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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 16:52

Après une semaine dans la montagne, à crapahuter par monts et par vaux, il fallait bien alle faire un petit tour sur la côte. Direction Legian, ville située entre Kuta (la paradis des surfeurs) et Seminyak (un petit coin d'Europe en plein Bali). But de cette semaine : apprendre à surfer et profiter des vagues de l'océan. Mais... est-ce vraiment Bali?

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DSC04206.JPGLa première chose à savoir quand on se pose sur la côte ouest de Bali, c'est que ça n'a rien à voir avec la culture balinaise et que la tradition y est bien malmenée. Tout d'abord parce qu'ici le touriste est roi, et même mieux! Tout est étudié pour attirer les touristes qui y trouveront toutes les marques de surfeurs, mais aussi des marques européennes dont on se demande ce qu'elles ont à faire là-bas. Franchement, qui va à bali pour atterrir chez Polo Ralph Lauren? Summum de l'exagération, les clubs et restaurants tendance avec des entrées qui coûtent plus qu'un salaire local. En tête, le Ku De Ta. Alors bien entendu, c'est agréable de trouver de la bonne musique et de ne pas être coincé entre deux australiens bourrés comme des coings, mais il y a des limites. Pour ma part, j'ai succombé à l'appel de la Bikini Party (dont je tairai le droit d'entrée par pudeur). C'est un peu comme le zoo, si ce n'est que ce sont les clients qui sont les animaux, étudiés par les locaux et quelques touristes groupés sur la plage, regardant tout ce petit monde danser sur les tables. Je ne dis pas que l'ambiance n'était pas sympa, mais si c'est pour se retrouver à Saint-Tropez, pas besoin d'aller aussi loin.

 

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Heureusement, il y a des choses à voir autour de Legian, il suffit de prendre une voiture (avec chauffeur, la voiture, personne ne veut conduire là-bas). A commencer par la péninsule du Bukit. On y trouve entre autres la plage de Padang Padang où se déroule cette année le championnat du monde de surf. Une eau turquoise, des rochers pas loin, et des vagues au loin. Pas de chance, il n'ya avait pas de surfeurs ce jour-là! Juste des touristes tentant vainement de se baigner sans pour autant arriver à faire plus que barboter. Et oui, à Padang Padang, il faut vérifier les horaires des marées pour ne pas se retrouver le bec hors de l'eau!

 

DSC04260.JPGEn continuant vers le sud de la péninsule, on trouve le célèbre temple d'Uluwatu. C'est le temple des singes, appelé ainsi car on y croise des singes partout. Le temple d'Uluwatu est perché sur une falaise, comme posé au-dessus de la mer qu'il surplombe. Les couchers de soleil y sont paraît-il magnifiques, mais pas autant qu'à Tanah Lot (à lire plus bas). On se balade donc entre les maîtres des lieux qui sont tout aussi gourmands que leurs confrères de la Monkey Forest. Du temple part un petit chemin que j'ai baptisé Great Bali Wall (la grande muraille de Bali). Bon, je sais, c'était un peu facile! Qu'oiqu'il en soit, ça vaut le coup d'oeil!

 

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En rentrant vers Legian, il faut s'arrêter à Jimbaran. Sur la plage, les restaurants se suivent, proposant des poissons frais absolument délicieux. On s'installe à une table face à la mer et on attend le coucher de soleil. Car Jimbaran est réputé pour ses couchers de soleil sur l'océan, avec des couleurs magnifiques.Confortalement installé, on regarde simplement le spectacle en sirotant un jus de mangue, en attendant qu'il fasse nuit. Durant le dîner, pour faire dans la couleur locale, des danseuses montent sur la scène de chaque restaurant pour faire une démonstration de danse traditionnelle. Leurs costumes sont chatoyants, leur maquillage digne de poupées.

 

DSC04302.JPGIl faut quitter les villes touristiques et s'engager un peu plus au nord, en luttant dans les embouteillages, pour arriver à Tanah Lot, le temple le plus connu de Bali. Une fois sur le parking, attention, le périple n'est pas fini! Avant d'arriver au temple, il faut traverser toute une zone dédiée au shopping. Echoppes traditionnelles y côtoient des marques occidentales. C'est la confrontation entre deux mondes, avec un seul point commun : ce sont des attrape-touristes. L'une des particularités de Tanah Lot est que le sari n'y est pas indispensable comme pour les autres temples. L'affluence y est telle qu'il serait très certainement compliqué d'y équipper les touristes n'ayant pas leur propre sari. A l'inverse d'Uluwatu qui domine la mer, Tanah Lot est presque dans la mer. Lorsque la marée est haut, toute une partie du temple est isolée, sur une petite île. Ce n'est qu'à marée basse qu'on peut s'en approcher.

 

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Les couchers de soleil à Bali sont une tradition, vous l'aurez certainement compris, et Legian ne fait pas exception. Un tout nouveau complexe hôtelier a ouvert sur la plage de Legian, et la vue y est imprenable.Il s'agit du Stones. Encore peu connu car il n'a ouvert qu'au début de l'été, il réserve une belle surprise à qui s'y rend pour l'apéritif. Le cadre est magnifique, la plage semble d'étirer à perte de vue, les cocktails y sont bons. C'est un peu comme une oasis de tranquillité à eux pas de l'ambiance survoltée de Kuta et de ses boîtes où la musique assourdissante rythme le débit de bière et les mouvements des danseurs déchaînés.

 

Vous l'aurez compris, le trio Kuta, Legian, Seminyak n'est pas la partie que j'ai préférée dans ce périple au bout du monde. Trop d'australiens, trop de bière, trop de bruit, trop de bling-bling, pas assez de culture balinaise. Mais c'est aussi le meilleur endroit pour apprendre à surfer. Et les couchers de soleil y sont magiques, surtout à Jimbaran. Et pour qui aime le too much, l'excentricité des soirées de folie, le Ku De Ta fait figure de référence, comme en témoigne la photo en haut de cet article : décor pour la soirée Alice au pays des merveilles. Vous voyez le style..?

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 10:28

Bali... Un rêve pour beaucoup, une île lointaine, paradisiaque, entre plages et tradition... C'est là que j'ai choisi de m'exiler le temps de quelques semaines pour échapper à la folie parisienne et découvrir autre chose. Une nouvelle envie d'ailleurs, en somme. Première étape : Ubud, la ville zen, entourée de rizières en terrasses, de villages typiques, de temples et de fleurs, le tout en technicolor.

 

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Ubud, c'est le coeur de Bali, loin de l'invasion australienne et des surfeurs buveurs de bière. On y respecte la tradition, on y prie, on s'y recueille au rythme des cérémonies. Les rues recèlent des trésors d'architecture balinaisen chaque maison ressemble à un temple, ouverte sur la ville mais cachée derrière une végétation luxuriante. Il faut apprendre à se perdre das les rues d'Ubud, loin de la Monkey Forest Road et de Jalan Hanoman. On y découvre des couleurs chaudes, des enfants faisant voler leur cerf-volant (il existe une véritable culture du cerf-volant à Bali et c'est incroyable de voir à quelle hauteur ils flottent dans les airs), comme un second souffle hors de la frénésie agitant les artères principales. C'est aussi dans l'une de ses rues qu'on trouve Sang Spa, l'un des meilleurs spas au prix dérisoire (une heure de massage balinais pour 80 000 roupies, soit moins de 10 euros, thé et fruits inclus).

 

 

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Evidemment, on ne peut séjourner à Ubud sans aller faire un tour au marché. Cependant, il est bon de savoir que le

marché d'Ubud est plus cher que celui de Sukawati à environ 20 minutes en voiture. Et que la plupart des produits vendus à Ubud proviennent de Sukawati. Notamment, les saris, indispensables pour visiter les temples, sont identiques, mais on négocie mieux avec les marchands de Sukawati (entre un tiers et la moitié du prix annoncé, pour un sari "haut de gamme", c'est environ 35 000 roupies). En revanche, la Monkey Forest est un incontournable d'Ubud. Une forêt entière bourrée de singes qui se baladent et attendent que les visiteurs les nourrissent avec des bananes achetées à l'entrée (on peut aussi apporter les siennes, ce qui évite de doubler le prix de l'entrée, ou affronter les petits malins affamés les mains vides, ce que j'ai fait). Pas farouches, les singes grimpent volontiers sur les visiteurs? attention aux sacs, lunettes, chapeaux... Ils fouillent partout et piquent tout ce qu'ils peuvent. A éviter aussi : les vêtements de couleur orange : ils essaient de les dévorer! Sinon, rien à craindre. Il faut tout de même éviter de les énerver sciemment, parce qu'on se retrouve vite avec trois singes sur soi...

 

 

DSC03972Car si le marché et la Monkey Forest attirent bon nombre de touristes, les trésors de Bali sont ailleurs. Pour les découvrir,il faut prendre un vélo ou une voiture qui vous mènera vers eux. Il y a tout d'abord le Mont Batur, volcan dont on peut faire l'ascension pour admirer le lever du soleil (j'avoue, j'ai utilisé mon joker). Entouré du Lac Batur, il offre une vue spectaculaire, même d'un peu plus loin. C'est l'option que j'ai choisie avec Baik Bike Bali, un circuit complet où on part en voiture pour le Mont Batur avec arrêt dans une plantation (avez-vous déjà vu de la cannelle à l'état brut?) avant de prendre le petit déjeuner face à la vue impressionnante du mont et du lac Batur. La journée se poursuit avec une descente à vélo à travers les villages. on y croise des enfants, beaucoup d'enfants, dans leurs uniformes d'écoliers qui tous lancent des "Hello, hello" à tout va. Ca fait partie du folklore local. Mais surtout, ça permet de voir des choses que le touriste lambda ne verra pas s'il se contente des lieux les plus touristiques. Et pour faire un peu de pub à Baik Bike Bali : on termine par un déjeuner chez l'organisateur, et... c'est un vrai régal!

 

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Parmi les choses à voir autour d'Ubub, il y a Tirta Empul, les sources sacrées. C'est un lieu de culte où se rendent les hindous. Chaque source est réputée avoir une propriété particulière. Il y en a une pour chasser les mauvais rêves, une pour l'argent, une pour les morts... On s'y baigne avec un sari, exclusivement. Evidemment, j'avais un sari, mais rien de prévu pour me baigner. J'ai donc fini en sari et... avec rien d'autre que la hantise qu'il s'ouvre ! Rares sont les touristes qui s'y lancent, mais, pour ceux qui veulent tenter l'aventure, on peut "louer" un sari. Mais si j'ai vu des touristes louer leur sari, je n'en ai vu aucun se jeter à l'eau. C'est dommage, d'autant plus que les hindous sont super accueillants et regardent les novices d'un oeil beinveillant, ce qui n'est pas le cas de toutes les religions...

 

Bali-0086.JPGPas très loin de Tirta Empul se trouve Gunung Kawi. Les amateurs de Tomb Raider et d'Indiana Jones adoreront ! On a vraiment l'impression de se retrouver dans un film. Gunung Kawi, ce sont des tombes perdues au milieu de la forêt. Elles sont immenses, majestueuses, on s'y sent tout petit, minuscule, dépassé par ces vestiges du temps.Pour y accéder, il faut le mériter, comme souvent à Bali. Il faut descendre de longs escaliers de pierre et passer devant de petite échoppes vendant de l'art traditionnel avant d'arriver au sanctuaire. Attention, la remontée est difficile. Ceux qui voudraient de laisser tenter par quelques pièces d'artisanat feraient mieux d'y repenser à deux fois, et en tout cas de faire leurs achats au retour. Sinon ils le regretteront. Et surtout, ne pas se focaliser sur les tombes : les paysages qu'on peut apercevoir sur le chemin sont spectaculaires !

 

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Enfin, juste à côté d'Ubud se trouve Goa Gajah, la grotte de

l'éléphant. Bien moins impressionnante que je ne l'aurais cru en lisant le guide touristique. Aventurière, je suis partie à vélo pour faire un petit périple allant de Goa Gajah, à  Pura Penataran Sasih (le temple du gong tombé de la lune) en passant par Yeh Pulu et ses reliefs naïfs (rien de bien intéressant, je dois l'admettre) et les temples Pura Kebo Edan (le temple du buffle fou). J'ai été un peu déçue par ces derniers. Le temple Pura Kebo Edan est limite abandonné, tandis que Yeh Pulu n'offre qu'une fresque pas si longue que ça, à côté d'un puits sacré que je n'ai jamais vu.

 

DSC04131.JPGUn peu plus loin au nord, sur la route de Lovina (ne pas y aller !!! il n'y a rien, rien du tout, à part d'hypothétiques dauphins à 6 heures du matin), on peut voir Git Git waterfalls, les plus grandes chutes d'eau de Bali. L'intérêt n'est pas tant dans les chutes d'eau elles-mêmes (bien que, pour quelqu'un qui n'en ait jamais vu, l'effet était pour le moins impressionnant), mais plutôt dans les rizières qui les entourent. Ici, comme ailleurs, les échoppes parsèment le chemin menant vers les chutes d'eau. Le commerce au niveau des liex touristiques reste une pratique très répandue. Ca désacralise un peu les lieux, mais il faut bien que les balinais gagnent leur vie... et le touriste est là pour ça.

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Pour résumer Ubud, on peut utiliser les mots suivants : culture, tradition, déluge de couleurs, temples, végétation luxuriante, sourires, zen, massages... Les plus chanceux pourront voir l'une des nombreuses cérémonies rythmant la vie des balinais, des cortèges de plusieurs centaines de personnes en tenue traditionnelles, portant les ombrelles de cérémonie et  traversant les rues d'Ubud en partant de la Monkey Forest. 

 

A celles et ceux qui cherchent un dépaysement total, rendez-vous à Ubud.

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 11:42

Plusieurs mois d'absence et des tas de choses à raconter (notamment un petit périple à Bali), mais c'est avec un coup de gueule que je reviens. Et pas des moindres. J'ai déjà pesté contre les automobilistes incapables de regarder ce qui se passe autour d'eux, sur les scooters qui doublent un coup à gauche, un coup à droite, quand ils ne sont pas carrément dans la voie d'en face, contre les cyclistes qui se croient tout permis et n'ont pas intégré que le code de la route d'adresse aussi à eux... Mais là, c'es la goutte d'eau!

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Notre cher maire de Paris a certes décidé de rendre la vie dure aux automobilistes, avec, entre autres, la fermeture annoncée des voies sur berge (j'attends de voir ces voies désertées en hiver ou dès qu'il y aura un semblant de crachin, ce qui n'est pas rare dans notre belle capitale). Cette fois-ci, sous couvert de favoriser les déplacements à vélo, il généralise le double sens pour les cyclistes dans des rues à sens unique.

 

Concrètement : une rue à sens unique, plutôt étroite, et où désormais les automobilistes devront faire attention aux vélos qui se trouvent à leur droite, dans le même sens, mais également à ceux arrivant de face. Cycliste invétérée, j'ai tenté... Et j'ai cru mourir! Je situe : rue du Commerce (de loin pas la plus étroite). Je remonte donc la rue en sens inverse, maintenant que c'est permis, tout en restant dubitative quant à cette pratique... Puisque les voitures doivent faire le tour, pourquoi pas les vélos..? Et ça n'a pas loupé : je me suis retrouvée face à une voiture et... à un vélo! Dans ce cas, même si la voiture s'immobilise, impossible de passer tous les trois. Et la pauvre conductrice paniquée, ne sachant que faire. Situation ridicule mais qui pourrait virer au drame avec certains cyclistes qui se croient tout permis et ne s'arrêtent pas, voire ne ralentissent pas, dans ce cas. Et ça arrive! Je l'ai vu plus d'une fois...

 

Et c'est ce qui me pousse à traiter notre cher maire de fou dangereux. Ses rues à double sens pour les vélos vont causer des accidents, c'est certain. Déjà que les cyclistes du dimanche prennent des libertés avec le code de la route... Et encore, quand ils savent faire du vélo sans brinquebaler de droite et de gauche..! Notre maire a-t-il seulement déjà circulé à vélo dans Paris? Sans escorte? Parce qu'il semble plus préoccupé par le fait de gêner la circulation des voitures que de favoriser celle des vélos. Une fois de plus, il se trompe de cible et fait tout pour renforcer l'incompréhension entre automobilistes et cyclistes. Quand on donne le plein pouvoir aux uns et qu'on condamne les autres dans tous les cas, évidemment, on ne favorise pas la bonne entente des deux.

 

Petite note pour le maire de Paris qui prétend défendre les cyclistes :

- avant tout, commencer par les responsabiliser. Vous verrez, Monsieur Delanoë, ils feront moins les cons et arrêteront de griller les feux, de s'amuser à prendre les rues en sens interdit même quand elles ne sont pas à double sens et de griller les priorités. Un cycliste qui fait attention et respecte le même code de la route qu'un automobiliste a bizarrement moins de chances de causer un accident.

- prendre un vélo pour traverser Paris, sans escorte, tout seul, comme un grand, et tenter, un dimanche, de descendre puis de remonter les voies sur berge. Peut-être réaliserez-vous que les cyclistes n'ont pas réellement envie de s'y retrouver de façon quotidienne (qui a envie d'arriver au bureau en sueur après une bonne grimpette?).

- favoriser les voies cyclistes sur trottoir lorsque ceux-ci sont suffisamment larges (et il y en a!). C'est encore le meilleur moyen de mettre tout le monde d'accord et de sécuriser les déplacements à vélo.

- enfin, arrêter de diaboliser les voitures : les seuls accrochages que j'aie eus à vélo ont été avec des piétons sur la chaussée ou avec des cyclistes qui déboulaient de n'importe où. Cherchez l'erreur!

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 11:30
Shame on me: plus d'un mois que j'ai vu Sherlock Holmes, et je n'ai toujours pas écrit une ligne dessus. En même temps, écrire sur un film un mois à l'avance, ce n'est pas l'idéal. Autant attendre qu'il sorte en France. Sherlock Holmes, donc, ou le gentleman détective. Ca, c'était pour les souvenirs, parce que cette nouvelle version avec Robert Downey Jr dans le rôle-titre surprend par son détachement quant aux précédentes. D'ailleurs, on remarquera que pas une fois ce nouveau Sherlock ne prononce son habituel "élémentaire, mon cher Watson".
Sherlock Holmes
Le pitch: Londres à la fin du 19ème siècle. Sherlock Holmes est un détective de génie qui analyse les situations en une fraction de seconde, allant jusqu'à calculer chacun de ses mouvements et ceux de ses adversaires pour savoir exactement où et quand frapper. Comme tout génie, il a ses mauvais côtés et, outre ses expériences pas toujours réussies sur le chien de Watson, il s'adonne à la boisson et à l'oisiveté maladive, enfermé dans son appartement, rideaux tirés, entre deux enquêtes. C'est là que surgit de son passé une ancienne conquête qui le mène en bateau et va l'entraîner bien malgré lui dans une nouvelle aventure.

Le rôle est porté à merveille par un Robert Downey Jr ténébreux à souhait qui renoue avec son image d'acteur torturé et borderline. Sherlock Holmes n'est plus ce détective propre sur lui et bien élevé qui a bercé notre enfance, mais révèle un côté noir pas désagréable. Cette dualité du personnage, qui bien entendu reste un type bien, au fond, sert le scénario et tranche avec une histoire bon enfant un peu mièvre dans laquelle il aurait été facile de tomber. L'histoire d'amour impossible entre Sherlock et sa dulcinée est mise en opposition à celle que vit Watson, sans toutefois prendre le pas sur le sujet principal.

Parlons-en, de Watson. Joué par le craquant Jude Law, ce dernier fait bien pâle figure face au charismatique Robert Downey Jr. Le beau Jude devient personnage secondaire, s'efface devant la grandeur du maître, mais reste indispensable pour contrebalancer la noirceur du personnage et le remettre dans le droit chemin. Une sorte de Jiminy Cricket au secours de son maître. La relation entre ces deux énergumènes n'est pas sans rappeler Amicalement Vôtre: deux personnages que tout oppose mais poursuivant un but commun, soudés mais en opposition constante, une relation dans laquelle il est difficile de faire entrer une femme. Et c'est pourtant ce qui arrive à Sherlock et Watson, ce dernier ayant trouvé la femme de sa vie, ce qui ne manquera pas d'aiguiser la jalousie d'un Holmes possessif.

Le verdict: très bon film, vraiment. J'avoue que mes intentions lorsque je suis allée le voir n'étaient pas louables puisque ce sont les deux acteurs principaux qui m'ont convaincue. Mais Guy Ritchie a su donner le ton et mener son film sans longueurs pénibles. Moi qui n'aime pas les films gris, j'ai été servie avec un Londres triste et froid, sans pourtant râler: l'ambiance est telle qu'on l'attend, et n'a pas été sans me rappeler quelques épisodes d'une vieille série de Sherlock Holmes perdus au fin fond de ma mémoire. A voir sans hésiter!
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 11:50
Petite soirée entre filles, à l'origine devant un DVD, mais voyons... deux filles ensemble, ça parle, alors allez regarder un DVD..! C'est donc devant la télé que ça a terminé. Et devant quoi..? Je vous le donne en mille: l'élection de Mister france 2010! ET bien nous n'avons pas été déçues: on pensait en rire, on en aurait presque pleuré. Y a-t-il vraiment des gens qui REGARDENT cette émission? Parce que la palme du ridicule du PAF, on vient de la leur attribuer.
Mister FranceQuelques hommes plutôt bien fait, mais à la tête bien vide se sont donc affrontés devant le regard "sévère" de deux ex-Miss France et de Mister France 2009. Un brin de ridicule de ne tue pas, mais là on a dépassé les bornes. Il fallait les voir plonger entre les raies manta et les requins, certains n'ayant pas peur mais préférant rester à bord du bateau. On en sait jamais... un accident est si vite arrivé, autant laissé les concurrents se faire dévorer. Comme si la production allait les mettre en danger... Vous imaginez un remix des dents de la mer sur une élection..? Une douzaie de mâles décérébrés dévorés par des requins mangeurs d'homme. Ca, au moins, ça aurait été drôle!

Mais non, on s'est contenté de nous montrer ces jeunes éphèbes en train de se trémousser sur une chorégraphie digne des Teletubbies pour charmer le jury intransigeant. Mwarf! Et que dire de la salade qu'on leur a collée sur la tête pour le défilé surfwear? Choisir une batavia aurait été plus judicieux: un peu d'humour et d'autodérision n'ont jamais fait de mal... Quant à ce concurrent qui aurait aimé être un arbre, il a dû être content de se voir affublé d'un tel couvre-chef.

Au final, j'aurais aimé pouvoir dire que le plaisir des yeux rattrapait le niveau QI d'oursin de cette élection ô combien importante, mais... même pas... Des muscles, certes, mais on en voit de plus beaux dans les pubs pour parfums. Et quand "
MEGASMEDIA est fière de pouvoir annoncer le retour prochain de l'élection de "MISTER FRANCE 2010" à la télévision." (www.mister-france.fr), ça me laisse perplexe...
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 00:00
Il paraît que, quand on atteint la trentaine, on a déjà posé les fondations d'une vie socio-professionnelle équilibrée, avec famille nombreuse et bon job à la clé. Mais quelques irréductibles en sont encore à bafouiller leur vie, luttant contre les a priori d'une société qui voudrait que tous entrent dans la norme (quand on voudra bien me dire quelle est la norme...) sans moufter. Ces irréductibles, j'en fais partie. Cette trentenaire à la fois sûre d'elle et paumée, c'est moi. La trendsetteuse a grandi, et ce n'est pas que pour le meilleur..!
diplome
Par où commencer? Peut-être par cette enfant à qui toutes les chances ont été données: une famille soudée, des parents présents et aimants, une éducation sans reproche, une scolarité dans uen école où non seulement elle a appris à lire et compter en français, mais aussi en anglais, en italien et en espagnol, une aisance notoire pour ses études l'ayant menée à deux DEA avec mention. Non, sincèrement, sur le papier, rien ne me prédestinait à me retrouver à 30 ans révolus à me battre avec l'admnistration française et son système obsolète.

Résumons la situation: depuis presque trois ans, ma vie est un grand flou artistique, une succession de bidouillages pour garder la tête hors de l'eau et tenter d'avancer pour faire comme les adultes, les vrais, ceux qui ont su se créer une vie solide et fructifiante. Et encore, trois ans.... Alors je me suis dit que, quitte à galérer, autant en faire profiter les autres, parce que franchement, si ce n'était pas aussi grave, c'en serait presque drôle! Welcome to my world!
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 12:30
Qui n'y est pas allé de son petit commentaire plus ou moins encourageant sur le dernier blockbuster hollywoodien, le film le plus cher de l'histoire du cinéma, le phénomène Avatar? Il était donc bien normal que je m'y colle, moi aussi, même si ça fait déjà un mois qu'il est sorti, même si tout (ou presque) a été dit, même si c'est un film à la moralité bien pensante qui pourrait en convaincre certains de rater les effets les plus spéciaux de la décennie passée.
avatar
Le pitch: les méchants américains ont découvert une planète où vivent de gentils aliens. Cette planète regorgent d'un minerai très très cher, qui pourrait faire la fortune de certains individus qui manquent de la plus élémentaire sympathie. Les aliens, quant à eux, vivent en communion avec la nature et vont devoir défendre leur petit coin de paradis. Alors pourquoi le titre "Avatar" plutôt que "La énième guerre des mondes"? Parce que les américains, peuple surintelligent s'il en est, on créé une technologie révolutionnaire en recombinant l'ADN des Na'vis (les gentils aliens) et en créant des corps inertes dans lesquels on va "transférer" l'esprit de chercheurs américains: les avatars. Evidemment, l'un d'entre eux, originellement soldat qui a perdu ses jambes au combat, et qui devait renseigner le vilain chef de guerre US, va basculer de l'autre côté et défendre les gentils aliens. Vous commencez à comprendre..?

Premier choc: les effets spéciaux. Et nul besoin de 3D pour ça. A mon humble avis, la 3D n'apport rien à un film déjà si époustouflant. A part quelques trucs que vous aurez l'impression de vous prendre en pleine tête... Là-haut avait, semble-t-il, plus de raisons, de vous inviter au port de lunettes 3D. Surtout que le film est long, alors plus de deux heures avec des lunettes qui fatiguent la vue... M'enfin... Passons... Le plus important, c'est que les effets spéciaux valent plus que le détour. Le film est beau. Vous vous souvenez, vous, du dernier "beau" film que vous avez vu? Je ne parle pas d'une histoire qui serait belle, mais bien des images. Avatar est un petit bijou de synthèse, un joyau numérique, une merveille de féérie qui donne envie de partir faire un tour sur Pandora dès que le premier vol sera lancé par EasyJet. Il ne s'agit pas d'un monde magique où tout il est beau, tout il est gentil, mais d'un environnement où tout est lié, connecté, et si les animaux féroces font partie du paysage, ils ne sont pas inutiles. Vous commencez à suivre l'idée..?

La critique est facile: de toute façon, soit les américains sauvent le monde contre les méchants aliens, soit ils détruisent celui des gentils aliens. Et de toute façon, c'est classique: l'anti-héro retourne vite sa veste pour prendre le droit chemin. Cette épopée écologiquement correcte pourrait bien tenter les plus virulents, que j'entends d'ici cracher leur venin sur un film qui prône le "vivre avec"? Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit: les Na'vis ont développé une relation à la nature que nous n'aurons très certainement jamais, vilains inconscients que nous sommes. Que diable! un film sur fond de morale écolo juste après l'échec cuisant de Copenhague... Quel manque de tact! Mais voilà: c'est pourtant le fossé qui sépare la culture Na'vi de notre société moderne qui nous asticote. Et qui en inspire plus d'un. Alors non, je ne branche pas ma natte dans l'oreille de mon chat pour lui expliquer ce que j'attends de lui, mais j'aimerais croire qu'en écoutant un tout petit peu plus la nature on pourrait faire du bien à tous. Jolie utopie...

Le verdict: ok, le fond de moral est un peu gnangan, mais, je le rappelle, tout-à-fait dans l'air du temps. Quoiqu'il en soit, si le film est long, il n'y a pas eu une minute où je me sois ennuyée, aucun regard jeté en douce à ma montre pour savoir dans combien de temps je serais libérée. Avatar est un chef d'oeuvre, n'en déplaise aux amateurs de grand cinéma. A voir, et revoir, et re-revoir... Et pour les plus marqués, perfectionnez votre Na'vi avec les dictionnaires disponibles en ligne. Un nouveau monde est né...
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 16:12
Le génie de la Factory est exposé au Grand Palais depuis déjà plusieurs mois, et il ne vous reste que deux jours pour aller à le rencontre du grand monde de cet artiste multimédia avant l'heure. Ses portraits jouent avec les couleurs, dédramatisent les grands de ce monde (notamment avec un Mao drag-queen), en offrant une vision panoramique d'une époque de transistion. Warhol et le fameux quart d'heure de gloire universel, quand chacun de ses portraits était facturé $25 000...

Il m'en aura fallu du temps pour me décider à aller traîner mes guêtres dans une exposition aux dimensions déstructurées. Un panel de photographies retravaillées, recoloriées, transcendées par un artiste exhubérant qui se mettait en scène comme il mettait en scène ses modèles. Artistes, mannequins, idoles, politiques, anonymes...
Warhol les a sublimés, en les modifiant à son idée.

Bien sûr il y a eu Marilyn, Jackie Kennedy, Blondie... Des égéries sans âge, fidèles à une image "défigée" par la magie du maître.

Bien sûr il y a des détracteurs, ceux-là mêmes qui prétendent que Picasso n'a rien inventé à part la commercialisation à prix d'or de gribouillis infames. Entendus lors de ma visite, ces mots d'une mère à sa fille: "Ben c'est pas compliqué, toi aussi tu peux le faire!" Bien sûr... Aux années Potoshop ont précédé les idées farfelues d'un king du pop art, mais tout paraît si facile aujourd'hui... que je te mette un peu de rouge ici et un peu de rose shocking par là... Et c'est évidemment pour cette raison que Warhol a envahi les salles du Grand Palais: parce qu'une enfant de 10 ans aurait pu faire pareil..!

Une expo comme une balade à travers des années mythiques, dont les icônes sont passées devant l'objectif d'un photographe à l'oeil acéré, traquant chaque défaut pour l'éliminer avant d'accomplir son oeuvre. Qui n'a jamais rêvé de repeindre le monde en technicolor..? Warhol l'a fait et nous l'a offert comme un témoignage de sa vision fantasque d'un monde en plein évolution.


Allez-y vite: le 13 juillet au soir, l'exposition fermera ses portes...
 
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 23:28
Quand on n'a pas tout-à-fait 30 ans et qu'on vit encore chez sa mère, on se pose des questions sur son avenir, en évitant soigneusement le pétage de plomb imminent à chaque petite réflexion sur l'état de rangement de sa chambre ou l'heure à laquelle on s'est couchée, voire levée. La problématique est simple: il faut trouver un boulot, et vite, pour prendre enfin son indépendance.

Working-in-fashion
Alors quand une trendsetteuse de 28 ans dans cete situation se voit proposer un job dans un showroom, elle voit enfin le bout du tunnel et saute à pieds joints... sans savoir où elle les met, ses pieds...

Un showroom, c'est comme un grand magasin plein de fringues, avec des "bureaux" à la place des caisses. Chacun se pose sur une table, avec son petit ordinateur (qui rame, si possible), pour contacter les clients, prendre rendez-vous et tenter de faire du chiffre. Et ici les soldes c'est toute l'année puisque les fringues en stock sont au prix de gros. A première vue, le bonheur, le job rêvé, le chemin merveilleux vers une nouvelle vie!

A première vue...

Parce que la descente est brusque et rapide. On se retrouve rapidement below zero, avec larmes chaque soir en rentrant épuisée d'une succursale de l'enfer où le temps file à la vitesse d'un escargot qui se serait cassé une patte (enfin... si toutefois les escargots avaient des pattes).

Sur le papier: attachée commerciale et communication. Traduciton de l'emploeur sournois: ton temps sera passé pour la communication à 80%, pour monter le bureau de presse, le reste ce sera de la relance client, sauf évidemment en période de ventes où ça s'inversera. Ok. Créer un bureau de presse quand on est orientée communication, et au sein d'un showroom réputé, ça ressemble fort à un idéal professionnel enfin accessible.

Malheur à celle qui croit aux paroles doucereuses de l'employeur! Elle se retrouve rapidement en période de ventes, avec horaires à rallonge, week-ends au showroom et pause déjeuner à 17h sur un coin de table parce qu'il faut y retourner. A ce rythme, c'est une boîte de Kinder au quotidien ou meurtre des boss. J'ai pris l'option Kinder et... 4 kilos durement perdus l'année précédente!

Bilan de ces quelques mois dans la mode: les fameux 4 kilos en plus, des cernes comme jamais, le moral  en berne, et l'impression de m'être gentiment faite avoir dans les grandes largeurs: les week-ends travaillés ne sont pas payés ("c'est compris dans ta prime sur objectif" - sic: on a bien dit "sur objectif, pas sur travail supplémentaire), ni les heures sup (les quoi?!?), et je devrais presque les remercier tellement j'ai de la chance d'être là alors qua tant d'autres rêvent d'être à ma place, même si j'ai explosé mon objectif et qu'on me prolonge ma période d'essai alors que légalement je suis passée en CDI (mais ça c'est une grande histoire d'ont je vous parlerai plus tard) et le sentiment de n'être pas à la hauteur de ploucs qui m'ont reproché d'être habillée trop... (classe) enfin pas assez... (streetwear) Peut-être qu'ils voulaient dire  "pas en jean tellement crade qu'il tient tout seul comme les leurs"?

 
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 16:51
Une fois n'est pas coutume, la Trend Setteuse fait sa vente. Au programme, de petites marques pas connues mais plutôt sympas. Prêt-à-porter pour hommes et femmes (jeans, t-shirts, pulls cashmere, robes...), accessoires (ceintures, pochettes en cuir, bracelets avec cristaux Swarovski...). Tout ça pour vraiment pas cher (rien à plus de 50 euros). Ca se passe le samedi 16 mai dans le 15ème à Paris. A vous les petits plaisir à offrir ou à s'offrir!


Pour plus d'infos, me contacter par mail
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