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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 19:35

Il est des défilés attendus comme on attend les vacances: avec impatience. Dior est de ceux-là. La folie Galliano, ses oeuvres magistrales, ses délires couture, créent chaque saison un sentiment de nouveauté, comme un vent d'extravagance soufflant sur la planète fashion. Le cru automne-hiver 2008-2009 a déjà fait couler beaucoup d'encre, comme le fait si bien remarquer Eric Maillard, annoncé comme la meilleure récolte de cette fashion week loin de toucher à sa fin.
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L'hiver prochain sera coloré. L'hiver prochain sera 70's. L'hiver prochain nous mettra du baume au coeur. Ainsi l'a voulu John Galliano qui nous offre une palette de couleurs peu attendues pour une collection de saison froide. Le noir se fait rare, apparaît par touches ou sur les accessoires, même si quelques silhouettes nous rappellent que black is beautiful et que c'est tout de même la couleur, ou plutôt la non-couleur, inévitable en hiver. 

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La grande nouveauté, c'est que Dior ne jouera vraisemblement pas la carte du "nouveau noir". Loin de nous proposer l'alternative "gris souris" ou "bleu marine", voire "chocolat", on nous éclaire avec du rose, du rouge, de l'orange, du turquoise, et des imprimés psychédéliques. Autant de tenues qui font l'effet de bonbons acidulés à faire pétiller les jours gris et humides.
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Côté matières, on s'amuse avec du vison blanc (première silhouette), des cristaux parsemés de-ci, de-là, des broderies multiples, du cuir en total look. Pour les accessoires, c'est le grand retour du chapeau (ce qui me fait penser que j'ai un article en attente depuis le mois de novembre, il va falloir que je me décide à y ajouter les visuels pour le mettre en ligne), à bords larges, qui donne de l'allure et de la hauteur, mais aussi des sacs à mains portés à bout de bras. Un style résolument inspiré du vestiaire pop des années 70. 
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Quant au maquillage et à la coiffure, c'est extravagance et exagération totales. Les cheveux sont crépés, avec un volume sauvage, tandis que l'accent est mis sur ls yeux avec des maquillages colorés, débordant largement la paupière, avec de forts traits d'ete-liner pour un rendu très pop version Austin Powers. Au final, le look est à la fois très hippie et extrêmement sophistiqué.
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Avec cette collection, John Galliano a déclaré la guerre à l'hiver morose, trop sérieux et aseptisé de collections dessinées pour une saison pas forcément funky. La vivacité des couleurs, la fantaisie des accessoires et des matières laisse présager un hiver 200-2009 résolument anti-morosité. Un coup de maître, l'éclosion d'une mode franche, ludique, pétillante.

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 18:23

Cela faisait longemps qu'on n'avait pas assisté à une telle déferlante rock & roll sur les podiums. Christophe Decarnin, directeur artistique de la maison, s'en est donné à coeur joie, semble-t-il. Du gris anthracite, du noir et du rouge pour une collection placée sous le signe d'une séduction sauvage, presque agressive. 

Le jeu de matières est astucieux, entre touches d'argent, cote de maille, cristaux ou encore dentelle qui dénude une partie de la silhouette. Le motif écossais trouve également sa place dans une collection qui se veut à la fois casual et imprégnée d'une touche d'élégance féline. C'est la rencontre du punk et de l'amazone, séduction à outrance assumée.

Voici quelques silhouettes d'un défilé où l'imprimé panthère et le tigré côtoient le serpent qui s'enroule autour de créations aussi tentatrices que lui.
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Des filles qui ont du chien et une allure à faire tourner les têtes, c'est cela l'esprit Balmain de l'hiver prochain. L'asymétrique fait son grand come-back: bretelles uniques et intrusions de matières inattendues, la jambe se découvre avec des jupes qui raccourcissent et des longueurs en transparence. Avec cette collection, la femme est révélée, héroïne moderne d'un conte urbain où elle joue le rôle d'une beauté fatale paradoxalement ingénue.

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 10:02

Mercredi 20 février, 19h30, boulevard Saint-Germain. Quelques dizaines d'invités se pressent devant le flagship Armani où se déroule la présentation des tendances printemps-été 2008. Les invités? Les meilleurs clients de la boutique, et quelques têtes connues (mais pas trop: ce n'est pas un défilé). Et parmi ces ces invités, moi, avec mon petit appareil numérique, venue repérer les modèles-phares de la saison. 

Première surprise: la musique. Mes racines italiennes tressautent avec cette bande-son venue de l'autre côté des Alpes. C'est 100% rock & rital. Et le sound designer a eu la bonne idée de ne pas nous mettre des classiques type Eros Ramazzotti et consorts. On s'immerge vite dans l'univers d'une collection qui se veut à la fois moderne et racée, reprenant les codes de l'élégance teintée de provocation.

Ce qu'on remarque dès le départ: les jupes raccourcissent de façon drastique. On nous l'avait dit: l'été sera "mini, mini, mini". Jupes, mais également micro-shorts pailletés sont mis à l'honneur. La gambette se dévoile, perchée sur de hauts talons ou plus raisonnable avec du plat. Et pour habiller la silhouette, on joue sur les accessoires, avec notamment de grands sacs vernis à chaîne et les indispensabls bracelets de force version 2008.

Pas de pantalon pour la femme Armani cet été. il est remplacé par la jupe-culotte volumineuse, portée avec une veste, si possible trois-quarts. Là encore, les accessoires mettent une touche finale à un look à mi-chemin entre l'ingénue et la femme radicalement rock, qui privilégie confort et côté pratique. La jupe-culotte gagne des galons avec cette collection où elle n'apparaît plus comme une relique des années de pensionnat des têtes blondes du 16ème, mais s'impose comme une pièce travaillée, avec un style très urban chic.

La carte romantique est jouée avec des lignes vaporeuses, des matières fluides et un petit imprimé fleuri sur mousseline, vitaminé par une coupe faussement sage. C'est d'ailleurs l'image utilisée pour l'invitation. On remarque les bracelets larges, multiples rangs de liens blancs qui rappellent d'ailleurs la ceinture et le détail du bustier (à notre: la version présentée avait des bretelles). C'est également une forte tendance de cette collection: les détails s'appellent les uns les autres pour définir un style fort.
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Enfin, la grand tendance printemps-été 2008 chez Armani, c'est l'éclat, le brillant pas bling-bling. Tissus captant la lumière, sequins, paillettes, cuir vernis... Jusqu'à cette mini-jupe revenue sur plusieurs silhouettes (je n'en ai mis qu'une dans la vidéo, mais il fallait bien faire une sélection), qu'on croirait tout droit sortie d'un manga. Celle-ci, je la veux. Même si la porter dans la rue relèvera certainement du défi fashion (je ne pèse pas 45 kilos et n'ai pas des jambes d'1m80). Brillante, elle l'est, avec des reflets changeants, mais elle garde pourtant toute sa classe et évite l'écueil cheap/junior. Je serais d'ailleurs bien passée en coulisses pour voir de quelle matière elle était faite, mais passons...

Côté couleurs, on retrouve les classiques Armani: du noir, du beige, du blanc, du gris, avec quelques petites touches de jaune par-ci, de vert par-là, et des apparitions de pastels ultra-light. Il y a aussi eu des franges, et de l'imprimé losange en black and white. Je n'ai pas été séduite par ce dernier (qui était en fait le premier de la présentation), mais certains ont avoué que c'était ce qu'ils avaient préféré. Donc notons: l'imprimé losange plaît ou ne plaît pas, mais ne laisse pas indifférent.

Chez les hommes, c'était une effusion de looks virils et trendy, de ceux qu'on imagine mal dans la vraie vie mais dont on ne peut qu'apprécier le style dolce vita. Le mâle italien dans toute sa splendeur est révélé par des matières tout aussi fluides que chez la femme, une impression de shiny qui ne peut aller qu'aux vrais hommes, ceux qui ne doutent pas de leur pouvoir de séduction. C'est le revival fin seventies/début eighties d'une élégance saupoudrée d'un soupçon de décadence nineties, notamment avec un superbe t-shirt asymétrique destructuré. Côté accessoires, les hommes ne sont pas en reste avec de grands sacs qui laisseraient penser qu'ils vont s'évader le temps d'un week-end, et les incontournables lunettes noires. Du casual chic en camaïeu de blanc, beige et noir, avec une touche de cuir.

L'esprit Armani printemps-été 2008 révèle plus que jamais la classe naturelle de celui ou celle qui la porte. Les lignes sont fluides mais soulignent la silhouette. Chez la femme, la taille est invariablement soulignée en jouant avec les volumes, tandis que chez l'homme les coupes sont relativement près du corps (ça me rappelle les photos de mon père dans les années 70, mais il faut dire qu'il avait la classe mon père!). Une collection qui ne transcende certes pas les codes de la mode, mais a su réinventer l'élégance quotidienne, à mille lieues de l'éternel jean trop vu ces dernières années. 

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 15:30

Je me souviens que quand j'étais gamine j'avais un jeu très sympa: Dessinons la mode. Une grande roue avec plusieurs cercles: la tête, le buste, les jambes, et plein d'imprimés en relief: rayures, fleurs, pois... Bref, on choisissait la coiffure, le petit haut et le bas, puis l'imprimé, et hop, plus qu'à mettre de la couleur en sélectionnant les bons crayons. Aujourd'hui, un site internet propose (presque) la même chose pour les grandes filles qui ont toujours voulu dessiner leur robe, celle que personne d'autre n'aura.
28324-copie.jpgCa vous plaît? C'est moi qui l'ai fait! (clin d'oeil à une pub culte que vous connaissez certainement)

Ce site, c'est StyleShake, ou comment mélanger les styles à sa sauce. Et la bonne nouvelle, c'est que les livraisons se font vers les USA, le Canada, ET l'Europe! Et comme la France est en Europe... et bien oui, vous avez deviné: on peut se faire livrer chez soi, tranquillement, même si on habite au fin fond d'un village paumé. C'est ce qu'on appelle la mode high tech à faire soi-même.

Comment fonctionne StyleShake? Rien de plus simple. On commence tout bêtement par choisir son tissu. Malheureusement, je n'ai pas encore commandé quoi que ce soit, donc je ne peux garantir la qualité des textiles. Je sais juste qu'on a le choix entre coton/lycra ou soie. Ce n'est déjà pas si mal. Quant aux couleurs... Du noir, du blanc, du fuschia, du bleu, du gris... Pas de quoi sauter au plafond, mais il y a tout de même une palette d'une petite dizaine de coloris dans chaque matière.

Une fois que le tissu est choisi, on passe aux choses sérieuses: taille empire ou taille basse? Encolure bateau, col V ou décolleté plongeant? Avec ou sans manches? Et comment les manches? Et le bas? Et bien oui, le bas: quelle longueur? Avec ou sans volant? Jupe crayon ou jupe boule? Ce sont toutes ces précisions qui sont demandées les unes après les autres, et on voit la robe prendre forme au fur et à mesure.

Ce n'estq u'une fois que le modèle global est fait qu'on peut ajouter quelques détails, comme des strass ou encore un petit bout de dentelle autour du col. En revanche, tous les détails ne sont pas disponibles avec toutes les formes, et si on choisit de revenir en arrière, l'ensemble de la sélection faite après l'élément à modifier sera effacée. Donc, si je décide finalement que je veux des manches alors que j'ai créé ma robe, la taille, les détails et la bas de ma robe seront à refaire. Mais bon, on peut recommencer autant de fois qu'on le souhaite.

Une fois la robe terminée, on peut l'enregistrer. Le modèle sera alros présenté dans la galerie et les autre visiteurs (visiteuses?) du site pourront le noter. Ainsi, pour peu que notre création plaise, on a toutes les chances de vois appraître son pseudo dans les Top Rated. Après, libre à vous de commander votre création ou de la laisser à la postérité. Les prix varient selon la matière et les détails ajoutés, et la livraison est gratuite. Il existe même un module de modification des tailles pour que la robe tombe parfaitement (en tout cas, c'est ce qui est annoncé sur le site).

Finalement, à l'ère de la communication globale et instantanée, tous les outils sont présents pour faire de chaque aspirante designer une styliste au succès plus ou moins garanti. On va peut-être assister à une révolution dans le monde de la mode, avec l'émergence d'illustres inconnus qui ne savent même pas dessiner. Car si StyleShake est relativement limité, il n'est pas impossible qu'à l'avenir on puisse modifier à l'infini des modèles à partir de patrons plus ou moins basiques, pour en faire de véritables oeuvres fashion. La mode venue du net, c'est pour bientôt...

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 12:19

Il y a deux sortes de filles: les addicts aux sacs et les addicts aux chaussures. Alors pour ces dernières, voicin un article sur-mesure avec conseils, et mes achats compulsifs (ou pas) de ces derniers mois (voire de ces denrières années, parce que de bons basiques, pour peu qu'on en prenne soin, ça vit longtemps). Des plus sobres aux plus excentriques (enfin, restons raisonnables, je n'achète que des modèles que je porte), voici une partie de ma collection.

Je commencerai donc par des salomés compensées de chez Colisée de Sacha, qui montrent bien que, même près de trois ans après les avoir achetées, elles sont toujours d'actualité. Elles ont d'ailleurs reçu quelques compliments fort sympathique il y a peu.
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Ensuite il y a ces petites merveilles, également de chez Colisée, achetée en novembre dernier. J'apprécie particulièrement le détail du talon, non sans rappeler le modèle de Chain Alto de Stuart Weitzman. Et en plus elles sont confortables! 
Mes Colisée:
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Les Stuart Weitzman:
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Et parfois il faut préserver ses petits petons (par exemple quand on court les salons), ou encore redescendre sur terre pour faire preuve de diplomatie (avec mon 1,74m, à côté de japonais, si je mets des talons, ça fait désordre). Alors, pour toutes ces occasions, et parce que mes ballerines chéries ne vont pas tarder à rendre l'âme, j'ai acheté une paire de petites choses difficiles à classer, comme ça, en passant devant une boutique que je ne connaissais pas. Il faut dire que j'avais vraiment honte de mes ballerines chéries ce jour-là...
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Et, parce que les ballerines sont tout de même des basiques, je craque régulièrement pour celles de Zara, de vraies ballerines de fille, avec des pailletes que dès que je passe quelque part je laisse une trace. Les dernières, je les ai choisies en version panthère et argent.
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S'il est une ville propice au shopping frénétique et irréfléchi, c'est bien Londres. Parce qu'à Londres toutes les filles portent des trucs pas possibles et font des associations improbables. Alors, forcément, quand on tombe sur une paire de jolies chaussures peau de bête pas chères, la question, on ne se la pose pas, et on achète, en se disant que ça égaiera toujours un ensemble trop noir. Sauf que... pas si évident, finalement, de les porter...
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Quant à Rome, c'est une ville suffisamment fashion pour qu'on y déniche des petites merveilles à faire craquer une pin-up. Ca a été le cas pour moi avec cette paire aperçue en vitrine une première fois en plein lèche-vitrine nocturne. L'avantage de cette activité, c'est que ça ne coûte pas cher. Le mauvais côté, c'est qu'une fois qu'on a craqué, on est obligée de revenir pour acheter la paire de chaussures sans laquelle on ne pourra pas rentrer saine et sauve à Paris. Et bien je devais vraiment les vouloir, parce que j'ai dû y retourner deux fois avant de trouver la boutique ouverte!
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Et puis alors celles-là, j'aime mieux vous dire qu'avec le jean qui va bien et la mode au bleu, c'est exactement ce qu'il me fallait. Comme quoi, le temps fait son travail, et ce qui n'était qu'un coup de coeur il y a deux ans est parfait pour maintenant. Kate Moss est toujours en avance d'une saison? Et bien cette fois-ci j'étais prem's!

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 17:05

La semaine dernière, j'ai reçu un mail présentant un nouveau site dédié à nos amis à quatre pattes. Suivant la mode venue du Japon et des USA où les chiens et chats de tous poils sont la cible d'une industrie grandissante, La Pet'Avenue a décidé de faire dans l'inédit, l'exclu, bref la mode pour chiens et chats telle qu'on ne la connaît pas encore en France. Et pour une fois, je trouve l'idée intéressante.
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Japon: les collections ne se font plus sans quelques défilés d'un genre nouveau où ce ne sont pas des mannequins en chair et en os qui défilent mais des chiens vêtus des dernières créations de marques qui leur sont réservées. Etats-Unis: les entreprises de services divers et variés pour animaux de compagnie fleurissent et une nouvelle tendance a envahi les facs de droit avec une spécialisation en défense canine. De quoi faire pâlir d'envie les "30 millions d'amis" français qui n'ont que peu bénéficié (tout du moins pour le moment) d'un engouement très en vogue chez nos voisins.

L'une de mes amies habite Los Angeles. A chaque fois qu'elle vient à Paris, elle cherche des petits cadeaux pour ses deux chiens, de charmants Cavaliers King Charles. Sauf que... même en allant à La Niche (la boutique BHV), elle ne trouve pas son bonheur. Alors, dès que je croise une boutique pour animaux, je note l'adresse, pour la prochaine fois. Mais malheureusement, le constat est souventle même: un choix drastiquement limité, les mêmes modèles, souvent très cheap, aucune originalité. Exception: Un chien dans le Marais, toute petite boutique où deux lapins se promènent joyeusement entre les clients.

Comte-tenui de la difficulté de trouver chaussure à sa patte dans la capitale, comment faire en province? J'imagine le désarroi des fashion victims qui veulent looker leur cabot. Autant leur commander des vêtements sur mesure chez la couturière du coin (à confition qu'elle accepte). Donc zoom sur le net, où les sites de vente par correspondance fleurissent.

Et là, c'est non sans une certaine appréhension que je me suis décidée à visiter
La Pet'Avenue. Tout d'abord, parce que le concept m'amuse mais ne m'a jamais convaincue. Je trouve les petits chiens de mon amie adorables dans leurs t-shirts et polos griffés, mais quand je vois une pauvre bête en pull-over alors que même moi, je n'ai pas froid, je me dis que le monde va mal. Et que dire du vrai-faux imper Burberry tendance mamie? 

Mais rien de tout ça sur le site. Et non seulement rien de tout ça, mais en plus des petites choses trops craquantes, et surtout: des exclus! Ajoutez à cela des t-shirts au messages drôles et décalés, et vous aurez l'équation gagnante. C'est un peu le eluxury canin. Non seulement on y trouve des vêtements, mais aussi des accessoires, et des conseils. L'onglet Pet'Life donne des infos précieuses, sur l'actualité des nos amies les bêtes, les nouveautés, les services, etc. Et bientôt on trouvera des recettes pour gourmets au museau délicat avec la rubrique cuisine de Pétra. 
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Je me souviens de mes expériences étant gamine: j'avais un lapin et je trouvais sympa de le déguiser. Alors je lui confectionnais des vêtements à partir de vieux torchons que je découpais et sur lesquels je collais des paillettes. Aujourd'hui, j'ai un autre mangeur de carottes, mais je n'ai plus ni le temps ni la patience de jouer les stylistes. Alors je me dis que, si
La Pet'Avenue continue sur sa lancée, peut-être qu'un jour je pourrais y commander des vêtements über-hype pour lapin urbain.

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 21:26

Parce que parfois on n'a pas envie de déguiser son rejeton en fashion victime, quelques fées se sont penchées sur les berceaux des petits monstres. Pour qu'ils ne ressemblent ni à un people version mini, ni à un personnage échappé d'une histoire de la comtesse de Ségur, et pas non plus aux enfants de la voisine, c'est le parcours du combattant. Sauf que...
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Il est des jours où vous croisez des choses auxquelles vous ne vous attendiez pas. Ce fut mon cas mardi dernier au salon Maison & Objet ("encore?" me direz-vous... et bien oui!). A la recherche de nouveautés farfelues et/ou pratiques et/ou ingénieuses et/ou design, je suis tombée sur un tout petit stand pour les tout-petits. Une mine de bon goût à l'ancienne, sans aucune commune mesure avec les marques un peu trop "posh" pour gamins du 16ème.
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Mimi Lutine, c'est l'espièglerie de l'enfance, une bonne dose d'humour et d'amour, le tout enrobé de couleurs vives. Mimi Lutine, c'est un concentré de bonne humeur avec des personnages drôles et décalés (j'avoue un certain penchant pour la Wonder Woman revisitée et la princesse au petit pois). On retombe en enfance sans se laisser envahir par le sempiternel rose bonbon et son pendant version petit mâle, le bleu layette, même si les garçons naissent toujours dans les choux et les filles dans les roses. super_heros_2.jpgprincesse_1.jpgchou.jpgundefined
Et puis
Mimi Lutine, c'est un peu la version moderne du conte de fées: une histoire qui commence par le bouche à oreille, sur Internet, des ami(e)s qui en parlent, et le tour est joué! Il faut tout de même ajouter à cela une pincée de talent, dont la créatrice ne manque pas, elle qui régale aussi l'heure du coucher des aventures d'Hortense petite fée. Une mine d'or, vous dis-je...
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C'était donc une agréable surprise que de tomber sur
Mimi Lutine et ses jolies créations. De la poésie sans chichis, du style sans overlook, bref de quoi habiller vos crapules avec des modèles qui leur ressemblent et des personnages à réinterpréter à volonté. Comment ça: je ne vous ai pas tout dit? Ah, mais si: les motifs peuvent être déclinés à volonté sur les vêtements des petits et de leur maman, de la déco, du linge de lit, des cartes postales, et j'en passe... Le mieux est encore d'aller faire un tour sur chez la bonne fée Mimi Lutine.
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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 22:30

Révolution au salon du Who's Next où, pour une fois, je suis tombée sur quelque chose de réellement nouveau: des vêtements en fibre de lait! On connaissait les bienfaits du lait pour la santé, le voici sorti de nos verres pour nous enrober au sens propre. C'est le pari de MilkyWear et de ses lignes pour homme et femme.

Avec son slogan simple et direct "MilkyWear: le lait qui se porte", la marque ne s'encombre pas de fioritures. Le message est clair et à vrai dire il ne peut que susciter l'intérêt et éveiller notre curiosité. Heureusement, l'agent était sur le Who's Next et a pu me donner quelques informations complémentaires. 
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Pour la petite histoire, le Lanital, fibre extraite de la caséine (une protéine du lait), a été découvert en 1935 par l'italien Feretti. Commercialisée entre 1937 et la fin de la guerre, cette fibre a été présentée comme l'oeuvre de l'autonomie de l'Italie. Depuis, les progrès de la bio-ingénierie ont permis d'en améliorer la transformation et la production. Proche du toucher cashmere, légère et souple, la fibre de lait possède de nombreux atouts. Peu attaquée par les mites, elle n'en demeure pas moins confortable et aussi facile à travailler que la laine, et sa grande capacité d'absorption en fait un concurrent vert de la fibre synthétique. 

Concrètement, MilkyWear a su mettre à profit les vertus de cette fibre naturelle pour décliner des collections homme et femme comprenant pulls col V ou col rond, cardigans et t-shirts. Avec une gamme couleur allant des classiques noir, blanc, crème et bleu marine à des teintes plus modernes comme le vert prairie et le violet, les plus fashion comme les plus traditionnels seront sans aucun doute aussi séduits que moi.

En résumé, l'idée est aussi attractive que la fibre de bambou, avec la même douceur. Sauf que là... on ne décime pas des champs de bambous qui n'ont rien demandé à personne (quoique, avec une telle vitesse de croissance, est-ce réellement un problème?). Et c'est une production alternative intéressante pour les producteurs qui peuvent désormais fournir quantité de lait à une industrie parallèle. Quant au packaging... ah, le packaging! Une bouteille de lait transparente "à conserver avec amour après ouverture", en toute simplicité.

En plein boom des produits eco-friendly, MilkyWear est une ligne résolument moderne et tendance. C'est la véritable innovation du Who's Next qui, en-dehors des petits frenchies de One One One Wear, ne m'a pas laissé une impression mémorable. Définitivement, le lait n'est plus "rien que pour les enfants".

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 12:24

Le défilé haute couture de Chanel est une institution, d'autant que le maître Lagerfeld en fait un show chaque fois plus spectaculaire. Le décor est à lui seul une raison d'assister au défilé de la célèbre maison. Après le gigantesque noeud pap', cette fashion week a vu une immense veste blanche lâcher sur le catwalk des mannequins dont la tenue se distinguait - outre les modèles de cette collection - par une étrangeté improbable sur un podium: les filles arboraient toutes des chaussures plates!
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Alors que chaque saison voit son lot d'entorses et chutes diverses dues à des talons vertigineux, Chanel se distingue en les mettant toutes à plat. Fini le stiletto de 12, place à la ballerine sobre. Explication du maître: avec des cheveux relevés et une robe couture, rien de tel que des chaussures plates pour mettre la silhouette en valeur et créer une harmonisation de l'allure.
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Certes, le discours se tient, et je me vois mal donner des leçons de style au maître. Cependant, il est étonnant que:
- 1. il n'y ait pas pensé plus tôt. C'est vrai, quoi, depuis le temps qu'il est dans la mode jusqu'au cou, comment n'a-t-il pas pu se rendre à cette évidence avant?
- 2. les autres créateurs n'aient pas vu le coup venir. On a vu Marc Jacobs saluer en guise d'introduction à son défilé de la saison précédente, mais malgré le succès de ses souris, il n'a pas été tenté de les mettre à l'honneur (et rien qu'elles) sur un défilé.
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Est-ce à dire que les temps changent ou bien que même chez Chanel on a besoin de faire parler? Parce qu'il est vrai que le salut de début de défilé du sieur Jacobs a créé l'événement, faisant couler plus d'encre que sa collection. L'attitude générale prend-elle le pas sur le contenu? La mode est certes question d'apparence, mais de là à survoler une collection en s'arrêtant sur un détail... de taille..!
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Les modèles ont toutefois attiré mon attention, l'esprit petite sirène a fait son effet et tranché avec les habitudes de Chanel. Chanel l'institution, Chanel l'allure, Chanel l'élégance... C'est vrai, mais la plupart du temps, un total look Chanel tend vers la mémérisation anticipée. C'est pourquoi la jeunesse dorée et les mutliples jet-setteuses chères à Lagerfeld optent généralement pour l'association décalée d'une petite veste avec un jean rock & roll. 
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C'est certainement pour plaire à ces fans-enfants que le grand Karl a opté pour une collection plus jeune, plus légère, tendance old school pour princesses d'aujourd'hui. Le diadème se fait accessoire de mode et sort des bals pour s'encanailler dans les soirées privées et clubs branchés, et il n'y a rien de tel qu'une paire de ballerines pour dédramatiser le couple diadème-robe du soir. On sort du classicisme avec goût tout en respectant les codes de la haute-couture, à savoir des robes étudiées plus pour le tapis rouge que pour le gala de charité. 
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Avec sa collection haute-couture printemps-été 2008, Karl Lagerfeld signe l'avènement d'une ère nouvelle. Il n'habille plus les riches épouses d'émirs mais leurs filles, séduit une jet-set de plus en plus jeune, est suivi par la nouvelle génération d'actrices, de Clémence Poésy à Diane Kruger. Et tout raccourcit d'un coup de baguette magique: l'âge des clientes, la longueur des jupes, la hauteur des talons. Vive le bal des débutantes!

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 17:34

Les modes se suivent et ne se ressemblent pas. Un jour on vous dit rouge, le lendemain c'est bleu Klein, quand on ne passe pas par le jaune poussin (ou soleil, à ne pas confondre avec le plissé du même nom). Ce qui ne change pas, c'est que chaque saison on nous annonce LA tendance à suivre, LE créateur qui va bien et LA pièce indispensable des trois prochains mois. Bref, l'industrie de la mode est en marche. Et puis il y a des petits qui deviendront certainement grands, parce qu'ils ne pensent pas "mode", "tendance", "pièce ultime", mais "générosité", "partage", "unité". C'est le cas de One One One Wear.
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A l'origine, deux amis, réunis autour d'un concept éthnique, éthique et graphique, largement inspiré de la culture reggae. Pas de long discours ici, puisqu'ils expliquent eux-mêmes leur idée:
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Je les ai trouvés au Who's Next où ils étaient la seule nouvelle marque française. En-dehors d'un concept imaginé autour de leurs goûts et de leurs valeurs, ils ont choisi de penser plus loin que le bout de leur nez, ce qui ne fait pas de mal, surtout dans le monde de la mode. 

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Des modèles originaux, qui ont une âme, un succès incontesté lors de cette édition du prêt-à-porter, une volonté de faire entendre leur voix, Martin et Matthias partent à la conquête du monde. On parle même déjà d'une implantation aux Etats-Unis puisque leurs t-shirts ont tapé dans l'oeil d'un agent américain.
Pour plus d'infos:
www.myspace.com/oneoneonewear
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