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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 09:14

Il est des films qu'on n'irait pas voir sans y être invitée. Parce qu'on ne se serait même pas posé la question, parce qu'on n'y aurait pas songé, parce qu'on n'aurait même pas été au courant de leur sortie. "Mariage chez les Bodin's" fait partie de ces films. Evidemment, j'avais vaguement entendu parler de la compagnie des Bodin's", mais je n'avais aucune idée du résultat. Alors, quand j'ai reçu l'invitation à l'avant-première du film, j'ai décidé d'aller voir ce que pouvait donner.

Le pitch: Christian Bodin, âgé de 50 ans et vivant avec sa mère, doit épouser Claudine, cantinière du village. Une équipe de journalistes va filmer les 10 jours précédant la noce, et on assiste donc, sous forme de reportage, à la vie de nos campagnes, entre chasse au cerf à l'oreiller, fabrication des fromages de chèvre dans des conditions plus que traditionnelles (entre étagère bancale, mort aux rats et chaleur étouffante), les amis de toujours qui n'en reviennent pas de passer à la télé... Le tout avec des personnages hauts en couleurs, aux dents si pourries qu'on ne peut imaginer que cela existe dans la vraie vie...

Alors c'est sûr, la vie rurale, moi, parisienne de souche, je connais mal, mais là... C'est une caricature étrangement dérangeante qui m'est apparue. Et une question s'est imposée: est-ce vraiment cela la France profonde. Parce que ces personnages, qui deviennent attachants au fur et à mesure que les images défilent, n'en sont pas moins des ploucs, montrés comme tels, si terre à terre qu'ils poussent à rire de par leur naïveté et leur manque de culture.

On se retrouve donc face à un dilemme important: doit-on, ou pas, se moquer de ces petites gens, vivant une vie simple et naturelle, au rythme des saisons, victimes d'un administration qu'ils ne comprennent pas toujours et qui leur impose des conditions de travail régies pas des règles inconnues de ces campagnards à l'ancienne? Est-ce une fiction totale ou bien, puisque la troupe des Bodin's est originaire de Touraine et s'inspire de l'environnement de la petite bourgade d'Abilly, une exagération, une
parodie extraordinaire..?

Verdict: c'est avec un sentiment étrange que je suis sortie de cette projection, indécise quant à mon propre avis. Avais-je aimé le film, ou pas? Etait-il digne d'intérêt ou bien était-ce un simple moment à passer? A vrai dire, plus j'y pense, plus mon malaise s'accroît: si c'est une parodie, elle est filmée de façon trop documentaire pour être vraiment drôle. Si c'est un "reportage", je le trouve à la limite de la moquerie facile. Mais puisque les Bodin's sont du cru, je préfère penser qu'ils ne se rendent pas compte de l'image renvoyée par leur comédie...

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 17:12

Que faire un dimanche de fin août, en fin de journée, avant d'attaquer la reprise..? Et bien, la même chose qu'un dimanche normal: on va au cinéma pour se changer les idées et s'évader de la perspective d'un retour forcé au bureau. Direction les Champs-Elysées (haut lieu du cinéma parisien) et en route pour une bonne comédie romantique, à savoir "Un mari de trop" avec la sublime Uma Thurman (et pour l'avoir vue de mes yeux vue, en vraie, je peux assurer que cette fille est belle, sans négociation possible).

Le pitch: le Dr. Love, éminente spécialiste des affaires de coeur, officie à la radio où son émission connaît un succès flagrant après des auditrices. Cependant, alors qu'elle distille ses conseils à une future mariée, elle insinue le doute dans l'esprit de celle-ci qui finit par annuler son mariage, au grand dam de son fiancé (Jeffrey Dean Morgan, le beau Denny de Grey's Anatomy. Mais si, vous le connaissez: l'amoureux d'Izzie, celui qui meurt) qui ne pense qu'à donner une leçon au Dr. Love. La leçon commence par une petite manipulation informatique par le miracle de laquelle le Dr. Love et l'ex-fiancé se retrouvent mariés. Un mariage que la belle conseillère apprendra alors qu'elle apprête elle-même à se marier... S'ensuivent une rencontre et une montagne de quiproquos.

Alors là, je vous l'annonce tout de go: il s'agit d'un film de filles, un vrai, avec la juste dose d'humour, de romantisme, de clichés, bref de tout ce qui nous plaît à nous, les filles! Attention messieurs, à l'inverse de "Modern Love", vous risquez de ne pas vous y retrouver. Pire: vous risquez de tomber nez à nez avec vos limites. Parce que dans tout bon film de filles, il y a un (voire plusieurs) héro qui a tout pour nous plaire: galant, romantique, prévenant, mâle juste ce qu'il faut, brut de pomme mais pas macho, le type qui vous apporte le p'tit déj au lit avec une rose (je n'arrive plus à me souvenir de la denrière fois où ce genre de chose m'est arrivé).

Pour celles (et ceux, il peut y en avoir) qui envisagent d'aller voir ce film, il ne s'agit évidemment pas de grand cinéma, mais d'un film léger, agréable, idéal pour une soirée entre poulettes en mal de grands sentiments. Evidemment que le Dr. Love et le machiavélique fiancé éconduit vont se rencontrer encore, et encore, et encore... Evidemment que le futur époux du Dr. Love va mal le prendre... Evidemment que le Dr. Love a un père un peu fantaisiste... Evidemment... Mais tout ça est enchevêtré d'une telle façon que les clichés laissent la place à une pure comédie qui fait du bien à la tête et au coeur.

Verdict: allez-y, les filles. Messieurs, prenez-en de la graine. Première question posée par mon amie à la sortie: pourquoi les hommes perdent-ils romantisme et jolies attentions en vieillissant? On en connaît un bon nombre de ceux-là, qui oublient la rose sur le plateau du p'tit déj, rechignent même à faire chauffer l'eau pour le thé... Mais, ne nous égarons pas: ce film est un délice de la rentrée pour amoureuses non intellectuelles.

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 15:15

15h, et je suis en train de m'avaler un McDo (ce que je n'ai pas fait depuis près d'un an) acheté en vitesse en sortant de l'avant-première de Superhero Movie, une parodie des films tirés de comics. En bonne fan du genre, je ne pouvais pas ne pas y aller, d'autant plus que c'était la dernière projection (y a pas idée de faire des avant-première les veilles de longs week-ends..!), et j'ai sacrifié ma pause déj pour m'installer confortablement dans une salle obscure alors qu'un rayon de soleil me chauffait les épaules.

Le pitch: lors d'une sortie avec sa classe, notre héro, un ado qui se fait allègrement marcher sur les pieds par le footeux du lycée, déclenche une réaction en chaîne qui aboutit à une piqûre de libellule génétiquement modifiée (attention, Monsanto n'est pas loin). Comme on s'en doute, il va subir quelques modifications lui-même et se découvrir des supers pouvoirs. Le méchant, lui, est à la tête d'un labo de recherche, et c'est en créant une machine censée guérir tous les maux qu'il va aussi subir une modification de son ADN: il sera guéri d'une maladie incurable à condition de puiser son énergie vitale chez d'autres humains (qui mourront, bien sûr). Aspirant à l'immortalité, il doit tuer des milliers de personnes. Forcément, et oui, il va trouver notre super héro en travers de sa route.

Tous les clichés sont utilisés, les Superman, Spiderman, X-Men et consorts parodiés, il y a une jolie voisine dont notre héro gaffeur (ah, j'avais oublié de vous prévenir qu'il n'en loupe pas une, mais alors vraiment pas une?!?!) est follement épris et qui sort avec le footballeur du coin, un super pote de lose qui rêve de célébrité, un oncle qui ne pense qu'au sexe (en même temps, c'est Leslie Nielsen), et Pamela Anderson fait une apparition très (peu) remarquée.

Mais alors, qu'y a-t-il dans ce film? Et bien, à ma grande surprise, quelques bonnes blagues (si, si, quelques), mais surtout, surtout, le second degré. Parce qu'il ne faut surtout pas aller voir ce film sérieusement, que non..! C'est un peu un Scary Movie version super héro (ce sont d'ailleurs les mêmes qui sont à l'origine di projet). On y trouve de faux sosies et de faux effets spéciaux, ainsi que des images tellement fake qu'on ne peut qu'en sourire (j'adore le mur qui bouge quand le héro démoli la tête d'un méchant dessus). Le must étant l'interview d'un Tom Cruise qui n'a même pas les yeux bleus et annonce en se marrant que le super héro ne peut pas en être un puisqu'il ne sait pas voler alors que lui peut...

Verdict: à mille lieues des sempiternels Y a-t-il un flic pour..., version super héro que je redoutais étant donnée la particicpation de Leslie Nielsen, j'ai, je l'avoue, passé un bon moment. Alors ok, je suis bon public. Et ok, je suis fatiguée en ce moment et donc il ne faut pas trop en demander à mon pauvre esprit, et surtout pas de réfléchir sur un scenario trop compliqué. Au même titre qu'on n'espère pas dénicher une robe haute couture en allant fouiner chez Zara, Superhero Movie n'a rien  un film inoubliable, mais c'est loin d'être le pire que j'aie vu. Je confirme cependant qu'il peut bien attendre la fête du cinéma parce que payer une place plein pot serait superflu.

Dans les salles le 4 juin

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 17:52

La réouverture d'un club est toujours un événement à part. Comme si on repartait en arrière, si on traversait les décennies dans un "Back to the future" version real life. C'est ce qui m'est arrivé la semaine denrière avec la réouverture du mythique Club des Saints-Pères à Saint-Germain. Comment ça, vous ne connaissez pas??? Séance de rattrapage.


Le Club des Saints-Pères, mon gentil papa y allait dans sa jeunesse. Et ce n'est pas peu dire puisque mon gentil papa a bientôt 72 ans. Le Club des Saints-Pères, c'est un club d'une autre époque, le Saint-Germain de Sagan, la bande du drugstore, mai 68... Je m'égare... Bref, le Club des Saints-Pères, c'est une véritable institution à la Castel, un club très rive gauche comme on n'en fait plus depuis la disparition de Régine (et oui: Régine a investi le boulevard Saint-Germain, à une époque, elle aussi...).

Je dois tout de même admettre que les choses ont quelque peu changé, fort heureusement. Parce qu'en grattant un peu, le Club des Saints-Pères a beau être mythique, ce n'était pas non plus le must. Et ça je le tiens de deux personnes différentes. Pour mon père, les filles n'étaient pas suffisamment jolies et manquaient un peu de classe. Pour ma mère, se faire coincer dans les toilettes où on s'envoyait joyeusement en l'air, l'expérience n'a pas été concluante.

Je vous rassure: le Club des Saints-Pères nouveau n'a rien à voir avec ça. Enfin... j'émets des réserves concernant les folles étreintes dans les toilettes vu que je n'y ai pas mis les pieds. Passons... Pour ma part, je retiendrai surtout la musique (encore et toujours la musique), le lieu (juste assez kitsch) et l'ambiance. Il était temps de se libérer de l'emprise de la rive droite et de ses clubs soi-disant chic, à tendance "on laisse entrer n'importe qui pourvu que les bouteilles finissent sur leur table". Bref, le bling-bling agressif d'une clientèle pseudo-classe, no thank you.

Cette première expérience aux Saints-Pères, contrairement à celle de ma maman chérie, aura été positive. Reste à espérer que le bouche à oreille fasse son oeuvre et que les noctambules élisent domicile dans ce quartier à taille humaine. Un verre à la Palette, et hop, juste quelques pas pour danser. Les nostalgiques pourront même faire un pèlerinage rue de Verneuil et se recueillir devant l'hôtel particulier de Gainsbourg. Saint-Germain revit, Saint-Germain is back and les folles nuits parisiennes avec!
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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 14:23

Comme chaque saison, le showroom Robert Dodd, distributeur de Rock & Republic, 7 for all mankind, Twenty8Twelve (la marque de Sienna Miller), Vintage 55, MK2K, Ella Luna, Marani, etc, fait sa braderie. Sa quoi?!?! Sa braderie, c'est-à-dire sa vente privée, ou l'occasion de trouver des pièces de supers marques à prix cassé. Alors comme je vous aime bien et que je veux moi aussi participer à l'augmentation du pouvoir d'achat, voici, rien que pour vous, l'invitation à ces quelques jours de folie.Et en avant-première, je peux vous assurer que cette saison c'est d'la bombe (j'ai mes sources, bien renseignées...). Il ne vous reste plus qu'à faire baisser votre fièvre acheteuse en utilisant la bonne vieille méthode qui consiste à soigner le mal par la mal. Surtout qu'il y en a pour tous: femme, homme, enfant. Si ça c'est pas un bon plan, je me demande ce que c'est..?

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 16:35

Que faire un dimanche après-midi pluvieux quand tout vous pousse à vous pelotonner sous la couette devant un bon DVD d'une série qui ne sollicitera pas trop vos neurones? Allez à une expo, pardi, histoire de faire la guerre à l'hiver et de se jouer de la pluie! Bon, ce n'est pas tout-à-fait comme ça que je me suis retrouvée au Grand Palais hier, mais on fera comme si.


Aaah! Marie-Antoinette. Elle en aura fait couler de l'encre. Même Sofia Coppola, princesse du cinéma underground grand public (si, si, ça existe!), s'y est attachée avec une réalisation très controversée (bon, ok, elle ne portait pas des converse, mais ce détail suffit-il à démolir un film..?). Pour ma part, seule la bande-son avait trouvé grâce à mes yeux, le film en lui-même étant sympa, sans plus (ce n'est que mon avis, hein, je précis). Bref, de toute façon, moi, cette époque, elle ne me plaît pas. Même si, en tant que vraie fille, je rêve de robes à crinoline, et de diadèmes qui brillent.

Revenons-en à l'exposition que le Grand Palais consacre à Sa Majesté. A l'arrivée: une foule qui se presse sous l'averse en se cachant tant bien que mal sous des parapluies multicolores. Rien que pour ça, j'atais contente d'être venue, parce que le visuel était pas mal, mais alors pas mal du tout! Reste que si on ne m'avait pas fait miroiter un sympathique billet coupe-file, je serais rentrée chez moi fissa.

Dès l'entrée dans l'exposition, j'ai été assaillie par des portraits. Toute la famille de Marie-Antoinette me regardait, étalée sur les murs du Grand Palais. Tous la même forme de visage, on ne pouvait pas les confondre. Vive la portrait de famille (quoique là, c'était plutôt LES portraits, plein de portraits)! Et c'est là que j'ai réalisé que l'exposition était constituée majoritairement de portraits, avec un peu de mobilier et beaucoup de vaisselle. Autant dire que ce n'était pas ma tasse de thé!

J'ai toutefois appris que Marie-Antoinette avait mis des années à envoyer un protrait d'elle à sa mère une fois arrivée à la cour de France. La raison d'une si longue attente? Elle n'était pas satisfaite des portraits que l'on faisait d'elle et ne souhaitait pas en envoyer un qui ne lui ressemble pas. Capricieuse, la jeune reine..? Finalement, ce sont les textes qui m'ont le plus intéressée. Parce qu'au moins j'ai eu l'mpression de découvrir quelque chose. Il est clair que l'exposition recelait de petites merveilles pour des passionnés d'une époque riche en événements, mais pour une néophyte...

J'en arrive donc à ma question du jour: pourquoi ne fait-on pas d'expositions plus ludiques, plus funky? Ok, une décapitée, ce n'est pas drôle en soi, mais la vie de Marie-Antoinette se résume-t-elle pour autant à des tableaux et des assiettes? C'est comme si on ne conservait de Diana que des photos et du linge de maison!!! Alors que bon, avec un peu d'imagination, on aurait pu créer tout un univers autour des intrigues de la cour, autour du "côté obscur" de Marie-Antoinette. Pourquoi des expositions si linéaires et si peu dynamiques? La seule originalité résidait dans le décor en perspective du petit Trianon... Instructif mais... décevant...

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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 18:17

Surprise hier dans ma boîte mail: on me proposait d'assister à la générale de Fame, la célèbre comédie musicale de Broadway, tant attendue en France et... en français! Fame, c'est tout un mythe, une comédie musicale qui a marqué une génération. Sauf que pour moi, Fame, c'est avant tout la série que je regardais gamine. Alors j'avoue: niveau comparaison avec l'originale, y a pas moyen.
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Fame, c'est, pour résumer, l'histoire de jeunes artistes réunis au sein d'une école des arts et spectacles en plein New York. Des fils de, des sans le sou mais avec du talent et de l'ambition, des personnages hauts en couleur représentant toute une jeunesse bercée d'illusions de célébrité et de reconnaissance. C'est aussi l'opposition entre la jeune génération qui veut tout et tout de suite, et les adultes confirmés, qui gardent les pieds sur terre et ont une vision bien plus négative d'objectivité réaliste (oui, je l'ai sortie comme ça, d'un coup, sans réfléchir, celle-là).

Alors forcément, à l'époque de la Star Ac et en pleine Nouvelle Star, on ne peut que sourire avec une certaine nostalgie à l'évocation d'une comédie musicale située en l'an 1984 (pas celui d'Orson Welles), pleine de rêves fondés sur une passion et non sur la grille du programme télé. C'est pourquoi à 20h30, plutôt que d'être rentrée pour me scotcher devant Dr. House comme un mercredi normal (mais j'ai appris par la suite que le foot m'aurait foutu en l'air mon plateau-télé, comme quoi le destin fait bien les choses), j'étais installée dans un fauteuil du Théâtre la Comedia, boulevard de Strasbourg. Moins confortable que mon lit, mais on fait avec...

Avant le spectacle, nous avons eu droit à un avertissement: s'agissant d'une répétition générale, quelques ajustements lumière ou son pouvaient être nécessaires, quant au metteur en scène, il était susceptible d'intervenir à chaque instant. Coup de bol: à part quelques petits soucis de micro mal réglé (ou alors était-il normal que la musique couvre parfois la voix des chanteurs..?) et un léger retard des musiciens pour la deuxième partie, pas le moindre incident.

J'en arrive donc au fin mot de l'histoire: le spectacle. Certains ont dit qu'il n'est pas abouti (je leur rappelle toutefois qu'il s'agissait d'une gé-né-ra-le, une ré-pé-ti-tion). Je dirais plutôt qu'habitués que nous sommes à une série où les acteurs ont eu le temps de rôder leur jeu, la comédie musicale made in France manque un peu de... maturité. Les artistes, dont je ne remettrai certainement pas en cause le talent, font un peu... comment dire... "légers". Je m'explique: le tout manque d'une certaine épaisseur, de cette étoffe dont on fait les stars qui brulent les planches et laissent le public pantois. Ce n'est pas du Broadway transposé à Paris, mais bien du Paris se la joue Broadway...

Ceci dit, j'ai passé une excellente soirée, en-dehors d'une chaleur étouffante imprévue (à tout hasard, s'il ne s'agissait pas d'un traitement spécial, prévoyez un t-shirt léger). Mes voisins ont apprécié tout autant que moi, même si cette fameuse nostalgie du Fame des eighties planait sur eux aussi. Les dialogues sont drôles, les chorégraphies intéressantes sans être spectaculaires. Ca chante, ça danse, ça vibre... Finalement pourquoi comparer à ce qui a déjà été fait? C'est de ne pas découvrir ce Fame d'un oeil neuf qui gâche (un peu) le plaisir...

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 16:59

Modern Love, c'est l'histoire de plein d'histoires d'amour, dont une qui appartient à un film dans le film. Dit comme ça, j'en conviens, ça peut sembler étranger, voire un peu bordélique, et il est vrai que ce n'est pas simple. Mais... depuis quand les histoires d'amour le sont-elles? On y croise donc un couple de cinéma, des couples de gens "normaux". Un film loin de l'image rock & roll que je m'en faisais en fredonnant le Modern Love de Bowie.
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Le pitch: dans la vraie vie, des couples se séparent sur fond d'engueulades bien senties et de propos percutants: "Un an! J'ai investi un an de ma vie dans cette relation en me disant qu'un jour ça finirait par payer! Si j'avais commencé l'espagnol, je serais bilingue!", ou encore ce succulent dialogue entre Clothilde Courau et Pef:
" - Tout ce dont je suis capable, c'est de te faire souffrir...
- Mais je m'en fous, fais-moi souffir.
- D'accord. Tu me fatigues, c'est fini, casse-toi! T'es content, là?"
Le ton est donné. C'est l'histoire de tous ces personnages qui se rencontrent, se découvrent, se dévoilent, pour finalement se rendre compte que les plus belles histoires d'amour sont celles qu'on voit sur grand écran, celles qui finissent toujours par une happy end.

Modern Love, c'est un mélange entre nos rêves et une réalité qui nous déçoit (trop) souvent. Parce que même le prince charmant, celui qui prépare le petit déj au saut du lit, rentre plus tôt pour cuisiner un dîner-surprise, laisse des mots doux sous la tasse à café du matin, même lui n'est pas forcément le bon. C'est une histoire de confusion des sentiments, des rêves et des aspirations de chacun(e), l'histoire d'une fille qui séduit un homo, d'une hétéro s'épanouit dans les bras d'une autre fille... Tous ces destins s'entremêlent pour montrer que rien n'est jamais gagné d'avance.

Il y a aussi un contraste, assez violent, entre le couple de cinéma, ce film dans le film, sur fond de comédie musicale, et les couples de la vie réelle. Alexandra Lamy et Stéphane Rousseau, le couple de cinéma, sont réunis alors que tout les oppose, tandis que ceux qui sont faits l'un pour l'autre dans la vraie vie finissent par se séparer. C'est l'envers du décor des contes de fées modernes, même si une note d'espoir signe la fin du film. C'est aussi l'éternel questionnement du "bon choix", parce que choisir c'est renoncer, et qu'on ne renonce pas toujours à ce qui n'en vaut pas la peine.

Verdict: un très bon film, une comédie romantique qui évite les écueils du genre, sans chichis, avec du "parler vrai". Comme cette réplique de la jolie Mélanie Bernier: "On ne choisit pas ses sentiments, et moi je n'ai pas choisi de t'aimer. C'est con, hein? Ben c'est comme ça..." A première vue, un film de filles, mais qui plaît aussi aux hommes (testé pour vous, mais attention: ça les fait réfléchir...). 
Et mention spéciale pour la prestation dansée d'Alexandra Lamy en robe longue et talons: toutes les filles me comprendront!!!

Sortie le 12 mars dans les salles

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 13:29

Samedi 1er mars a eu lieu au Crillon la seconde soirée Rock & Republic - la première avait eu lieu au mois d'octobre dernier. Rock & Republic, c'est l'histoire d'un succès majeur, de la création d'un véritable empire issu de la collaboration entre Andrea Bernholtz et son ami Michael Ball, designer de la marque, ou comment commencer par du jean pour créer une collection complte de prêt-à-porter, avec sacs et chaussures en prime. Je ne vais pas vous faire l'historique - mais j'y penserai - alors passons à la soirée.
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Connaissant les soirées Rock & Republic à LA et NY, je ne pouvais que m'attendre au meilleur. La marque reste fidèle à une image rock & roll, sexy en diable, qui plaît à celles et ceux qui veulent s'affirmer. Bref, les défilés de NY sont des événements immanquables de la fashion week new-yorkaise, et la France mérite bien sa "wild party". Thème de celle-ci: "Noir", en toute simplicité. Simplicité qu'on n'a pas retrouvée dans les looks des invités, mais ça c'est une autre histoire.
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Le Crillon, donc, avec ses dorures, ses moulures, un prestige inaltérable et une vue imprenable sur la place de la Concorde. Les salons du premier étage ont rapidement été investi par une faune hétéroclite: l'équipe de Rock & Republic, le distributeur français, quelques acheteurs, et des fashion people de tous horizons. Car quelle que soit la ville, la rock attitude a ses fans globe-trotters qu'on retrouve à chaque fashion week. Ainsi l'un des créateurs de Jaded by Knight, Bobby (à gauche sur la photo), venu lui-même présenter sa collection durant la fashion week.
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Champagne, mojitos-vodka, petits-fours (et donc pique-assiette...), écrans plasma où défilaient les images des shows de NY... Tout était réuni pour faire de cette soirée l'une des mieux réussies de la semaine (dixit ceux qui écument TOUTES les soirées). Somme toute, j'ai passé une excellente soirée, et pour le coup, je ne suis pas la seule (les mauvais langues auraient eu tôt fait de mettre mon enthousiasme sur le compte de ma "passion" pour Rock & Republic). La belle Lucy Liu, que j'imaginais plus grande, a passé une partie de la soirée à se déhancher sur le dance-floor, souriante et à mille lieues d'une star en représentation. Et la cameraman a lui passé une partie de sa soirée à filmer le plafond (véridique) et les pieds des invités, à quatre pattes sur le plancher, la preuve:
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Ce n'est que tard dans la nuit que j'ai décidé d'emboîter le pas à une partie de l'équipe Rock pour un court passage à la soirée de clôture du Tranoï. Le Tranoï, pour les incultes de la fashion week, c'est un salon dispersé en trois lieux parisiens (Bourse de Commerce, Palais de la Bourse et Artcurial), où exposent les créateurs les plus prometteurs (et ceux qui ont déjà de l'argent à investir, parce que le Tranoï, minde de rien, ce n'est pas donné). Imaginez donc l'ambiance, entre exposants à bout de souffle après quatre jours de salon, acheteurs éreintés par la course aux achats, et amis d'amis d'invités officiels venus "parce qu'il y avait de la lumière, alors ils sont entrés".
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Ce qu'il faut retenir de cette soirée? Les robes somptueuses qu'on espère bien voir en vrai et pas seulement sur des écrans, des jeans, plein de jeans, faisant honneur à une marque qui sait mettre nos formes en valeur (vous aussi, Messieurs), des looks, plein de looks (qui feront l'objet d'un prochain article), montrant l'intérêt de la planète fashion pour une ligne (honte sur nous) encore peu connue en France, malgré des débuts prometteurs à l'époque de la collaboration avec Victoria Beckham (soit dit en passant, j'ai toujours préféré les jeans de la collection normale à ceux créés avec Posh Spice). Let Rock rule!

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 20:52

La fashion week parisienne est le moment où les modeuses dorment le moins. Non seulement il y a les shows la journée, mais en plus il est de bon ton de faire une apparition aux soirées des créateurs. C'est ce que j'ai fait jeudi dernier, me laissant entraîner à la soirée de Stella McCartney. 
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Fidèle à son style "jeune fille en pleine régression", Stella a donné une soirée pour le moins... décalée. Tout d'abord le lieu: le Don Camilo, qui existait déjà du temps où mon père allait traîner ses guêtres dans le Saint-Germain des belles années. Autant dire que ce n'est pas ce qui se fait de plus tendance. En revanche, il y a un petit côté hype-underground que je ne saurais expliquer, mais passons... Stella a donc investi les lieux avec ses ballons au plafond, comme dans un goûter d'enfants. C'est sa touche perso, une signature qu'il serait peut-être temps de changer pour quelque chose de plus adulte.

Mais ce n'était pas le pire. Comment?!?!? allez-vous me dire. Je n'aurais pas aimé cette merveilleuse soirée ultra-trendy de fashion week?!?!? Et bien non. Non, je n'ai pas trouvé cette soirée démentielle, loin de là. D'abord, l'accoustique, qui ne pardonne pas une seule fausse note, pas un seul faux-pas de l'ingé-son. Raté: la prestation scénique d'une chanteuse fort sympathique m'a littéralement écorché les oreilles. Non pas que la demoiselle chantait faux, non, mais avec une voix aigüe, l'idée aurait été de baisser le son. Quant au DJ... je préfère ne pas en parler.
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(Quelle ambiance!)
Enfin, la faune des invités. Aaah! les invités. Un concentré de fashion victims tout droit sorties d'un copié-collé des looks mis en avant dans les magazines de mode. Traduction: prenez le look improbable estampillé "fashion qui se remarque", transposez-le dans la vie de tous les jours, sur des filles normales, voire bien portantes, et vous aurez la solution d'une équation stylistiquement incorrecte. Pique-assiettes, invités tombés là par hasard (ou copinage), mêlés à quelques figures de la mode, entre responsables de marque et directeurs de boutiques incontournables.

Je ne peux que regretter que les soirées de la fashion week parisienne ne soient pas à la hauteur de celles auxquelles j'ai assisté à NY ou LA. A moins que je ne sois mal tombée. J'imagine que les soirées de McCartney père dans sa jeunesse devaient être d'une autre envergure. D'autant plus que l'ensemble des invités ne semblait pas s'amuser beaucoup plus que moi. Je bénis donc mes amis car, comme lorsqu'on va dans un mauvais club, si l'entourage est de qualité, (presque) tout peut passer...

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