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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 19:25

La semaine dernière, l’AFP annonçait une nouvelle croisade : les associations catholiques partent à l’assaut des sex shops parisiens. Non pas ceux de Pigalle ou de la rue Saint-Denis (ces derniers étant déjà bien mal en point suite à l’opération de “nettoyage” du quartier par les promoteurs immobiliers et autres agents proposant aux gérants de sex shops des sommes confortables pour quitter un quartier de moins en moins lucratif pour eux), mais ceux où se rendent les fashionistas en mal de rabbit.

1969L’objet de la fureur de ces associations de faux-cul bien-pensants ? 1969, un love shop tendance où trouver huiles de massages et autres accessoires de jeux pour deux (ou trois, ou quatre, c’est selon vos goûts). Motif invoqué : la boutique à la devanture sage (une pub pour un parfum serait plus équivoque) se trouve à quelques pas d’une école et en face de la chapelle Saint-Merri.

Alors qu’on m’accusait encore dernièrement (enfin, pas moi directement, juste l’ensemble des êtres humains) de porter en moi le péché originel, il me faut réagir à ce qui se passe aujourd’hui. Bonjour, nous sommes en 2011 ! Le sexe n’est pas un péché mortel (il suffit de voir le taux de reproduction des êtres humains depuis un peu plus de deux mille ans : si c’était un péché mortel, nous ne serions pas plus de 6 milliards), et le pratiquer en solo, en duo ou en trio, avec des jouets en vente depuis des décennies sur les catalogues de VPC (qui a jamais cru au '”masseur pour visage”, celui-là même qui a la forme d’un godemichet ?) n’est pas non plus un scandale.

Alors non, je n’ai pas honte d’entrer chez 1969, encore moins d’y faire des emplettes, et je suis positivement OU-TREE qu’en 2011 des extrémistes catholiques décident de d’em… le monde avec leur morale à deux balles. Sans juger leurs croyances, je les leur laisse. Je suis contre la chasse, pourtant je pars pas en guerre contre les magasins d’articles de chasse. Dans la même veine, je ne conçois pas qu’on puisse encore croire à la vierge tombée enceinte par l’opération du Saint-Esprit, pour autant  je ne fais pas le pied de grue devant les boutiques de bondieuseries pour expliquer aux fervents catholiques qu’ils se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’au coude et ferait mieux de se fourrer autre chose ailleurs (ouh ! comme je vais m’attirer les foudres de certains) : ça les ferait réfléchir à tête reposée plutôt que de vivre dans la culpabilité permanente.

1969 insideNon, mais sans rire ! On va aussi nous interdire le port de la mini (finalement, instaurons la burka pour toutes), les talons hauts (option fille de joie), le maquillage (connotation séduction intolérable), les magazines porno (pour certains enfants le seul moyen d’avoir accès à un semblant d’éducation sexuelle étant donné que leurs parents ne font ça que dans le noir et uniquement pour procréer, alors en parler, vous n’y pensez pas !), les clubs de strip-tease (où je suis pourtant certaine d’avoir croisé des messieurs bien éduqués) et les films érotiques / porno (dont mon père m’a dit un jour que, bien faits, ils pouvaient être très instructifs). Et puis pourquoi pas interdire aussi la fellation, la sodomie, l’amour à trois, l’homosexualité..?

Bref, traîner la boutique 1969 en justice est une hérésie, le symbole d’un retour en arrière et de l’incapacité de certaines religions de s’accommoder  du plaisir que Dieu (et oui !) nous a accordé. Il serait peut-être temps que les religieux s’occupent un peu plus de leur vie privée et un peu moins de celle des autres. Après tout, même sans rabbit, il nous reste les concombres ! (non, là, je rigole, n’essayez pas : c’est plein de pesticides Clignement d'œil) Et puis… les sex-toys, c’est quand même moins grave que la pédophilie, non ? (ouh la la ! ce que je vais me prendre ! – et non, pas comme vous le pensez, espèce d’obsédés !)

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 12:34

Brigitte JauneBrigitte Jaune, je vous le donne en mille, c’est une Bridget Jones à la française, perdue entre un collègue dont elle est amoureuse et une mère qui la harcèle au téléphone, pas vraiment à l’aise dans ses chaussons Bob l’éponge (si, si, ça existe en taille adulte ). Un soir où son beau gosse de collègue accepte son invitation pour finalement se désister, elle broie du noir et décide que le premier homme venu sera le bon quand… son voisin du dessous (un loser habillé comme un geek qui sent la saucisse) sonne à sa porte.

Je ne vais pas vous dévoiler la suite, ce serait trop facile.

En revanche, je vais vous conseiller d’y aller pour plein de raisons :

1. Brigitte Jaune, c’est un peu nous, quoiqu’on en dise et où qu’en soient nos relations amoureuses

2. C’est drôle, et même les hommes se marrent (je le sais : j’en ai emmené un, juste pour voir)

3. Il y a des références cinéma bien senties et quelques scènes cultes tournées en dérision, ça fait du bien

4. Les comédiens en veulent, et ça se voit : ils sont à fond et prennent du plaisir à être sur scène. On partage leur enthousiasme, c’est contagieux !

5. Le final est… mais alors… TOP ! Une VF améliorée d’un tube ciné (what else ?)

On y va, et vite, pour échapper au ciel gris et retrouver le sourire en attendant le soleil.

Brigitte Jaune, c’est au Théâtre l’Archipel 17, boulevard de Strasbourg à Paris

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 18:46

CreepersC’est LA pompe de la saison : la creeper, tout droit sortie des années 50 période rockabilly envahit les podiums, les boutiques, les pieds des fashionistas. Ok, c’est une tendance, mais elle ne passera pas par moi. Pourquoi ? Voilà quelques bonnes raisons :

1. Quoiqu’on en dise, les creepers, c’est moche. La semelle orthopédique, comme dirait mon cher papa, ça n’a jamais été joli, peu probable que ça change par un simple coup de baguette magique.

2. Ca ne fait pas une jolie silhouette. Mettez des stilettos. Maintenant des creepers. Verdict..?

3. Ca éclipse le reste de la silhouette. Equation simple : chaussures imposantes = focus sur les pieds. Alors évidemment, si vous voulez faire oublier vos jambes, vos fesses, vos yeux, votre sourire…

4. Moins féminin, tu meurs ! Regardez, pas besoin de long discours…

5. J’ai déjà des baskets tendance, des compensées jolies, des ballerines classiques, des stilettos sexy, des tongs hippies… Vous pensez vraiment que j’ai besoin de ça ?!?

Au final, les creepers, c’est comme le legging fluo : un effet de mode, un revival sorti d’une période qu’il vaudrait parfois mieux oublier, un caprice de styliste qui en veut aux femmes. Laissez-les à votre pire ennemie en lui soutenant que ça lui va à ravir et chaussez votre plus belle paire d’escarpins pour faire tourner les têtes sur votre passage (et pas pour rire de vous).

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 12:17
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Hugh Laurie va marquer ce printemps 2011. Pourquoi ? Et bien tout d’abord parce que la série culte Dr. House revient dès ce soir sur TF1. Mais ce n’est pas tout : Hugh Laurie, le médecin le plus cynique au monde, a sorti son album en France hier. C’est ce qu’on appelle faire d’une pierre deux coups.

Loin de moi l’idée de prétendre que TF1 et la maison de disques seraient de mèche, mais…

C’est tout de même ce qu’on appelle un joli coup de pub, non ? Ou alors une heureuse coïncidence, c’est selon… Il ne manquerait plus qu’un petit roman sorti de derrière les fagots (oui, parce que Mister Laurie est non seulement acteur et musicien, mais il a également un certain talent d’écriture, comme en témoigne son “Tout est sous contrôle” – que j’avoue ne pas avoir lu).

Finalement, pour un comédien qui a eu du mal à voir sa carrière décoller, Hugh Laurie a décidemment bien rattrapé son retard. Nul doute que quelques millions d’yeux seront vissés devant leur téléviseur ce soir pour suivre les aventures de l’incroyable diagnosticien accro à la Vicodine. Pour autant, les fans seront-ils tentés par l’album du sieur Laurie ?

Bien que n’ayant pas regardé TF1 dernièrement (pour cause de vacances lointaines, mais vous aurez droit au récit de mes aventures du bout du monde sous peu), je ne peux m’empêcher de penser que nouvelle saison de Dr. House + sortie de l’album du personnage principal, ce n’est pas tout à fait un hasard. Reste à savoir si la FNAC va accuser une rupture de stock préméditée ou bien se coltiner des invendus pour cause de non-transcendance d’un média à l’autre.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 16:30

L’adage dit vrai : combien de fois avez-vous pris un coup de froid dès le retour des beaux jours, suite à un déshabillage léger mais suffisant pour se retrouver enrhumée ? Sauf que… le soleil a bel et bien pointé le bout de son nez et qu’il serait bien bête de garder ses affaires d’hiver. Au placard bottes, pulls et écharpes, la saison est à la légèreté.

Voici quelques astuces pour s’assurer une transition en pleine forme.

Jeans Rock and Republic1. Ton jean tu useras : et oui, le jean reste la valeur sure, été comme hiver, et permet de garder les gambettes au chaud. C’est l’allié idéal de celles qui n’ont pas encore la cuisse dorée. Pour “l’estivaliser”, on le porte pieds nus, avec des ballerines, des tongs ou des compensées.

Collant fantaisie DIM2. Du collant fantaisie tu abuseras : parce que le printemps est la saison des petites robes et jupes légères, il faut trouver la solution miracle pour contrer la blancheur des jambes qui n’ont pas vu un rayon de soleil depuis des mois. Pour ne pas ressembler à Mamie Nova ou à la bonne sœur du coin, une seule solution : le collant fantaisie. Oubliez fissa les collants chair, les voiles noirs ou fumés, et optez pour de la dentelle, du trou-trou large, qui donnera l’illusion que la jambe n’est pas d’ivoire.

3. Ta veste en cuir tu sortiras : c’est l’amie de la saison. La veste en cuir donne un petit côté rock à toute tenue, aussi sage soit-elle. Alors on profite du fond de l’air un peu frais pour la porter sur les robes les plus fleuries, les plus romantiques, les plus légères, pour leur donner de la matière, de la consistance, et s’assurer une silhouette tendance.

Paréo Antik Batik4. Dans un chèche tu t’enrouleras : la gorge à l’air, le décolleté profond, c’est tentant, mais risqué. Au moindre rafraichissement, c’est le rhume, l’angine, voire pire. Et quoi de moins sexy qu’une fille qui passe son temps à éternuer ou à tousser. On mise donc sur le chèche, l’étole vaporeuse, le paréo coloré et détourné (en plus, ça donne un avant-goût d’été comme le dit si bien Gaby). Mon choix s’est porté sur le même que ma consœur de blog : l’Antik Batik bicolore. C’est le double effet paréo : gorge au chaud et parfum d’été.

Panier5. Ton panier tu rempliras : oust, le sac à main, place au panier ! On range son beau python noir et on ressort le panier tressé, le grand cabas, éventuellement le sac de toile (s’il est stylé, sinon, c’est uniquement pour les courses, et encore…). Telle Pérette, on se balade l’été sur l’épaule, façon BB qui fait son marché à Saint-Tropez.

6. En multicolore, la vie tu verras : le gris, le noir, vous n’en avez pas marre..? C’est joli, le gris souris, c’est classe, le noir fatal, mais ça ne fait pas franchement rêver. Alors pour marquer le changement de saison et d’humeur, on porte des couleurs. Ca tombe bien : c’est la tendance de l’été, le color block (enfin, ça, on en reparlera). Au programme : turquoise, fuchsia, violine, rouge flamboyant… Les moins aventureuses peuvent se contenter d’un trait d’eye-liner (tentez l’ombre à paupières electric eel de Mac, vous m’en direz des nouvelles), d’un sac funky, de chaussures flashy… Les plus téméraires donneront dans la robe électrique, le top qui claque, l’accumulation d’accessoires colorés.

Lunettes Dior7. Les lunettes noires tu arboreras : pas besoin de s’appeler Madonna pour porter des lunettes noires. Ca fait bien longtemps qu’elles ne sont plus réservées aux stars et que le premier clampin les porte à tout bout de champs. La fashionista, elle, les porte dès les premiers rayons de soleil pour protéger ses fragiles prunelles. Et les choisit larges, noires ou imitation écailles (pas de vrai, elle aime la nature), façon starlette des années 50.

8. Les bijoux ethniques tu adopteras : rien de plus estival que les bijoux ethniques. Evidemment, on ne joue pas la touriste qui a dévalisé le marché local. On fait plutôt dans le subtil : un lien naturel au poignet, un collier avec une jolie pierre ou quelques perles qui ne font pas toc, des boucles d’oreille qui pendent (à défaut, de jolies créoles)… Les magasins ethniques ne manquent pas et il y en a pour tous les goûts.

Vernis OPI turquoise9. Les pieds tu te feras : c’est le moment d’arborer une pédicure parfaite. On sort ses pieds, il faut donc les faire beaux. Au programme : on ratiboise, on gomme, on coupe, on lime, on hydrate et on vernit. Là encore, la couleur est à l’honneur. On n’hésite pas à jouer sur les teintes franches pour se faire un pied bijou.

10. Ton plus beau sourire tu offriras : parce que le printemps c’est le moment du renouveau, faites-lui bon accueil et offrez au monde un large sourire. Vous verrez, c’est fou ce que ça fait été !

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 18:31

J’avais décidé de passer des vacances sous l’eau mais… pas comme ça.

Koh LantaRetour en arrière : il y a quelques semaines, j’ai pris mon billet pour une destination de rêve : la Thaïlande. Dix jours au paradis… Après force hésitation, ma complice et moi avons choisi de passer les deux premières nuits à Bangkok, puis six sur Koh Lanta (et oui, c’est une vraie île, et non elle n’est pas réservée aux expériences de TF1 Productions), avant de revenir deux nuits sur Bangkok pour finir en beauté.

Sur le papier, tout est idyllique : les hôtels que nous avons sélectionnés, la perspective de manger de délicieux plats, des fonds marins à tomber (ce n’est pas un hasard, Koh Lanta, encore moins une adoration particulière suite à l’émission du même nom)…

Et puis…

Koh Lanta 2Et puis la nouvelle est tombée : pluie diluviennes, inondations, morts, blessés, évacuation par les hélicoptères de l’armée… Tout d’un coup, les vacances de rêve semblent tourner au cauchemar. Premier réflexe : regarder la météo. Alors que le mois d’avril est supposé être le plus chaud et faire partie de la saison sèche, Phuket se retrouverait sous les orages durant tout notre séjour. Euh… L’assurance annulation, ça fonctionne en cas de mauvaise météo ?

Parce que, même si je ne souhaite pas aux thaïlandais de se faire noyer une fois de plus, il pleut, mais les aéroports sont rouverts, les ferries fonctionnent de nouveau… Pas de quoi crier à la catastrophe écologique. Au temps pour le remboursement…

Je m’envolerai donc mercredi, avec maillots de bain et combinaison de plongée, masque et palmes, et un optimisme à toute épreuve. De toute façon, la météo, ce n’est pas une science exacte… Ils se trompent toujours, non..?

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 15:15

C’est la course ! Et avec tout ça, pas un moment pour poster un petit billet. Alors je ruse et vous propose le morceau qui me met de bonne humeur au réveil en ce moment. Le talentueux Raphael Gualazzi revient avec un un inédit qui ne figure pas sur son album (au temps pour ceux qui courront l’acheter dans l’espoir de… Mais l’album est vraiment bon, alors ne soyez pas déçus). Ce morceau qui swingue est du caviar pour oreilles averties. A bon entendeur… (oui, je sais, facile !)

(et encore une fois, pas de clip, pfff)

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 11:42

Timbres Miss TicParmi les passe-temps ringards, on trouvait le tricot – réhabilité depuis –, la taxidermie (toujours out) et la collection de timbres (à moins de 50 ans ou plus de 10, ça coince un peu). Les grandes filles préfèrent collectionner les paires de chaussures et autres sacs à main. Mais voilà, moi, les timbres, je m’y suis collée (lol) à un âge où je me jetais inexorablement sur les Disney. C’est dire si ça remonte (dans le temps) !

Pourtant, depuis des années, je m’ingénie à récupérer les timbres des quatre coins du monde, ceux annonçant un événement particulier (merci les copines qui se marient et font des enfants), ou ceux issus de séries limitées (pas si limitées que ça : on les trouve partout), avec une prédilection pour les fameux cœurs qui sortent invariablement au mois de février (on se demande pourquoi…).

Mais cette année, je fais dans le stylé, le trendy, l’arty décalé. Merci La Poste : je peux désormais m’offrir du Miss Tic en prêt à coller. Et oui : les créations de l’artiste figurent sur une série de timbres réalisés pour la Journée de la femme et qui nous changent des grands classiques. Donc on en profite pour :

  • faire une réserve de timbres pour personnaliser son courrier et être tendance jusqu’au bout de l’enveloppe. Ca vous pose une trendsetteuse, ça !
  • en garder une planche (voire deux) pour agrémenter une collection entamée depuis l’enfance. Du même coup, elle devient edgy, ce qui permet de la montrer fièrement au lieu de la cacher un peu honteusement, comme on le ferait pour une vieille paire de chaussures dont on n’arrive pas à se séparer.

Du même coup, on va pouvoir relancer une pratique qui se perd : la correspondance. Maintenant qu’on a les timbres branchés, encore faut-il le faire savoir… Avis de déferlante de relations épistolaires entre filles tendance. Ca s’appelle l’effet boule de neige.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 12:11

Ah, le tango ! Une danse pour le moins sensuelle, où les hommes sont de vrais hommes et les femmes de vraies femmes. L’homme dirige, la femme suit. Ca ne serait pas un peu macho, ça, par hasard..?

Passons…

Question : comment une trendsetteuse finit-elle dans un cours de tango ? Réponse : après avoir suivi un cours de zumba. Rien à voir ? Pourtant si : il aura suffi d’un morceau du Gotan Project et de quelques pas pour me décider. Et moins de 48 heures pour faire mes premiers pas. A moi la salida, los ochos, les tours, les ronds de jambes…

Sur le papier (l’écran ?), ça fait joli, surtout quand on a regardé quelques vidéos. Mais dans la réalité, on redescend vite sur terre. Pourquoi ? Et bien d’abord parce que non, il n’y a pas que des filles, et non, il n’y a pas que des vieux. Mais quelques-uns quand même. Alors quand vous venez seule (c’est fou, tous ces couples qui se lancent dans l’aventure !), vous ne choisissez pas votre partenaire et… n’en trouvez pas toujours un à votre taille !

Parce que moi, avec mes talons, je culmine à plus d’1,80m… Et que les français ne sont pas les suédois (comprenez : la moyenne nationale fait quelque chose comme 1,72m, si je ne m’abuse). Donc je toise, pas le choix. Mais là où ça se corse, c’est quand je me retrouve face à un monsieur d’âge mûr qui, plutôt que de suivre les directives du prof (abrazo largo, c’est-à-dire pas collé-serré), se la joue “je vais plus loin que le niveau du cours” (alors qu’il n’en a qu’un d’avance sur moi) en voulant faire comme Richard Gere (à qui il ne ressemble pas, mais alors pas du tout…) en se collant, et en prime ne sait pas guider (heureusement que je connais les enchaînements). De l’extérieur, ça doit être assez fun à voir !

Ce n’est pas que je n’ai pas tenté de convaincre des beaux gosses de mon entourage (je ne sais pas pour vous, mais moi le tango m’évoque plutôt Antonio Banderas que Joe Pesci). J’ai mis un statut Facebook équivoque : “cherche partenaire pour cours de tango”. J’en ai remise une couche avec un commentaire sur mon statut, puis par un email à certains dont je pensais qu’ils pourraient apprécier. Nada ! Seul l’un d’eux m’a proposé de le recontacter si je prends des cours de rock. So classique..!

Les hommes d’aujourd’hui seraient-ils donc devenus des mâles suiveurs ? De ceux qui ne tentent rien d’original, au risque de na pas être compris par le reste de la communauté ? Parce que c’est vrai, quand je dis “tango”, on me regarde différemment qu’avec “zumba”. La zumba, c’est in, on en parle dans les magazines, limite il FAUT en faire. Alors que le tango… Une danse de salon, vous n’y pensez pas, ma bonne dame !

Je me fais donc une raison, et m’en vais retrouver mes partenaires miniatures, avant, peut-être, d’en trouver de nouveaux à la milonga

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 18:51

Shangri-LaLe Shangri-La… Un nom qui fait rêver les voyageurs hédonistes du monde entier, les appréciateurs de luxe, les amateurs de bonnes et belles choses. Il était temps que le Shangri-La s’invite à Paris, capitale d’un certain art de vivre à la française, de la mode, du luxe. C’est chose faite depuis décembre 2010 : situé près du Trocadéro, dans l’ancienne résidence des Bonaparte, le lieu est magique.

Dès l’arrivée, on est happé par l’élégance du lieu, le sourire des portiers, la courtoisie des serveuses. On n’est pas ici dans l’un de ces lieux qui se veulent tendance et toisent (voire méprise) les clients qui ne sont pas des VIPs issus de la télé-réalité. Non, au Shangri-La, le client, chaque client, est accueilli dans les règles de l’art. Quant au service… Discret, attentionné, efficace…

Lounge Shangri-LaLe weekend dernier, j’ai donc entraîné l’une de mes amies, grande fan de tea time de qualité, pour un moment de détente absolue (même si nous n’avons pas – encore – testé le spa). Confortablement installée dans les canapés moelleux du lounge, nous avons suivi les recommandations de la serveuse, tant au niveau du thé que des pâtisseries. Le résultat fut fameux.

Passons à la clientèle. Eclectique, la clientèle. Avec son lot de nouveaux riches étrangers qui parlent fort et prennent des photos e tout et n’importe quoi (à commencer par le mobilier) en flashant le reste de la salle. Désagréable. Pourtant la seule fausse note de ce tea time. Et oui : j’ai beau chercher, je ne trouve rien de critiquable.

C’est ça, le vrai luxe : un semblant de perfection.

La prochaine fois, on testera le bar…

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