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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 16:36

Carla BruniHier soir, chez le kiné, télé : émission people de la TNT. Encore une grande émission hautement culturelle bourrée de “scoops”, de la trash TV dans le sens le premier du terme. Evidemment hier, actu nationale oblige, Carla Bruni-Sarkozy était à la une. Alors quand certains rêvent d’apercevoir la petite Giulia, d’autres partent sur des théories farfelues du type : et si la grossesse avait été simulée ?

Pour répondre à cette question, un charlatan éminent médecin expliquait les signes qui ne trompent pas. Pour faire simple : Carla n’aurait pas eu le ventre suffisamment ferme pour être réellement enceinte. Et hop ! Une rumeur de mère porteuse qui démarre..!

Et pour baliser le terrain, on revient sur les grossesses désormais remises en question de Nicole Kidman et Heidi Klum. En effet, leur ligne retrouvée si rapidement après l’accouchement est suspecte. “Quasiment impossible de perdre les kilos de la grossesse aussi vite…” Ben voyons ! J’ai juste l’exemple de ma maman qui est sortie de la maternité dans un petit 36 et à qui les infirmières ont dit que ce n’était pas l’heure des visites. Donc oui, ça existe ! Maintenant, c’est sûr qu’en prenant 35 kilos, c’est plus compliqué…

Bref (c’est toujours à la mode..?), les émissions people sont sur les crocs. A croire que les journalistes n’ont plus rien à se mettre sous la dent. A ne pas vouloir communiquer sur la naissance de leur fille (bien que cela soit déjà une forme de communication), le couple Bruni-Sarkozy a poussé ces pauvres chasseurs de scoops en mal d’infos à devoir réinventer l’actu. C’est beau, comme… de la télé des années 2010 !

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 16:29

Nancy SalgueiroLa télé-réalité, depuis l’avènement de Loft Story en 2001, tout le monde connaît (les autres, on ne peut plus rien pour vous). Ont suivi des télé-crochets divers et variés, des aventures de colocs’, des secrets qui n’en sont pas, des “anges” perchés haut, très haut, très haut au-dessus de la réalité, des histoires de piscine, de coups de cœur (orchestrés ?), de tromperies… On en a vu de toutes les couleurs, et souvent pas pour le meilleur. Mais alors qu’une énième saison de Secret Story bat son plein en nous pourrissant les prime times du vendredi, le concept, s’il ne s’épuise pas, s’essouffle un peu quand même et laisse la place au transfert logique : la web-réalité.

Plus pernicieuse, la web-réalité, ne serait-ce que parce que ceux qui la font ce sont vous, moi, lui, elle, eux… N’importe qui, en fait, sans garde-fou, sans modération, avec uniquement les censures grossières qui régissent le net (et encore). On peut se mettre en scène, raconter sa vie, s’en créer une, tout est permis, il n’y a pas de limites. Tu as une webcam ? Filme et met en ligne ton quotidien. On en revient au fameux 3615MaVie et on s’affranchit des réseaux sociaux cette fois-ci pour créer sa propre chaîne Youtube.

Si certains peuvent y trouver le moyen d’exprimer leur relatif talent, d’autres s’investissent d’une mission, comme l’a fait Nancy Salgueiro. Vous ne savez pas de qui il s’agit ? Rassurez-vous, comme la majorité des gens. Nancy Salgueiro est canadienne. Chiropraticienne, Nancy Salgueiro prône une démystification de l’accouchement. Ne plus s’encombrer de machines, accoucher chez soi, de la manière la plus naturelle qui soit… Et pour renforcer son discours, elle a tout simplement diffusé son propre accouchement en direct sur son site web.

Un bel exemple de vidéo “instructive”, presque un documentaire détourné qui viendrait s’ajouter à la liste de vidéos diffusées sur des chaînes culturelles du type Arte. Oui, mais voilà : à la télévision on ne diffuse pas tout et n’importe quoi. Et si les motivations de Nancy Salgueiro sont saines, authentiques, quelle va être la suite..? Pourquoi pas des péripatéticiennes (oui, j’adore ce mot) soucieuses de diffuser leur savoir à des jeunes filles qui ont peur du sexe et n’osent pas demander à leur propre mère ?  L’exhibitionnisme passe à la vitesse supérieure et s’offre un public mondial en deux temps trois clics.

Une  nouvelle forme de gourous est apparue. Et ils ont une arme de diffusion massive : le web ! Alors, demain, tous héros de notre propre vie en mode virtuel ? Les stars n’ont qu’à bien se tenir : le quart d’heure de célébrité va se prolonger et migrer vers le cyberespace, englobant des nobody sans talent qui se feront connaître à l’instar d’une Cindy Sanders. May the Force be with us (pour supporter ce nivèlement par les profondeurs abyssales de la médiocrité).

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 18:27

Sex ListAu risque d’en décevoir certains, je ne vais pas vous faire la critique de cette œuvre qui figurera très certainement parmi les inoubliables du 7ème art (humour). Je l’admets : j’y suis allée. Avec cette idée un peu folle derrière la tête : passer un bon moment à regarder un film qui ne demande pas d’avoir le cerveau trop éveillé, le genre de film idéal pour une fin de weekend, le truc qui te repose les neurones en abaissant ton niveau culturel de quelques points.

En cela, Sex List ne m’a pas déçue. En revanche, niveau humour et décalage d’une bonne comédie de fille… on repassera, mais pas par là.

Mais si je ne vous parle pas du film, je vous parle de quoi, alors..?

De votre nombre !

Votre nombre, oui, le vôtre, celui qui vous définit en tant qu’individu sexuellement actif et qui fait de vous (ou pas) une trainée ou une fille à marier. Ce nombre, c’est celui qui correspond aux hommes passés dans votre lit (ou plus explicitement “dans votre vagin”). Ah, je sens que ça commence à vous plaire.

La théorie de Sex List, donc, c’est qu’une femme qui a eu plus de 20 amants ne se mariera jamais. Damned ! La sentence est tombée… Ne nous reste plus qu’à filer nous inscrire au couvent en espérant qu’il n’est pas trop tard et qu’on sera acceptée malgré notre dévergondage flagrant.

20…

J’en connais qui en sont loin. Derrière ou… devant..!

Il y a celles qui assument. Et celles qui essaient vainement de prouver que non, celui-là ne compte pas. Celles qui s’en fichent et celles qui ne cessent de repousser leur “limite” personnelle (avant, c’était “pas plus de 5”, puis c’est devenu “pas plus de 10”, et de cinq en cinq elles en sont arrivées à “pas plus de 50”…). Le regard en arrière est parfois pénible…

Mais dans tout cela, la question se pose, pertinente : à partir de combien d’amants peut-on considérer qu’on ne trouvera plus chaussure à son pied ? Non pas parce que les hommes (qui, on le sait, aiment terriblement la catégorisation maman / putain) risquent de ne pas apprécier la terrible réalité (quoique… on en connaît qui fantasment encore sur le “coup du siècle qui serait encore vierge'” – faut pas rêver, les gars, ça n’existe pas), mais bien parce qu’à un moment il faut se rendre à l’évidence : si après ces si nombreuses quelques aventures on n’a encore rien trouvé de bien, c’est peut-être qu’on en demande trop.

Variante pour la blonde : “c’est pas comme sur le CV où plus t’as d’expériences plus tu deviens un profil intéressant ?”. Aïe ! on part de loin…

Alors, les filles, vous privilégiez une bonne connaissance du sujet, voire une maîtrise de la discipline qui vous assurera de faire grimper votre homme aux rideaux ou bien vous préférez idéaliser le Mister Big qui saura vous révéler à vous-même et faire de l’innocente que vous êtes la bombe qu’il espère avoir dans son lit ? Cruel dilemme… E si le nombre comptait vraiment, révélait cette insatisfaction permanente d’un société où le zapping est roi ? Dans ce cas, pourquoi se contenter d’un homme quand on peut en avoir 100 (ou 10, ou 2, c’est selon l’aptitude de chacune à gérer son emploi du temps) ? C’est comme pour les paires de chaussures : plus on en a, mieux on se porte. Et quand un modèle est usé, on le remplace, tout simplement.

Sous couvert d’une gentille comédie romantique, Sex List revient une fois de plus sur un puritanisme qu’on ne retrouve pas qu’aux Etats-Unis, un tabou général : une fille qui a eu de nombreux amants reste une salope, un homme qui a eu de nombreuses maîtresses un Don Juan. Un peu rétrograde à l’ère du sexe 2.0, non ? Hollywood aurait voulu pointer du doigt la petite vertu des filles d’aujourd’hui qu’on ne s’y serait pas pris autrement…

Au final, les filles bien dans leur peau n’en auront (presque) rien à faire tandis que les autres risquent de commencer à mentir de façon éhontée pour couvrir leurs arrières et ne pas se voir condamnées à un célibat éternel, avant de filer chez le psy pour lui exposer leur destin funeste et trouver des réponses à un problème qui n’est pas le bon. Quand l’industrie de l’entertainement fait réfléchir nos blondes, ça peut leur donner de sacrées migraines…

NDLR : les blondes ont été choisies de façon arbitraire, en tant que groupe au sein duquel il existe des exceptions (d’ailleurs, je connais des brunes qui…)

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 15:43

Distributeur de lingotsRetirer des billets avec sa carte bancaire ? So 2000. Dans les années 2010, on ne tire plus de l’argent mais de l’or. Après l’Allemagne et les Emirats Arabes, voici qu’un premier distributeur de lingots a fait son apparition à Londres en juillet dernier. Signe de la fin du règne du billet vert (ou violet, ou rose, ou bleu…) ou méfiance à l’égard de monnaies qui sont plus en danger que jamais et en qui les petits épargnants n’ont plus confiance ?

Apparemment, en ces temps de crise, Monsieur et Madame Toulemonde ont envie d’investir dans des valeurs sures, de celles qui ne leur joueront pas un vilain tour sans prévenir. Et l’or a cette aura de stabilité qui rassure. Investir dans l’or, finalement, apparaît plus judicieux qu’investir dans la pierre. Plus facile aussi : acheter un appartement, même un simple studio, entraîne généralement un crédit, tandis qu’acheter de l’or revient à transformer ses petites économies de sous le matelas en un beau lingot brillant, de ceux qui font rêver les Dalton au fond de leur prison.

Une offre qui s’adapte donc au marché, avec des formats mini. Les lingots sont minus, les pièces encore plus (allitération en “us”, ça change). On le met dans la poche ou l’attaché-case et hop ! le tour est joué. Même si le prix (indexé deux fois par jour sur le cours de l’or en Bourse) est supérieur de près de 30% à ce dernier, il facilite l’accès au précieux métal pour le commun des mortels qui voit en l’or une valeur refuge.

Fini le PEL ou le Livret A pour épargner. L’argent pour les études du petit ? Des lingots. Le coffre-fort va redevenir à la mode, détrônant l’argent virtuel qui fait peur. Alors que les clients dévalisent les banques en sortant leurs maigres économies (300 millions récupérés chez Dexia), l’arrivée de distributeurs de lingots va peut-être donner des idées d’aménagement à Monsieur et Madame Toulemonde : et si on installait un coffre dans la cave ?

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 13:05

Gleeden

Cela fait déjà quelque temps que je voulais vous parler de Gleeden. Mais voilà : on a beau vouloir traiter un sujet, on oublie, on passe à autre chose, on trouve plus intéressant, bref on zappe.

Alors voilà : Gleeden. Baseline : le premier site de rencontres pour personnes mariées. Ma foi… Ce matin, dans le métro, j’ai même lu que c’était un site “pensé par des femmes”. Mazette, il ne manquait plus que ça ! Un site de rencontres adultères pensé par des desperate housewives qui n’ont pas la chance d’avoir un beau jardinier sous la main. Fallait y penser !

Je vous éviterai toute morale moralisatrice (oui, aujourd’hui, je donne dans la surenchère), mais quand même… Avec des pubs en 4 par 3 dans le métro expliquant que, par principe, on ne vous offre pas de carte de fidélité, que tout le monde peut se tromper, surtout aujourd’hui et que c’est parfois en restant fidèle qu’on se trompe le plus, bonjour le message !

Non, parce que chacun fait comme il veut, mais de là à l’étaler sur la place publique, avec un lancement en grandes pompes relayé par la presse, il y a une marge. Imaginez un peu qu’un site de rencontres libertines ait fait sa promo en de telles proportions… Je vous laisse évaluer le bordel : associations chrétiennes qui s’offusquent (d’ailleurs, que pensent-elles de Gleeden ? Tiens, c’est une bonne question, ça), les maris jaloux qui pistent leur femme (et vice versa), les soupçons qui se multiplient (ben oui, maintenant c’est tellement plus facile)…

Au-delà de cette simple perspective de boxon généralisé, on peut également se demander quel est le schéma familial transmis au travers de la mise en avant d’un site de ce type. Je reprends : chacun fait ce qu’il veut (je donne donc dans la surenchère ascendant répétition), mais de là à le crier sur les toits… Voit-on les sites de rencontres libertines dans la presse (hors spécialisée, of course) et sur les murs du métro ? Non. Pourquoi ? Parce que ça dépend de la sphère privée. De même qu’on ne vante pas le fétichisme et autres pratiques particulières.

Alors pourquoi un tel engouement pour Gleeden ? S’agit-il de “faire moderne” en s’affranchissant de quelques bastions tels que le couple fait pour durer, la fidélité maritale et l’image du couple happily ever after ? Quoiqu’il en soit, Gleeden ouvre la porte à des sites d’un genre nouveau. Après “trouvez l’âme sœur”, “trouvez votre homme marié de la semaine”. Un petit jeux (presque) sans conséquences…

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 18:56

Génération connectéeLa génération numérique, on lui en prête des caractéristiques diverses et variées : plus connectée, câblée 2.0 dès la naissance avec option évolutive au fil des années, dissipée, multitâche, avec des outils numériques greffés en série… Un article de Slate publié aujourd’hui y fait référence en réponse à Now You See It, un manifeste de Cathy N. Davidson, professeur d’études interdisciplinaires (euh… quelqu’un pourrait m’éclairer ?).

Bref, pour vous résumer l’affaire, Cathy (on va faire court là aussi) pense que les jeunes sont l’avenir des vieux (jusque-là, a priori, pas d’inexactitude), mais elle pousse le vice jusqu’à prétendre que les jeunes auront toujours une longueur d’avance et qu’un jour “les stagiaires superviseront leurs patrons” (cf. Slate). La génération web grandit avec le “tout à portée de main”, la technologie lui est intuitive et il n’est pas question d’essayer de comprendre, ça nous prendrait trop de temps (à nous autres, vieux nés avant 1980). Après quelques recherches effectuées sur ce tout nouvel instrument que je découvre à peine, grabataire que je suis, nommé Google, il apparaît que la Cathy en question vénère une génération qui, de ses propres mots, la dépasserait largement et la propulserait volontiers en maison de retraite.

Mais alors, Cathy, que dirais-tu de toute cette génération précédente nourrie aux premiers jeux vidéo, adaptable à souhait, qui manie aussi bien le clavier qu’un bon vieux stylo, sait encore tourner les pages d’un bouquin (un vrai, hein, avec de l’encre et du papier), et maîtrise la plupart des nouveaux jouets technologiques dont le mode d’utilisation leur semble à peu près aussi naturel que de faire du vélo ?

Visiblement, cette génération étant née avant la date fatale – 1980, tout va bien – elle n’entre pas en ligne de compte. C’est pourtant bien elle qui a fait les premiers sites webs sympas sans même avoir suivi de formation(si mes souvenirs sont bons, j’ai mis en ligne mon premier site en 2000, voui, Madame !), qui a fait le succès des jeux électroniques Nintendo (vous vous souvenez de ces petits écrans qu’on trimballait partout ? Les naufragés de l’île déserte, Snoopy, Donkey Kong…) et joué à la Vectrex… Et oui, la Vectrex, moi, Madame, j’ai connu et je peux donc clamer haut et fort que je fus l’une des premières à avoir une vraie console de jeux à la maison (et pas un Amstrad – quoique, je l’ai eu aussi).

Cette même génération, donc, se distingue entre accros aux nouvelles technologies et… euh… ben… les autres. Et prouve bien que ce n’est pas une question de génération. Car, même si cela peut encore paraître incroyable, il y a encore des djeun’s aujourd’hui qui ne sont pas plus connectés qu’on ne l’était à leur âge via courrier (toute proportion gardée, bien évidemment). Certes, Facebook a révolutionné les usages, et la lettre qui prenait jadis trois jours à arriver est ainsi délivrée en l’espace de quelques secondes à n’importe quel endroit de la planète. Nouvelles technologies : 1 point. Ok… Mais moi aussi j’envoie des mails et j’utilise Facebook. Alors, quoi ? Elle est où la différence transgénérationnelle ?

L’article de Slate fait référence à cette capacité de multitâcher (j’aurais bien aussi inventé “multitasquer” pour un anglicisme plus approprié, quoiqu’il eût fallu que j’opte pour l’utilisation du ‘k’, ce que je n’avais pas envie de faire ce soir) que tout un chacun aurait durant l’enfance et perdrait quelque part entre l’adolescence et l’âge adulte. Mouais, mouais, mouais. Ben alors je dois être sacrément immature, parce qu’à 34 ans je peux écrire un article en écoutant la dernière mix tape de Magician, tout en réfléchissant à une stratégie pour un client et en évaluant à distance le contenu de mon frigo pour déterminer s’il va falloir que je passe ou non au Daily Monop’ après le sport. Alors, je ne suis pas über-câblée 3.0, peut-être ?

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 19:31

C’était écrit, tout était écrit… C’était là, sous notre nez. Comment aurions-nous pu y échapper ? C’était notre destinée…

Théâtre de Guignol2007 : Sarkozy investit l’Elysée et devient… le premier Guignol de France ! Une photo qui ne laisse aucune place à l’interprétation, elle parle à tous, clairement : l’Elysée, c’est le théâtre de notre grand petit Guignol à tous. Et il a rempli son rôle à la perfection, le bougre : j’entame une réforme, je réforme la réforme, on revient à zéro, je fais de grands mouvements pour brasser de l’air, encore, toujours plus. Ca me donne une contenance, je donne l’impression de faire quelque chose, de m’occuper en-dehors de mes mises en scène quotidiennes pour les médias : Guignol Sarkozy fait du jogging, Guignol Sarkozy en vacances, Guignol Sarkozy prend l’avion, Guignol Sarkozy en Angleterre, Guignol Sarkozy aux Etats-Unis…

Bilan de ces quatre premières années ? Voyons… C’est la merde ! Et oui… Pas de maison pour chacun (vous avez essayé d’acheter, vous ? Parce que moi, malgré un salaire plutôt pas mal, je peux m’offrir un cagibi, éventuellement avec cave. A trente ans bien révolus, on est en droit d’attendre plus, non ? Le taux de chômage, n’en parlons pas, il crève le plafond. Et c’est comme ça pour tout. Et les français n’ont plus envie d’aller au spectacle. Guignol, ils en ont une indigestion. On veut bien jouer un peu, mais faudrait viser à pas nous prendre pour des cons, obligés de nous restreindre quand nos ministres sont payés à ne rien faire (si, si, regardez Luc Ferry). Si j’ai le malheur d’avoir deux jours de retard pour payer mes impôts, on me retrouve sans attendre et on me colle 10%. Si Luc Ferry est payé pour donner des cours et qu’il ne s’en acquitte pas, il garde son salaire et tant pis pour ce qu’il a coûté.

Si encore on vivait au pays des schtroumpfs, tout espoir ne serait pas perdu, mais là, avec Guignol, c’est foutu

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 16:35

C’est la vidéo virale du moment. A peine l’avais-je visionnée que, déjà, je la trouvais partagée par une bonne douzaine d’amis. Même pas le temps d’écrire mon petit billet dessus tranquillement : voilà qu’il me faut me presser pour que la douzaine ne se reproduise pas en masse (ce qui, de toute façon, va arriver incessamment sous peu).

Donc, pour les pas gâtés qui n’auraient pas encore eu le loisir de visionner ce chef d’œuvre de contre-publicité, le voici :

Et cette pauvre Barbie qui, après avoir été adulée par des générations entières de fillettes anorexiques / siliconées en devenir (pour ressembler à leur idole - on a vu les ravages sur Loana qui depuis a redécouvert l’attrait des frites et de la crème glacée en pot de trois litres), se retrouve au milieu d’une polémique pas glamour du tout à l’initiative de Greenpeace.

Le pitch ? Ken répond à une interview et on lui montre les agissements de Barbie participant à la déforestation et à la décimation d’animaux sauvages. Evidemment, le bel idiot lisse à souhait fait part de sa volonté de rompre immédiatement avec sa dulcinée dont la plastique irréprochable ne sauvera pas l’image (oh qu’elle est belle, celle-là !).

Le message affiché de Greenpeace (qui a toujours besoin d’actionnaires pour son nouveau Rainbow Warrior – soit dit en passant) est clair : Mattel participe activement à la déforestation pour fabriquer les emballages de ses jouets et il faut agir contre. Alors oui, ça peut paraître un peu “monde des Bisounours”, mais 1. l’idée est excellente et 2. si on n’en parle pas, c’est sûr que rien ne changera.

Et comme Greenpeace n’est pas le dernier en matière de buzz, la vidéo va faire le tour de la planète web en un clin d’œil, jetant un froid entre les écolos convaincus (ou occasionnels) et le géant du jouet. Après Barbie institutrice, Barbie surfeuse, Barbie médecin, voici la nouvelle Barbie, dans l’air du temps comme toujours (notez que Barbie est toujours à la pointe du modernisme) : Barbie détruit la planète.

On attend donc la riposte de Mattel qui ne manquera certainement pas de nous sortir une Barbie écolo pour la rentrée histoire de redorer son blason. Mais le problème du web, c’est qu’une fois que le mal est fait, il ne disparaît pas si facilement. Et puis… l’idée de Greenpeace pourrait bien faire son chemin et donner des idées à d’autres qui feront eux aussi leurs vidéos. Qui tourneront, tourneront… à l’infini…

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 16:14

ShakeCoeurUne fois n’est pas coutume : les célibataires font le bonheur des concepteurs d’appli. On a connu les appli Facebook dédiées à la drague, maintenant il y a ShakeCœur qui va remuer votre iPhone et les amis de vos amis avec. Comment ? Aha..! En faisant le tour de vos amis Facebook et… de leurs amis, tout ça en repérant les célibataires du lot.

Si ShakeCœur n’est pas ultra-sélectif (on vous demande uniquement de remplir les champs sexe, âge et pays), il ouvre certainement la porte à de nouvelles idées. Alors que beaucoup s’acharnent à remplir des profils sur divers sites de rencontres plus ou moins efficaces mais doivent, pour obtenir les résultats de leur requête, se rendre sur le site, ShakeCœur se propose d’importer les profils directement dans votre téléphone.

La drague 2.0 entre donc dans une nouvelle ère où le portable se substitue à l’agence matrimoniale. Quand on sait que le téléphone mobile est l’outil social le plus répandu, pas surprenant qu’il devienne le nouveau lieu de rencontre, supplantant par la même occasion le web. Ne vous étonnez donc pas si vous commencez à voir des hurluberlus secouer leur iPhone dans la rue. Non, ils n’ont pas un Parkinson précoce : ils cherchent juste l’âme sœur (ou le coup d’un soir, c’est selon). Shake, shake, shake…

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 15:07

France d'en haut DSKComment ne pas succomber à la tentation, comment résister à l’envie d’aborder le sujet DSK ? DSK qui fait la une du Figaro, DSK qui roule en Porsche (à gauche, ça passe mal : en France on roule à droite –hum, ok je sors), DSK qui tenterait de violer tout ce qui porte jupe et petite culotte (quoique… si petite culotte il n’y avait pas, cela arrêterait-il le grand méchant loup ?)…

A un an de la présidentielle, cette affaire tombe à pic, une bonne miche de pain béni pour les candidats de droite (et ceux de gauche à qui le – feu – grand favori des sondages faisait de l’ombre). Une affaire qui montre le vilain patron du FMI sous son meilleur jour : un carnassier aux dents longues et à la langue acérée (comme sur la une du Daily News le révèle), un chasseur de jupons qui ne peut se retenir de déballer son arme secrète (plus tant que ça, visiblement, beaucoup l’auraient vue) devant les représentantes du sexe faible.

Oui, bon, alors, une fois de plus, je vais me faire l’avocat du diable.

Le PervDSK aimerait (trop ?) les femmes qui ne le lui rendraient pas. La triste affaire Tristane Banon (prénom prédestiné) semble sortie tout droit de nulle part. Pensez-y : des faits qui remonteraient à 2002. Genre : un mec tente de me violer, mais je me laisse persuader par ma gentille maman qui ne pense qu’à mon bien de ne pas porter plainte (c’est drôle, mais la gentille maman en question est tout de même candidate aux primaires socialistes. C’est fou qu’elle en parle juste maintenant… Je ne vois vraiment pas ce qui la pousse à révéler cette affaire au grand jour… Y trouverait-elle un intérêt personnel..? Non, ce serait mal, ça..!). Et puis, comme ça, des années après, je me dis que, finalement, peut-être que je pourrais participer à la chasse aux sorcières (on ne sait jamais, ça pourrait peut-être relancer la vente de les écrits oubliés – ouh ! que je suis méchante !).

Passons…

Sans dire que DSK est un enfant de chœur (faudrait viser à pas pousser mémé dans les orties), il se trouve que cette affaire arrive au moment opportun et que ça arrangerait bien du monde que le sieur patron du FMI se fasse enfermer (aux USA, on ne badine pas avec le viol, suffit de regarder New York unité spéciale pour le savoir). De là à sauter sur la théorie du complot, il n’y a qu’un pas. Que je ne franchirai pas. Pourtant, il n’est pas idiot, le bougre. Addiction au sexe, je veux bien, difficulté à se contrôler, aussi, mais juste quand ça peut détruire sa carrière et le priver de la petite sauterie des présidentielles ? Peut-être que, comme pour l’un de mes amis, la fuite du cerveau passe par l’éjaculation.

Non, parce que bon. Admettons qu’il ait voulu se payer une petite entorse extra-conjugale. Il aurait aussi bien pu s’offrir les service d’une gentille escort girl qui ne lui aurait rien demandé de plus que son salaire. Alors tenter de sauter la femme de chambre… à qui de toute façon il aurait bien dû donner un petit quelque chose en dédommagement et pour s’assurer de sa discrétion… Ca se monte à combien, ce genre de service, aujourd’hui..? Pas si loin que ça du prix d’une dame de petite vertu, non ? Et ça aurait évité tout ce patacaisse qui fait trembler la France (on pouvait toujours taper sur Berlusconi, tiens !).

Donc résumons. Les hommes politiques devraient toujours faire appel à des professionnelles plutôt qu’à des femmes de chambre sous-qualifiées pour la mission qu’on leur confie. Quant à moi, je crois que je vais demander la nationalité italienne ! (ça fait meilleur genre par les temps qui traînent)

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