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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 23:04

En cette fin d'année, les magazines rivalisent de couleurs, conseils mode et maquillage, révélations astrologiques et autres classiques pré-nouvel an. Que nous réserve 2008? Quelles seront les tendances de l'année? Les sujets à maîtriser? Les people à suivre? Rien de tel qu'une revue de presse (non exhaustive) pour faire le point et ne pas avoir à vous avaler toutes ces belles pages de papier glacé. Une certaine trend setteuse de ma connaissance l'a fait pour vous...

2008 sera érotique
C'est Glamour qui ouvre le bal avec un article très justement intitulé "Orgasme, on répond à toutes vos questions". Ben oui, parce que l'orgasme reste le but à atteindre lors de tout acte sexuel réussi, non? On nous explique donc, une fois n'est pas coutume, et vrac, que le clitoris se prolonge à l'intérieur du vagin, que donc il n'existe pas deux types d'orgasme, que l'orgasme simultané des deux partenaires n'est ni un passage obligé ni une fin en soi, que l'orgasme a ses mystères que la science n'explique pas (merci Glamour pour cette information de la plus haute importance), et enfin que pour atteindre l'orgasme il faut savoir lâcher prise et connaître son corps.
Lâcher prise donc, et apprendre à se connaître soi-même (d'où la célèbre maxime "connais-toi, ton partenaire te connaîtra"), et pourquoi pas avec des sex-toys. Là, c'est Biba qui s'y colle avec une enquête sur les véritables consommatrices. Parce que la lectrice lambda a bien besoin d'un article qui l'aidera à dédramatiser l'achat du sex toy en lui démontrant, chiffres à l'appui, qu'elle fait potentiellement partie de "celles qui achètent vraiment les sex toys". Malheureusement, aucun scoop sur les people habitué(e)s des sex shops ou boudoirs. Tout juste la confirmation que les parisiennes trentenaires CSP++ sont les plus délurées ou plutôt, nuançons, les moins réfractaires à ce type d'achat, participant volontiers à des réunions tupperware façon sex toy entre amies. On apprécie le petit guide pratique du sex toy, qu'on regrette si court. A quand un shopping sex toys?
57158495.jpg73582149.jpgLa part belle est faite au triangle amoureux dans Marie France qui consacre quelques pages à ces femmes qui partage leur homme avec l'officielle. On découvrira donc que certaines femmes préfèrent que leur homme reste marié afin de préserver le côté interdit et intacte de leur relation (des pas jalouses ces femmes-là, c'est le moins qu'on puisse dire), tandis que d'autres se rendent malades et sont prêtes à tout quitter. Rien de nouveau sous le soleil, donc, si ce n'est que la maîtresse apparaît enfin comme une femme qui peut être honnête et fragile et non plus comme l'intrigante voleuse de mari qui ne fait que le mal autour d'elle.
Flavor, enfin, attire l'oeil avec sa couv' annonçant "Les nouvelles salopes". Beau programme. Mais peut-être aussi l'article le plus abouti, avec une véritable réflexion qui change des habituels recensements des salopes notoires façon Paris ou Britney. Autre nouveauté: l'oversex, moyen ultime de "paraître" et de se faire remarquer, n'est plus le nec plus ultra. Il aura donc fallu que certaines frontières soient franchies dans le domaine de la provoc et du mauvais goût pour que l'évidence se fasse: too much sexy trash isn't trendy.
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2008 sera glitter
Ok, je vous le concède, les numéros de début d'année, puisqu'en kiosque dès la mi-décembre, sont essentiellement consacrés au look spécial réveillon avec panoplie idoine et maquillage de circonstance. Rien de surprenant, donc à ce que les codes soient orientés plumes, strass et paillettes (surtout strass et paillettes, d'ailleur, les plumes étant réservées à la sphère intime).
On fait donc la part belle à l'or. Sur les yeux, dans les cheveux, sur les vêtements. L'or, qui "peut se poser tous les jours syr la paupière", dixit Marie France, quand Biba titre "Savoir manier la paillette" et que Marie Claire propose de "Rafraîchir son make-up or avec une touche de rose". Seul le Elle et le Madame Figaro n'en font pas un foin, et pour cause: les hebdos en ont parlé dans leurs numéros de décembre (ah, ces délais de bouclage et de parution qui faussent la donne...).
On applique donc l'or au pinceau, et on pare sa robe de sequins. Attention toutefois à l'exagération façon sapin de Noël sur Time Square. Glamour met en garde contre l'écueil le soir du 31 (sic! parlons-nous du réveillon de l'année prochaine dès le numéro de janvier?): avec l'inratable robe à paillettes, c'est le nude qui l'emporte: on illumine sans charger, on souligne sans excès, façon bonne mine et regard éclairé. Sinon c'est la cata assurée, version Claudette. Et surtout, on limite les accessoires à une pièce lourde en évitant l'accumulation.

La bonne combinaison: 
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Revenons aux tendances prêt-à-porter au jour le jour. Toutes les excentricités sont les bienvenues tant qu'elles ne frisent pas le mauvais goût. Explication de texte: comme pour l'imprimé léopard, on agit par touches. Indispensable en 2008: le blouson en cuir or qui mixe fort bien la tendance gold et l perfecto d'actu. Sur un jean la journée, sur une petite robe noire pour sortir, version trendy ou sport chic. 
Le sport chic qui fait son grand retour. Toujours dans Glamour, on peut profiter de quelques pages déclinant des looks casual sportswear, ou comment porter le legging chic, la jambière choc et la basket classe. Une mode bien dans l'air du temps puisqu'on nous explique que le sport c'est hype tant qu'on ne donne pas dans la danse classique (pourtant si décalée... c'est un tort...). 
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Enfin le vernis. Enjoy nous explique tout, "du gloss au cuir glacé". Le must des accessoires entre la "Saga du talon auguille" et "La mode fait son cinéma". 


2008 sera hype
Et là c'est incontestablement Marie Claire qu'on remercie pour avoir condensé toutes les infos éparpillées de-ci, de-là. Il en résulte un article dédié à la hype, rien de moins, un "décodage du dernier snobisme". Lieux cultes de la hype, poeple inratables, look, net attitude, culture, fêtes, création, fluctuations... Tout y est décortiqué. On apprend donc pêle-mêle que, passé l'âge canonique de 25 ans, on ne peut plus être hype puisque, par défnition "la hype est jeune". Cependant, les icônes de la hype ne sont autres que Kate Moss et son ex Pete Doherty, Chloë Sévigny, Beth Ditto, Sofia Coppola ou encore Courtney Love. Heu, on pourrait peut-être nous rappeler leurs âges respectifs..? Là, c'est certain, y a paradoxe.
La hype, c'est ce phénomène undergound qui fait la une des magazines, s'affiche au grand jour et fait parler les journalistes comme le commun des mortels. La hype se réinvente chaque jour et ne peut donc s'apprivoiser, d'où le buzz qui l'entoure. Car n'est pas hype qui veut. Etre hype, c'est avant tout une attitude, style "je suis ce que je suis, je fais ce que je veux, n'en déplaise aux codes de la mode, j'ignore les saisons et les tendances, puisque je SUIS la tendance". Descartes aurait pu le résumer ainsi : "j'ai l'attitude donc je suis hype". Obscur? Pas tant que ça. Prenez Kae Moss, star de la hype, ressucitée d'un scandale à la coke, toujours une longueur d'avance. Ca vous titille le cerveau ou il vous faut l'explication de texte une fois de plus? Miss Moss ne s'encombre pas des diktats de la mode. On vous dit de porter le slim pour faire comme elle? Le temps que vous ayiez économisé suffisamment de deniers pour vous offrir le dernier Superfine, elle a déjà ressorti le patte d'éph. 
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Attitude on vous dit. Décalage, on vous martèle. Self-consciousness, on vous explique. Le tout est d'y croire et d'y aller à fond. Pas question de copier-coller ou de vous ranger à l'avis de la masse, parce que justement, la masse, c'est le contraire de la hype. En revanche, il faut interpeller la masse, et pour ça, rien de tel que le net, parce que tout hyper qui se respecte est connecté à sa bulle hype via les réseaux informatiques. Comment ça, vous n'avez pas de PC? Quelle lose! Obsolète le PC: aujourd'hui on reste connecté partout et toujours via son phone! Vous êtes foutus, il ne vous reste plus qu'à suivre le courant. A défaut d'être hype, au moins vous serez in.
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2008 sera people
En tête: Julie Gayet, actuellement à l'affiche d'un film d'Emmanuel Mouret, "Un baiser s'il vous plaît", avec Virginie Ledoyen. Julie, j'avoue, c'est un peu ma chouchoute, alors ça tombe bien. Et pour le coup, cette fille-là ne se casse pas la tête pour être ce qu'elle n'est pas. Elle a ses goûts, son caractère, mais surtout sa vie perso, qu'elle place avant tout sans pour autant oublier sa carrière. Parfait, Julie? Je n'irai pas jusque-là, mais en tout cas, elle fait preuve d'un naturel à toute épreuve, et, pour la connaître (un tout petit peu), d'une simplicité hors normes. La copine qu'on voudrait toutes, qui sait s'occuper de ses enfants mais ne rechigne pas à aller faire une fiesta d'enfer avec ses copines au Baron.
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Autre fille à suivre: Courtney Love. La veuve Cobain se rachète une conduite, assiste aux défilés en compagnie de sa fille Frances Bean, porte des vêtements de créateurs. Une seconde vie après des années de galère et de toxico. La revanche d'une (fausse) blonde qui a su taper dans l'oeil de Virginie Despentes et est a délaissé le trash pour Lanvin. 
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Mika, le trublion de la pop acidulée version 2007, continue à faire parler de lui. Souriant, dyamique, il a su fire un carton chez tous les publics. Ma mère l'aime, ma meilleure amie l'aime, mes copains aussi. Idéal pour se lever de bonne humeur, "Love today" est même devenu l'hymne des enterrements de vie de jeune fille réussis. Et son "Big girl you are beautiful"... une pépite, ode aux filles en chair et plutôt qu'en os. Enfin un homme de goût.
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Carla Bruni, futur première dame de France? L'info a tellement créé de buzz qu'on en reparlera bien encore un peu, non?
On n'oubliera pas Cécile de France (que j'aime depuis toujours, une fille aussi franche, c'est précieux), Nicole Kidman qui vit sa seconde vie, Frédéric Beigbeder en improbable mannequin, Christophe Willem qui nous laisserait volontiers croire que la télé-réalité peut avoir du bon, Julien Doré qu'on attend au tournant (forcément, une attitude pareille, c'est la hype à l'état pur, alors on voudrait savoir ce que ça vaut, concrètement).


2008 sera eco-friendly
De l'expérience de cette famille new-yorkaise qui a passé un an à polluer le moins possible (quel bonheur que ces vers de terre pour transformer vos ordures ménagères) à la généralisation des toits verts et autres capteurs d'énergie solaire, 2008 sera l'année des bonnes résolutions pour la planète.
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Le Grenelle de l'environnement a fait du bruit, al Gore aussi, et c'est tant mieux. Rien de tel qu'une soirée devant Ushuaïa pour savoir trouver des raisons à notre engagement écologique. Un petit geste ne changera rien, diront les pessimistes, éternels râleurs qui refusent la moindre responsabilité dans la catastrophe planétaire qui nous attend si on ne change rien. Alors que, pour une fois, rien ne sert d'accuser nos élus: la révolution écologique viendra d'en bas, parce qu'un tout petit geste répété des millions de fois vaut mieux qu'une nouvelle loi pour soi-disant préserver l'environnement. 
Il reste pourtant des réfractaires. Entendu dernièrement: on n'a qu'à inventer le métier de "trieur sélectifs", des "individus munis de masques (on n'est pas des animaux quand même) qui exploreront le contenu de nos poubelles et trieront soigneusement nos ordures pour un recyclage en bonne et due forme, en plus ça créera des emplois". mais oui, bien sûr! Alors qu'on peut tous avoir deux poubelles. On peut aussi grimper à pied quand on n'habite pas au 30ème étage d'une tour, utiliser les transports en commun dans la journée (je concède que la nuit je prends volontiers ma voiture), et s'adonner au Vélib'. 
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Pour ma part, je propose les mesures suivantes:
- obligation de faire poser du double vitrage par les propriétaires de chaque habitation (ok, y a investissement, mais au final on consomme moins, alors c'est tout bénéf)
- péage aux entrées de Paris (ne connaissant pas la situation en province, je me garde d'y faire allusion): les véhicules non immatriculés 75 devront s'acquitter d'un droit d'entrée (sauf professions nécessitant un véhicule, mais sans passe-droit)
- restriction des cortèges et voitures de fonction pour les élus (y a pas de raison qu'on nous demande de faire des efforts quand on voit tout ce que le déplacement d'un ministre ou autre implique comme escorte)
- diminution des emballages autour des yaourts (pourquoi on met un carton autour des pots?) et autres produits de grande consommation
- service continu des métros la nuit
- prolongation des horaires de bus sur toutes les lignes jusqu'à minuit (si mon bus ne s'arrêtait pas à 20h30, je ne prendrais pas ma voiture le lundi soir pour aller dîner chez ma mère alors que le bus est direct, et je suis certaine de ne pas être la seule dans ce cas)


2008 sera extraordinaire
Tous les magazines, je dis bien TOUS, sans exception, nous annoncent une année EX-TRA-OR-DI-NAI-RE! Même si seul Marie Claire l'annonce en gros et gras sur sa couverture. Pour faire court: l'arrivée de  Jupiter en Capricorne (où il n'a pas mis les pieds depuis 250 ans, selon Madame Figaro) va entraîner plein de bonnes choses. Ca va ruer dans les brancards, secouer les sentiments, réveiller la libido, déclencher le gros lot (jouons tous au Loto!), débloquer des situations, bref: préparez-vous à vous éveiller à la vie, la vraie, parce que c'est en 2008 qu'elle commence!


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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 01:06

Période de fêtes oblige, les accessoires se font plus importants, plus voyants, d'autant plus que la mode nous incite à voir les choses en grand. Mais voilà: nous sommes en hiver, et qui dit hiver dit gants, bonnet, écharpe... Comment faire, alors, pour porter nos bijoux clinquants sous ces épaisses couches qu'on arbore telles de jolis oignons à peler dès que l'atmosphère se réchauffe? En les mettant par-dessus, pardi!!!

C'est une tendance à part, un style qui ne fait pas encore parler de lui, et pourtant... Pour une fois, ça ne vient ni des défilés, ni des magazines, et encore moins des pages people, mais bien de jeunes filles aussi pointues dans leur sélection d'accessoires qu'aptes à faire preuve de bon sens. L'idée leur est venue comme le concept de la gravité à Newton: en faisant fonctionner leur tête bien faite. 

C'est ainsi qu'elles ont su trouver la solution à ce dilemme: comment faire pour mettre des gants lorsqu'on porte une bague imposante? Parce que c'est vrai, quoi! On en fait quoi de nos accessoires quand ils se font trop grands pour la saison? Faisant fi des idées préconçues, nos fashion addicts, loin d'être victimes, ont inversé l'ordre habituel des choses. Le résultat? Des superpositions auxquelles nulle fashionista n'est habituée.

Démonstration en photos
Bague oversize + manchette assortie, le duo qui prend de la place. Version été:
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Bague oversize + montre bling bling, la combinaison inévitable:
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D'où nous vient ce soudain revirement de situation, après des années à souffrir dans la froid pour porter ses bijoux ou bien à y renoncer sous prétexte qu'ils ne faisaient pas bon ménage avec une tenue destinée à résister aux frimas? Tout simplement à un prolongement d'une tendance qui s'est imposée depuis quelques années. Mais si: comment porter une ceinture oversize avec une tunique ou une robe pull? En ceinturant ladite tunique ou ceinture. Après, ce n'était plus qu'une question de temps pour que de petites futées s'approprient le concept et le détournent à leur avantage.

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C'est bien là la preuve que la mode n'est pas suivie par toutes comme un immense troupeau de moutons idiots, prêts à finir en glaçons pour la cause fashion. Il y aurait donc un sursaut de bon sens chez les hypeuses, lesquelles se distinguent une fois de plus des simples modeuses en ayant une longueur d'avance. Un nouveau courant est né: celui de la tendance "bon sens". Ce qui ne semblait pas fashionnement correct jusque-là, voire totalement fashionnement suicidaire, à savoir oser surprendre autrement qu'en arborant le dernier it accessoire, s'est muté en un nouveau lifestyle. God bless le style!


Bagues, bracelets et ceinture: Lou Marquez
Montre: Swatch
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 10:27

Noël arrive, et il est temps de se faire plaisir tout en faisant plaisir aux pauvres êtres abandonnés en quête d'une bonne âme pour s'occuper d'eux, les câliner, les caresser dans le sens du poil. C'est ce que propose le site www.adopteunmec.com avec quelques specimens d'hommes-objets à mettre dans son panier. A vous de choisir le vôtre. Mais tout cela est-il bien trendy..?

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Quelle ne fut ma surprise, la semaine dernière en trouvant un message d'un amoureux sur mon facebook avec un lien vers "Adopte un mec".  
Première réaction: "c'est quoi ce truc, c'est une blague?". Je clique donc sur le lien, et... je ne suis pas déçue! 

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La page s'ouvre sur les "Promos du jour", juste au-dessus du "Catalogue". Ici et là, des photos de jeunes mâles qui attendent patiemment de se faire adopter, comme les gentils toutous de la SPA en chaque fin d'année. Curieuse, je lance une recherche multi-critères. C'est alors que les résultats s'affichent. Pas tristes, les résultats! Ils sont peut-être en manque d'affection, mais en tout cas qu'est-ce qu'ils s'aiment ces garçons... Il suffit de voir l'avalanche de photos posées, façon star du X, ou celles prises à bout de bras genre "je m'aime tellement que je me prends moi-même en photo parce qu'il faut que je m'immortalise dans ce grand moment de séduction".

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Une fois la première sélection faite sur photo, on lit la "fiche-produit", avec la description complète de l'homme-objet. On y trouve même la liste des accessoires, à savoir le lit 2 places, la salle de bains ou de douche, la télé (important, la télé, pour le punir), les moyens de locomotion généralement utilisés... Bref, en quelques clics on sait tout du prétendant à l'adoption. La fiche-produit fait office de pédigrée puisqu'on y trouve même les fonctions (sans entrer dans les détails, on n'est pas sur Meetic!) et les goûts littéraires, musicaux et cinématogrpahiques. Et c'est non sans une certaine surprise que je m'aperçois que ceux dont je regarde la fiche ne font même pas de fautes d'orthographe ou de grammaire (serait-ce une annexe de la quatrième dimension?).

Je crée donc mon profil et remplis les cases bien sagement, avant de relancer une recherche, pour de bon cette fois. Et j'ajoute à mon panier trois articles, euh, pardon: mecs (l'habitude, désolée). J'hésite à leur envoyer un email, mais... pour leur dire quoi? "Salut, je t'ai sélectionné, maintenant que t'es dans mon panier, la livraison c'est sous combien de jours?" Pas évident, d'autant plus que le site tient à la fois du fake, une bonne blague communautaire qui risque fort de faire du bruit, et du site de rencontre version dérision.

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Finalement, il y en a un qui habite à côté de chez moi (à au moins deux patés de maisons), alors je me dis que, pourquoi pas lui envoyer un message, finalement. D'autant plus qu'il se demande ce qu'il fait là. Ben tiens! moi aussi, ça nous fait deux points communs (mais oui: on habite le même quartier, faut suivre, là). On verra quelles sont les raisons profondes ayant motivé son inscription et son désir de devenir un homme-objet.

Question: ces mâles sont-ils vraiment prêts à se comporter comme tels (comme des objets, je veux dire)? Parce que s'imaginer en esclave sexuel c'est une chose, mais la réalité risque fort de les décevoir. Première critique: sur les trois que j'ai mis dans mon panier, aucun n'a rempli la rubrique "sexo". Difficile, donc, de les choisir sur des critères tendancieux. On les choisit alors sur les champs remplis: vous êtes plutôt bain ou douche? vous recherchez un homme équipé d'une voiture ou bien un vélo peut-il suffire à vous satisfaire? 

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Finalement, si ce site a le mérite de faire sourire, en creusant un peu ce n'est pas transcendant. Je dirais même un peu décevant, une fois les premières fiches produits lues. Donc le verdict tombe: "not trendy". Mais gageons qu'il ne s'agit là que d'un début et que l'on peut s'attendre à quelques évolutions bien pensées, parce que, tout de même, l'idée d'adopter un mec, ça c'est trendy. En attendant, on peut se consoler en regardant le teaser sur
www.myspace.com/adopteunmec. Ca vaut le détour.

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 12:19

Chose promise... Voici venu le temps d'une réflexion intense sur la mode anglaise. Mais pas celle qu'on nous montre dans les magazines, photos des défilés de nouveaux créateurs en vogue à l'appui. Non, la tendance, la vraie, celle que l'on voit dans la rue. Et le constat est sans appel: les londoniennes (honnêtement, qui me reprochera de réduire la mode anglaise à celle de Londres?) osent tout, faisant fi des saisons, des conditions météo et même de leur... IMC..!

Londres, en pleine journée, annonce ouvertement la couleur, ou plutôt devrais-je dire les couleurs. Parce que c'est un défilé permanent de paillettes, de couleurs vives et de chair exposée. La londonienne a un atout non négligeable: elle porte ce qui lui plaît sans se soucier du regard des autres. Et ce pour une bonne raison: personne ne la regardera de travers: ni la pseudo bourgeoise revenue de sa période punk, ni la minette qui entre dans les cabines de Topshop les bras chargés de pulls, robes, tops, pantalons, et accessoires. L'accessoire, justement, essentiel dans la panoplie de la londonienne. C'est lui qui fait la différence, qui justifie d'un jean ou d'une jupe un chouilla trop sobre, d'un top un poil classique. Chapeaux, casquettes, sacs, pochettes, ceintures...

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Est-ce à dire que nous devrions nous inspirer de ces filles et garçons que rien n'arrête, prêts à oser toutes les excentricités pour peu que le style leur plaise? Ce n'est malheureusement pas aussi simple. Car la londonienne existe en plusieurs versions (non antagonistes). La première est la schoolgirl qui se dévergonde le soir. Vous la trouverez en journée arpentant les rues pavées en jean et pull (court, le pull, parce qu'il faut bien montrer le nombril) à la recherche de la tenue qui la tansformera le soir venu. Sobre, donc, si tant est qu'on puisse trouver une once de sobriété à Londres. Il suffit de regarder la moindre vitrine pour voir que le tailleur noir et le twin-set gris ne sont pas plus tendance à Londres que la combi en skaï à Paris.

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Seconde catégorie: la fashionista. Son icône: Kate Moss. Ses lieux de prédilection? Tous les endroits où on la remarquera, trendy ou pas. D'ailleurs, moins c'est trendy plus on la remarquera au milieu de ces gens grisâtres qu'elle regarde avec condescendence. L'exemple le plus flagrant? Allez faire un tour au Savoy pour un afternoon tea. L'hôtel est on ne peut plus classique, un pianiste accompagne le fameux tea, et les vieilles dames venues tenir salon sont légion. C'est alors que surgit la fashionista. Heureuse d'accompagner sa grand-mère pour une tradition ancrée dans la famille depuis des lustres ou bien ses copines pour une virée "so kitsch" et totalement à l'opposé de leurs repères habituels. La fashionista brille de mille feux, assortie aux lustres grande époque. Sequins, paillettes, on la croirait tout droit sortie de La fièvre du samedi soir. Où est donc John Travolta?

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C'est le soir que nos deux héroïnes se retrouvent. Le fossé vestimentaire qui les séparait rétrécit proportionnellement à l'espace découvert entre leur short et leur débardeur. Si l'une et l'autre affectionnent particulièrement les tenues courtes (vous l'aurez compris), elles s'accordent également sur le principe d'attirance optique, ou comment faire converger les regards vers soi. Parce que si vous pensez qu'une simple robe fuschia ou quelques centimètres de surface glittering feront de vous la star des nuits londoniennes, vous allez vite déchanter. C'est le règne d'un revival seventies, de couleurs pop, de mini jupes, de cuir et de fausse fourrure, d'accessoires variés. Et plus ça brille, mieux c'est. Osez les bottes blanches avec la mini so Austin Powers, la toque de fourrure sur un short, jambes nues, ressortez vos robes légères et réchauffez-les simplement d'une écharpe vintage à franges (longues, les franges, très longues, et plein, partout).

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Et quid des hommes dans tout ça? Ah, les hommes, toujours une espèce à part. Vous trouverez des ultra-lookés, des dandys, des punks, des gothiques, des jeans slims (l'ensemble des 15-18 ans parisiens en porte aussi)... Mais ce qui choque, et choquera toujours l'oeil de la trendsetteuse, c'est le mâle anglais dans toute sa splendeur, buveur de bière, qui flotte dans un jean trop large, trop taille basse, et laisse entrevoir (doux euphémisme) son caleçon au détour d'un pub. Et bien si vous vous dites que cet homme-là vous n'en voudriez pas, que vous iriez le rhabiller fissa, jetez un oeil en bas à gauche. Vous voyez, là, juste à côté de ses pieds? Mais oui! C'est bien un sac Topman, l'équivalent masculin de notre Topshop à nous... Et la conclusion s'impose dans toute sa splendeur: le mâle londonien a savamment étudié ce caleçon informe qui dépasse. Ce n'est pas un réfractaire au shopping, il ne dénigre pas la mode. Simplement, il la revisite à sa façon, même si sa perception reste obscure pour la gent féminine au-delà des frontières de l'UK.

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Avis aux fashion victims de tous bords, aux passionnés de mode, aux délirants de la fringue: Londres vous appelle (je ne peux décemment pas reprendre une fois de plus le "London Calling" des Clash). Inspirez-vous, rapportez vos trouvailles dans notre capitale de la mode plus si capitale, réveillez le paysage urbain de folie vestimentaire sévère, transmettez le virus autour de vous. Faites-vous plaisir et rendez à la mode son style. Il n'y a qu'un pas, si simple à faire, pour entrer dans la tendance et larguer définitivement le "stylistiquement correct". Ecoutez-vous, regardez-les, étonnez-nous!

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 14:00

Ok, une trendsetteuse qui se respecte doit aimer Londres, mais moi je le dis: jusqu'à maintenant je n'étais pas vraiment fan, pour ne pas dire que je n'aimais pas du tout. Et puis, il y a un mois, j'ai décidé de me prendre par la main et d'aller passer le week-end chez ma meilleure amie et son mari (oui, oui, j'ai bien écrit "mari"). Retournement de situation en bonne et due forme, le changement d'avis radical...

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Premier choc: Londres est illuminée de tous côtés, il y a des décorations de Noël de ouf dans tous les sens. Et dire qu'on appelle Paris la "ville lumière"... Pfff! Rien à voir, Paris c'est une pauvre chandelle à la flamme vacillante quand Londres est un halogène surpuissant. C'est beau, je me retrouve à l'âge de 7 ans, lorgnant les vitrines des grands magasins. Ici, tout est fait pour les grands: je n'ai pas vu une seule vitrine de Noël avec des jouets, en revanche c'est fou ce qui est mis en place pour les adultes. Décidemment, Londres est la ville idéale pour les adulescents. En même temps, quand on sait combien de temps ils travaillent pour gagner un maximum d'argent, il faut bien leur proposer de multiples occasions de dépenser leurs économies..!

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Second choc: les filles. Ne vous méprenez pas: je n'ai pas viré de bord, mais j'ai pu constater que la réputation des petites anglaises n'est pas exagérée, loin de là. Enfin, je ne vais pas développer parce que ce sera l'objet d'un prochain article.

Reprenons sur les tribulations d'une French trendsetteuse à Londres. Pas de débordements ni de soirées délirantes en vue cette fois-ci, mais plutôt un week-end sympathique à faire les boutiques. Et là, c'est le drame! Tout Londres (et j'imagine sa périphérie) s'est donné rendez-vous pour faire son shopping de Noël. Impossible de marcher tranquillement, d'autant plus que les anglais ont la fâcheuse habitude de foncer droit devant eux sans se soucier du manant qu'ils risquent de bousculer (comment ça, je te suis rentrée dedans?!?). C'est l'épreuve de slalom la plus difficile que j'ai disputée.

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C'est ainsi qu'en moins d'une journée je suis passée chez Coco de Mer, le "erotic luxury" store (je vous conseille fortement la "Kissable Massage Oil" au Chai), chez Topshop (où j'ai trouvé une superbe jupe crayon que quand je la mets je peux pas décaler mes pieds de plus de 20 cm l'un de l'autre, faut surtout pas être pressée), un magasin de chaussures où j'ai trouvé ZE sandales panthère, Urban Outfitters où j'ai déniché de chouettes gadgets à rapporter pour faire des petits cadeaux, le Mac Store où un iPhone géant trône en vitrine...

Le shopping à Londres, c'est presque pire qu'à NYC ou LA, parce que finalement, on a beau se dire que le pound faut le multiplier par 1.5 pour arriver à de l'euro, le prix affiché reste moins élevé et la tentation est inversement proportionnelle. Passons...

Saturday night à London. Après le shopping, direction Ping Pong, un dim sum où les cocktails sont étonnants. J'avoue que le mien me met K.O. en moins de deux. Heureusement que les paniers arrivent, parce que sinon je pense que j'aurais terminé comme nos voisines, toutes déguisées en diablesses, et qui semblaient bien parties pour mettre le feu. 

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Sur le chemin du retour, on passe par Leicester Square, et là, juste devant moi, une armée de Pères Noël! Ils sont au moins 15. Vérification faite, ce n'est même pas un effet secondaire de ma caïpi: ils sont là pour de vrai! Un peu plus loin, quelques dignes représentantes de la fashion made in UK (le prochain article sera gratiné...) se regroupent dans un tourbillon de paillettes et de jambes nues, nombril à l'air, pour décider dans quel bar elles iront draguer la mâle. Je me sens un peu décalée: mon jean a une longueur tout à fait honorable et rien ne dépasse, à part peut-être de mon décolleté, et encore...

Londres, ville de tous les excès? Non, je dirais plutôt de toutes les excentricités. Rien n'est interdit à Londres. Du style vestimentaire à la couleur de cheveux, il y en a pour tous les goûts. Pas étonnant que tant de monde se précipite là-bas. Ce n'est pas qu'une question d'argent ou d'opportunités professionnelles: Londres s'affirme de plus en plus comme the place to be. Et il faut avouer que question mode la capitale britannique a une bonne longueur d'avance (voire deux, peut-être même trois). Aucune surprise, donc, à voir débouler une nouvelle vague de créateurs tous plus imaginatifs les uns que les autres. L'atmosphère est propice au délire, la rue constitue une source d'inspiration inépuisable, rien n'est interdit, la faute de goût est pardonnée.

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Tout ça pour dire combien cette escapade londonienne m'a fait apprécier une ville pour laquelle je n'avais jusqu'alors que très peu d'estime. Peut-être était-ce la bonne compagnie, ou encore les décorations qui feraient (presque) oublier la pluie (ce n'est pas parce qu'il a fait beau une demi-journée que ça efface les cordes qui sont tombées!), ou bien une évidence nouvelle: si Paris a été la ville du 19ème, New York celle du 20ème, Londres pourrait bien être celle du 21ème...

 

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 09:15

Quel est le meilleur ami d'une fille, l'homme en qui elle se doit d'avoir toujours confiance, à qui elle se remet entièrement, confie ses secrets, mais surtout sa tête? Bien sûr: son coiffeur. Mais trouver l'homme de la situation tient plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. Que celle qui n'a jamais eu envie de pleurer en sortant de chez le coupe-tiffs me jette la première pierre... Et bien me voici sur le point de vous dévoiler, en exclusivité, l'adresse de Ben, mon nouveau meilleur ami pour longtemps! 

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Ben, j'avais entendu parler de lui par une de mes amies. Tout d'abord, ça a été "Il a super bien coiffé machine", puis "ça fait déjà trois jours et elle est toujours contente, machine". Et niveau supérieur avec "il a fait des merveilles avec mes cheveux", "le brushing tient encore et ça fait deux jours", "son shampooing sentait trop bon"... Piquée au vif, ma curiosité, qu'elle était... Un shampooing qui sent bon, j'en ai un, mais pas au caramel. Un brushing qui tient, je veux bien y croire, tant que ce n'est pas sur moi, parce que sur moi rien ne tient plus de trois heures à moins de quinze flacons de laque. Et les cheveux qui se remettent en place tout seuls... on me l'a promis bien des fois, et vous savez ce qu'on dit: parole, parole, parole...

Sauf que là, c'en était trop: mes cheveux sont mal coupés (je tairai le nom de l'individu qui a fait ça), j'ai des crans partout, ça fait, triste, et même pire: ça fait coiffeuse (n'y voyez aucune attaque, c'est une expression, je n'y peux rien)!!! Les infos passent et repassent dans ma tête, ça fait longtemps que j'hésite à sauter le pas, et je me décide enfin à prendre rdv avec le fameux Ben.

J'arrive donc rue Montmartre, chez Cocoon, le tout nouveau, tout beau salon de Ben. Ici, la déco tient plus du bar tendance que du salon tradi. La musique me pousserait presque à danser au petit matin (il n'est que 11h), si je n'étais venue pour autre chose. Ben arrive et regarde mes cheveux. Diagnostic: "pas besoin de couper pour tout changer. On peut garder la longueur et simplement modifier la coupe". Sauf que moi, je ne l'entends pas de cette oreille (mais je suis contente de ne pas avoir à faire à un fou du ciseau qui ne pense qu'à trancher dans la longueur et advienne que pourra): JE VEUX COUPER! Et je suis organisée: photos de moi il y a 10 ans avec un carré court mais trop sage, photos de moi il y a 2 ans avec des cheveux si longs que je concurrence sérieusement Barbie tresses magiques, et photos d'une coupe qui me plaît bien même si je suis consciente que je n'ai pas les cheveux de la dame. 

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Décision prise, je passe au shampooing, et là c'est Princesse qui s'occupe de moi (sérieusement, jadore!!!). Miracle: j'ai droit au caramel moi aussi, ainsi qu'à un massage, di-vin! Retour, en peu dans la lune, sur le fauteuil, et dernier sursaut d'inquiétude: je ne sais PAS faire un brushing, alors il faut, impérativement, que mes cheveux reviennent en place. Alors si le court c'est pas possible dans ces conditions.. je garde le long. Ben me rassure et commence son travail. Au début, je me dis que ce n'est pas si court, finalement. Il sèche, je serais presque déçue tiens... 

Mais c'est là que l'artiste prend le dessus. Cheveux secs, la base est faite, c'est parti pour le chef d'oeuvre! Il coupe, effile, dégrade (aïe aïe aïe! ça me rappelle de mauvais, très mauvais, souvenirs). A l'arrivée, j'ai une nouvelle tête, j'adore, mais je m'inquiète: comment on gère ce genre de coupe au quotidien? Comment je fais, moi l'handicapée du brushing,pour que ça ne rebique pas? 

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Et vous voulez que je vous dise..? Ca fait plus d'un mois, mes cheveux sont toujours aussi faciles à coiffer, ils reviennent en place tout seuls, même après une séance de sport, même après a pluie, même après des câlins (z'avez déjà eu un amoureux, vous, qui vous fait remarquer que vous êtes toujours aussi bien coiffée après l'amour?). Alors merci Ben, t'es vraiment mon nouveau meilleur ami, et comme tu le mérites il falait bien que je le fasse passer l'info (tant que tu gardes un peu de temps pour moi...)

Cocoon by Ben, c'est au 92, rue Montmartre à Paris, métro Bourse, tél: +33 1 40 26 49 81

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 09:30

De mémoire d'afficionada de dessins animés Disney, on n'avait jamais vu ça. Mercredi dernier, jour de la sortie française de Il était une fois, dans un grand cinéma de la plus belle avenue du monde, ce n'était pas des gamins qui remplissaient la salle, mais bien des trentenaires venus se changer les idées. L'avènement du Disney pour adultes?

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Le pitch: la belle Giselle, qui vient de rencontrer son prince charmant, est envoyée dans le monde réel par sa future belle-mère qui refuse de laisser son trône. Aventures et mésaventures d'une princesse de contes de fées dans la vraie vie: bonjour la cata et les loupés. 

Ok, dit comme ça, ça peut laisser penser que ce film est une niaiserie supplémentaire et qu'on aurait mieux fait de rentrer chez nous regarder... regarder quoi, d'ailleurs..? Et pourtant, quand les lumières se sont rallumées, une grand majorité de ce public a priori adulte a applaudit. Reste que je trouve cette pratique ridicule: on applaudit au théâtre, mais pas au cinéma. réveillez-vous: c'était de la 2D, des images, pas de vraies personnes. A la limite, amusez-vous à ce petit jeu lorsque vous assistez à une avant-première où les acteurs sont présents, mais là... C'est comme de sauter sur le premier Père Noël venu au coin d'une rue pour lui demander de déposer la dernière Porsche dans vos souliers le 24 (perso, je suis plus Mercedes, mais chacun ses goûts).

Alors comment expliquer un tel succès? Tout simplement parce qu'il s'agit là d'un conte de fée moderne. Explication: la douce Gisèle, fiancée au prince charmant, rencontre au détour d'une rue le beau Robert, avocat spécialisé dans les procédures de divorce, père d'une adorable bambine qui, évidemment, n'aime pas sa future belle-mère mais rêve de rencontrer une vraie princesse (vous suivez toujours?). Normalement, à partir de là, tout le monde a compris comment l'histoire se termine. Et ce pour une bonne et simple raison: on en rêve toutes (et les hommes aussi, mais eux ne l'avoueront jamlais, à moins d'être gay).

Parce que la jolie princesse, destinée à épouser le prince Edward, va immmanquablement tomber amoureuse de Robert, lequel va craquer pour elle au grand bonheur de sa fille. Et le prince et la fiancée délaissée dans tous ça? Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants! Quant à la méchante belle-mère, elle disparaît (j'en connais des qui ne seraient pas contre cette idée...).

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C'est l'archétype des relations actuelles, où la fidélité laisse la place à une rencontre aussi improbable qu'impossible. Et pourtant on persiste à y croire. C'est pour ça que mes compagnons de séance ont passé un si bon moment qu'ils ont jugé pertinent d'applaudir: ils n'applaudissaient pas tant pour la performance, ni pour les acteurs (même si le beau Patrick Dempsey est vraiment VRAIMENT craquant), mais bien parce qu'ils se félicitaient inconsciemment d'être les héros de leur propres vies, les princes et princesses modernes qui ne suivent pas un destin tout tracé et s'émerveillent encore d'un coup de foudre qui les mettra inévitablement dans la m... un jour ou l'autre.

Je ne peux donc conclure qu'en adressant une prière aux studios Disney: continuez à  nous pondre des conte de fées pour adultes, faites-nous rêver malgré le politiquement correct de rigueur chez vous,  prouvez-nous que nous pouvons garder une certaine part d'imagination et de rêve, celle qui nous permet de nous dire "et finalement, pourquoi pas..?"

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 01:05

Après quelques semaines de retard, j'ai finalement réussi à me plonger dans les féminins datant du mois d'octobre, et a doucement me remettre à niveau question make-up tendance. C'est là que le souci se profile: à quelques semaines d'intervalle seulement, Elle nous dit tout et son contraire. Alors je vais résumer pour celles qui n'ont pas eu le temps de se plonger dans tous les "Spécial Beauté" depuis la rentrée.

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Cette année, le mot d'ordre du make-up est "nude", autrement dit le make-up naturel, tendance "je n'ai rien mis", mais avec le teint parfait, les joues roses juste ce qu'il faut, l'oeil étincelant et la bouche so enfantine. Jusque-là, pas de problème majeur.

Ca se corse quand on lit, quelques pages plus loin, que l'ongle se fait rubis, fuchsia ou violet, taillé en amande parce que l'ongle foncé mais court ça fait complètement dépassé (tant pis pour le côté pratique de la chose, on n'est pas là pour faire dans le easy mais dans la tendance). Dans le cas du fuchsia, il faudrait également assortir les lèvres. Le "nude" s'efface peu à peu pour du girly version "Barbie fait son show". J'aimerais aussi qu'on me dise quel est le rapport entre le rubis/violet et le fuschia... Question style, ça n'est plus du tout la même chose.

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La bouche, justement. Le nude, toujours lui, est mis à mal par le rouge mat. A bas le gloss, le rouge à lèvres, le vrai, fait son comeback. Après nous avoir castagné tout l'été que le gloss c'est tout bon, suffit de choisir sa couleur, on nous annonce à l'automne que c'en est fini. On mise sur les couleurs franches, quitte à mettre une pointe de fuchsia (encore lui) au centre des lèvres pour donner un effet pulpeux.

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Passons au regard. Le "mini-smokey" (j'insiste sur "smokey" et non "smoky"!) est de rigueur... Ca, c'était au mois d'octobre, parce que maintenant ce n'est plus in. L'eye-liner seventies indispensable (dommage pour celles qui n'ont toujours pas appris à le poser, mais ne désespérez pas: le mois prochain il sera définitivement out) l'a remplacé sur la première marche du podium tendance.  
Côté couleur, on continue à s'emmêler les pinceaux. On recommence avec le nouveau noir de la saison, cette année le gris. Très bien, mais alors que faire du kaki bronze, "nouveau noir de l'automne", du bleu nuit et du violet, parfaits pour le smokey eye?
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Vu dans le Vogue:
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Le teint: diaphane "ma peau est belle au naturel", rose "bonne mine mais qu'est-ce qu'il fait froid dehors" ou hâlé "je reviens de week-end à Marrakech"? 

Résumons: pour être tendance les prochains mois, adoptez le gris, avec une touche de bleu et de violet. La bouche rouge grenat, ongles assortis, à moins que vous ne préfériez le fuchsia. Pour le teint, faites ce que bon vous semble tant que vous ne ressemblez pas à Patsy dans Ab Fab. Sachons rester légères avec la poudre... On notera qu'en suivant tous ces bons conseils, on finira, de toute façon, par ressembler à une call-girl échappée de Las Vegas. Aurait-on oublié le credo "soit les yeux, soit la bouche, mais jamais les deux"?

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Enfin, c'est bientôt Noël, alors respirez: de toute façon le sapin vous volera la vedette!

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 20:04
Une fois n'est pas coutume, me voici devant un clavier qui ne m'appartient pas, ce qui expliquera (tout du moins en partie) les multiples fautes qui ne manqueront pas de trebucher ca et la... Et voici le debut de mon calvaire, a utiliser un clavier estampille qwerty, ou nul accent n'est disponible. Vous pourriez penser que je suis chez des anglo-saxons pur jus, expliquant cette excentricite, mais non! Le fait est que je suis chez des francais en exil dans la capitale britannique. Ce qui me pousse a poser cette question inevitable: quelle est cette etrange tendance qui entraine de joyeux utilisateurs de la langue francaise a s'handicaper du clavier?

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D'une maniere generale, on s'accorde a dire que les nouvelles generations ne portent aucun respect a la langue francaise et evitent autant que possible ses subtilites. Langage sms, raccourcis improbables, deformations simplifiant une grammaire certes ardue mais non insurmontable... Autant de raisons de se laisser tenter par les quelques moyens que le commerce nous accorde pour justifier de lacunes ou d'une simple paresse. L'utilisation d'un clavier qwerty devient des lors une solution radicale: plus d'accents, c'en est fini des erreurs toutes betes dues a une amnesie passagere (euh...accent circonflexe ou grave? accent ou pas devant la double consonne? "ou" prends un accent ou pas? et "la"?).

L'affaire se corse toutefois quand on a affaire a des utilisateurs chevronnes qui s'accordent des subtilites de l'orthographe comme d'autres savent jouer du triangle. Il semblerait donc que le qwerty se fasse phenomene de mode: c'est "ze it touch" des "happy few" qui voyagent et affiment aini leur appartenance a un monde tellement "over" toutes ces considerations grammaticales qu'il serait presque deplace de leur faire la reflexion (et la, accent ou pas accent?).

A l'epoque de l'iPod, bientot ringardise par l'iPhone, certains mettent un point d'honneur a non seulement exhiber le dernier gadget trendy avant les autres mais egalement a revendiquer un etat d'esprit "autre". Comprenez: a s'affranchir des frontieres aussi materiellement qu'ils sont virtuellement connectes au reste du monde. Posseder un clavier qwerty en France (ou chez nos voisins British) equivaut a s'inscrire dans une optique pseudo avant-gardiste visant a eradiquer les inegalites orthographiques. Effacer les differences de clavier reviendrait presque a une forme nouvelle de contestation des desordres engendres par l'existence de deux nationalites informatiques: d'un cote le clavier europeen, de l'autre l'anglo-saxon.

800px-Flag-of-Esperanto.svg.pngDrapeau esperanto

Bien sur, il y a des exceptions, comme pour tout, mais la generalisation d'un phenomene est rarement anodine. Si acheter un ordinateur aux USA coute effectivement moins cher qu'en France, les afficionados du qwerty ("c'est plus simple, tu comprends: je m'y suis habitue au bureau ou on n'a que ca") deviennent legion, traduisent une forme d'abandon de l'orthographe francaise et d'une renonciation aux differences informatico-culturelles. A ce rythme-la, je parie qu'on trouvera bientot sur facebook un groupe pour "lutter contre l'invasion du qwerty", cree par les gardiens du temple des accents aigus, graves et circonflexes!
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 13:16

Comme toute bonne geek qui se respecte, j'ai commencé ma journée par un petit tour sur facebook. Sur mon wall, j'ai trouvé une vidéo pour le moins amusante qui m'a poussée à me poser cette terrible question: l'art du baiser est-il universel? Car, si depuis longtemps on prétend que la fellation est une pratique qui prend toute sa dimension lorsque celui qui la reçoit a les yeux fermés, nous avons aujourd'hui la preuve que le baiser en va de même... Mais n'est-ce pas là le révélateur d'une situation bien plus complexe?

 
 
Au premier abord, cette vidéo m'a fait éclater de rire, avec tous les risques que cela implique lorsqu'on est dans un bureau. Jeunes écervelées, méfiez-vous des beaux garçons: le mâle célibataire bien sous tous rapports cache invariablement un autre personnage bien moins glamour. Mis à part le manque d'hygiène d'un tel canular (à votre avis, les chimpanzés se sont-ils brossé les dents avant d'entrer en scène?), un problème sous-jacent est déterré: l'éternel mythe du prince charmant fait une fois de plus les frais de notre monde moderne.

Si on gratte un peu plus, on découvre que cette scène a priori comique révèle en fait un malaise global, une situation banale qui se généralise de nos jours: le jeune fille et le beau garçon. 
Episode 1: on choisit quelques représentatrices de la gent féminine, ni canons d'esthétisme ni laiderons, et on leur met sous les yeux deux représentants du sexe opposé dont les caractéristiques physiques les rendent pour le moins attrayants. 
Episode 2: chaque cobaye (puisqu'il s'agit finalement d'un test en aveugle) se voit promettre un petit moment de bonheur au cours duquel elle devra (une tâche ma foi bien difficile à assumer) embrasser les deux "spéci-men" (de "spécial" et "men") afin de tester un baume pour les lèvres.
Episode 3: une fois que le cobaye a les yeux bandés, les spéci-men sont remplacés par leurs cousins les chimpanzés qui auront tout loisir d'exercer leurs talents d'embrasseurs au cours d'un test qui révèlera bien plus que la tenue et le confort d'un baume.
Episode 4: non contents d'avoir publiquement humilié le cobaye, les organisateurs se délectent de leur air dégoûté au moment d'ôter le bandeau. Réaction immédiate et invariable: le cobaye se sent trahi, sale, trompé sur la marchandise.

Analyse: un tour pareil ne peut être joué si on ne tient pas compte du contexte. Et constat effrayant: les femmes sont devenues des Bridget Jones en puissance, cherchant le prince charmant de contes de fées dont on leur rabat les oreilles depuis leur plus tendre enfance (faudra d'ailleurs penser à écrire la suite des contes de fées, après le "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants").

Victimes d'une société de consommation où l'on veut tout, tout de suite, où le mâle lambda craint plus le tic-tac de l'horloge biologique de sa compagne que l'éventualité d'une guerre nucléaire, l'innocente et fragile jeune fille ne voit pas le piège qui lui est tendu, toute pleine d'espoir qu'elle est. Et c'est là, alors qu'elle recommence à croire en un bonheur pour lequel on l'a programmée, que le couperet s'abat sur elle: il ne fallait pas rêver, la chute n'en est que plus dure.

Cruauté d'une société qui ne peut que se délecter du malheur de ses semblables. Il suffit de regarder l'animatrice, elle-même loin d'être une poupée Barbie, prendre un plaisir sadique à humilier ses semblables. Elle en est revenue de ses rêves de petites filles, et se venge, tel l'enfant à qui on vient d'apprendre que le Père Noël n'existe pas et qui va le répéter aux plus jeunes. Finalement, le fait de rire en visionnant cette scène ne fait-il pas de nous les pourfendeurs de nos propres espoirs..?
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Personnellement, j'y réfléchirai à deux fois si un jour on me propose d'embrasser un homme les yeux fermés. Je n'ai rien contre les chimpanzés, mais mon esprit doit être trop étroit, finalement, pour envisager de telles pratiques. Mesdemoiselle, attention à vous (Messieurs, aussi, car ces derniers temps il semblerait y avoir une forte recrudescence de blagues à vos dépens): ne vous laissez bander les yeux que si vous avez une totale confiance en la personne qui se plante devant vous avec un petit sourire coquin.
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