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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 01:06

Période de fêtes oblige, les accessoires se font plus importants, plus voyants, d'autant plus que la mode nous incite à voir les choses en grand. Mais voilà: nous sommes en hiver, et qui dit hiver dit gants, bonnet, écharpe... Comment faire, alors, pour porter nos bijoux clinquants sous ces épaisses couches qu'on arbore telles de jolis oignons à peler dès que l'atmosphère se réchauffe? En les mettant par-dessus, pardi!!!

C'est une tendance à part, un style qui ne fait pas encore parler de lui, et pourtant... Pour une fois, ça ne vient ni des défilés, ni des magazines, et encore moins des pages people, mais bien de jeunes filles aussi pointues dans leur sélection d'accessoires qu'aptes à faire preuve de bon sens. L'idée leur est venue comme le concept de la gravité à Newton: en faisant fonctionner leur tête bien faite. 

C'est ainsi qu'elles ont su trouver la solution à ce dilemme: comment faire pour mettre des gants lorsqu'on porte une bague imposante? Parce que c'est vrai, quoi! On en fait quoi de nos accessoires quand ils se font trop grands pour la saison? Faisant fi des idées préconçues, nos fashion addicts, loin d'être victimes, ont inversé l'ordre habituel des choses. Le résultat? Des superpositions auxquelles nulle fashionista n'est habituée.

Démonstration en photos
Bague oversize + manchette assortie, le duo qui prend de la place. Version été:
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Bague oversize + montre bling bling, la combinaison inévitable:
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D'où nous vient ce soudain revirement de situation, après des années à souffrir dans la froid pour porter ses bijoux ou bien à y renoncer sous prétexte qu'ils ne faisaient pas bon ménage avec une tenue destinée à résister aux frimas? Tout simplement à un prolongement d'une tendance qui s'est imposée depuis quelques années. Mais si: comment porter une ceinture oversize avec une tunique ou une robe pull? En ceinturant ladite tunique ou ceinture. Après, ce n'était plus qu'une question de temps pour que de petites futées s'approprient le concept et le détournent à leur avantage.

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C'est bien là la preuve que la mode n'est pas suivie par toutes comme un immense troupeau de moutons idiots, prêts à finir en glaçons pour la cause fashion. Il y aurait donc un sursaut de bon sens chez les hypeuses, lesquelles se distinguent une fois de plus des simples modeuses en ayant une longueur d'avance. Un nouveau courant est né: celui de la tendance "bon sens". Ce qui ne semblait pas fashionnement correct jusque-là, voire totalement fashionnement suicidaire, à savoir oser surprendre autrement qu'en arborant le dernier it accessoire, s'est muté en un nouveau lifestyle. God bless le style!


Bagues, bracelets et ceinture: Lou Marquez
Montre: Swatch
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 12:19

Chose promise... Voici venu le temps d'une réflexion intense sur la mode anglaise. Mais pas celle qu'on nous montre dans les magazines, photos des défilés de nouveaux créateurs en vogue à l'appui. Non, la tendance, la vraie, celle que l'on voit dans la rue. Et le constat est sans appel: les londoniennes (honnêtement, qui me reprochera de réduire la mode anglaise à celle de Londres?) osent tout, faisant fi des saisons, des conditions météo et même de leur... IMC..!

Londres, en pleine journée, annonce ouvertement la couleur, ou plutôt devrais-je dire les couleurs. Parce que c'est un défilé permanent de paillettes, de couleurs vives et de chair exposée. La londonienne a un atout non négligeable: elle porte ce qui lui plaît sans se soucier du regard des autres. Et ce pour une bonne raison: personne ne la regardera de travers: ni la pseudo bourgeoise revenue de sa période punk, ni la minette qui entre dans les cabines de Topshop les bras chargés de pulls, robes, tops, pantalons, et accessoires. L'accessoire, justement, essentiel dans la panoplie de la londonienne. C'est lui qui fait la différence, qui justifie d'un jean ou d'une jupe un chouilla trop sobre, d'un top un poil classique. Chapeaux, casquettes, sacs, pochettes, ceintures...

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Est-ce à dire que nous devrions nous inspirer de ces filles et garçons que rien n'arrête, prêts à oser toutes les excentricités pour peu que le style leur plaise? Ce n'est malheureusement pas aussi simple. Car la londonienne existe en plusieurs versions (non antagonistes). La première est la schoolgirl qui se dévergonde le soir. Vous la trouverez en journée arpentant les rues pavées en jean et pull (court, le pull, parce qu'il faut bien montrer le nombril) à la recherche de la tenue qui la tansformera le soir venu. Sobre, donc, si tant est qu'on puisse trouver une once de sobriété à Londres. Il suffit de regarder la moindre vitrine pour voir que le tailleur noir et le twin-set gris ne sont pas plus tendance à Londres que la combi en skaï à Paris.

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Seconde catégorie: la fashionista. Son icône: Kate Moss. Ses lieux de prédilection? Tous les endroits où on la remarquera, trendy ou pas. D'ailleurs, moins c'est trendy plus on la remarquera au milieu de ces gens grisâtres qu'elle regarde avec condescendence. L'exemple le plus flagrant? Allez faire un tour au Savoy pour un afternoon tea. L'hôtel est on ne peut plus classique, un pianiste accompagne le fameux tea, et les vieilles dames venues tenir salon sont légion. C'est alors que surgit la fashionista. Heureuse d'accompagner sa grand-mère pour une tradition ancrée dans la famille depuis des lustres ou bien ses copines pour une virée "so kitsch" et totalement à l'opposé de leurs repères habituels. La fashionista brille de mille feux, assortie aux lustres grande époque. Sequins, paillettes, on la croirait tout droit sortie de La fièvre du samedi soir. Où est donc John Travolta?

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C'est le soir que nos deux héroïnes se retrouvent. Le fossé vestimentaire qui les séparait rétrécit proportionnellement à l'espace découvert entre leur short et leur débardeur. Si l'une et l'autre affectionnent particulièrement les tenues courtes (vous l'aurez compris), elles s'accordent également sur le principe d'attirance optique, ou comment faire converger les regards vers soi. Parce que si vous pensez qu'une simple robe fuschia ou quelques centimètres de surface glittering feront de vous la star des nuits londoniennes, vous allez vite déchanter. C'est le règne d'un revival seventies, de couleurs pop, de mini jupes, de cuir et de fausse fourrure, d'accessoires variés. Et plus ça brille, mieux c'est. Osez les bottes blanches avec la mini so Austin Powers, la toque de fourrure sur un short, jambes nues, ressortez vos robes légères et réchauffez-les simplement d'une écharpe vintage à franges (longues, les franges, très longues, et plein, partout).

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Et quid des hommes dans tout ça? Ah, les hommes, toujours une espèce à part. Vous trouverez des ultra-lookés, des dandys, des punks, des gothiques, des jeans slims (l'ensemble des 15-18 ans parisiens en porte aussi)... Mais ce qui choque, et choquera toujours l'oeil de la trendsetteuse, c'est le mâle anglais dans toute sa splendeur, buveur de bière, qui flotte dans un jean trop large, trop taille basse, et laisse entrevoir (doux euphémisme) son caleçon au détour d'un pub. Et bien si vous vous dites que cet homme-là vous n'en voudriez pas, que vous iriez le rhabiller fissa, jetez un oeil en bas à gauche. Vous voyez, là, juste à côté de ses pieds? Mais oui! C'est bien un sac Topman, l'équivalent masculin de notre Topshop à nous... Et la conclusion s'impose dans toute sa splendeur: le mâle londonien a savamment étudié ce caleçon informe qui dépasse. Ce n'est pas un réfractaire au shopping, il ne dénigre pas la mode. Simplement, il la revisite à sa façon, même si sa perception reste obscure pour la gent féminine au-delà des frontières de l'UK.

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Avis aux fashion victims de tous bords, aux passionnés de mode, aux délirants de la fringue: Londres vous appelle (je ne peux décemment pas reprendre une fois de plus le "London Calling" des Clash). Inspirez-vous, rapportez vos trouvailles dans notre capitale de la mode plus si capitale, réveillez le paysage urbain de folie vestimentaire sévère, transmettez le virus autour de vous. Faites-vous plaisir et rendez à la mode son style. Il n'y a qu'un pas, si simple à faire, pour entrer dans la tendance et larguer définitivement le "stylistiquement correct". Ecoutez-vous, regardez-les, étonnez-nous!

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 01:05

Après quelques semaines de retard, j'ai finalement réussi à me plonger dans les féminins datant du mois d'octobre, et a doucement me remettre à niveau question make-up tendance. C'est là que le souci se profile: à quelques semaines d'intervalle seulement, Elle nous dit tout et son contraire. Alors je vais résumer pour celles qui n'ont pas eu le temps de se plonger dans tous les "Spécial Beauté" depuis la rentrée.

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Cette année, le mot d'ordre du make-up est "nude", autrement dit le make-up naturel, tendance "je n'ai rien mis", mais avec le teint parfait, les joues roses juste ce qu'il faut, l'oeil étincelant et la bouche so enfantine. Jusque-là, pas de problème majeur.

Ca se corse quand on lit, quelques pages plus loin, que l'ongle se fait rubis, fuchsia ou violet, taillé en amande parce que l'ongle foncé mais court ça fait complètement dépassé (tant pis pour le côté pratique de la chose, on n'est pas là pour faire dans le easy mais dans la tendance). Dans le cas du fuchsia, il faudrait également assortir les lèvres. Le "nude" s'efface peu à peu pour du girly version "Barbie fait son show". J'aimerais aussi qu'on me dise quel est le rapport entre le rubis/violet et le fuschia... Question style, ça n'est plus du tout la même chose.

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La bouche, justement. Le nude, toujours lui, est mis à mal par le rouge mat. A bas le gloss, le rouge à lèvres, le vrai, fait son comeback. Après nous avoir castagné tout l'été que le gloss c'est tout bon, suffit de choisir sa couleur, on nous annonce à l'automne que c'en est fini. On mise sur les couleurs franches, quitte à mettre une pointe de fuchsia (encore lui) au centre des lèvres pour donner un effet pulpeux.

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Passons au regard. Le "mini-smokey" (j'insiste sur "smokey" et non "smoky"!) est de rigueur... Ca, c'était au mois d'octobre, parce que maintenant ce n'est plus in. L'eye-liner seventies indispensable (dommage pour celles qui n'ont toujours pas appris à le poser, mais ne désespérez pas: le mois prochain il sera définitivement out) l'a remplacé sur la première marche du podium tendance.  
Côté couleur, on continue à s'emmêler les pinceaux. On recommence avec le nouveau noir de la saison, cette année le gris. Très bien, mais alors que faire du kaki bronze, "nouveau noir de l'automne", du bleu nuit et du violet, parfaits pour le smokey eye?
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Vu dans le Vogue:
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Le teint: diaphane "ma peau est belle au naturel", rose "bonne mine mais qu'est-ce qu'il fait froid dehors" ou hâlé "je reviens de week-end à Marrakech"? 

Résumons: pour être tendance les prochains mois, adoptez le gris, avec une touche de bleu et de violet. La bouche rouge grenat, ongles assortis, à moins que vous ne préfériez le fuchsia. Pour le teint, faites ce que bon vous semble tant que vous ne ressemblez pas à Patsy dans Ab Fab. Sachons rester légères avec la poudre... On notera qu'en suivant tous ces bons conseils, on finira, de toute façon, par ressembler à une call-girl échappée de Las Vegas. Aurait-on oublié le credo "soit les yeux, soit la bouche, mais jamais les deux"?

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Enfin, c'est bientôt Noël, alors respirez: de toute façon le sapin vous volera la vedette!

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