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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:13

J'aurais adoré être ethnologueD’habitude, je vous parle volontiers de musique, de ciné ou encore de théâtre. Jusqu’à maintenant, je ne suis pas certaine de vous avoir même jamais conseillé un livre. Quoique… Bon, inutile de sonder les archives : ce dont je suis sure, c’est de ne jamais vous avoir parlé BD.

La BD, on ne peut pas vraiment dire que je sois spécialiste. D’abord parce qu’entre les albums d’Asterix que m’offraient mes grands-parents et ceux de Manara que m’offrait mon copain à 20 ans, il y a eu comme un grand gap. Ensuite parce que je ne suis pas tombée dedans, voilà tout ; je n’ai pas été séduite par une épopée en 30 volumes et que je suis une tête de mule qui a ses coups de cœur et ne veut même pas entendre parler du reste. Bref, les “grands classiques”, très peu pour moi.

Et puis il y a eu cette vague issue du web, de jeunes illustratrices qui racontent leur vie en croquis, se moquent d’elles-mêmes et des autres, le tout avec suffisamment d’ironie pour qu’on se prenne au jeu. Merci Pénélope Bagieu d’avoir ouvert le voie, merci aux autres d’avoir suivi.

Margaux Motin - les poils de maillotTout ce préambule pour vous parler d’un petit album plus que délicieux par Margaux Motin : “J’aurais adoré être ethnologue”. Rien qu’en lisant le titre, vous savez que ça va envoyer. Margaux se dépeint elle-même, une fille moderne, avec un mec et une gamine (ça, c’est moins commun), qui jongle entre sa petite famille et, bien plus important, sa petite personne. Elle n’hésite pas à montrer la maternité sous son meilleur jour (ça, c’est de l’ironie) et à mettre en scène les travers des filles d’aujourd’hui.

Instructif pour les hommes (qui risquent toutefois de nous faire un malaise quand arrive le douloureux sujet de l’épilation, on sait comme ils sont sensibles), c’est un album que les représentantes du sexe faible trouveront parfait pour le bain, avec Cindy Lauper en bande-son. Le girl power dans toute sa splendeur, véritable état des lieux de la condition féminine en 2012 (oui, je suis un peu en retard, mais ça vaut aussi pour 2013) est diablement bien représenté et en fait un superbe anti-déprime pour passer les longues soirées d’hiver.

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 14:12

Get together on iceVous en rêviez ? Paris l’a fait ! Cette année, on peut patiner joyeusement sous la verrière du Grand Palais où une jolie patinoire a été installée pour les fêtes (à la place de l’habituelle fête foraine). Un peu comme des poissons dans un bocal, venez tourner, tourner et tourner encore (toujours dans le même sens pour ne pas vous perturber) avant de faire une pause au bar. Bon, la blague c’est qu’il est tout de même écrit qu’il ne faut pas patiner si vous avez bu. Oui : boire ou patiner, il faut choisir

Les fêtards un brin trendy apprécieront tout particulièrement les Get together on ice, soirées organisées par la maître de la fiesta parisienne, Rasmus Michau en personne (qui fait des tours autour de la patinoire, lui, donc dans le sens qu’il préfère). Les lineups sont terriblement jouissifs et ça nous rappellerait presque La boum option Main Jaune, sauf que là si tu tombes tu ressors trempé. Oui, c’est bien le seul hic : la glace n’est pas au top, il y a rapidement des flaques d’un bon centimètre et il n’est pas rare de voire des t-shirts, pulls et jeans transformés en serpillères.

Sortez donc votre anorak et vos moufles et à vous la patinoire dans un lieu magique !

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 12:53

De l'autre côté du périphLe film sort demain. Ca tombe plutôt bien : vous hésitiez entre un conte de Noël et une comédie romantique, sans conviction aucune ni pour l’un, ni pour l’autre. En cette période de fêtes, vous avez plus envie de vous marrer un peu, voire franchement, histoire de ne pas penser au casse-tête des cadeaux de dernière minute qui, de toute façon, ne plairont jamais, ça vous le savez déjà.

Bref, voici un film très un peu téléphoné, mais qui va vous faire passer un bon moment. Et finalement, c’est tout ce qu’on demande à un film, non ?

Le pitch : banlieue parisienne, un flic du coin qui veut faire tomber les gros bonnets se trouve sur une scène de crime où on envoie un flic du 8ème (la capitale de Paris). Voyant l’opportunité de poursuivre son enquête, il met tout en œuvre pour faire équipe. Et voilà nos joyeux drilles en vadrouille avec toutes les incompréhensions dues à leurs origines respectives.

Verdict : oui, on s’attend à ce qui va se passer. Le coup des deux flics qui tout oppose et qui finissent par devenir potes, on nous l’a déjà fait dix cent fois. Mais voilà : le duo Omar Sy / Laurent Lafitte fonctionne à merveille et, même si on n’éclate pas de rire à tout bout de champ, on rit de bon cœur suffisamment souvent pour ne pas voir le temps passer et sortir de la salle avec la banane.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 11:46

The Dark ShadowsVous faites le pont et vous ne savez pas comment occuper cette belle journée bien fraîche sous les nuages ? Pas de problème : j’ai la solution. Plutôt que de rêver à une superbe plage ensoleillée alors que vous êtes dans la grisaille de Paname, filez vous réchauffer dans une salle obscure (pour peu qu’ils n’aient pas décidé petit.d e vous y coller la clim’) et vengez-vous en allant voir le dernier Tim Burton, plus perché que jamais.

Tim Burton, on le sait, à l’instar d’Obélix, est tombé dedans quand il était petit. Dans quoi, ça, on se le demande encore, mais si vous trouvez, j’en prendrai une double dose, merci. Après avoir pondu des contes de morts (les contes de fées, c’est tellement rébarbatif), puis revisité Alice au pays des merveilles, le voici qui se penche sur le cas des vampires. Tout un programme !

Le pitch : Barnabas Collins est l’héritier d’une famille maudite. Maudite par la femme de chambre, un tantinet sorcière sur les bords (et au milieu aussi), amoureuse de lui (Barnabas, hein), qui va finir par le transformer en vampire après s’être débarrassée de tous ceux qui les séparaient (étant entendu que son cœur appartenait à une autre). Furieuse, elle le fit enfermer vivant (notion relative pour un vampire) dans un cercueil, puis enterré. Jusqu’à ce jour où des ouvriers le déterrèrent, en plein milieux des années flower power, et où Barnabas Collins fit son retour au sein d’une famille un brin… particulière…

Verdict : du grand, très grand, Tim Burton. Entretien avec un vampire meets Austin Powers sur fond de rock old school. Le film est porté par un casting de rêve : on retrouve l’acteur fétiche de Burton, Johnny Depp, parfait en revenant d’un autre âge, Michelle Pfeiffer, sublime en chef de clan, et Eva Green magnifique en sorcière amoureuse.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 11:36

120x160 Miroir 29_02Je ne peux que débuter cet article en rendant hommage à mon scarabée qui, en prenant les places pour Blanche-Neige, a demandé “deux places pour La belle au bois dormant, s’il vous plaît”. Regard dubitatif de la caissière jusqu’à ce que je rectifie : “oui, enfin, Blanche-Neige".

Le pitch : Blanche-Neige, donc, l’une des deux nouvelles versions mouture 2012, où la belle est en proie à sa marâtre. Jusqu’ici, rien de bien original, on connaît tous l’histoire. En revanche, quand le prince entre en scène à moitié nu après s’être fait dépouiller par des nains géants qui ne vont pas à la mine mais sont des bandits de grand chemin, que la reine affame le pays pour donner libre cours à ses rêves de faste et de gradeur et que Banche-Neige devient une sorte de Robin des Bois au féminin associée aux nains géants (suivez, un peu), là, ça commence à vous chatouiller les zygomatiques.

Verdict : Julia Robert, depuis Pretty Woman, il n’y a pas à dire, je l’adooore. Enfin si, il y a à dire, puisqu’à 14 ans j’ai décidé que je voulais des cheveux auburn (ça vous oriente tout un style, ça). Et en reine maléfique à tendance magie noire option vaudou, elle se pose là. Crédibilité : 100%. Quant à Lily Collins, fille du génial Phil, chanteur qui a marqué mon adolescence et batteur de génie (Genesis lui doit beaucoup), on petit air d’Audrey Hepburn n’est pas désagréable. Au final, le film n’est pas un grand film. Mais le final est… comment dire… Surprenant et mérite le détour (Hollywood meets Bollywood, je n’en dirai pas plus).

En revanche, j’adresse un message spécial à la costumière : C’EST QUOI CES ROBES ??? Avez-vous été traumatisée par les contes de fées de votre enfance ? Un petit contentieux avec les princesses, peut-être ? Non, parce qu’il n’y a pas idée de créer des robes aussi laides… Même pour faire kitsch, même au vingtième degré. C’est interdit, un truc pareil…

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 16:22

Avenue QAvenue Q, c’est l’adresse de ceux qui ne peuvent pas se permettre de vivre avenue A ou B, trop chères… Alors ils se retrouvent avenue Q, un gentil ghetto où se retrouvent des paumés tout aussi sympathiques. Il y a un étudiant fraîchement diplômé, des monstres attachants (une douce rêveuse et un obsédé auto-proclamé qui assume), un rescapé d’Arnold et Willy (non, pas celui-là, l’autre), un couple en tension, un autre qui n’en est pas tout-à-fait un mais a fait de l’amitié le socle d’une relation un peu bâtarde…

Tout un petit monde qui s’exprime en chansons et se plaint de sa vie un brin pourrie tout en aspirant à des rêves de grandeur. Sauf Princeton qui n’a pas encore trouvé sa voie et la cherche désespérément, sauf Trekkie qui aime surtout provoquer… Tous ont leur petit souci admis ou caché, comme Rod, homosexuel qui n’arrive pas à le dire à ses amis…

Un petit monde en huis-clos où les ours sont là pour vous faire faire toutes les conneries du monde et où une ex-star du porno exhibe une poitrine sacrément gonflée. Un petit monde où tout n’est pas rose et où on n’hésite pas à aborder des sujets pas toujours évidents. Le racisme, l’homosexualité, le sexe (très “imagé” avec des marionnettes qui s’en donnent à cœur joie sur scène), internet “pour le cul”… Il faut dire que les personnages sont hauts en couleurs mais suffisamment décalés pour que le message passe sans jamais choquer.

Comédie musicale hors norme, Avenue Q est un petit bijou vocal avec des interprètes sidérants. Prisca Demarez, tenant les rôles de Kate Monster et de Lucy la Salope, est absolument étonnante et a recueilli une véritable standing ovation samedi dernier, avec David Alexis. Tous deux réussissent à jouer de leur voix comme d’un instrument à tonalités multiples, passant des aigus aux graves en un souffle. Les autres interprètes ne sont pas en reste et offrent une performance remarquable.

Un spectacle à ne pas rater, alors dépêchez-vous : cela ne dure que jusqu’au 1er avril (et non, ce n’est pas une blague)…

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 18:59

Les infidèlesAh, Les infidèles, le duo de choc Gilles Lellouche et Jean Dujardin. deux mecs qu’on aimerait bien avoir comme potes, histoire de passer des soirées mémorables à pleurer de rire. De la bonne humeur à revendre, de l’humour à foison, des barres de rire à se partager… Alors quand ils s’associent pour nous pondre un film dont le titre et les affiches (qui ont fait scandale) nous mettent l’eau à la bouche, on fonce les yeux fermés et…

… et parfois on se dit malheureusement qu’on aurait pu les garder fermés, les yeux. Parce qu’il est gentil, ce film (enfin, ces films…). On s’attend à du bouillant, on se retrouve avec du tiédasse. Pas vraiment à la hauteur de ces deux talents. Alors oui, leur final fait son petit effet (quel pied d’entendre les deux racailles du fond de la salle qui avaient passé leur temps à faire des commentaires s’offusquer de “c’est dégueulasse"), mais on en aurait voulu plus. Plus de trash, plus de provoc’, plus de salace, plus de tout, quoi !

On passe quand même un bon moment, mais… il y a des longueurs… Des moments qui s’essoufflent… Des plats… Quand on connaît ces deux-là, on aurait plutôt pensé à des étincelles. C’est dommage…

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 17:18

Le début de la finQuel retard pris dans mes billets ! Mea culpa, je vais tenter d’y remédier au plus vite en vous faisant part d’un bon plan. Vous aimez le théâtre mais privilégiez les comédies ? Vous avez envie de passer un bon moment sans vous éterniser ou risquer de vous assoupir en pleine représentation ? Alors Le début de la fin est la pièce qu’il vous faut.

A l’affiche, le tandem Richard Berry / Jonathan Lambert (si, si, celui de chez Ruquier).

Le pitch : Alain voit sa femme vieillir un peu plus chaque jour. Cela serait normal si elle n’avait pas 35 ans et qu’il ne la voyait pas déjà comme une retraitée. A ses yeux, c’est bien simple : elle vieillit sept fois plus vite que lui. Tombé amoureux d’une autre, il réussit à convaincre Hervé, l’un de ses employés un peu… neuneu… de séduire Nathalie pendant que lui batifolera avec sa nouvelle conquête. Un peu désemparé au départ, Hervé tombe rapidement sous le charme de la femme de son patron, mais…

Une comédie enlevée, un duo percutant, un jeu d’acteur bien rôdé… Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette pièce une véritable réussite. Et le succès semble être au rendez-vous avec une salle comble chaque soir. On s’amuse des quiproquos engendrés par la situation et on se laisse porter par ce théâtre de boulevard sans prétention mais plein d’entrain.

 

Au Théâtre des Variétés jusqu’au 4 mars 2012

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 12:31

American Psychos 1Une idée pour le moins originale vue sur Vice : alors que les indignés et autres occupants de Wall Street passent leurs journées et leurs soirées dans la rue pour protester contre un système inégalitaire, quelques mannequins au style golden boy propret ont été shootés à Wall Street, devant ces hommes et ces femmes en plein campement. Des clichés qui rappellent que, si certains se battent contre l’injustice, d’autres campent sur leurs positions et ne sont pas prêts à renoncer à leurs avantages.

 

Evidemment, intituler la série American Psychos en hommage à l’œuvre majeure de Bret Easton Ellis ne fait qu’accentuer le fossé (que dis-je : le canyon) séparant les mannequins des manifestants. Souvenez-vous : le héros d’American Psycho s’en prenait aux sans-abri et aux clochards qui croisaient son chemin sans avoir aucune pitié pour eux et en prenant un malin plaisir à les torturer physiquement et moralement… La posture de ces photos n’est pas sans rappeler la fâcheuse habitude qu’il avait de leur faire miroiter des dollars qu’il n’avait aucunement l’intention de leur donner, leur rappelant sans cesse que s’ils voulaient de l’argent ils n’avaient qu’à le gagner en travaillant et qu’ils devraient avoir honte de faire la manche…

 

American Psychos 2Un contraste quelque peu malsain qui force tout de même le sourire à l’heure où des centaines de personnes poursuivent leur action sans faiblir afin de sensibiliser l’opinion publique (avec, toutefois, un désintérêt certain par rapport au début). Des beaux gosses mangeant du caviar, jouant du djembé une cravate autour de la tête ou encore affichant des panneaux invitant à leur faire une fellation (mais seulement sur 1% de leur sexe, soyons sérieux), il n’en fallait pas plus pour rendre le mouvement Occupy Wall Street un brin plus glamour et sexy tout en le dédramatisant (ce qui n’est pas forcément du goût de tout le monde).

 

American Psychos 3Les indignés ne le seront qu’un peu plus, les open-minded s’en délecteront. Si cette série de photos s’impose comme un pied de nez au sérieux de la cause, elle a le mérite, finalement, de braquer de nouveau les projecteurs des idéalistes qui se battent pour leurs croyances et font désormais presque partie du paysage urbain d’une ville en pleine effervescence.

Quoiqu’il en soit, la dérision est de mise et l’initiative est à saluer : oser tenter le politiquement incorrect aujourd’hui en s’attaquant à un mouvement qui a plutôt tendance à s’attirer la sympathie du public pouvait sembler risquer. Au final, c’est un décalage qui mérite le détour.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 19:36

FiverrNon, non, non, vous ne rêvez pas : vous avez bien lu le titre. Il ne s’agit pas non plus d’un titre en l’air, uniquement destiné à attirer le chaland. L’information est réelle et elle met en exergue le développement d’un nouveau business qui pourrait fort bien s’avérer très lucratif.

Facebook. Un profil. Un statut de “relation”. En couple, c’est compliqué”, “célibataire”… Dur, dur d’afficher ce dernier dans un monde – certes virtuel mais qui vous plonge de plein pied dans la réalité des relations amicales, familiales ou professionnelles avec, toujours, cette consternation : “comment ? t’es toujours célibataire ? “. Evidemment, on peut toujours refuser d’afficher son statut, mais cela ne fait pas taire les personnes qui se sentent concernées par cet état de fait.

Alors comment éviter trop de questions, d’angoisses de la part de personnes bien pensantes et afficher un statut “épanoui” ? En louant une petite amie virtuelle, bien sûr ! Mais comment diantre n’y aviez-vous pas pensé plus tôt ? Une jolie fille qui se fera passer pour votre copine histoire de calmer un peu les esprits et de vous donner le beau rôle (surtout si c’est vous qui, au final, “décidez de mettre fin à votre histoire”).

Il ne vous reste plus qu’à aller choisir l’élue de votre cœur sur un site spécialisé.

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