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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 00:30

La mode est aux élections présidentielles américaines. Les journaux, la télé, la radio, les blogs, tout le monde ne parle. Pas une jour, une heure, une minute sans que quelqu'un nous rappelle que l'avenir de la planète (nous sommes tous concernés par cette élection, et oui..!) se joue dans les prochaines heures. Alors quoi, donner mon avis, encenser un candidat et en profiter pour descendre l'autre? Très peu pour moi.
  


A l'heure où France 4 nous diffuse un reality show engagé (Rachid au Texas), jamais élection n'aura soulevé autant de questions. Et pui, parce qu'au-delà de l'opposition démocrates/républicains, on joue l'élection du premier noir à la tête des Etats-Unis. Et finalement, c'est encore ce qui intéresse le plus dans les dîners mondains. Les idées d'Obama passent après sa couleur de peau. C'est beau le monde moderne!

D'aucuns prétendent que, s'il est élu, ce sera grâce à sa couleur, tandis que pour les autres c'est un frein dans une Amérique qui n'a toujours pas su se défaire de son racisme. Une spécialiste dont j'ai déjà oublié le nom expliquait même à quel point cette caractéristique entraîne une autre polémique: Obama étant métis, il n'est ni noir, ni blanc (sic!), et ne peut donc réellement représenter ni les uns ni les autres. Amen!

D'un autre côté, McCain est diabolisé: le conservateur extrêmiste, réac, entouré de crétins dont l'emblématique Sarah Palin, reine des casseroles. Mrs. Perfection serait bien loin de l'image qu'elle cherche à renvoyer et des valeurs qu'elle prône. Et c'est pourtant bien qui est colistière de McCain. Coup de pub ou coup de tête? Quoiqu'il en soit, McCain n'en sort pas grandi et une fois de plus les républicains ne brillent pas par leur intelligence.

Alors, le vrai faux black ou l'homonyme des frites de notre enfance? La palme revient à cette question cruciale: un noir peut-il entrer à la Maison Blanche? La fashionista vous répondra que le look black and white est toujours un choix sûr, indémodable, qu'il suffit d'y injecter un soupçon de fantaisie pour casser la côté trop classique. Et pour les inconditionnels du monochrome: un p'tit coup d'peinture et, ni vu ni connu, on aura un black à la Black House!

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 14:35

Au message "on va voir le dernier Woody Allen ce soir. Tu veux venir?", je ne pouvais que m'emballer et lancer un "OUI!" enthousiaste. Woody Allen, c'est bien simple, j'adore. Enfin, à quelques exceptions près, et pas forcément celles auxquelles on pense au premier abord. Je me suis donc retrouvée à Odéon, dimanche soir, pour voir la dernière oeuvre du maître en matière de cynisme, obsédé perpétuel, amateur de jolies filles et de situations alambiquées.

Le pitch: Vicky et Cristina sont deux amies inséparables depuis la fac. Mais si leurs goûts se rejoignent dans la plupart des domaines, il en est un qui les oppose diamètralement: l'amour. Alors Vicky est sérieuse, cherchant la stabilité dans un couple apparemment parfait, Cristina est à la recherche d'une passion torride et, si elle ne sait toujours pas ce qu'elle veut, sait au moins ce qu'elle ne veut pas. Alors, quand les deux amies décident de passer l'été à Barcelone et y font la connaissance d'un artiste au franc-parler absolu, la situation se complique.

Avant toute chose, c'est l'atmosphère générale se dégageant de ce film qui trouble les amateurs du grand Woody. Rien à voir avec un Meurtres mystérieux à Manhattan, ni même avec un Match Point (sur lequel je n'ai jamais accroché, mea culpa). Vicky Cristina Barcelona nous transporte dans un univers à mille lieux de celui auquel on s'attendait. Même si depuis quelques années les films de Woody Allen sont plus colorés, celui-ci semble imprégné de Barcelone la rebelle, Barcelone l'insouciante, Barcelone la joyeuse.

C'est réellement l'histoire de deux filles en mal d'aventure qui passent des vacances sur un continent étranger. Avec, évidemment, l'opposition entre la sage et la curieuse, la posée et la débridée. Une opposition sans cesse rappelée par les autres personnages. Mais c'est avant tout une critique acerbe du couple moderne. D'un côté les couples modèles: ils parlent de leur future maison, des amis avec lesquels ils jouent au golf, de la réception magnifique qu'ils vont donner pour leur mariage... De l'autre, le couple passionné, éternellement insatisfait, en quête d'absolu, qui ne trouve pas son équilibre.

On cherche le juste milieu, entre le plan-plan et le sulfureux, et une solution apparaît, aussi improbable qu'excentrique: il faut une tierce personne pour balancer le duo impossible. Une ode à la vie à trois (évidemment deux femmes vs un homme) où les deux caractères dominants, immergés dans leur passion dévastatrice, retrouvent un semblant d'harmonie grâce à une paumée prête à tout essayer puisque les tabous ne font pas partie de son monde et que toute expérience est bonne à prendre.

Verdict: un esprit génial et torturé ne pourra jamais produire un film banal, ennuyeux, plat. La conclusion reste néanmoins un peu facile. Mais comment conclure une telle histoire en surprenant le public..? Faire triompher la vision chaotique du trio infernal, ou celle plus sage du gentil petit couple rangé, ne pourrait que décevoir encore plus.  Mais je vous laisse découvrir la morale discutable de cet étonnant opus du roi du second degré.

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 15:36

linkCa y est, la fashion week est finie, et le rythme va doucement se calmer jusqu'à redevenir normal. Alors, qu'y a-t-il eu de fashion, trendy, exceptionnel cette semaine? Mis à part les défilés, toujours au rendez-vous, avec leur lot de people et fashionistas, les files d'attente et les paparazzis venus shooter les égéries, rien de bien nouveau. Mais reprenons par le menu.

La fashion week, donc, c'est un cortège de fashionistas en vadrouille dans Paris, un véritable rush entre les différents défilés, la course à l'invitation, les files de voitures avec chauffeur envahissant l"avenue Montaigne et les abords des Tuileries ou du Grand Palais... Passons les présentations qui, de toute façon, sont retransmises sur petit écran et presqaue toutes accessibles sur le net. Non, ce qui caractérise vraiment la fasion week, ce sont les soirées et aftershows où se pressent créateurs, people et journalistes.

Comme chaque saison, L'éclaireur était au top. En même temps, rien de bien surprenant à cela puique la famille à la tête de cette institution de la mode parisienne (détrônant Colette en ce qui me concerne, mais chacun ses goûts...) organise le Tranoï, salon où se retrouvent les jeunes designers en vogue, ceux qui apportent quelque chose à une mode soit trop classique soit trop avant-gardiste (je défie quiconque de porter du créateur novateur dans la vie de tous les jours, ceux-ci crant une mode à mi-chemin entre Star Wars et Priscilla folle du désert - j'en suis consciente: je ne me fais pas que des amis en écrivant ça). La nouvelole vague, donc, les petites marques étrangères qui montent, celles qu'on découvrent dans les rayons des boutiques L'éclaireur, sont toutes présentes dans l'un des trois spots du salon le plus innovant de la semaine.

Bref, L'éclaireur, donc, a placé la barre haut cette semaine en invitant Francky Twister, RP du Palais à Cannes, et en le propulsant RP du restaurant de la rue Boissy d'Anglas. Twister, la tornade des soirées de la French Riviera, a su mettre le feu à cette petit rue bien tranquille jouxtant l'ambassade américaine. Directeurs des boutiques les plus prestigieuses de Paris à LA, créateurs et créatures délurés, clubbers en pleine forme... Jeudi, c'est une véritable jungle fashion qui faisait la loi entre deux coupes de champagne. Pas étonnant que le réveil ait été une épreuve de force vendredi...

Parlons-en, de vendredi. Tout le monde connaît maintenant mon goût prononcé pour Rock & Republic, qui depuis quelques saisons nous fait le plaisir d'organiser une soirée incontournable à chaque fashion week. Après le Crillon, ce fut au tour de la Tour Eiffel d'accueillir une marque qui n'en finit pas de se diversifier. Débuts fracassants avec des jeans qui font des fesses incroyables, puis développement d'une ligend e prêt-à-porter, des accessoires (sacs, chaussures, ceintures, lunettes de soleil), et dernièrement le lancement d'une ligne de maquillage (qui n'est maheureusement pas encore disponible en France). Soirée préstigieuse, donc, donnée sur LE monument qui symbolise la France, avec, outre quelques people et créateurs dont l'as du noeud pap Alexis Mabille, Julia Restoin-Roitfeld, la fille de, directrice de la création de la campagne de pub Rock & Republic lancée en septembre dernier.

A l'issue de cette petite sauterie où quelques convives se sont vu refuser l'entrée sous prétexte qu'il était trop tard (quand la fin de la soirée est annocnée pour minuit, il n'est pas rare de voir arriver du monde après 23h. Note pour la prochaine session: le service de sécurité de la Tour Eiffel ne laisse plus monter personne après 23h, et à minuit pile la fête est terminée et tout le monde est redescendu). La fête s'est poursuivie au Murano où j'ai eu le plaisir de dîner face à... Murray Head! Mais si: celui de "One Night in Bangkok"! Et pour le coup, je peux le dire: j'ai fait ma groupie, l'hystérique criant "Is that you?" alors qu'elle était installée au centre de la table, c'était bien moi. Mais faut me comprendre: Murray Head, c'est mon enfance (je le répète: je n'écoutais PAS Chantal Goya), alors...

Samedi, la Nuit Blanche a pris le pas sur le côté fashion, avec un certain relâchement, si ce n'est la soirée de clôture du Tranoï au Café de l'Homme. Le salon fermant dimanche, mieux valait convier les participants à une petite partie privée la veille, histoire de ne pas priver ceux qui rentrent chez eux à peine leur collection remballée. Il n'en reste pas moins que de nombreux RP & Co ont choisi d'arpenter les rues de Paris à la recherche d'une installation extraordinaire ou d'un concert inoubliable (mon petit doigt m'a dit que l'équipe de Rock & Republic, justement, logée à Saint-Germain, s'est retrouvée face à une file d'attente monstre devant l'Eglise Saint-Germain des Prés où Patti Smith officiait).

C'est tout pour cette fois-ci: pas de salon, pas de défilés, mais des cernes sous les yeux et de bonnes soirées avec des beautiful people. La mode, pourvu qu'on s'en éloigne un peu, est un monde merveilleux, plein de moments à part, de cocktails et de beaux garçons (je ne regarde pas les jolies filles, je préfère manger des crêpes au Nutella sans penser aux conséquences). Rendez-vous cet hiver pour la prochaine édition!

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 15:26

Jeudi 18 septembre, l'avenue Montaigne s'est mise aux couleurs des vendanges pour une manifestation qui s'est imposée comme l'événement chic la rentrée depuis sa création il y a 18 ans. Tous les deux ans, le Comité Montaigne organise une soirée placée sous le signe du luxe. Les enseignes les plus prestigieuses de l'avenue Montaigne et de la rue François 1er ouvrent leurs portes jusqu'à 22h30 pour accueillir le Tout Paris venu déguster champagne et grands vins.

Invitée par une amie au cocktail donné chez Valentino, je ne pouvais qu'accepter de troquer mon uniforme de grand froid (combien de degré peut-on perdre dans une journée..?) jean-pull-baskets pour une petite robe bustier noire du plus bel effet à laquelle j'avais assorti mes craquantes petites chaussures à brides (toutes nouvelles), dont je vous parlerai dans un autre billet. Jolie écharpe autour du cou, j'étais prête à arpenter l'avenue, car, comme chacun sait, si on a vaguement l'idée d'où ça va commencer, on ignore toujours ou cela va finir.

Cette soirée a vite commencé sur le thème du comique de répétition. Nous avions donc rendez-vous chez Valentino, jusqu'à ce que, à peine l'avenue Montaigne en ligne de mire, mon amie ne reçoive un mail lui annonçant que tout commencerait finalement chez Blumarine. Stop, chauffeur! nous nous arrêtons là. Descente de la voiture (ça fait toujours un joli petit effet d'arriver avec un chauffeur) devant des trottoirs bondés. Direction la boutique Blumarine où nous étions attendues. A peine arrivées, on nous annonce que l'ambiance n'est pas terrible et, effectivement, c'est... un peu... calme. Oui, voilà, on retiendra l'adjectif "calme".

De l'autre côté de l'avenue, c'est tout le contraire: musique à fond, Block Party sur les platines (j'aime étaler ma culture musicale et gagner les blind tests...). Nous décidons de nous diriger vers la boutique Valentino, où le programme est bien plus prometteur. En chemin, nous croisons des ahuris éblouis par le jeu de spots éclairant l'immense affiche Ralph Lauren (sans rire: des spots..!) et de jeunes étrangères ayant quelque peu abusé du champagne coulant à flots. Décidément, il faudrait interdire l'accès à ce type d'événement aux jeunes écervelées en mal de sensations fortes. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, peut-être, mais il est certain qu'il est dangereux pour l'image.

22h15. Nous arrivons chez Valentino. "Invitation SVP". Evidemment! Pas grave, puisque nous avons le sésame qui ouvre toutes les portes. Et là, SURPRAAAÏSE! les Putafranges, qui mixaient il y a quinze jours pour lors de l'ouverture de la boutique Liu Jo. Et dont je vous reparlerai d'ici quinze jours puisqu'elles mixeront à une soirée très privée que je ne manquerai pas de vous raconter en détails. Toujours aussi sympas, toujours aussi souriantes.

Valentino, c'est un peu comme une caverne d'Ali Baba: robes de soirées, fourrures aussi douces que mes peluches de gamine (j'entends d'ici les cris d'orfraie des afficionadas de la fourrure), escarpins qu'on a envie de chausser illico... J'ai craqué sur un petit blouson-doudoune léger comme une plume qui coûte presque deux fois ce que je gagne dans le mois. Il n'y a pas à dire: les vendanges de l'avenue Montaigne, c'est loin des vendanges dans le bordelais...

23h, le set des Putafranges est terminé et c'est devant la boutique qu'elles viennent nous rejoindre pour une petite cigarette (elles, pas moi, hein!) avant de se rentrer. Pour nous, la soirée n'est pas finie. Nous nous dirigeons vers le Plaza Athénée pour un débrief devant un bon cocktail. Manque de chance, le portier filtre et commence par nous dire que le bar est plein. Soit. J'appelle notre chauffeur pour qu'il vienne nous récupérer. C'est alors que le portier s'avance vers moi et m'explique que nous pouvons entrer: il souhaitait simplement éviter que la folle furieuse arrivée en même temps que nous n'entre. Je rappelle le chauffeur, lui dit que nous allons rester. Mais voilà: le bar était réellement bondé. Donc demi-tour tout le monde, re-rappel du chauffeur (quand je vous parlais de comique de répétition).

Exit les vendanges et les boutiques de luxe, c'est vers le Pershing Hall que nous nous dirigeons. Pour certains, l'événement a été prétexte à un excès de vin et de champagne, quant à nous, c'est d'un bon cocktail non alcoolisé que nous avons envie. Et c'est devant le mur végétal que j'ai siroté un Red Bubbles après avoir descendu le tapis rouge de l'avenue Montaigne. A dans deux ans..!

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 14:31

Fidèle à ma résolution de la rentrée d'aller plus souvent au cinéma, j'ai filé sur les Champs à la sortie du bureau pour retrouver mon amie adepte des films de filles. Cette fois-ci, c'est sur Mamma Mia! que s'est porté notre choix (même si, je l'avoue, j'avais un peu envie d'aller voir Wall-E avant qu'il ne passe plus), avec Meryl Streep et une triplette de bons acteurs pour l'entourer.

Le pitch: Sophie doit se marier avec Sky. Mais Sophie ne connaît pas son père. Elle sait juste ce qu'elle a lu dans le journal de sa mère, Donna. L'été où Sophie a été conçue, Donna a eu trois amants, tous potentiellement père de sa fille. Donc Sophie a invité les trois sur la petite île où sa mère tient une pension, certaine de reconnaître son père au moment où elle le verrait. Mais les choses ne sont pas toujours aussi simples...

Le début m'a fait peur, comme souvent les comédies musicales. Moi, le trip "chanté du début à la fin", je crains, sévèrement. Déjà que Disney le fait systématiquement... Donc la première chanson, quand Sophie accueille ses deux copines et leur explique ce qu'elle a fait, aurait pu m'engager à sortir fissa (allez savoir pourquoi on n'accroche pas sur certaines chansons). Et puis... la comédie a pris son rythme, et je me suis laissée emporter par le tout. Meryl Streep est un véritable tourbillon, un ouragan de dynamisme, et ses deux ex-choristes de copines valent le détour aussi.

L'histoire est somme toute très simple, voire légèrement attendue, mais que voulez-vous: il devient difficile de renouveler le genre. En revanche, les costumes de scène de Donna & the Dynamos sont à tomber: paillettes, paillettes, paillettes..! Et pattes d'éph pour aller avec! Bien évidemment, c'est la BO qui tient le tout, et que dire d'ABBA, sinon que ce groupe légendaire est toujours aussi efficace contre la morosité ambiante?
On sort de la salle en fredonnant des airs vieux de... je n'ose même pas le dire...

Verdict: un film entraînant, léger, qui donne la pêche. D'ailleurs, c'est bien simple: le pauvre vendeur de la FNAC qui nous a vues arriver nous a supplié de lui donner la recette de notre joie de vivre. Donc, amateurs de comédies musicales, groupies de Pierce Brosnan et Colin Firth, mordus de Meryl Streep et nostalgiques de l'ABBAmania, courez voir ce film.

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 09:15

Depuis quelque temps, je me déplace à vélo: pour aller au bureau, pour faire du shopping ou mes courses, pour aller dîner ou sortir. Vélo le matin, vélo le soir, tant que je reste dans Paris et qu'il ne s'agit pas de monter tout en haut de Montmartre (ma motivation a des limites). Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à ce que je vive mon premier accident. Pas grave, hein! je vous rassure, mais tout de même... Donc prise de conscience: il me faut un casque, parce que ce n'est pas parce que je n'ai rien eu cette fois-ci que ce sera toujours le cas.
Celui que j'ai commandé
Celui que j'ai reçu (pas pareil...)

Et c'est là que je tombe sur une page d'un magazine féminin dans laquelle on parle du bob bike, sorte de casque de mobilette sur lequel on a tendu un joli tissu fleuri pour faire sympa et mode, ou alors sur lequel on adapte une visière ou une corolle imprimée. A priori, l'idée est bonne, d'autant plus que les casques de vélo sont pour le moins "pas très seyants", pour ne pas dire franchement moches! Je me suis donc ruée sur le site mis en référence pour choisir mon bob bike à moi, celui qui ne me quittera pas et me protègera les jours de pluie.

A peine rentrée de vacances, je trouve mon casque arrivé chez moi dans les délais (ce qui est suffisamment rare pour mériter d'être mentionné). Première déception: mon casque, que j'avais commandé gris pour aller avec tout et tout le temps (c'est que ça travaille, là-dedans), tend sérieusement vers le gris-vert. Mais bon... il est mignon quand même. Deuxième déception: la visière n'est pas attachée alors qu'il y a des pressions. Et c'est alors que je réalise que mon bob bike n'est ni plus ni moins qu'un casque de mobilette auquel on a collé un habillage différent.

Somme toute, l'idée première étant d'être protégée, j'ai rapidement voulu tester mon nouvel achat en situation réelle. Je me suis donc retrouvée harnachée because pour que le casque tienne sur ma petite tête, j'ai dû serrer la sangle (qui s'appuie sur le menton, so sexy...) au maximum. Autrement, au moindre coup de vent, c'est l'envol assuré! Pas grave, je resserre et prends mon élan.

Au début, j'ai été partagée entre le sentiment d'être une bête curieuse (les gens me regardaient avec un petit sourire en coin), et celui d'être enfin une cycliste responsable, soucieuse de sa sécurité, équipée comme il se doit. Cependant, l'arrivée m'a vite fait déchanter: je sentais bien qu'il faisait un peu chaud là-dessous, mais de là à avoir un tel résultat..! Avis aux adeptes du brushing: oubliez vite! Je me suis retrouvée avec les cheveux collés, en bataille, et l'air d'avoir survécu à un ouragan. Pas si sexy, finalement.

Alors, que penser de ce bob bike? Trendy or not trendy? Définitivement trendy pour l'hiver, parce qu'il me tiendra chaud et me protègera de la pluie. Et puis, parce que personne n'en a encore, et que donc arborer un bob bike fait de vous une hypeuse de haut vol, qui sait avant les autres comment jouer la carte de l'originalité. Quant à la belle saison... j'émets de sérieux doutes. Je vais donc continuer à me balader cheveux au vent tant qu'il fera plus de 20°C. Et essayer tant bien que mal d'éviter tout contact direct avec (au choix) les voitures, motos, scooters et autres piétons dans la lune.

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 09:28

Début septembre, c'est la période du salon du prêt-à-porter, ou comment découvrir la mode du printemps-été 2009, qui n'arrivera en boutique qu'au mois de février. Un salon parisien d'une taille spectaculaire, auquel j'avais juré mes grands dieux que je ne retournerais pas, mais bon... il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, donc retour sur les lieux du crime. Histoire de ne pas être déçue par des marques qui se ressemblent toutes, je suis allée faire un tour chez les vraies femmes, celles qui peuvent aussi dépasser la taille 40...

Et j'ai été attirée, comme une foule d'acheteurs, visiteurs, bloggeurs, et curieux, par un stand sur lequel la bonne humeur est de mise. Kokomarina, où des danseuses du Lido faisaient un show présentant les modèles de la collection. Silhouette travaillées, coupes destructurées, superpositions savamment arrangées... Les codes de la collection s'adaptent à la morphologie de chacune et c'est ainsi que la marque annonce habiller du 38 au 56!

Après avoir mené ma petite enquête, j'ai découvert que le créateur, Antoine Coelenbier, est un jeune homme qui a simplement de bonnes idées. N'en déplaise à ces messieurs de la haute couture qui ne jurent que par des sylphides rentrant dans un petit 34, voilà un créateur qui aime les femmes et les observe, ce qui lui permet de les habiller sans leur demander de changer ce qu'elles sont.

Des couleurs partout, parce qu'une femme, même ronde, peut s'aimer autrement qu'en noir, des modèles originaux (personnellement, j'ai craqué complètement sur une robe-salopette du doux nom de Fresca, en corail), innovants, avec pêle-mêle des sarouels, des jupes, des robes, des tuniques, dans pantalons en lin du plus basique au plus tendance... Ouf! une collection de plus de 150 pièces qui donne le tourni mais peut convenir à chacune, et ça c'est ce que j'appelle une vraie nouveauté.


Je ne pouvais donc pas ne pas faire un petit clin d'oeil à Kokomarina et à son créateur qui non seulement a de bonnes idées, mais a su se rendre disponible pour répondre à quelques questions, et toujours avec le sourire. La trendsetteuse souhaite une longue vie à cette jolie marque et espère que les fashionistas y verront la fin du calvaire de la sempiternelle taille de guêpe: on peut désormais être fashion, sexy et avoir des formes!

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 09:14

Il est des films qu'on n'irait pas voir sans y être invitée. Parce qu'on ne se serait même pas posé la question, parce qu'on n'y aurait pas songé, parce qu'on n'aurait même pas été au courant de leur sortie. "Mariage chez les Bodin's" fait partie de ces films. Evidemment, j'avais vaguement entendu parler de la compagnie des Bodin's", mais je n'avais aucune idée du résultat. Alors, quand j'ai reçu l'invitation à l'avant-première du film, j'ai décidé d'aller voir ce que pouvait donner.

Le pitch: Christian Bodin, âgé de 50 ans et vivant avec sa mère, doit épouser Claudine, cantinière du village. Une équipe de journalistes va filmer les 10 jours précédant la noce, et on assiste donc, sous forme de reportage, à la vie de nos campagnes, entre chasse au cerf à l'oreiller, fabrication des fromages de chèvre dans des conditions plus que traditionnelles (entre étagère bancale, mort aux rats et chaleur étouffante), les amis de toujours qui n'en reviennent pas de passer à la télé... Le tout avec des personnages hauts en couleurs, aux dents si pourries qu'on ne peut imaginer que cela existe dans la vraie vie...

Alors c'est sûr, la vie rurale, moi, parisienne de souche, je connais mal, mais là... C'est une caricature étrangement dérangeante qui m'est apparue. Et une question s'est imposée: est-ce vraiment cela la France profonde. Parce que ces personnages, qui deviennent attachants au fur et à mesure que les images défilent, n'en sont pas moins des ploucs, montrés comme tels, si terre à terre qu'ils poussent à rire de par leur naïveté et leur manque de culture.

On se retrouve donc face à un dilemme important: doit-on, ou pas, se moquer de ces petites gens, vivant une vie simple et naturelle, au rythme des saisons, victimes d'un administration qu'ils ne comprennent pas toujours et qui leur impose des conditions de travail régies pas des règles inconnues de ces campagnards à l'ancienne? Est-ce une fiction totale ou bien, puisque la troupe des Bodin's est originaire de Touraine et s'inspire de l'environnement de la petite bourgade d'Abilly, une exagération, une
parodie extraordinaire..?

Verdict: c'est avec un sentiment étrange que je suis sortie de cette projection, indécise quant à mon propre avis. Avais-je aimé le film, ou pas? Etait-il digne d'intérêt ou bien était-ce un simple moment à passer? A vrai dire, plus j'y pense, plus mon malaise s'accroît: si c'est une parodie, elle est filmée de façon trop documentaire pour être vraiment drôle. Si c'est un "reportage", je le trouve à la limite de la moquerie facile. Mais puisque les Bodin's sont du cru, je préfère penser qu'ils ne se rendent pas compte de l'image renvoyée par leur comédie...

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 09:44

Samedi 6 septembre 2008. J'ai déjà passé deux jours au salon du prêt-à-porter et je sors d'un bain délassant auquel a succédé un p'tit plateau-télé à base de sushis. Je mets la télé et me cale devant "On n'est pas couché", émission de Laurent Ruquier, réplique de "Tout le monde en parle". Christine Albanel, notre ministre de la Culture et de la Communication, est sur le plateau et va subir l'interrogatoire des têtes brûlées, les deux Eric. Intéressant, me dis-je, mais je ne pouvais savoir à quel point...

Je n'ai pas la prétention d'être une spécialiste de la langue française, mais j'ai quelques petites lubies qui me collent à la peau. Tout d'abord, on dit aller "à vélo" et pas "en vélo", tout comme on ne dit pas la voiture "à ma soeur", mais la voiture "de ma soeur". De petites lubies qui me font une réputation de pinailleuse désagréable lorsque je reprends les gens qui s'adressent à moi, mais que voulez-vous: on ne se change pas...

Tout ça pour dire que je trouvais déjà à redire sur les présentateurs du PAF, comme sur les animateurs radio, qui font des fautes de français à répétition, mais là... j'ai été soufflée! Etait-ce le stress de l'interview croisée des deux bouledogues objecteurs de conscience ou une ignorance malheureusement partagée par bon nombre de français, mais notre ministre n'a toujours pas intégré que le nom commun "espèce" est féminin, invariablement féminin: on dit donc bien "UNE espèce de", et pas "UN espèce de", quel que soit le genre du mot qui suivra. Donc, Madame Albanel, vous m'avez déçue. Comment peut-on se prétendre Ministre de la Culture et de la Communication et faire de pareilles fautes..?

Ajoutons à cela les réflexions d'Eric Zemmour qui s'est fait plaisir en demandant à l'invitée pourquoi elle maniait si bien la langue de bois alors qu'elle se montrait si incisive dans son cercle personnel. Pas de chance pour elle: Lambert Wilson et Anne Brochet sont là pour défendre "Commes les autres", un film sur l'adoption homoparentale. Quand la question, certes délicate, est posée à Christine Albanel, elle s'ens ort par une pirouette, prétend qu'elle ira voir le film, qu'elle n'a pas suffisamment de données pour pouvoir donner son avis... Bullshit! Comment peut-elle prétendre ignorer les tenants et aboutissants d'une telle question, surtout en étant conseillère UMP du 4ème arrondissement de Paris, comme l'on si justement fait remarquer les chroniqueurs?

La question est épineuse, bien sûr, et il est évident qu'il faut un homme et une femme pour faire un enfant, mais que dire de ces orphelins parqués dans des instituts, alors que des couples homosexuels se proposent de les adopter, parce qu'ils ont un réel désir d'enfant? Deux parents du même sexe valent-ils moins que deux parents de sexes opposés? Est-il plus important de privilégier une vision classique de la famille quand autant de gamins n'en auront jamais? Et que dire de ces familles qui explosent le jour où le père découvre son attirance pour les hommes ou la mère pour les femmes? Les enfants en pâtiront-ils plus que d'autres?

Le sujet est relancé régulièrement, chaque camps défendant farouchement sa position, mais il s'agit toujours plus d'un débat idéologique que de la recherche d'une solution réelle visant à donner un foyer à des enfants qui le méritent et en ont besoin. Mais c'est vrai: pourquoi prendre une position tranchée, surtout si elle peut déconvenir..? autant prétendre n'avoir aucune opinion, c'est plus safe.

Une chose est sûre: la culture et la communication en France ont du souci à se faire. Mais il est vrai qu'il vaut mieux financer la restauration d'oeuvres modernes "destinées à disparaître", comme les colonnes de Buren, polémiquer sur des sujets tels que les différentes manifestations qui n'évoluent pas d'une année sur l'autre parce qu'il ne faudrait pas essayer de sortir des sentiers battus, que se poser de vraies questions et d'éviter les fautes d'accord, et surtout, surtout pas de remettre en question nos méthodes d'enseignement et de transmission. Et dire qu'on critique les élèves qui ne savent pas lire et écrire en sortant du primaire...

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 09:08

Jeudi 4 septembre, c'est l'effervescence rue Saint-Honoré: les invités se pressent devant le numéro 368, adresse du tout nouveau, tout beau concept-store Liu Jo. Liu jo? Une marque italienne qui s'installe enfin dans la capitale. Et ce n'est pas sans mettre les petits plats dans les grands que l'ouverture aura lieu: presse, photographes, people, gens de la mode, clients hype... Tout le monde était là pour découvrir l'espace dédié aux modèles originaux et écouter mixer Nadège Winter et les Putafranges, responsables de l'ambiance de la soirée.

 Comme souvent, je suis arrivée en retard. Donc loupé le set de Nadège Winter (en même temps, il suffit d'aller traîner mes guêtres à Bagatelle le week-end pour l'entendre), et les premiers petits-fours (que serait une cocktail sans petits-fours?), mais le plaisir de retrouver une bande d'amis italiens (of course) a immédiatement posé une ambiance qui s'annonçait des plus chaleureuses. C'est ce qu'on appelle l'art de recevoir à l'italienne: alors que les parisiens tirent la tronche la plupart du temps, les italiens sourient, conscients de l'image qu'il faut renvoyer. Et c'est ce qui fait la réussite d'une soirée.

J'ai aussi raté du lourd people de la télé: Sophie Davant (très mal habillée m'a-t-on dit), partie tôt, très certainement parce qu'elle travaille le matin (n'est pas night people qui veut). En revanche, Samuel Le Bihan est arrivé après moi. Comme quoi... Je ne suis pas toujours la dernière! Quant aux photographes... aaaahh! les photographes... certains ont dû me prendre pour une starlette en devenir car j'ai eu droit à mon lot de flashs.

Passons... L'intérêt de la soirée était tout de même de découvrir le nouvel espace Liu Jo et la collection. A ma grande surprise, la boutique était plus belle, bien plus belle, que celle de Rome. Chose qui l'a été expliquée par la directrice du concept-store: il s'agit, justement, du premier concept-store de la marque, d'où les moyens mis en oeuvre pour le mettre en valeur.

Deuxième bonne surprise: les Putafranges. Je n'ai jamais fait partie de ces groupies qui tentent d'approcher les têtes connues et exultent à chaque visage familier du PAF. Donc, j'imaginais Tania Bruna-Rosso, la jolie brune du Grand Journal, à ma façon. Dans mon idée, elle était plus grande. Mais aussi plus désagréable. Alors que pas du tout!!! A peine l'avais-je approché pour lui demander si, éventuellement peut-être, je pourrais prendre une photo du duo pour mon blog, qu'elle me lançait un grand sourire et prenait la pose avec un naturel déconcertant.

Voici donc l'histoire de ma petite soirée d'inauguration, à croquer dans des petites quiches succulentes et dévorer de la panna cotta toute légère. De la bonne compagnie, des DJettes qui ne se la jouent pas, un set musical tout à fait approprié, des beaux garçons et des jolies filles à la pelle, et des vêtements sympas (il ne faut pas oublier qu'on parle d'une marque de mode). Donc j'y retournerai, et pour une fois, je n'envisagerai pas d'aller faire mes emplettes de la capitale italienne. Il faut parfois savoir apprécier ce qu'on a sous la main!

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