!? C'est un cri du coeur, un appel à la rescousse: l'année dernière, à la même date, j'avais la peau dorée comme un brugnon, résultat de déjeuners répétés sur un transat à l'Aquaboulevard (et je m'en balance que ce ne soit pas trendy, parce que la tendance, c'est d'aller se faire bronzer en micro-maillot chaque jour quand d'autres font mine de faire du sport dans une salle high tech).

J'ai donc décidé de remédier à ça et de positiver (comme Laurie!!!). Je vais aller m'acheter une "zolie" robe que je porterai dès lundi au bureau, même si je dois l'accessoiriser de bas et d'une écharpe. De toute façon, ce n'est pas par les bras et les jambes qu'on prend froid, alors aucun risque! Et puis je vais écumer les terrasses chauffées et arborer mes lunettes noires en permanence. Avec une motivation pareille, le printemps ne peut qu'arriver.

Avis à la population et à la blogosphère: ne vous laissez pas abattre, reprenez du poil de la bête, souriez (vous êtes filmés), et écrivez. Parce qu'ils me manquent à moi, vos billets, quand je tombe systématiquement sur le dernier, posté le 24 mars ou le 26. C'était il y a trois semaines! Reprenez-vous. Il est temps de manifester pour le retour du printemps et d'arrêter net le laisser-aller.

PS: au risque de vous décevoir - ou de vous inquiéter - je n'ai consommé aucune substance illicite avant d'écrire cet article

 

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 12:36

Quand la mode montre son côté obscur, c'est tout un mythe qui se casse la gueule gentiment. Parce qu'il va sans dire que la mode c'est loin des paillettes et des grands sourires (faux, les sourires), loin de cet univers magique qu'on nous décrit dans les magazines, et pourtant on n'est pas non plus dans Le diable s'habille en Prada (quoique...). La mode, j'y suis, j'y reste - pour le moment - pour le meilleur et pour le pire, souvent le pire. Je dédis donc ce billet à Kamel qui en a fait l'expérience il y a peu, et qui a osé le dire!

Ce qu'il y a de drôle avec la mode, c'est qu'elle ne laisse personne totalement indifférent. Soit on l'aime, prêt(e) à se damner pour entrer dans ce petit milieu exclusif et faire partie des happy fews, soit on l'abhorre, parce que tant de superficialité c'est limite pathétique. Soit... Critiquée, dénigrée, dénoncée, la mode reste un rêve inaccessible pour la plupart. Et c'est pour ça que les stagiaires accumulent des 60 heures hebdomadaires d'esclavage teinté d'humiliation, juste pour avoir le plaisir de dire "je bosse dans la mode".

Et pourtant... l'illusion continue, les pages de papier glacé redorent le blason de la mode en équilibre instable. La mode qui fait et défait ses icônes, les maltraite, les encense pour mieux les oublier, ou à l'inverse les lave de tous leurs péchés. Quelle industrie, mieux que la mode, a su surfer sur "l'esprit sain dans un corps sain" tout en intégrant le tryptique "sex, drugs and rock & roll"? Comment une Kate Moss, égérie inattaquable, a-t-elle survécu au Cocaine Kate, rempilant pour des contrats toujours plus faramineux avec des marques de luxe lui assurant un revenu confortable de quelques millions de dollars par an?

C'est toute la contradiction de la mode. Un monde de requins sous une apparence de pays des merveilles. Alice s'y serait perdue, au propre comme au figuré. La mode use, démolit, mais attire les fans comme la flamme attire les insectes pour mieux les brûler. Immolés au nom de la sacro-sainte mode... Sacrifiés sur l'autel du style.

La mode compte ses souverains, les stylistes des grandes maisons, Lagerfeld et Marc Jacobs en tête, les rédactrices en chef, à l'image d'une très crainte mais toujours très chic Anna Wintour ou d'une exubérante Anna Piaggi. Mais ceux-là ne sont pas les pires, ceux-là ont fait preuve d'un certain talent pour en arriver où ils en sont. Les pires, ce sont tous les arrivistes de la mode, les assistant(e)s, les grouillots, les stagiaires apprenties RP (un vrai métier qui trouve dans la mode toute la dimension de ses défauts), ces stars en herbe qui pensent que tout leur est dû pour la bonne et simple raison qu'un jour on leur a proposé un emploi de ramasse-miettes au nom ronflant (attaché(e) de presse, ça fait toujours bien, même quand il ne s'agit que d'un stage non-rémunéré passé entre la photocopieuse et la machine à café). Ceux-là font preuve d'un mépris savamment surdosé, s'imaginent au-dessus de la masse, supérieurs au commun des mortels, tout ça parce qu'ils "sont dans la mode".

Un univers impitoyable, Dallas des années 2000, où les coups de pute sont légion, voire conseillés, reconnus, complimentés. Il en est devenu difficile pour des gens honnêtes, droits, d'avouer qu'eux aussi "sont dans la mode". Tout un monde sépare ces deux tribus. D'un côté les seigneurs autoproclamés, de l'autre les "gentils", ceux qui se contentent de faire leur boulot, sans prendre le melon, qui restent passionnés par goût et non par volonté d'appartenir à un cercle fermé; de l'autre les ambitieux, qui ne cherchent qu'à être vus, reconnus, qui écument les soirées branchées en espérant qu'un jour leur nom sera cité dans les pages des magazines. Entre les deux, le néant. On entre en mode par passion, on en sort par dépit face à un monde qui se renie chaque jour un peu plus.

Heureusement, il reste de ces passionnés qui poursuivent leur petit bonhomme de chemin sans se laisser bouffer par les hyènes, qui ne baissent pas les bras, même s'ils ne sont pas reconnus (et c'est ainsi qu'ils finiront par l'être). Certains se hissent au sommet, d'autres restent dans l'ombre, mais tous partagent cette même fibre de la mode, un feeling, une goût façonné depuis l'enfance ou l'adolescence. Ce sont eux qui feront la mode de demain, la mode de la rue, celle qui se joue des figures imposées, qui s'adresse au plus grand nombre et pas à une minorité au portefeuille bien garni. Mille mercis à ces rescapés talentueux!

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 10:44

La tentation était trop grande: il fallait que je partage ce superbe "mot d'esprit" avec vous. Parce que quand je l'ai entendu, je n'ai pu résister à un fou-rire tel que je suis passée pour l'ovni de service en sortant du métro. Hilare, j'étais, une vraie dinde s'esclaffant devant un vieux gag du néolithique n'aurait pas mieux fait! Et le plus beau, c'est que ça vient d'un homme, un homme qui, spontanément, a dit ce truc ENORME!Masturbation.jpgIl faut tout de même commencer par situer le contexte. J'étais en ligne avec un ex (et oui, c'est l'apanage des trentenaires parisiennes que de vivre entourées de leurs ex-conquêtes) qui me racontait ses déboires loin de Paris: chirurgien avec la perspective de pointer au chômage en mai (ça le fait, non?), célibataire à temps partiel puisque la demoiselle est restée dans la capitale... Finalement, les hommes aussi ont leurs coups de blues. Et c'est là qu'il a dit cette simple phrase qui résume des années de thérapie conjugale:
"Je n'arrête pas de me
branler pour me vider la tête"

Soufflée, j'étais. D'autant plus que ce garçon ne fait pas partie de ceux qui s'auto-cassent du sucre sur le dos d'habitude. Alors, quoi? C'est donc ça le fin mot de l'histoire? La masturbation n'est pas question d'hormones mais de trop-plein d'informations. Des années qu'on nous serine que les hommes "ne pensent qu'à ça", que leur cerveau se situe bien plus bas que chez la femme, et que leur réactions seraient dues au déplacement incongru de cet organe vers une destination bien plus au sud que leur caboche. Alors qu'en fait il n'est pas question d'hormone mais de tuyauterie.

Résumons: l'homme souffre de toutes ces informations qu'on lui assène seconde après seconde. Il ne peut pas tout emmagasiner, alors il fait le vide. Parce qu'à force de tout entasser, ça finit par déborder, comme le tiroir à chaussettes. Autant prendre les devants. Concrètement, ça donne quoi? Et bien imaginez: le mâle viril croise le regard d'une jolie fille qui a tout ce qu'il faut là où il faut, l'imagine nue (normalement elle n'est déjà pas bien couverte) et laisse gamberger son esprit vers l'image d'un lit gigantesque dans lequel il prend sauvagement la jolie fille qui, comme par enchantement, anticipe ses moindres désirs. Vous voyez le tableau? Bon, et bien tant d'informations à gérer en même temps, ça fait des idées en plus, qui viennent s'ajouter à toutes celles déjà bien rangées dans des petits coins du cerveau de l'homme, dans des tiroirs qui explosent dès qu'on les ouvre tellement ils sont remplis.

Le parrallèle avec le célèbre "je pense, donc je suis" de Descartes est inévitable: "je pense, donc je jouis" (ok, ok, elle était facile!). Ce serait donc plutôt bon signe: un homme qui se masturbe est un homme qui utilise son cerveau. De là à dire que les stars du porno sont des Einstein en puissance... Plus sérieusement, depuis vendredi, quand un homme fait mine de réfléchir, je ne peux m'empêcher de visualiser des milliers de petits spermatozoïdes-têtes d'ampoule se pressant vers la sortie frénétiquement, toutes ces informations qui doivent être évacuées pour éviter la surchauffe et garantir le bon fonctionnement de l'homme. C'est que ça doit être épuisant..!

Au final, mesdemoiselles, quand votre homme a envie de vous, c'est que vous lui donnez tant d'idées (chastes, les idées) qu'il faut bien qu'il fasse le tri. Un vrai cercle vicieux! Donc plutôt que de lui reprocher ses ardeurs et de le traiter d'obsédé, faites preuve de tolérance. Peut-être bien que votre homme a simplement du mal à intégrer qu'il faut penser à sortir la poubelle, mettre son t-shirt dans le panier à linge sale, et vous offrir des fleurs pour votre anniversaire, alors que vous le destabilisez justement avec ce nouvel ensemble de lingerie so sexy... Un peu de compassion, ou c'est l'explosion assurée, et vous pouvez faire une croix sur une bonne nuit de sommeil..!

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