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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 13:29

Samedi 1er mars a eu lieu au Crillon la seconde soirée Rock & Republic - la première avait eu lieu au mois d'octobre dernier. Rock & Republic, c'est l'histoire d'un succès majeur, de la création d'un véritable empire issu de la collaboration entre Andrea Bernholtz et son ami Michael Ball, designer de la marque, ou comment commencer par du jean pour créer une collection complte de prêt-à-porter, avec sacs et chaussures en prime. Je ne vais pas vous faire l'historique - mais j'y penserai - alors passons à la soirée.
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Connaissant les soirées Rock & Republic à LA et NY, je ne pouvais que m'attendre au meilleur. La marque reste fidèle à une image rock & roll, sexy en diable, qui plaît à celles et ceux qui veulent s'affirmer. Bref, les défilés de NY sont des événements immanquables de la fashion week new-yorkaise, et la France mérite bien sa "wild party". Thème de celle-ci: "Noir", en toute simplicité. Simplicité qu'on n'a pas retrouvée dans les looks des invités, mais ça c'est une autre histoire.
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Le Crillon, donc, avec ses dorures, ses moulures, un prestige inaltérable et une vue imprenable sur la place de la Concorde. Les salons du premier étage ont rapidement été investi par une faune hétéroclite: l'équipe de Rock & Republic, le distributeur français, quelques acheteurs, et des fashion people de tous horizons. Car quelle que soit la ville, la rock attitude a ses fans globe-trotters qu'on retrouve à chaque fashion week. Ainsi l'un des créateurs de Jaded by Knight, Bobby (à gauche sur la photo), venu lui-même présenter sa collection durant la fashion week.
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Champagne, mojitos-vodka, petits-fours (et donc pique-assiette...), écrans plasma où défilaient les images des shows de NY... Tout était réuni pour faire de cette soirée l'une des mieux réussies de la semaine (dixit ceux qui écument TOUTES les soirées). Somme toute, j'ai passé une excellente soirée, et pour le coup, je ne suis pas la seule (les mauvais langues auraient eu tôt fait de mettre mon enthousiasme sur le compte de ma "passion" pour Rock & Republic). La belle Lucy Liu, que j'imaginais plus grande, a passé une partie de la soirée à se déhancher sur le dance-floor, souriante et à mille lieues d'une star en représentation. Et la cameraman a lui passé une partie de sa soirée à filmer le plafond (véridique) et les pieds des invités, à quatre pattes sur le plancher, la preuve:
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Ce n'est que tard dans la nuit que j'ai décidé d'emboîter le pas à une partie de l'équipe Rock pour un court passage à la soirée de clôture du Tranoï. Le Tranoï, pour les incultes de la fashion week, c'est un salon dispersé en trois lieux parisiens (Bourse de Commerce, Palais de la Bourse et Artcurial), où exposent les créateurs les plus prometteurs (et ceux qui ont déjà de l'argent à investir, parce que le Tranoï, minde de rien, ce n'est pas donné). Imaginez donc l'ambiance, entre exposants à bout de souffle après quatre jours de salon, acheteurs éreintés par la course aux achats, et amis d'amis d'invités officiels venus "parce qu'il y avait de la lumière, alors ils sont entrés".
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Ce qu'il faut retenir de cette soirée? Les robes somptueuses qu'on espère bien voir en vrai et pas seulement sur des écrans, des jeans, plein de jeans, faisant honneur à une marque qui sait mettre nos formes en valeur (vous aussi, Messieurs), des looks, plein de looks (qui feront l'objet d'un prochain article), montrant l'intérêt de la planète fashion pour une ligne (honte sur nous) encore peu connue en France, malgré des débuts prometteurs à l'époque de la collaboration avec Victoria Beckham (soit dit en passant, j'ai toujours préféré les jeans de la collection normale à ceux créés avec Posh Spice). Let Rock rule!

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 20:52

La fashion week parisienne est le moment où les modeuses dorment le moins. Non seulement il y a les shows la journée, mais en plus il est de bon ton de faire une apparition aux soirées des créateurs. C'est ce que j'ai fait jeudi dernier, me laissant entraîner à la soirée de Stella McCartney. 
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Fidèle à son style "jeune fille en pleine régression", Stella a donné une soirée pour le moins... décalée. Tout d'abord le lieu: le Don Camilo, qui existait déjà du temps où mon père allait traîner ses guêtres dans le Saint-Germain des belles années. Autant dire que ce n'est pas ce qui se fait de plus tendance. En revanche, il y a un petit côté hype-underground que je ne saurais expliquer, mais passons... Stella a donc investi les lieux avec ses ballons au plafond, comme dans un goûter d'enfants. C'est sa touche perso, une signature qu'il serait peut-être temps de changer pour quelque chose de plus adulte.

Mais ce n'était pas le pire. Comment?!?!? allez-vous me dire. Je n'aurais pas aimé cette merveilleuse soirée ultra-trendy de fashion week?!?!? Et bien non. Non, je n'ai pas trouvé cette soirée démentielle, loin de là. D'abord, l'accoustique, qui ne pardonne pas une seule fausse note, pas un seul faux-pas de l'ingé-son. Raté: la prestation scénique d'une chanteuse fort sympathique m'a littéralement écorché les oreilles. Non pas que la demoiselle chantait faux, non, mais avec une voix aigüe, l'idée aurait été de baisser le son. Quant au DJ... je préfère ne pas en parler.
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(Quelle ambiance!)
Enfin, la faune des invités. Aaah! les invités. Un concentré de fashion victims tout droit sorties d'un copié-collé des looks mis en avant dans les magazines de mode. Traduction: prenez le look improbable estampillé "fashion qui se remarque", transposez-le dans la vie de tous les jours, sur des filles normales, voire bien portantes, et vous aurez la solution d'une équation stylistiquement incorrecte. Pique-assiettes, invités tombés là par hasard (ou copinage), mêlés à quelques figures de la mode, entre responsables de marque et directeurs de boutiques incontournables.

Je ne peux que regretter que les soirées de la fashion week parisienne ne soient pas à la hauteur de celles auxquelles j'ai assisté à NY ou LA. A moins que je ne sois mal tombée. J'imagine que les soirées de McCartney père dans sa jeunesse devaient être d'une autre envergure. D'autant plus que l'ensemble des invités ne semblait pas s'amuser beaucoup plus que moi. Je bénis donc mes amis car, comme lorsqu'on va dans un mauvais club, si l'entourage est de qualité, (presque) tout peut passer...

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 15:10

Ca s'est passé mercredi, en pleine fashion week dans un petit bar branchouille de l'avenue de l'Opéra. Le Nuage des filles a organisé une première soirée pour faire se rencontrer les bloggeuses sévissant sur le net. Modeuses, créatrices, artistes, beauty addicts... se sont retrouvées le temps d'un cocktail. L'occasion de papoter, de découvrir des consoeurs de plume et de mettre, enfin, des visages sur des pseudos.

Au programme des réjouissances, des petits fours, parce que les filles entre elles ne chipotent pas sur trois feuilles de laitue, champagne et présentations des partenaires de la soirée. On a donc pu découvrir la nouvelle collection Etam, prêt-à-porter mais aussi maillots de bain et vêtements pour la femme enceinte. L'Oréal était aussi de la partie avec toutes les nouveautés make-up (vive le minéral!) et cosméto (pour garder ad vitam aeternam notre teint frais de jeune fille en pleine forme). Enfin, un site de rencontres d'un genre nouveau, Come in my world, qui mise sur le dialogue et de "vraies" rencontres, sans passer par un questionnaire à rallonge (comme dans la vraie vie, quoi). Bon, j'avoue: il y en avait d'autres, mais je n'ai pas tout suivi, occupée que j'étais à regarder autour de moi pour découvrir qui se cache de l'autre côté de la toile.

Parce que, et c'est bien dommage, les badges avec nom et pseudo étaient malheureusement assez difficiles à lire pour ne pas dire complètement inutiles. Ca a été le gros bémol d'une soirée partie sur une excellente idée. Moi qui me faisait une joie de découvrir Strange Lady, il semble qu'il me faudra attendre la prochaine fois. En revanche, je peux maintenant dire que Laurie est aussi sympa que ces dessins sont décalés. Fille à suivre...

Et puis, honnêtement, on a été gâtées. Enfin, surtout moi, qui ai fait partie des heureuses gagantes de petits cadeaux ort sympathiques offerts par les partenaires. Je suis donc rentrée chez moi avec un sac rempli de produits L'Oréal: gloss, crème de jour, pour les yeux, ombres à paupières, blush, mascara, rouge à lèvres... Quand on sait quelle folle de maquillage je suis, on ne peut qu'imaginer ma joie. Bon, alors, ok, le blush est un peu rosé pour moi, mais bon... s'il avait fallu qu'ils s'adaptent au profil couleur de chaque bloggeuse, on y serait encore! 

Bilan de la soirée: je suis rentrée chez moi comme après une bonne soirée entre copines (même s'il y en a beaucoup que je ne connaissais et ne connais toujours pas), avec en plus de quoi me pomponner pour quelque temps. Et je tiens à préciser qu'on a aussi pu profiter d'un petit show de Juliette Machin, dont le "tous les garçons et les filles de mon âge sont en concubinage' (sorry si je ne restitue pas les paroles exactes) me trotte encore dans la tête. Cette fille a du talent et des textes bien sentis posés sur une voix dont elle s'amuse, tout seimplement. A quand la prochaine..?



 

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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 19:35

Il est des défilés attendus comme on attend les vacances: avec impatience. Dior est de ceux-là. La folie Galliano, ses oeuvres magistrales, ses délires couture, créent chaque saison un sentiment de nouveauté, comme un vent d'extravagance soufflant sur la planète fashion. Le cru automne-hiver 2008-2009 a déjà fait couler beaucoup d'encre, comme le fait si bien remarquer Eric Maillard, annoncé comme la meilleure récolte de cette fashion week loin de toucher à sa fin.
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L'hiver prochain sera coloré. L'hiver prochain sera 70's. L'hiver prochain nous mettra du baume au coeur. Ainsi l'a voulu John Galliano qui nous offre une palette de couleurs peu attendues pour une collection de saison froide. Le noir se fait rare, apparaît par touches ou sur les accessoires, même si quelques silhouettes nous rappellent que black is beautiful et que c'est tout de même la couleur, ou plutôt la non-couleur, inévitable en hiver. 

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La grande nouveauté, c'est que Dior ne jouera vraisemblement pas la carte du "nouveau noir". Loin de nous proposer l'alternative "gris souris" ou "bleu marine", voire "chocolat", on nous éclaire avec du rose, du rouge, de l'orange, du turquoise, et des imprimés psychédéliques. Autant de tenues qui font l'effet de bonbons acidulés à faire pétiller les jours gris et humides.
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Côté matières, on s'amuse avec du vison blanc (première silhouette), des cristaux parsemés de-ci, de-là, des broderies multiples, du cuir en total look. Pour les accessoires, c'est le grand retour du chapeau (ce qui me fait penser que j'ai un article en attente depuis le mois de novembre, il va falloir que je me décide à y ajouter les visuels pour le mettre en ligne), à bords larges, qui donne de l'allure et de la hauteur, mais aussi des sacs à mains portés à bout de bras. Un style résolument inspiré du vestiaire pop des années 70. 
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Quant au maquillage et à la coiffure, c'est extravagance et exagération totales. Les cheveux sont crépés, avec un volume sauvage, tandis que l'accent est mis sur ls yeux avec des maquillages colorés, débordant largement la paupière, avec de forts traits d'ete-liner pour un rendu très pop version Austin Powers. Au final, le look est à la fois très hippie et extrêmement sophistiqué.
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Avec cette collection, John Galliano a déclaré la guerre à l'hiver morose, trop sérieux et aseptisé de collections dessinées pour une saison pas forcément funky. La vivacité des couleurs, la fantaisie des accessoires et des matières laisse présager un hiver 200-2009 résolument anti-morosité. Un coup de maître, l'éclosion d'une mode franche, ludique, pétillante.

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 18:23

Cela faisait longemps qu'on n'avait pas assisté à une telle déferlante rock & roll sur les podiums. Christophe Decarnin, directeur artistique de la maison, s'en est donné à coeur joie, semble-t-il. Du gris anthracite, du noir et du rouge pour une collection placée sous le signe d'une séduction sauvage, presque agressive. 

Le jeu de matières est astucieux, entre touches d'argent, cote de maille, cristaux ou encore dentelle qui dénude une partie de la silhouette. Le motif écossais trouve également sa place dans une collection qui se veut à la fois casual et imprégnée d'une touche d'élégance féline. C'est la rencontre du punk et de l'amazone, séduction à outrance assumée.

Voici quelques silhouettes d'un défilé où l'imprimé panthère et le tigré côtoient le serpent qui s'enroule autour de créations aussi tentatrices que lui.
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Des filles qui ont du chien et une allure à faire tourner les têtes, c'est cela l'esprit Balmain de l'hiver prochain. L'asymétrique fait son grand come-back: bretelles uniques et intrusions de matières inattendues, la jambe se découvre avec des jupes qui raccourcissent et des longueurs en transparence. Avec cette collection, la femme est révélée, héroïne moderne d'un conte urbain où elle joue le rôle d'une beauté fatale paradoxalement ingénue.

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 10:02

Mercredi 20 février, 19h30, boulevard Saint-Germain. Quelques dizaines d'invités se pressent devant le flagship Armani où se déroule la présentation des tendances printemps-été 2008. Les invités? Les meilleurs clients de la boutique, et quelques têtes connues (mais pas trop: ce n'est pas un défilé). Et parmi ces ces invités, moi, avec mon petit appareil numérique, venue repérer les modèles-phares de la saison. 

Première surprise: la musique. Mes racines italiennes tressautent avec cette bande-son venue de l'autre côté des Alpes. C'est 100% rock & rital. Et le sound designer a eu la bonne idée de ne pas nous mettre des classiques type Eros Ramazzotti et consorts. On s'immerge vite dans l'univers d'une collection qui se veut à la fois moderne et racée, reprenant les codes de l'élégance teintée de provocation.

Ce qu'on remarque dès le départ: les jupes raccourcissent de façon drastique. On nous l'avait dit: l'été sera "mini, mini, mini". Jupes, mais également micro-shorts pailletés sont mis à l'honneur. La gambette se dévoile, perchée sur de hauts talons ou plus raisonnable avec du plat. Et pour habiller la silhouette, on joue sur les accessoires, avec notamment de grands sacs vernis à chaîne et les indispensabls bracelets de force version 2008.

Pas de pantalon pour la femme Armani cet été. il est remplacé par la jupe-culotte volumineuse, portée avec une veste, si possible trois-quarts. Là encore, les accessoires mettent une touche finale à un look à mi-chemin entre l'ingénue et la femme radicalement rock, qui privilégie confort et côté pratique. La jupe-culotte gagne des galons avec cette collection où elle n'apparaît plus comme une relique des années de pensionnat des têtes blondes du 16ème, mais s'impose comme une pièce travaillée, avec un style très urban chic.

La carte romantique est jouée avec des lignes vaporeuses, des matières fluides et un petit imprimé fleuri sur mousseline, vitaminé par une coupe faussement sage. C'est d'ailleurs l'image utilisée pour l'invitation. On remarque les bracelets larges, multiples rangs de liens blancs qui rappellent d'ailleurs la ceinture et le détail du bustier (à notre: la version présentée avait des bretelles). C'est également une forte tendance de cette collection: les détails s'appellent les uns les autres pour définir un style fort.
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Enfin, la grand tendance printemps-été 2008 chez Armani, c'est l'éclat, le brillant pas bling-bling. Tissus captant la lumière, sequins, paillettes, cuir vernis... Jusqu'à cette mini-jupe revenue sur plusieurs silhouettes (je n'en ai mis qu'une dans la vidéo, mais il fallait bien faire une sélection), qu'on croirait tout droit sortie d'un manga. Celle-ci, je la veux. Même si la porter dans la rue relèvera certainement du défi fashion (je ne pèse pas 45 kilos et n'ai pas des jambes d'1m80). Brillante, elle l'est, avec des reflets changeants, mais elle garde pourtant toute sa classe et évite l'écueil cheap/junior. Je serais d'ailleurs bien passée en coulisses pour voir de quelle matière elle était faite, mais passons...

Côté couleurs, on retrouve les classiques Armani: du noir, du beige, du blanc, du gris, avec quelques petites touches de jaune par-ci, de vert par-là, et des apparitions de pastels ultra-light. Il y a aussi eu des franges, et de l'imprimé losange en black and white. Je n'ai pas été séduite par ce dernier (qui était en fait le premier de la présentation), mais certains ont avoué que c'était ce qu'ils avaient préféré. Donc notons: l'imprimé losange plaît ou ne plaît pas, mais ne laisse pas indifférent.

Chez les hommes, c'était une effusion de looks virils et trendy, de ceux qu'on imagine mal dans la vraie vie mais dont on ne peut qu'apprécier le style dolce vita. Le mâle italien dans toute sa splendeur est révélé par des matières tout aussi fluides que chez la femme, une impression de shiny qui ne peut aller qu'aux vrais hommes, ceux qui ne doutent pas de leur pouvoir de séduction. C'est le revival fin seventies/début eighties d'une élégance saupoudrée d'un soupçon de décadence nineties, notamment avec un superbe t-shirt asymétrique destructuré. Côté accessoires, les hommes ne sont pas en reste avec de grands sacs qui laisseraient penser qu'ils vont s'évader le temps d'un week-end, et les incontournables lunettes noires. Du casual chic en camaïeu de blanc, beige et noir, avec une touche de cuir.

L'esprit Armani printemps-été 2008 révèle plus que jamais la classe naturelle de celui ou celle qui la porte. Les lignes sont fluides mais soulignent la silhouette. Chez la femme, la taille est invariablement soulignée en jouant avec les volumes, tandis que chez l'homme les coupes sont relativement près du corps (ça me rappelle les photos de mon père dans les années 70, mais il faut dire qu'il avait la classe mon père!). Une collection qui ne transcende certes pas les codes de la mode, mais a su réinventer l'élégance quotidienne, à mille lieues de l'éternel jean trop vu ces dernières années. 

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 09:27

Elle arrive à grands pas la fashion week... Attendue par certains comme l'ultime moment mode de la saison, crainte par ceux qui doivent assurer durant ces quelques jours de frénésie, elle s'annonce bien remplie, et c'est bien le seul sentiment que tous partagent. Au programme: défilés à la file (je sais, je sais...), after-parties déjantées, mannequins dans les rues et heures de sommeil en débit, c'est ça la fashion week.
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Et pour la parisienne, c'est quoi la fashion week? La parisienne férue de mode qui n'est pas invitée mais rêve de se rendre aux présentations et de faire la fête avec les équipes créatives, qu'en pense-t-elle? Pour le savoir, j'ai fait ma petite enquête auprès de parisiennes averties, de celles qui consultent scrupuleusement les magazines de mode, qui épluchent les blogs tendance et chinent à droite et à gauche LA pièce qu'il leur faut pour mettre la touche finale à un look pointu.

Première réaction avec une étudiante en lettres, rencontrée au hasard d'une soirée. Pour elle, la fashion week, c'est avant tout l'occasion de faire des rencontres. Des rencontres? "Ben oui: il y a plein d'étrangers, d'étudiants en mode qui viennent tenter leur chance à l'entrée des défilés et finissent par refaire le monde dans les bars". Soit... rencontrer de l'étudiant étranger dépité de s'être fait jeté, ça peut être un but pour certaines.

Seconde réaction d'une fille qui travaille dans la mode. La fashion week? Son pire cauchemar. Pourquoi? "Mais tu n'imagines pas le calvaire que c'est de passer d'une présentation à l'autre, de devoir assurer, répondre aux appels, aux mails, etc. Et encore: j'ai un Blackberry. Mas comment faisait-on avant le Blackberry..?" Alors là, je comprends déjà mieux. C'est vrai que de l'extérieur la vision est tout de même plus attrayante.

Enfin, réaction de la fille qui a la chance de bosser dans les tendances mais pas dans la mode? Comment ça, je ne suis pas claire? Pourtant je me comprends moi. Explication: je travaille dans la com-mu-ni-ca-tion. Traduction: les nouvelles tendances, je les suis, de plus ou moins près (ou loin, ça dépend des jours). J'irai donc à quelques présentations et after-parties, mais seulement si j'ai le temps, parce qu'à côté j'ai un vrai travail. En revanche, je passerai quelques heures entre le Palais de la Bourse et l'avenue Montaigne, Tranoï oblige? Pourquoi le Tranoï? Parce que les vraies nouveautés, c'est là-bas qu'on les trouve...

A l'arrivée, la fashion week, c'est surtout beaucoup de stress, de talons cassés (à courir d'un défilé à l'autre, ça arrive immanquablement), de fatigue (à enchaîner défilés, soirées et travail, le rythme s'accélère et les nuits raccourcissent). Je commence donc mon régime spécial fashion week dès aujourd'hui. Au programme: cure de vitamines le matin, sport pour se maintenir en forme, préparation de réserves de sommeil en anticipation du manque à-venir, régime du dresing pour éliminer les importables et shopping light pour être à la hauteur.

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 15:30

Je me souviens que quand j'étais gamine j'avais un jeu très sympa: Dessinons la mode. Une grande roue avec plusieurs cercles: la tête, le buste, les jambes, et plein d'imprimés en relief: rayures, fleurs, pois... Bref, on choisissait la coiffure, le petit haut et le bas, puis l'imprimé, et hop, plus qu'à mettre de la couleur en sélectionnant les bons crayons. Aujourd'hui, un site internet propose (presque) la même chose pour les grandes filles qui ont toujours voulu dessiner leur robe, celle que personne d'autre n'aura.
28324-copie.jpgCa vous plaît? C'est moi qui l'ai fait! (clin d'oeil à une pub culte que vous connaissez certainement)

Ce site, c'est StyleShake, ou comment mélanger les styles à sa sauce. Et la bonne nouvelle, c'est que les livraisons se font vers les USA, le Canada, ET l'Europe! Et comme la France est en Europe... et bien oui, vous avez deviné: on peut se faire livrer chez soi, tranquillement, même si on habite au fin fond d'un village paumé. C'est ce qu'on appelle la mode high tech à faire soi-même.

Comment fonctionne StyleShake? Rien de plus simple. On commence tout bêtement par choisir son tissu. Malheureusement, je n'ai pas encore commandé quoi que ce soit, donc je ne peux garantir la qualité des textiles. Je sais juste qu'on a le choix entre coton/lycra ou soie. Ce n'est déjà pas si mal. Quant aux couleurs... Du noir, du blanc, du fuschia, du bleu, du gris... Pas de quoi sauter au plafond, mais il y a tout de même une palette d'une petite dizaine de coloris dans chaque matière.

Une fois que le tissu est choisi, on passe aux choses sérieuses: taille empire ou taille basse? Encolure bateau, col V ou décolleté plongeant? Avec ou sans manches? Et comment les manches? Et le bas? Et bien oui, le bas: quelle longueur? Avec ou sans volant? Jupe crayon ou jupe boule? Ce sont toutes ces précisions qui sont demandées les unes après les autres, et on voit la robe prendre forme au fur et à mesure.

Ce n'estq u'une fois que le modèle global est fait qu'on peut ajouter quelques détails, comme des strass ou encore un petit bout de dentelle autour du col. En revanche, tous les détails ne sont pas disponibles avec toutes les formes, et si on choisit de revenir en arrière, l'ensemble de la sélection faite après l'élément à modifier sera effacée. Donc, si je décide finalement que je veux des manches alors que j'ai créé ma robe, la taille, les détails et la bas de ma robe seront à refaire. Mais bon, on peut recommencer autant de fois qu'on le souhaite.

Une fois la robe terminée, on peut l'enregistrer. Le modèle sera alros présenté dans la galerie et les autre visiteurs (visiteuses?) du site pourront le noter. Ainsi, pour peu que notre création plaise, on a toutes les chances de vois appraître son pseudo dans les Top Rated. Après, libre à vous de commander votre création ou de la laisser à la postérité. Les prix varient selon la matière et les détails ajoutés, et la livraison est gratuite. Il existe même un module de modification des tailles pour que la robe tombe parfaitement (en tout cas, c'est ce qui est annoncé sur le site).

Finalement, à l'ère de la communication globale et instantanée, tous les outils sont présents pour faire de chaque aspirante designer une styliste au succès plus ou moins garanti. On va peut-être assister à une révolution dans le monde de la mode, avec l'émergence d'illustres inconnus qui ne savent même pas dessiner. Car si StyleShake est relativement limité, il n'est pas impossible qu'à l'avenir on puisse modifier à l'infini des modèles à partir de patrons plus ou moins basiques, pour en faire de véritables oeuvres fashion. La mode venue du net, c'est pour bientôt...

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 04:09

Depuis le début de semaine, j'ai un nouveau marque-page: le flyer du salon du vintage, première édition à Paris. A lui tout seul, ce flyer me fait rêver: robes taille de guêpe, fauteuil Ball Chair... tout un univers qui m'interpelle et en appelle à mon sens de l'esthétique rétro. Il était donc inévitable que j'aille faire un tour rue de Richelieu pour ce premier salon du vintage en France.

Dès mon entrée au salon Richelieu, je suis tombée nez à nez avec des petites robes Courrèges so 60s. Oranges, vertes, blanches... un monde de fantaisie à la touche intemporelle. Car qui a aimé Courrèges aimera toujours ces créations symboliques de la marque qui a su jouer avec les formes géométriques et les couleurs pimpantes. "Pimpantes", un bien joli mot pour décrire cet univers si particulier, en-dehors des codes usuels de la mode. Une marque qui a gardé le même esprit en traversant les décennies. 

Puis en avançant un peu, je suis arrivée dans un monde à part. Pas de pièces bien rangées par couleurs (n'avais-je pas précisé que le visiteur se fait directement happer par les collections de Didier Ludot?), mais des portants croulant sous des robes chamarrées, des imprimés fleuris ou psychédéliques, des robes brodées de perles, et même un Mae West Sofa, dessiné par Salvador Dali dans les années 30 et qui irait si bien chez moi (en poussant un peu les murs)... 

C'est alors que je l'ai vue, au milieu de jupes, robes, tops, boléros et autres vestes: une jupe Yves Saint-Laurent d'une coupe... Imprimée papillons blancs sur fond noir, longueur juste sous le genou, mais avec des fentes savamment placées pour dédramatiser le côté un peu trop sévère. Ni une ni deux: je l'enfile par-dessus le jean que je descends après (c'est mon côté Mac Gyver quand il n'y a pas de cabine). Et là, c'est le drame: le 38 d'autrefois n'est pas le 38 d'aujourd'hui, et le joli plissé plat qui devrait se placer sur le ventre s'est transformé en plissé ballon. Je n'ai pas le choix: soit je perds 3cm, soit je la fait reprendre. A 120 euros, j'hésite...

A l'étage, je repère une chaise en plexi arc-en-ciel. Si seulement j'avais plus de place chez moi... Et puis viennent les robes du soir et fourrures d'un grossiste qui, le temps d'un salon, s'est transformé en receleur de merveilles. Des bibis en poils de bêtes, une petite veste en alpaga Azzaro, et cette robe magnifique que ma mère va essayer malgré un cynique "c'est un petit 36" de la vendeuse. Pas de bol, Mademoiselle: non seulement ma mère rentre dans votre "petit 36", mais en plus la robe n'est même pas près du corps. Bleu foncé, brodée de perles argent, c'est un bijou. 

Finalement, je suis repartie du salon avec un seul regret: qu'il n'y ait pas eu plus de choses, que ça n'ait pas été mieux organisé, parce que finalement j'ai eu le sentiment de me retrouver dans une friperie et que ces pièces de collection méritent mieux. Yves Saint-Laurent, Léonard, Pierre Cardin, Courrèges, Chanel, Dior, Balenciaga, en vrac sur des portants, ça fait mal au coeur. Dommage aussi, le peu de choix en matière de lunettes. Mais bon... si j'avais eu un compte en banque mieux fourni, nul doute que j'aurais fait une razzia en bonne et due forme.
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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 14:08

La sentence est tombée: Amy Winehouse, sulfureuse icône du rock tendance old school, n'ira pas à la cérémonie des Grammy Awards cette année. La raison de cette absence? Le refus de l'ambassade de lui accorder un visa pour les Etats-Unis. Visiblement, ses différentes addictions ne sont pas du goût des autorités US qui n'ont pas souhaité commentr leur décision.
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On le sait: Amy Winehouse n'est pas un exemple de vertu, et son image est loin de celle d'une petite fille modèle. Tatouée, maquillée façon pin-up, ses frasques sont devenues légendaires en très peu de temps. Celle qu'on ne connaissait pas il y a quelques mois fait désormais partie du cercle pas si restreint des trash-girls. De la même veine qu'une Britney ou une Lindsay, Amy s'est faite remarquer par son talent, c'est certain, mais ce sont ses excès qui l'ont propulsée au rang de star des tabloïds.

Arrêtée en octobre dernier en Norvège pour détention de cannabis, la chanteuse s'est vu refuser un visa direction LA où aura lieu la prestigieuse cérémonie des awards. Habituée des cures de désintox, Miss Winehouse, nominée six fois (!), surprend par son calme et son recul face à une situation où d'autres auraient aboyé leur colère. Son porte-parole a annoncé que, bien que déçue par la décision des autorités américaines, Amy l'accepte et se concentre sur son rétablissement.

Une décision qui ne manque pas de surprendre jusqu'à Bernie Wolfsdorf, vice-préseident de la American Immigration Lawyers Association, qui reconnait que, si un casier pour détention et consommation de drogue est effectivement un frein à l'obtention d'un visa, Amy n'aurait pas été la première artiste a bénéficier d'une indulgence. Pour lui, c'est une aberration car "la liste des rock stars anglaises arrêtées pour détention de cannabis est longue comme son (mon) bras". 

L'arrestation relativement révente de l'artiste a visiblement joué en sa défaveur, même si d'autres ont déjà fait les frais de leur attitude pas trsè "politiquement correct": Lily Allen n'a pas pu participer aux MTV Music Awards en septembre dernier. Il va sans dire que le comportement serein, presque "exemplaire", d'Amy Winehouse, alors qu'on lui refuse l'accès à une cérémonie dont elle aurait sans nul doute été la star, joue en sa faveur. En attendant, c'est via satellite qu'elle chantera aux Grammy.

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