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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 11:46
Vendredi dernier, le Japon subissait un séisme d’une magnitude de 8,9 sur l’échelle de Richter. Un séisme des plus violents, avec pour conséquence un tsunami, mais, au-delà des pertes humaines, des risques sans commune mesure au niveau des centrales nucléaires de la région. A l’heure où on nous parle d’énergie propre, de respect de l’environnement, de risques gérés, force est de constater que les éléments naturels nous mettent à la merci de nos propres technologies.

1989 : Tchernobyl. On nous a répété que les russes ne savaient pas ce qu’ils faisaient, que leurs centrales n’étaient pas sécurisées… 2011 : Fukushima. Les centrales sont aux normes, les japonais savent ce qu’ils font, et pourtant… Toute une économie menacée, mais au-delà une menace plane sur nos têtes (oui, toutes nos têtes, même les nôtres, à douze heures de vol). Réacteurs qui explosent, qui prennent feu, brèches dans d’autres, circuits de refroidissements qui n’assurent plus leur rôle, enceintes de confinement endommagées… Le désastre n’est pas loin…

Alors, on fait quoi pour le nucléaire ?

Les organisations anti-nucléaire se montrent virulentes, prenant leur parti de cette catastrophe annoncée. Le nucléaire, on le sait, est dangereux. L’Homme pensait le maîtriser, la nature a repris le dessus. Gouvernements en émoi, alerte radioactive imminente. On nous conseille de prendre des cachets d’iode. Comme si quelques pilules pouvaient changer la donne et nous permettre de résister à un taux de radiations trop élevé…

La France, grand fournisseur de nucléaire, se sent à l’abri. Depuis quand n’a-t-on pas vu un tremblement de terre en France, qui plus est suffisant pour anéantir une centrale nucléaire ? Peut-être… Mais quelle était la proportion de (mal)chance pour qu’un séisme suivi d’un tsunami mette à mal la centrale de Fukoshima ?

Alors oui, on veut produire de l’énergie, mais à quel prix ? A l’heure où le solaire se fait malmener, ne serait-il pas temps de le généraliser ? Pourquoi s’entêter à jouer avec le feu alors qu’il existe une alternative ? Ah, mais oui ! Histoire de gros sous ! Que deviendrait Areva sans le nucléaire ? L’énergie atomique reste une bataille que les pays industrialisés entendent bien remporter, même si les pays émergents s’y collent aussi (et dans quelles conditions ?).

Mais à quoi serviront tous ces milliards quand nous serons tous devenus de brillants êtres radioactifs, cancers et dérèglements hormonaux en bonus ? Alors que l’âge de la ménopause reculait, depuis Tchernobyl il avance. Mais rien d’alarmant, voyons… Jusqu’à ce que la stérilité se généralise, peut-être. Faisons comme d’habitude, attendons qu’il soit trop tard, il sera toujours temps de réagir (ou pas).

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 16:13

Wonder WomanHier, c’était la journée de la femme. Remarquez que je ne mets pas de majuscule, parce que bon…

Non que cette journée me paraisse totalement biaisée, mais quand même un peu. C’est, comme la Saint-Valentin, un bon moyen de relancer le commerce des fleurs (je me souviens d’un patron absolument insupportable qui exploitait ses employées mais leur offrait une rose le 8 mars). D’ailleurs, un ami faisait justement remarquer hier sur Facebook que beaucoup d’hommes se baladaient un bouquet à la main alors que c’était soir de match (les priorités auraient-elles changé ?).

Toujours est-il qu’on nous serine chaque année la même chose, sur fond de lutte pour l’égalité des sexes, des salaires, pourquoi pas de la pilosité aussi ? Comme si une simple journée pouvait éradiquer les inégalités ou ne serait-ce qu’en faire prendre conscience. Pourquoi pas aussi une journée du lapin nain ? Non, parce que le statut des lapins nains est méconnu et qu’il serait temps de s’y pencher sérieusement !

CalimeroAjoutez à cela l’Equal Pay Day, cette année le 5 mars, et vous aurez la totale pour vous assurer que les femmes sont bien lésées et que “c’est injuste, c’est vraiment trop injuste”. Alors oui, à job égal on gagne moins ; oui, il y a parfois une discrimination à l’embauche pour les femmes approchant la trentaine et sans enfants ; oui, on a des doubles journées. Mais parfois, plutôt que de chercher à démontrer qu’on n’a pas de chance, ne vaudrait-il mieux pas la provoquer, la chance ?

Je me demande quel résultat découle de la journée de la femme… Une augmentation moyenne des salaires ? De meilleures conditions de travail ? Une suspension de viols pour la journée ? Des violences conjugales ? Parce que si c’est ça, instaurons-la 365 jours par an (et tant pis pour les années bissextiles), si c’est le remède ultime.

De la même façon qu’on ne démontre pas son amour une fois par an, on ne se penche pas sur le cas des femmes à date anniversaire. Et toutes celles qui en profitent pour rabâcher à leurs homologues masculins durant 24 heures que “c’est la journée de la femme, alors sois sympa avec moi” n’ont rien compris. C’est chaque jour qu’il faut poser les limites, se faire respecter et s’imposer en faisant ses preuves (pas en pleurant contre “toutes ces choses si injustes” – Calimero, sors de ce corps !). Comme tout homme digne de ce nom.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 12:09

L’idée du jour, c’est ça : participer (un peu) à la grande aventure Greenpeace en sponsorisant la construction du nouveau navire de l’ONG. Coût du bébé ? 23,2 millions d’euros, répartis comme il se doit pour construire un navire éco-responsable.

Car, si le Rainbow Warrior nouveau est sur le point de devenir une réalité et sera un navire high tech, il a été conçu pour utiliser au maximum les énergies vertes (avec sa voile de 54 mètres, les moteurs ne seront nécessaires qu’en cas de conditions météo défavorables) et polluer le moins possible (un minimum pour l’emblème de Greenpeace).

Ecrous, cordes, GPS, kayak, interrupteur ou encore partie du pont, masque de plongée… Vous pouvez investir dans les plus petites pièces comme dans les plus grosses. Il y en a pour tous les budgets, et chaque contribution rapprochera le nouveau Rainbow Warrior de son lancement. A vous de faire votre marché sur le site dédié : http://anewwarrior.greenpeace.org/, comme vous le feriez pour une liste de mariage.

A tous les amoureux de la mer, de la nature, à ceux qui n’en font pas une pour la planète par flemme ou par dépit, vous avez l’occasion de participer à une grande aventure sans même lever le petit doigt (ok, si, mais juste pour taper sur votre clavier). De votre fauteuil, vous pouvez aujourd’hui entrer dans l’histoire de Greenpeace et laisser une trace de votre passage (pour la postérité) : les contributeurs auront leur nom sur le navire.

A celles et ceux qui auraient oublié d’être quelqu’un de bien, à celles et ceux qui voudraient le devenir ou le rester, sortez la CB pour une vraie bonne raison. La petite robe de printemps, ce sera pour plus tard (de toute façon, il fait froid), les nouvelles baskets idem (pour le sport que vous faites...), quant au dernier jeu vidéo sur Wii, il peut bien attendre un peu (ou alors vous craquez votre Wii et répercutez les économies, faites le calcul…)… Bref, pour une fois, faites chauffer votre carte avec du (bon) sens !

NB : la trendsetteuse est contributrice officielle pour une partie du pont et un masque de plongée (on ne se refait pas)

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 14:03

Avis de tempête : les sites de rencontres nous réservent bien des surprises, et le bon grain est là où on ne l’attendait pas. Il y a quelques années, aux débuts de ce blog, mon amoureux du moment étant tombé sur le tout nouveau site “Adopte un mec” m’avait incitée à m’y inscrire parce que l’idée lui semblait drôle et que ça pouvait donner lieu à une sacrée étude sociologique. A l’époque, j’ai donné dans l’extrême, créant un profil qui ne pouvait laisser de marbre (quoique… tout dépend de ce que l’on entend par là…) les mâles en mal de rencontres. Et le résultat est .

Adopte un mec

Un peu plus de trois ans après, l’amoureux s’est envolé et j’ai décidé de m’y coller plus “sérieusement” (entendre : avec un vrai profil et pas une accroche de chagasse en chasse). Pour y voir plus clair et augmenter mes “chances de réussite”, deux sites : d’une part Adopte un mec, d’autre part eDarling. Le test était lancé…

Après quelques semaines de test, il en ressort les points suivants :

- Adopte un mec reste plus fun et décalé et il apparaît que les utilisateurs se prennent moins au sérieux (la moindre des choses quand on est prêt à se faire adopter par une shoppeuse qui va vous mettre dans son papier, quitte à apparaître parmi les “Ventes flash – tombé du camion”) ;

- eDarling, vantant les mérites de son système de questionnaire de compatibilité visant à vous faire rencontrer la personne idéale, l’âme sœur dont vous rêviez, est une arnaque monumentale…

Cherchez l’erreur !

Imaginez plutôt : dans le très inutile très sérieux questionnaire eDarling, vous devez parler de vous. Soit. Mais qui va dire la vérité, la vraie, au risque de passer pour le clampin de base qui veut s’envoyer une célibataire désespérée. Il est plus que facile de tromper la victime et de se positionner parmi les mâles désirables. D’où quelques propositions de profils qui semblent pour le moins factices (ou alors, je plains ces laissés pour compte de la séduction)…

Autre catégorie de questions, autre conclusion : eDarling demande quels sont vos goûts en matière de physique (la taille est-elle importante – non, pas celle-là ! –, etc.). Et là, même si vous avez répondu oui (pour la taille) vous vous retrouvez avec des schtroumpfs qui font votre taille, voire moins. Et c’est bien connu : les femmes aiment les hommes plus petits qu’elles…

eDarling

Alors qu’on s’attendrait volontiers à trouver chaussure à son pied sur un site revendiquant son approche très cadrée, il semblerait que l’auto-dérision fonctionne mieux, et que la surprise d’une rencontre puisse encore exister via des sites qui ne laissent à première vue pas grand place au hasard. On détaille ses goûts, on se présente, on se met en scène… Autant de comportements qui, finalement, ne sont pas si éloignés de la vraie vie.

Explication de texte : prenez une fille qui sort dans l’optique d’une première rencontre. Elle passera des heures au téléphone avec ses copines pour savoir comment s’habiller (“oui, alors sexy mais pas aguicheuse, charmante mais pas cucul, bandante mais pas provoc’…” Faut suivre !), que raconter (“je peux lui dire que j’ai passé dix ans en couple ou ça lui met trop la pression ?”, “Et je lui dis que ça m’est déjà arrivé, les coups d’un soir, ou bien je lui explique que ce n’est pas on genre ?”), où aller (restaurant, bar, musée, ciné..?), etc. Autant de questions auxquelles il n’existe évidemment pas de réponse idéale, mais qui montrent bien que la fille ne sort pas de façon “naturelle”, qu’elle se met en scène, crée son personnage, quitte à se retrouver coincée entre ce dernier et ce qu’elle est vraiment (ben oui, imaginez que ça fonctionne, la nature finira bien par reprendre le dessus un jour om l’autre. Et là…).

Idem pour le mec :  ne pas montrer qu’il la prendrait bien là, tout de suite, sur un coin de table (ça ferait mauvais genre), mais ne pas non plus se montrer trop distant (la pub Meetic explique bien le problème du candidat qui ne regarde même pas le décolleté que la fille arbore pour l’occasion), et autres considérations…

Il faut se montrer (des deux côtés) intéressant, drôle, percutant, séducteur, attirant, etc. Bref, exactement comme on le fait sur un site web, le recul en moins (n’imaginez pas que les présentations de profil se fassent dans la seconde, elles sont le résultat d’une réflexion mûrement réfléchie, rédigées avec soin, et souvent une idée derrière la tête). La seule différence, c’est que le site permet de faire un premier tri (sur Adopte un mec, l’homo sapiens peut annoncer clairement s’il recherche un CDD ou un CDI, entre autres qualités, fonctions et accessoires), alors qu’en live c’est une autre paire de manches, et le temps risque de passer très lentement avec le mauvais binôme.

Au final, il ressort de tous ces petits tests que le second degré prévaut pour les cas non sociaux, le test de compatibilité s’adressant plus à une population qui n’aura pas, ou peu, l’occasion de séduire en milieu naturel, tandis que le côté adoption vise une cible plus jeune, plus branchée, plus haut de gamme aussi (enfin, de ce que j’en ai vu), et plus ouverte à des rencontres que l’on peut considérer comme “normales”. Je retourne donc remplir mon panier et file résilier mon abonnement à eDarling (bande d’escrocs !) avant de tenter ma chance sur Spycee (tout nouveau, qui permet de faire des activités sympas entre célibataires – moins invasif que le speed dating).

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 12:43

Je vous en parlais il y a peu, la Saint-Valentin et ses offres démultipliées avec le but avoué de vous faire dépenser plus. D’ailleurs, on pourrait presque dire “aimer plus pour dépenser plus”… Bref, mon petit billet a vraisemblablement plu puisqu’il a fait littéralement exploser les stats de ce blog sur les derniers jours. Plus que celui sur les réseaux sociaux et les relations sexuelles, c’est vous dire si l’amûûûr prend le pas sur le cul !

Faites l'amour, pas les magasins

Et bien entendu, la Saint-Valentin fait – illusoirement, vous allez comprendre - la part belle au rêve de conte de fées qu’on nous sert depuis l’enfance.

A tous les coins de rue, des affiches dégoulinantes de petits cœurs, en rose, en rouge, avec des slogans invitant à s’intéresser à ce qui pourrait - matériellement, s’entend - faire plaisir à l’être aimé. On ne repassera pas sur l’exclusion de fait de tous les célibataires qui ne voient là  qu’un coup de plus porté à leur statut.

Non, ce qui est marquant, c’est cette profusion d’incitation à la débauche amoureuse, entre sites de rencontres par affinités qui clament leurs résultats (j’en reparlerai dans un autre article, mais… quelle arnaque !!!) – comme si on pouvait trouver l’âme sœur en quelques clics à trois jours de la date fatale –, sex shops trendy – à ne pas confondre avec les glauques échoppes à touristes de Pigalle – qui mettent en avant bougies gourmandes et accessoires érotiques à partager en duo, et tous les magasins “normaux” qui profitent de l’occasion pour tenter d’écouler leurs stocks alors que la tendance est à la baisse de la consommation (surtout en after-soldes).

Passons…

Le mot d’ordre est donc lancé : halte au sexe récréationnel, place à l’Amour avec un grand A (et un grand M, et un grand O…). C’est connu : le manque d’argent fait pousser les bébés. Et le manque de stabilité professionnelle les couples de réconfort. Késako ? Ce sont ces couples qui se forment, envers et contre tout, histoire de se rassurer et de se dire qu’au moins, de ce côté-là, ils sont dans le positif…

Pas très optimiste ? Peut-être, mais le fait est que ce sont ces mêmes couples qui foncent tête baissée dans le magma des consommateurs de Saint-Valentin, chocolats, parfums et bijoux de pacotille en tête. L’amour, c’est le grand défi de l’époque :  trouver sa moitié, faire de beaux enfants et participer à la fête collective pour éviter de faire partie des parias de l’amour, de ces célibattants et célibattantes (tiens, le correcteur d’orthographe ne réagit pas sur ces termes, preuve qu’ils sont entrés dans le vocabulaire commun) dont on commence à décrier le style de vie (peuvent pas être heureux en multipliant les histoires de cul, voyons… Le sexe c’est utile, pas futile !).

De là découlent des comportements à haut risque de mémérisation et pépérisation anticipée (là, le correcteur d’orthographe crie au scandale). Des couples qui achètent à deux, font compte commun et s’épient par relevés interposés. Quel glam’ ! Toujours est-il que ça marche, en témoignent les nombreuses émissions de télé-réalité qui font le bonheur de chaînes où la pub vient surenchérir. Et oui, là où les contes de fées se sont modernisés, notre société fait dans le gnangnan, l’eau de rose à s’y noyer et l’anti-romanesque nauséabond.

Je lance donc un appel aux amoureux de l’excès, ceux-là mêmes à qui on ne la fait pas à coups de petits cœurs et de fausses déclarations fleurant le bon sentiment : faites l’amour, pas les boutiques ! (mais si un charmant jeune homme tient à m’offrir des fleurs, je ne dis pas non)

PS :  je tiens à préciser que ma phrase de fin a été trouvée avant l’affiche Clignement d'œil

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 12:48

En règle générale, quand je cherche une animation pour le travail (et oui, je cherche aussi des animations dans un cadre professionnel), c’est plutôt quelque chose de drôle, d’artistique, ou les deux à la fois. Entre les créations Pixar et celles de l’Ecole des Gobelins, il y a de quoi faire. Mais parfois je tombe sur des choses plus… disons qui ont plus de sens.

C’est le cas de Global Warning Warming , un petit court qui ne manque pas de marquer les esprits. On y voit de pauvres bêtes qui, désespérées devant les catastrophes dues au réchauffement climatique, finissent par se suicider, conscientes que de toute façon ce n’est qu’une question de temps.

Percutante, cette animation tire les larmes des yeux des plus sensibles (en témoigne la réaction de mes stagiaires – et la mienne !), mais surtout elle met en avant les choses sous un autre angle. En donnant une âme aux animaux, en leur permettant de réfléchir sur leur sort, les réalisateurs de cette vidéo choc ont choisi de soulever un point qui dérange : alors même qu’ils ont la capacité de réfléchir, de réaliser et de changer les choses, les humains ne bougent pas le petit doigt et poursuivent leur destruction méticuleuse d’une planète sans défense.

J’entends d’ici les critiques d’une poignée de doux-dingues persuadés que “le réchauffement climatique c’est juste pour nous faire peur” ou que “c’est encore un coup des industries pour nous vendre quelque chose au final”, et ceux qui pensent que “de toute façon, on n’y peut rien à notre niveau, ce sont les grandes industries les responsables”. Oui… et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu…

Pourtant, si on y regarde de plus près, c’est toujours, inexorablement, la même chose : rien qu’en France nous sommes plus de 65 millions. 65 millions de personnes qui trieraient leurs déchets, feraient un peu plus de vélo, un peu moins de voiture, ne prendraient plus de sacs plastique au supermarché, éteindraient les lumières, la télé quand ils quittent une pièce ou tout simplement débrancheraient les appareils électriques non utilisés, c’est certain : ça ne changerait rien. Si c’est ce que vous pensez, vous n’avez qu’à regarder cette vidéo comme une énième vision catastrophiste et l’oublier dans la foulée.

Si le chiffre de 65 millions vous parle, que vous acceptez l’idée qu’un petit peu, plus un petit peu, plus un petit peu, ça commence à faire beaucoup, alors c’est qu’il commence à y avoir de l’espoir. Parce que s’il est évident qu’une usine va déverser plus de déchets en une journée que votre petite personne en un an, qu’en est-il des déchets de 65 millions de personnes sur un an..?

On a beau dire “si nos élus faisaient…”, “si les grandes industries faisaient…”, ce sont les personnes lambda qui, au fil des jours, peuvent faire la différence. D’abord, parce que nos élus sont, justement, nos élus et qu’on peut donc agir là-dessus. Ensuite, parce que les industries sont aussi dépendantes de leurs clients, et que leurs clients, au final, c’est nous.

Sans vouloir aller jusqu’à un monde de Bisounours à la vision “guimauvée”, ne pourrions-nous pas envisager de faire quelques efforts pas si contraignants que ça ? Quelle est la différence entre mettre vos déchets dans une poubelle ou plusieurs ? Qu’est-ce que cela change pour vous d’éteindre la lumière quand vous n’êtes pas dans une pièce, de débrancher le chargeur de votre téléphone lorsqu’il est chargé, ou de ne pas laisser couler l’eau quand vous vous brossez les dents ? La réponse est simple : rien, absolument RIEN !

Alors que les écolos extrémistes prônent l’éradication des bains, de la voiture et du chauffage, pourquoi ne pas se contenter de faire, tous, quelques petits gestes qui pourraient faire du bien à la planète. Parce que si aujourd’hui on est heureux d’avoir un peu moins froid l’hiver, peut-être que nos enfants et petits-enfants auront, eux, envie de connaître la neige et de voir des ours polaires ailleurs que dans des livres ou sur le web… Ca s’appelle juste être quelqu’un de bien… Et vous, êtes-vous quelqu’un de bien..?

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 12:02

Ce matin, une vidéo postée par l'un de mes amis sur Facebook m'a interpellée : FuckSquare. En habituée des réseaux sociaux, il ne m'a pas fallu plus d'un quart de seconde pour faire le rapprochement avec FourSquare, et en visionnant l'objet du délit, je n'ai pas été déçue, loin de là...

La vidéo, la voici : 

 

Evidemment, on ne peut s'empêcher de sourire devant l'absurdité d'une telle situation : un couple, le garçon se connecte pour détailler, en temps réel, l'avancée de ses ébats amoureux avec une fille qui, semble-t-il, est devenu un véritable "lieu commun" (pardonnez-moi l'expression, mais l'occasion était trop belle). Est-ce à dire que la moindre de nos expériences sentimentales et sexuelles a vocation à être partagée avec des millions de personnes, lesquelles pourront à leur tour donner leur avis ou prodiguer leurs conseils ? Toujours en temps réel, s'entend.

Plus qu'un trait d'humour au ton sarcastique surlignant l'absurdité de la mise en scène virtuelle et les dérives de l'over-connexion, cette vidéo, si on gratte un peu le vernis, n'est pas si drôle, voire elle est complètement flippante et représentative d'une génération perdue dans les limbes du web. Car si la multiplication des réseaux sociaux permet de rester en contact et de partager avec ses amis proches ou lointains (physiquement, s'entend), ils sont surtout devenus les mouchards d'une génération qui ne vit plus que par statuts interposés.

Parlons-en, des statuts. Qui n'a jamais appris que son voisin de palier (ou de bureau, peu importe) était de mauvaise humeur en se levant ce matin, avait envie de vacances, ou mieux était à la station lambda à un moment donné ? Si les réseaux sociaux ont d'abord eu pour vocation de permettre une communication et un partage favorisés, leur fonction première a rapidement été dénaturée pour devenir un joyeux bordel méli-mélo d'exhibitionnisme virtuel.

Facebook, Twitter et consorts sont devenus en l'espace de quelques années les mouchards de nos actions revendiquées. Alors que personne ne songerait à appeler ses amis pour leur dire "je déguste un excellent tiramisu", il n'est pas rare d'apercevoir ce type de statut sur une toile devenue exutoire magnifique d'une déconcertante banalité qui se veut au contraire excitante.

Et quid des tracas de chacun tandis que l'irrémédiable réponse à "comment vas-tu ? " est "bien". Les réseaux sociaux permettent d'épancher sa peine, de se plaindre, d'offrir au regard des autres l'étendue de sa déchéance réelle sous couvert d'annonce virtuelle. Comme si le message n'était pas le même. On se met en scène sans pudeur, parfois avec exagération, presque sans conscience de l'affligeante portée de cet acte qui paraît pourtant normalisé, presque naturel.

Mais on peut aller encore plus loin : les réseaux sociaux sont ainsi devenus le miroir dans lequel on se regarde et se nourrit... de l'absurdité des autres. On y déguste les déconvenues de gens plus malheureux que nous, histoire de se sentir plus chanceux, on y clame son bonheur, histoire de mieux le leur jeter à la figure, ou bien on cherche des à s'y rassurer puisque, si machin a trouvé un super boulot, alors nous aussi on peut le faire !

Au fil des mois, les réseaux sociaux se sont imposés comme les dénonciateurs politiquement corrects d'une génération qui vit au travers de son pendant virtuel. Il est devenu normal, voire convenable de s'exhiber sur la toile, d'y apposer ses craintes, ses peurs, ses joies, ses peines, ses succès et ses échecs. Alors, effectivement, pourquoi pas prolonger l'expérience jusqu'à détailler ses relations sexuelles en cherchant le regard approbateur (ou critique) d'une communauté d'amis à qui on ne passe parfois pas même un coup de fil pour prendre des nouvelles. 

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 00:30

La mode est aux élections présidentielles américaines. Les journaux, la télé, la radio, les blogs, tout le monde ne parle. Pas une jour, une heure, une minute sans que quelqu'un nous rappelle que l'avenir de la planète (nous sommes tous concernés par cette élection, et oui..!) se joue dans les prochaines heures. Alors quoi, donner mon avis, encenser un candidat et en profiter pour descendre l'autre? Très peu pour moi.
  


A l'heure où France 4 nous diffuse un reality show engagé (Rachid au Texas), jamais élection n'aura soulevé autant de questions. Et pui, parce qu'au-delà de l'opposition démocrates/républicains, on joue l'élection du premier noir à la tête des Etats-Unis. Et finalement, c'est encore ce qui intéresse le plus dans les dîners mondains. Les idées d'Obama passent après sa couleur de peau. C'est beau le monde moderne!

D'aucuns prétendent que, s'il est élu, ce sera grâce à sa couleur, tandis que pour les autres c'est un frein dans une Amérique qui n'a toujours pas su se défaire de son racisme. Une spécialiste dont j'ai déjà oublié le nom expliquait même à quel point cette caractéristique entraîne une autre polémique: Obama étant métis, il n'est ni noir, ni blanc (sic!), et ne peut donc réellement représenter ni les uns ni les autres. Amen!

D'un autre côté, McCain est diabolisé: le conservateur extrêmiste, réac, entouré de crétins dont l'emblématique Sarah Palin, reine des casseroles. Mrs. Perfection serait bien loin de l'image qu'elle cherche à renvoyer et des valeurs qu'elle prône. Et c'est pourtant bien qui est colistière de McCain. Coup de pub ou coup de tête? Quoiqu'il en soit, McCain n'en sort pas grandi et une fois de plus les républicains ne brillent pas par leur intelligence.

Alors, le vrai faux black ou l'homonyme des frites de notre enfance? La palme revient à cette question cruciale: un noir peut-il entrer à la Maison Blanche? La fashionista vous répondra que le look black and white est toujours un choix sûr, indémodable, qu'il suffit d'y injecter un soupçon de fantaisie pour casser la côté trop classique. Et pour les inconditionnels du monochrome: un p'tit coup d'peinture et, ni vu ni connu, on aura un black à la Black House!

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 09:44

Samedi 6 septembre 2008. J'ai déjà passé deux jours au salon du prêt-à-porter et je sors d'un bain délassant auquel a succédé un p'tit plateau-télé à base de sushis. Je mets la télé et me cale devant "On n'est pas couché", émission de Laurent Ruquier, réplique de "Tout le monde en parle". Christine Albanel, notre ministre de la Culture et de la Communication, est sur le plateau et va subir l'interrogatoire des têtes brûlées, les deux Eric. Intéressant, me dis-je, mais je ne pouvais savoir à quel point...

Je n'ai pas la prétention d'être une spécialiste de la langue française, mais j'ai quelques petites lubies qui me collent à la peau. Tout d'abord, on dit aller "à vélo" et pas "en vélo", tout comme on ne dit pas la voiture "à ma soeur", mais la voiture "de ma soeur". De petites lubies qui me font une réputation de pinailleuse désagréable lorsque je reprends les gens qui s'adressent à moi, mais que voulez-vous: on ne se change pas...

Tout ça pour dire que je trouvais déjà à redire sur les présentateurs du PAF, comme sur les animateurs radio, qui font des fautes de français à répétition, mais là... j'ai été soufflée! Etait-ce le stress de l'interview croisée des deux bouledogues objecteurs de conscience ou une ignorance malheureusement partagée par bon nombre de français, mais notre ministre n'a toujours pas intégré que le nom commun "espèce" est féminin, invariablement féminin: on dit donc bien "UNE espèce de", et pas "UN espèce de", quel que soit le genre du mot qui suivra. Donc, Madame Albanel, vous m'avez déçue. Comment peut-on se prétendre Ministre de la Culture et de la Communication et faire de pareilles fautes..?

Ajoutons à cela les réflexions d'Eric Zemmour qui s'est fait plaisir en demandant à l'invitée pourquoi elle maniait si bien la langue de bois alors qu'elle se montrait si incisive dans son cercle personnel. Pas de chance pour elle: Lambert Wilson et Anne Brochet sont là pour défendre "Commes les autres", un film sur l'adoption homoparentale. Quand la question, certes délicate, est posée à Christine Albanel, elle s'ens ort par une pirouette, prétend qu'elle ira voir le film, qu'elle n'a pas suffisamment de données pour pouvoir donner son avis... Bullshit! Comment peut-elle prétendre ignorer les tenants et aboutissants d'une telle question, surtout en étant conseillère UMP du 4ème arrondissement de Paris, comme l'on si justement fait remarquer les chroniqueurs?

La question est épineuse, bien sûr, et il est évident qu'il faut un homme et une femme pour faire un enfant, mais que dire de ces orphelins parqués dans des instituts, alors que des couples homosexuels se proposent de les adopter, parce qu'ils ont un réel désir d'enfant? Deux parents du même sexe valent-ils moins que deux parents de sexes opposés? Est-il plus important de privilégier une vision classique de la famille quand autant de gamins n'en auront jamais? Et que dire de ces familles qui explosent le jour où le père découvre son attirance pour les hommes ou la mère pour les femmes? Les enfants en pâtiront-ils plus que d'autres?

Le sujet est relancé régulièrement, chaque camps défendant farouchement sa position, mais il s'agit toujours plus d'un débat idéologique que de la recherche d'une solution réelle visant à donner un foyer à des enfants qui le méritent et en ont besoin. Mais c'est vrai: pourquoi prendre une position tranchée, surtout si elle peut déconvenir..? autant prétendre n'avoir aucune opinion, c'est plus safe.

Une chose est sûre: la culture et la communication en France ont du souci à se faire. Mais il est vrai qu'il vaut mieux financer la restauration d'oeuvres modernes "destinées à disparaître", comme les colonnes de Buren, polémiquer sur des sujets tels que les différentes manifestations qui n'évoluent pas d'une année sur l'autre parce qu'il ne faudrait pas essayer de sortir des sentiers battus, que se poser de vraies questions et d'éviter les fautes d'accord, et surtout, surtout pas de remettre en question nos méthodes d'enseignement et de transmission. Et dire qu'on critique les élèves qui ne savent pas lire et écrire en sortant du primaire...

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 10:35

La semaine dernière, M6 a diffusé l'un de ses dossiers de l'été consacrés aux people et autre richissimes de par le monde. Au programme: Christian Audigier, le créateur de la marque Ed Hardy. Ce dernier devait fêter ses 50 ans à Los Angeles, ville qui l'a consacré roi de la mode (sic!) et où il a élu domicile, parti depuis longtemps de son fief avignonnais. 50 ans, ça se fête, surtout quand on a un ego gros comme ça et des moyens qui dépassent l'entendement. Mais au final, qu'est-ce que ça a de mieux qu'une fête au Macumba..?

Le reportage s'ouvre sur la photo gigantesque de Christian Audigier sur Melrose Avenue où il possède une boutique. Pour situer le contexte (et pour ceux qui l'ignorent), Ed Hardy est une marque créée autour de visuels inspirés des tatouages de bikers. Ce n'est donc pas un hasard si notre Johnny national est devenu pote avec le sieur Audigier. Sa majesté des t-shirts a fondé un empire, à l'image de ces quelques français qui ont su exploiter le bon filon outre-Atlantique.

Passons. Christian Audigier, donc, organise son 50ème anniversaire comme on organise le lancement d'une nouvelle collection. Cet anniversaire est prétexte à faire parler de lui, et qui dit parler de lui dit parler d'Ed Hardy et donc booster les ventes. Cette fête sera donc spectaculaire ou ne sera pas. D'ailleurs, le principal intéressé prétend envisager d'annuler les festivités car le roi de la pop, Michael Jackson himself, qu'il a invité, n'a toujours pas répondu à quelques heures du début de la soirée.

Outre ses délires de grandeur, Christian Audigier est présenté comme un homme qui n'a pas renié ses origines et certainement pas oublié ses amis de toujours, les avignonnais qui l'ont connnu tout petit et ont suivi son ascension de plus ou moins loin (plutôt de loin). Tous ont été invités à se joindre au master pour célébrer son demi-siècle. Et c'est là que les choses se corsent: entre hésitations sur les tenues et peur de ne pas être à la hauteur, les amis de toujours sont presque plus intéressés par les "stars" que par le héro de la soirée.

Jour J: on nous montre un Christian Audigier, businessman jusqu'au bout des ongles, pendu au téléphone, criant sur tout le monde, conscient de ce qui se joue. Son épouse, qui a visiblement bien intégré la tendance mégalo de son mari, lui a fait réaliser une sculpture de lui-même de 6 mètres de haut, qui sera placée au centre de la salle. Pour le bon goût, vous repasserez. Johnny, quant à lui, répète car il a promis à son "ami" (c'est fou ce qu'on a comme "amis" quand on a les moyens de se les offrir!) de chanter.

Mais le clou de la soirée, c'est l'arrivée de Michael Jackson, le king of pop, qui a daigné répondre à l'invitation de Christian Audigier (moyennant quelques dizaines de milliers de dollars, faut pas rêver non plus). Service de sécurité hors normes, publicists affolées (les publicists sont une forme hybride de RP et d'agent). Christian est accompagné par les gorilles de la star, suivent Johnny et Laetitia, sous le regard envieux de l'assistante de Christian qui a l'air de ne toujours pas en revenir. Mais le must a lieu à l'entrée sur scène de Michael, quinqua lui aussi depuis peu. Et là, c'est à la limite du ridicule: le king of pop qui félicite son "ami" le king of fashion. On aura tout vu!

Au final, la soirée aura coûté une somme scandaleuse à Christian Audigier, le propulsant roi des fêtes people. Ce petit avignonnais qui se targue de parler français à LA, côtoie Johnny et se fait féliciter par Michael sous l'oeil ahuri de ses amis d'enfance (qui n'hésitent pas à sortir l'appareil photo et dont on se demande s'ils se laveront la main qui a serré celle de Johnny, a réussi: son anniversaire fait le tour des médias. Beau coup de pub! Mais quid de ce côté bling-bling racoleur? Est-on vraiment le roi de la mode quand on paie ses amis pour qu'ils fassent une (si) courte apparition et annônent des compliments si formatés..? La tendance n'est-elle pas justement aux petits comités hype où seuls quelques initiés pourront se rendre, sans luxe ostentatoire..? Il me semblait, pourtant...

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